Faculté de médecine d’Alger








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Principe chimique :

L’alcool éthylique contenu dans l’air alvéolaire réagit avec le dichromate de potassium selon la réaction d’oxydoréduction suivante :



  • Il existe des appareils électroniques portables munis d’embouts à usage unique. Affichage numérique grâce à un catalyseur ; l’alcool est oxydé en acide acétique générant un courant électrique proportionnel à la concentration d’alcool. L’acide acétique est ensuite dégradé en O2, CO2 et H2O.

La mesure dure environ 20 secondes.

  • Dosage :


Ethylomètre : Basé sur l’absorption d’un rayonnement IR.
La relation entre le taux sanguin et celui de l’air n’est valable que s’il s’agit d’air alvéolaire, le prélèvement doit être fait en une seule expiration forcée.

Ne faire le test que 15 minutes après l’absorption de boissons alcoolisées.

Ne pas faire le test chez un sujet venant de fumer (aldéhydes réducteurs), attendre également 15 minutes.

Un alcootest n’a aucune valeur juridique. Il doit être confirmé par une alcoolémie.

  1. Dosage de l’alcoolémie :


Il existe une relation entre la concentration de l’alcool dans le cerveau et le degré de l’intoxication et également une relation entre la concentration de l’alcool dans le sang et dans les tissus.


  1. Les méthodes chimiques :

Elles nécessitent une étape de séparation de l’alcool par distillation ou diffusion, suivie d’un dosage par un oxydant.
A1. Méthodes oxydimétriques – Distillation :

  • Méthode de CORDEBARD (Méthode officielle) :

Le dosage repose sur deux propriétés de l’alcool éthylique : l’une physique : sa volatilité et l’autre chimique : sa propriété réductrice

Le sang est débarrassé des matières albuminoïdes (défécation à l’acide picrique), puis est soumis à une distillation.

L’alcool présent dans le distillat, est oxydé, en acide acétique à froid, au moyen d’une liqueur nitrochromique titrée utilisée en quantité exactement mesurée :

2 Cr2O72- + 3CH3CH2OH + 16H+ → 4Cr3+ + 3CH3COOH + 11H2O
-l’excès de liqueur nitrochromique est déterminé par iodométrie :

Addition d’iodure de potassium:

Cr2O72- + 6I- + 14H+ → 4Cr3+ + 3I2 + 7H2O
-Dosage de l’iode libéré par une solution titrée de thiosulfate de sodium

2S2O32- + I2 → S4O62- + 2I-

Un essai blanc est réalisé parallèlement en remplaçant le distillat par un volume similaire d’eau distillée.


  • Méthode de TRUHAUT :

Semi micro-méthode.

Avantages :

-Simples.

-Faciles.

-Très reproductibles, dans les mains d’un opérateur entrainé, elles sont précises à 1% prés.
Inconvénients :

-Elles ont le gros inconvénient de ne pas être spécifiques, dosant tous les corps réducteurs volatils présents dans l’échantillon.

-Il faut en outre travailler sur au moins 2,5 ml de sang.
A2. Méthodes oxydimétriques – Microdiffusion:


  • Méthode de WIDMARK :

L’isolement de l’alcool se fait par micro-diffusion.

Dans une cellule à microdiffusion (CO,CN-), l’éthanol contenu dans le sang diffuse à température de 60°C, maintenue pendant 2heures, dans un excès de réactif sulfochromique dont l’excès non consommé est déterminé par iodométrie.


  1. Méthodes enzymatiques :


L’alcool déshydrogénase catalyse l’oxydation de l’éthanol en acétaldéhyde tandis que la coenzyme (NAD) est réduite en NADH, H+.

On mesure ensuite la formation de NADH, H+. La quasi-totalité des trousses disponibles sur le marché suivent la variation d’absorbance à 340nm (maximum d’absorption).

L’apparition du NADH peut également être suivie par réfractométrie.

Enfin un système utilise la mesure de l’atténuation de l’intensité de fluorescence.
Une trousse utilise une alcool oxydase couplée à une base de trinder, la détection se faisant à 500nm (Alcool-PAP) ou à 600 nm.

L’H202 formé réagit :

  • Soit avec le phénol et la 4-amino-antipyrine, donnant une quinone-imine colorée. (500nm)

  • Soit avec la 4-amino-phénazone et l’acide chromotropique, donnant un dérivé coloré en bleu (600nm).


