Le juge des référés du tgi de Nantes a contraint l'État à délivrer des documents d'état civil aux jumelles nées de mère porteuse aux États-Unis. Le parquet a fait appel








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Un « expert en nutrition » a reçu 550 000 dollars de Coca-Cola pour faire des conférences

Slate du 31 décembre 2015 par Lucie de la Héronnière
Un professeur de l'Université du Colorado a reçu beaucoup d'argent pour transmettre une certaine vision de la lutte contre l'obésité
En août, le New York Times dévoilait un lien financier entre Coca-Cola et Global Energy Balance Network (GEBN), une organisation à but non lucratif travaillant à la lutte contre l’obésité avec une approche un peu particulière, dénonçant surtout comme coupable le manque d’activité physique et minimisant le rôle de l’alimentation (et donc des boissons sucrées)Comme nous l’expliquions ici en novembre, des emails ont ensuite montré que la multinationale s’immisçait dans le travail de GEBN. Et ce n’est pas tout: James Hill, expert en nutrition, professeur à l’Université du Colorado et président de GEBN (organisation qui a entre-temps été dissoute, à cause de prétendues « ressources limitées »), a tranquillement reçu à titre personnel 550 000 dollars (503 000 euros) de Coca-Cola à partir de 2010, révèle cette semaine un long article du Denver Post. James Hill aurait reçu cette « aide » de l’entreprise pour mener des conférences visant à « équilibrer » le débat sur l’obésité, trop axé sur les boissons sucrées au goût de la multinationale... 
Selon Ben Sheid, un porte-parole de Coca-Cola, ces 550 000 dollars « reflètent le travail réalisé avec le docteur Hill avant la mise en place de GEBN » et cette coquette somme aurait servi à financer « ses honoraires, ses voyages, des activités éducatives et des recherches sur la gestion du poids ». Il a par exemple voyagé au Mexique, en Angleterre, en Australie, en Nouvelle-Zélande. Son épouse a aussi voyagé aux frais de Coca-Cola pour ces deux dernières destinations. Le Denver Post ajoute qu’en 2013 James Hill aurait demandé à Rhona Applebaum, directrice de la santé et de la science chez Coca – qui a depuis quitté l’entreprise – de l’aider à trouver un job à son fils. Contacté par e-mail par le journal, James Hill déclare qu’il ne fait plus de présentations à la demande de Coca-Cola et que son fils n’a jamais eu d’emploi chez Coca. Il explique aussi que le soutien de l'entreprise lui a permis de « présenter des recherches à d’autres scientifiques et encourager l’activité physique et les habitudes alimentaires responsables ». 
Luis Toro, directeur du Colorado Ethics Watch (une organisation qui promeut l’éthique et la responsabilité dans la vie publique), explique que tout cela pourrait entrer en conflit avec la loi de l’État limitant des « cadeaux » d’entreprises privées aux salariés du public, surtout pour le cas des voyages, jugé très « problématique ».


