Épidémiologie








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Cancer du Rein

Introduction


Asymptomatique dans 50 % des cas, il est souvent découvert fortuitement lors d'une échographie ou d'un scanner abdominal.

Le cancer du rein, le plus fréquent est l'adénocarcinome (90 % des cas).

Avec l'usage très répandu de l'imagerie médicale, les tumeurs du rein sont diagnostiquées à un stade de plus en plus précoce, donc souvent curable.

Épidémiologie


Cancer relativement rare atteignant deux à trois fois plus souvent l'homme (15 pour 100 000 hommes) que la femme, le cancer du rein représente 2 à 3 % des maladies malignes de l'adulte. Il se trouve au 3e rang des cancers urologiques, après les cancers de la prostate et de la vessie. Il semble que sa fréquence augmente et on le découvre de plus en plus tôt grâce à l'utilisation croissante de l'imagerie médicale dans la population générale.
L'incidence du cancer du rein a des variations géographiques. Ce cancer est plus fréquent dans les populations citadines en Europe occidentale, en Amérique du Nord et dans les pays scandinaves. Son incidence est plus faible en Asie, en Europe de l'Est, au Japon et en Israël.
En 2000, l'âge moyen de découverte était de 67 ans chez l'homme et 70 ans chez la femme ; plus de 80 % des patients ont un âge supérieur à 50 ans au moment du diagnostic.

Facteurs de risque


Les facteurs de risque connus sont la dysplasie multikystique acquise de l'hémodialysé, l'antécédent de transplantation rénale, et l'appartenance à une famille à risque (maladie de Von Hippel Lindau, phacomatose). L'obésité et l'hypertension artérielle sont également incriminés dans certaines études. Le tabac a un rôle controversé. Pour certains, l'incidence du cancer du rein est multipliée par 2 chez les fumeurs, mais pour d'autres le tabac ne joue aucun rôle carcinogène dans le parenchyme rénal.
Certains facteurs de risque professionnels (industrie sidérurgique, hauts fourneaux, exposition au cadmium, aux solvants, aux produits pétrolifères et à l'amiante) sont également évoqués.

Histoire naturelle


L'adénocarcinome du rein (encore nommé cancer à cellules claires, tumeur de Grawitz ou néphro-épithéliome) est une tumeur solide, arrondie, qui grossit lentement. Il peut atteindre un volume considérable, et, à l'extrême, occuper la quasi-totalité de la cavité abdominale. Le cancer est entouré d'une pseudo-capsule, composée de parenchyme comprimé et de tissu fibreux ; la tumeur peut ainsi souvent être clivée du parenchyme sain environnant. La tumeur est presque toujours unique, rarement multiple (moins de 10 % des cas), et exceptionnellement bilatérale.
L'extension est :

  • locale : en dehors dans le parenchyme vers la capsule ; en dedans vers les voies excrétrices et le hile;

  • régionale : au-delà de la capsule dans la graisse péri-rénale et/ou vers la surrénale (l'ablation de la glande surrénale lors du traitement du cancer du rein est souvent nécessaire). Au-delà de la loge rénale, l'extension se fait exceptionnellment vers les organes de voisinage : à gauche, côlon, rate et queue du pancréas; à droite, angle colique, duodénum et foie;

  • ganglionnaire : les métastases ganglionnaires lombaires existent dans 10 à 15 % des cas. Un curage ganglionnaire limité peut méconnaître un envahissement des lymphatiques. L'absence d'adénomégalie ne permet pas d'affirmer l'intégrité des ganglions puisque, dans 5 à 10 % des cas, ils sont le siège d'un envahissement microscopique. L'atteinte ganglionnaire constitue le facteur pronostique le plus défavorable. Une tumeur sans envahissement ganglionnaire est associée à un taux de survie sans récidive à 5 ans supérieur à 70%. Ce taux est inférieur à 20% en cas d'atteinte ganglionnaire;

  • atteinte veineuse : la tumeur envahit les veines du hile puis la veine principale. Au-delà, l'envahissement se propage vers la veine cave inférieure d'abord sous-hépatique, puis rétro- et sus-hépatique, parfois même jusqu'à l'oreillette droite ;

  • métastases : elles sont relativement rares. Les localisations sont uniques ou multiples. Les principaux sites métastatiques sont les poumons, les os, le foie, et les glandes surrénales. La thyroïde, l'autre rein, la peau ou le cerveau peuvent être également atteints dans les formes très avancées.

Les autres tumeurs du rein sont les sarcomes, les hémangiomes et les tumeurs juxtaglomérulaires. Les néphroblastomes sont très rares chez l'adulte. Les localisations rénales des lymphomes ne sont pas exceptionnelles, de même que les métastases rénales d'autres types de cancers (environ 5 % des cas).
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