Avantages :

-Prise d’essai minime (environ 100l)

-Rapide, facile à mettre en œuvre sur automate.
Inconvénients :

-Médiocre exactitude.

-Toutes les trousses ne sont pas équivalentes (Défaut de spécificité).

-Ces méthodes ne sont pas totalement spécifiques ; l’isopropranolol et l’alcool butylique semblent produire plus de faux positifs que le méthanol, sauf pour la méthode à l’alcool oxydase, sensible au méthanol.


  1. Méthodes physiques : M. Chromatographiques :


CPG (Méthode officielle) :

La chromatographie en phase gazeuse CPG est la méthode de dosage de référence.

Trois techniques peuvent être employées :

  • Injection directe après addition de l’étalon interne et défécation par l’acide trichloracétique à 5% ou 20%, ou le mélange sulfo-tungstique.

  • L’injection directe après dilution avec l’étalon interne.

  • L’injection de l’espace de tête du flacon contenant sang et étalon interne.



  1. Dosage dans les urines :

L’urine est facile à recueillir et il est tentant de vouloir remonter de l’alcoolurie à l’alcoolémie. Seules des études d’excrétion extrêmement contrôlées permettraient de faire cette relation.

Seule la comparaison avec l’alcoolémie serait interprétable : un rapport alcoolurie/alcoolémie bas indique que l’individu était en phase d’absorption au moment des prélèvements. Au contraire, un rapport élevé montre que la phase d’élimination était déjà entamée.

  1. Marqueurs de l’éthylisme chronique :

Les différents marqueurs biologiques de la consommation d’alcool éthylique peuvent être répartis en 2 groupes :

  • Marqueurs directs (éthanol, éthyl glucuronide, éthyl sulfate, esters éthyliques d’acides gras, cocaéthylène) et

  • Marqueurs indirects (VGM, γ-GT, ASAT, ALAT, CDT).


Si les marqueurs directs sont essentiellement utiles pour caractériser une intoxication aigue, les marqueurs indirects sont des paramètres biologiques dont l’augmentation peut être la conséquence d’une consommation importante et régulière d’éthanol.


  • Marqueurs directs :




  • Éthanol :




  • Éthyl glucuronide :


Après administration, l’éthanol est essentiellement métabolisé par le foie (90–95 %), les reins (0,5–2 %), les poumons (0,5–6%) et la peau (0,5%) pour donner de l’eau et du gaz carbonique.

Une très faible quantité d’éthanol (moins de 0,5 %) peut être éliminée sous forme d’éthyl glucuronide (EtG), un métabolite de phase II.

L’intérêt majeur de l’EtG est d’augmenter la fenêtre de détection de l’éthanol. En effet, on retrouve ce métabolite dans le sang alors que tout l’éthanol a déjà été éliminé.

Dans les urines, l’EtG est détectable jusqu’à 80 heures après exposition.

Les applications de la détermination de l’EtG sont nombreuses comme l’illustre sa caractérisation dans des matrices non conventionnelles, telles que les tissus, les os , la

sueur ou encore les cheveux.

À ce jour, la caractérisation de l’EtG dans les cheveux constitue l’approche la plus pertinente pour la caractérisation de la consommation excessive de boisson alcoolisée.

L’aspect analytique est dominé par la chromatographie, soit gazeuse (GC-MS/NCI) soit liquide (LC-MS/MS).


  • Éthyl sulfate :


Tout comme l’EtG, l’éthyl sulfate (EtS) est un métabolite mineur de l’éthanol. Même si la fenêtre de détection se trouve allongée par rapport à l’éthanol, l’EtS ne présente que peu d’intérêt pratique par rapport à l’EtG.

Tout comme l’EtG, l’EtS apparaît comme particulièrement stable dans le temps, puisque ces 2 métabolites ont pu être retrouvés dans des prélèvements consécutifs à une exhumation après 27 ans.


  • Esters éthyliques d’acides gras :


Les esters éthyliques d’acides gras (FAEE) sont un groupe d’une vingtaine de substances, comme l’éthyl laurate, l’éthyl myristate, l’éthyl palmitate ou encore l’éthyl stéarate. Ils sont

formés en présence d’éthanol à partir d’acides gras libres, de triglycérides, de lipoprotéines ou de phospholipides par des FAEE synthases spécifiques, mais aussi par des carboxylestérases, des lipoprotéines lipases ou des cholesterol esterases.