La banque du sperme de Londres accusée d'eugénisme

Le Figaro du 30 décembre 2015 par Eugénie Bastié
L'établissement a refusé des donneurs atteints de dyslexie et d'autres troubles neurologiques. Une pratique de sélection qui fait polémique en Grande-Bretagne. Une enquête a été ouverte.
La plus grande banque de sperme britannique, qui pourvoit de la semence pour plus de 1000 fécondations in vitro par an, a refusé des donneurs souffrant de dyslexie, et ce afin de « minimiser le risque de transmission de maladies génétiques ou de malformations ». Une brochure distribuée aux donneurs potentiels, que s'est procuré The Guardian , liste une série de conditions pour pouvoir donner sa semence, parmi lesquelles : ne pas souffrir de déficit de l'attention, ni d'hyperactivité, ni d'autisme, ni du syndrome d'Asperger, mais aussi ne pas être dyslexique. C'est cette dernière condition qui choque : la haute autorité censée surveiller le don de sperme a déclaré que celle-ci était contraire à sa politique générale et a diligenté une enquête. En effet, si tout don de sperme est par essence eugéniste, puisqu'en sont exclus les donneurs en mauvaise santé ou souffrant de maladies transmissibles, cette exclusion choque car la dyslexie n'est pas considérée forcement comme un tare. La dyslexie (du grec dys - la difficulté et lexos - le mot) désigne un trouble cognitif qui rend plus difficile l'apprentissage de la lecture. De 1 à 10 % de la population souffrirait d'une forme de dyslexie à des degrés divers. Certains dyslexiques célèbres, comme le créateur d'Apple Steve Jobs, ont même décrit cette maladie comme un « don ».
Fred Fisher, un dyslexique de 30 ans diplômé d'Oxford, s'est vu refuser son sperme et a accusé la banque d'eugénisme. « J'ai été très surpris de voir la dyslexie considérée comme une maladie neurologique. Je leur ai dit qu'ils étaient eugénistes, mais même pas dans le bon sens. Auraient-ils dit non à Richard Branson ou Albert Einstein ? [NDLR: le créateur de Virgin et le célèbre physicien étaient tous deux dyslexiques]. Nous avons besoin de gens innovants qui pensent différemment. Les dyslexiques sont un atout pour la société », a déclaré le jeune homme dans The Guardian.
Steve O'Brien, l'un des dirigeants de l'Association internationale des dyslexiques, renchérit dans le même journal : « C'est de l'eugénisme. Cela envoie un message : les dyslexiques n'ont pas leur place dans la société. En suggérant que vous ne pouvez pas donner votre sperme parce que vous êtes dyslexique, vous heurtez la confiance des gens. Ce genre de pratique fait que les personnes sont ensuite intimidées et n'osent pas admettre qu'elles sont dyslexiques et demander de l'aide. » Vanessa Smith, la dirigeante de la banque de sperme de Londres, s'est défendue : « Nous ne sommes pas eugénistes. Quand nous recrutons un donneur, ce que nous recherchons c'est du bon sperme qui peut bien congeler et qui produira une grossesse. Nous recherchons des gens médicalement sans maladies infectieuses et problèmes génétiques qui pourraient être transmis à l'enfant. »

Les problèmes éthiques que soulève la procréation médicalement assistée avec donneurs anonymes sont nombreux. Dès lors que l'on peut, contrairement à la fécondation naturelle, choisir à discrétion le donneur, la tentation est grande de sélectionner celui ayant les meilleures caractéristiques génétiques. Les pratiques eugénistes des banques de sperme sont régulièrement dénoncées. Une société américaine baptisée GenePeeks propose ainsi un système de dépistage de maladies génétiques à partir des ADN des deux géniteurs. Dans certaines banques de sperme aux États-Unis, les donneurs sont rémunérés en fonction de la « qualité » de leur semence. Dans les années 1990, l'affaire des « bébés Nobel » avait mis en lumière les potentielles dérives du don de sperme. Un millionnaire un peu excentrique, Robert Graham, avait décidé de solliciter des prix Nobel pour recueillir leur semence dans un laboratoire devant servir à la procréation d'enfants géniaux, censés sauver l'humanité.


Pourquoi demander un deuxième avis en médecine ?

Le Figaro du 4 janvier 2016 par Anne Prigent
Un site Internet propose depuis peu d'obtenir un second avis d'experts pour des pathologies graves ou invalidantes. Tentant, mais à manier avec précaution.
« Il y a cinq ans, on m'a détecté un cancer de la prostate. Le premier chirurgien que j'ai vu me proposait soit une prostatectomie radicale, soit une radiothérapie… C'est un ami qui m'a conseillé de demander un deuxième avis médical. Il a été bien inspiré : le deuxième spécialiste, vu dans un hôpital parisien, a estimé après deux consultations et quelques examens complémentaires que dans mon cas, ces traitements lourds n'étaient pas nécessaires, une surveillance active était suffisante », raconte Bernard, qui a aujourd'hui 75 ans et ne regrette pas sa démarche.
Depuis quelques semaines, Bernard pourrait obtenir ce second avis par Internet, pour la somme rondelette de 295 euros. Le site deuxiemeavis.fr a été lancé début décembre. Il propose aux patients atteints d'une « maladie grave, rare ou invalidante » de remplir un questionnaire et de télécharger leurs examens de santé, pour obtenir « un deuxième avis médical, en moins de sept jours, auprès de médecins qui ont un très haut niveau d'expertise sur leur maladie ». Le site Internet, validé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), a reçu la caution de quelques grands noms de la médecine et du Comité interassociatif sur la santé (Ciss), représentant les patients. Mais cette offre, en particulier à cause de son coût, a été vivement critiquée par certains syndicats de médecins libéraux et par le Conseil de l'ordre.
La polémique a cependant le mérite de soulever un certain nombre de questions. Existe-t-il un besoin ? Comment obtenir un second avis et à quel prix ? Dans quelles circonstances ?
En cas d'incertitude
Les données sur la question sont quasi inexistantes. Impossible de savoir combien de personnes sollicitent un deuxième avis médical. « Moins de 10 % de mes patients nécessitent un deuxième avis. Je le suggère pour des pathologies difficiles à prendre en charge ou en cas d'incertitude. Mais une personne sur deux préfère s'en tenir au premier avis », explique le Dr Claude Leicher, président de MG France. L'Institut Gustave-Roussy, centre de référence en cancérologie qui propose gratuitement une demande d'avis en ligne, reçoit pour sa part 4 000 à 5 000 demandes par an.
Pour le Ciss, le deuxième avis devrait être systématique lorsque les personnes sont confrontées à des diagnostics et des choix thérapeutiques lourds, aux conséquences potentiellement invalidantes face à des maladies graves ou rares. « Tout bon médecin devrait proposer un deuxième avis », insiste Claude Rambaud, vice-présidente de l'association. Le DSuzette Delaloge, oncologue à l'Institut Gustave-Roussy, est plus nuancée : « Dans le cancer du sein par exemple, demander un second avis systématique ne se justifie pas. D'autant qu'il est parfois dangereux de retarder des opérations alors que le cancer progresse. Mais lorsque vous ne comprenez pas la décision du médecin ou que vous n'êtes pas d'accord avec lui, n'hésitez pas. » Représentants des patients et médecins s'accordent sur un point : le deuxième avis est un droit des patients. « Nous n'avons pas à nous y opposer. Au contraire, il nous arrive de le conseiller lorsque nous voyons le patient hésiter », affirme le Dr Christian Castagnola, vice-président de l'Association française d'urologie.
Réunions de concertation pluridisciplinaires
L'Institut Gustave-Roussy reçoit environ 1500 demandes par an pour le cancer du sein. Des dossiers très variés qui vont des situations les plus simples aux demandes d'avis sur des mastectomies, des chimiothérapies… « Nous ne sommes pas très souvent en désaccord avec nos confrères. La cancérologie est d'un bon niveau en France et les réunions de concertation pluridisciplinaires sont là pour protéger les patients. » Les établissements de santé sont en effet tenus de réunir un collège de médecins en amont de l'annonce du diagnostic au patient afin de lui proposer un plan de traitement. Ces réunions de concertation pluridisciplinaires permettent de confronter les points de vue et les avis sur la prise en charge. Mais le système n'est pas infaillible. Claude Rambaud évoque ainsi le cas récent d'une jeune femme traitée par chimiothérapie pour un cancer du col de l'utérus diagnostiqué à tort. « Il faut savoir que 5 à 15 % des événements indésirables liés à un traitement découlent d'une erreur de diagnostic. Et des études américaines ont montré que 5 % des patients étaient confrontés à des erreurs de diagnostic », souligne Claude Rambaud.
Repasser par la case médecin traitant
Lorsque le deuxième avis s'impose, la solution la plus simple, qui n'est cependant pas obligatoire, est de repasser par la case médecin traitant. « Sur le site de Gustave-Roussy, dans plus de la moitié des cas, c'est le patient qui fait la demande directement et qui reçoit notre avis. C'est important qu'il soit acteur de sa santé, mais je préfère avoir un intermédiaire médical qui pourra interpréter nos commentaires », explique le DSuzette Delaloge. Le médecin traitant se révèle aussi d'une aide précieuse dans le choix des décisions. Claude Leicher raconte ainsi le cas d'une patiente de 88 ans dont l'arthrose du dos menaçait de la rendre invalide. Fallait-il opérer ? Après trois avis et discussion avec la patiente et ses enfants, l'opération a eu lieu. « C'est toujours une codécision avec le patient, le médecin traitant et parfois l'entourage », souligne Claude Leicher.
Cela signifie-t-il que le site Internet deuxiemeavis.fr est inutile ? L'avenir nous le dira. Selon ses promoteurs, il a été conçu pour les personnes qui ont difficilement accès aux soins (patients handicapés, expatriés…). On peut imaginer qu'il séduise également les habitants des déserts médicaux. Obstacle principal : son prix. Car pour le moment, contrairement à une consultation « classique » pour deuxième avis qui fait partie du parcours de soins, le recours aux services du site Internet n'est pas remboursé par la Sécurité sociale.