Dans le sang, les FAEE sont détectables 24 heures après l’arrêt de la consommation d’éthanol et donc l’analyse pratique des FAEE est limitée à leur caractérisation dans les cheveux,la plupart du temps en complément de l’EtG. Par contre, la caractérisation de l’alcoolisme fœtal à partir des FAEE dans le méconium semble promise à un avenir certain, tant cette approche apparaît comme pertinente puisqu’elle permet un recul sur environ 3 mois avant l’accouchement.


  • Cocaéthylène :

Produit de trans-estérification entre la cocaïne et l’éthanol, ce métabolite spécifique a surtout été étudié pour confirmer des résultats positifs de cocaïne tout en évitant le risque de contamination.

Sa caractérisation en tant que marqueur d’une consommation d’alcool est très limitée et n’apporte aucune valorisation.


  • Phosphatidyléthanol :

Ce phospholipide est formé par action de la phospholipase D en présence d’éthanol.

Il s’agit donc d’un marqueur spécifique, dont la normalisation est de l’ordre de 15 jours après l’abstinence.


  • Marqueurs indirects :




  • VGM :

L’augmentation du volume globulaire moyen (VGM) au dessus de 98 fl (normales entre 82 et 98 fl) constitue un argument en faveur d’une consommation chronique d’éthanol. Le VGM peut augmenter (macrocytose) chez certains patients qui ont une carence en vitamine B12 et/ou folates ou des troubles de la lignée érythroblastique. La spécificité est de l’ordre de 40 à 90% et la normalisation après abstinence se fait en 10 à 12 semaines.


  • Gamma glutamyl transférase :

La gamma glutamyl transférase (γ-GT) est une enzyme inductible par l’éthanol mais aussi par les médicaments (barbituriques, phénytoïne, imipraminiques, antihypertenseurs, contraceptifs oraux. . . ).

La γ-GT est élevée dans 35 à 90% des cas d’alcoolisme, mais aussi dans toutes les pathologies hépatobiliaires.

L’abstinence permet un retour à la normale sous une quinzaine de jours.


  • ASAT, ALAT :

Les aminotransférases sont des marqueurs d’une souffrance hépatique.

Localisées dans les hépatocytes périportaux, leur élévation sérique traduit une altération de la membrane cellulaire.

Pour la détection de l’éthylisme chronique, leur détermination est d’un intérêt limité.


  • Transferrine déficiente en carbohydrates :

La transferrine est une glycoprotéine synthétisée par le foie et impliquée dans le transport du fer.

Elle possède 2 chaînes polysaccharidiques plus ou moins ramifiées (de 0 à 6) avec des résidus d’acide sialique. La forme tétrasialo-transferrine(n = 4) est majoritaire, mais seules les formes asialo- (n = 0),monosialo- (n = 1) et disialo-transferrine (n = 2) sont affectées à la hausse en cas d’exposition prolongée à l’éthanol, ce qui conduit davantage à la formation d’isoformes de la transferrine déficiente en carbohydrates (CDT ou formes avec 0, 1 ou 2 résidus). Chez un sujet sobre, le taux de CDT est de l’ordre de 2 %, chiffre qui va rapidement augmenter lorsque la consommation d’éthanol pur est supérieure à 50 g par jour pendant au moins 8 jours. La demi-vie de la CDT est de l’ordre de 17 jours, ce qui en fait un index intéressant dans les cas d’alcoolisme intermittent. C’est un marqueur très sensible pour repérer la rechute chez des personnes alcoolo-dépendantes.

Après 3 semaines d’imprégnation éthylique, le dosage de la CDT est normalisé.

La sensibilité de ce test est estimée en moyenne à 70 %.

C’est actuellement le marqueur de consommation excessive d’éthanol le plus performant. La spécificité de la CDT est supérieure à celle observée pour les marqueurs classiques

Différentes méthodes ont été proposées dans la littérature où dominent la chromatographie liquide, l’électrophorèse capillaire et l’immuno-chimie.


  1. Conclusion

L'Organisation Mondiale de la Santé met l'accent, dans sa définition de l'alcoolisme, sur les multiples répercussions de cette maladie. L'alcoolisme est responsable de nombreux problèmes de santé, mais aussi de détresse morale, ou sociale.

Une proportion importante de la charge de morbidité attribuable à la consommation nocive d’alcool est due aux traumatismes intentionnels ou non intentionnels, y compris ceux dus aux accidents de la circulation routière, à la violence et aux tentatives de suicide.

  • La hausse de ce fléau a conduit les autorités à instaurer des lois et des recommandations pour limiter les dégâts causés.

Bibliographie :
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