Une institution de soins peut-elle refuser une euthanasie entre ses murs ?

La Libre Belgique du 3 janvier 2016

La direction d’une maison de repos catholique, située à Diest (Brabant flamand), devra bientôt comparaître devant un tribunal pour avoir refusé l’accès à un médecin venu pratiquer une euthanasie, rapportaient samedi "De Morgen" et "Het Laatste Nieuws". Mariette Buntjens, 74 ans, en phase terminale d’un cancer métastasique, était résidente de la maison de repos Sint-Augustinus. En 2011, elle avait formulé une demande d’euthanasie. Après 6 mois de procédure, la dame qui entrait parfaitement dans les conditions de la loi de 2002 pour bénéficier de la mort douce, avait obtenu l’accord de son médecin, contresigné par un spécialiste. La direction du home a cependant refusé que le médecin pratique l’acte entre ses murs. La septuagénaire a dès lors dû être transportée à domicile pour que sa volonté soit respectée. La famille a depuis lors attaqué en Justice l’établissement dont le refus a eu pour conséquence d’aggraver encore les souffrances physiques et psychiques de la patiente. Après deux reports, le dossier sera examiné en janvier par le tribunal civil de Louvain.
Selon les avocats de la famille, les médecins ont le droit d’invoquer l’objection de conscience contre l’euthanasie, à la différence des institutions de soins. C’est aussi l’avis de Wim Distelmans, professeur de médecine palliative et actuel président de la commission de contrôle de la loi euthanasie, qui estime que la maison de repos n’avait pas le droit de refuser l’accès au médecin. D’après le professeur Distelmans, c’est la première fois qu’un tel cas est examiné devant un tribunal. Selon les médecins du réseau flamand LEIF (qui milite pour une fin de vie digne), les maisons de repos et de soins montrent souvent des réticences par rapport à l’euthanasie, indique le professeur Distelmans. « Les proches s’en offusquent généralement, mais ne se tournent pas vers la Justice car ils pensent que c’est inutile. » Si le tribunal considère que la maison de repos Sint-Augustinus est dans son tort, ce cas pourrait faire jurisprudence, estime le professeur de médecine palliative.
De son côté, la direction du home catholique estime être dans son droit. C’est aussi la position du nouveau primat de Belgique, Jozef De Kesel, qui s’était confié au Belang van Limburg, le week-end dernier. Dans cet entretien qui avait provoqué de très vives réactions au nord du pays, l’archevêque avait notamment déclaré que les hôpitaux catholiques avaient le droit de refuser de pratiquer l’avortement ou l’euthanasie. Le site Kerknet s’appuie sur le rapport parlementaire sur le projet de loi relatif à l’euthanasie (datant d’avril 2002) où il est stipulé, à la page 178, que « le président (Fred Erdman, SP.A, NdlR) conclut que, selon l’interprétation correcte du projet à l’examen, les institutions ont le droit d’interdire la pratique de l’euthanasie dans leurs murs ». Le rapport précise : « Aucun membre ne conteste cette interprétation du président. » Le porte-parole de la conférence épiscopale, Tommy Scholtès y voit la preuve que même si les institutions catholiques ne permettent pas l’euthanasie en leurs murs, elles respectent pleinement la loi.
Deux thèses s’affrontent donc. On attend donc avec intérêt la décision du tribunal civil de Louvain.

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