Le juge des référés du tgi de Nantes a contraint l'État à délivrer des documents d'état civil aux jumelles nées de mère porteuse aux États-Unis. Le parquet a fait appel








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Le cerveau n'a pas de sexe

Le Figaro du 30 décembre 2015 par Jean-Luc Nothias
L’encéphale d’un homme et celui d’une femme ne peuvent être distingués à l’IRM. Selon une étude récemment publiée, l'imagerie médicale ne permet pas de distinguer les cerveaux humains des hommes et des femmes.
Certain(e)s seront ravi(e)s. D'autres plutôt déçu(e)s. Une nouvelle étude indique que, du point de vue cérébral, les hommes ne viennent pas de Mars ni les femmes de Vénus. Mais plutôt d'une planète intermédiaire, hybride entre les deux, et encore inconnue. Longtemps on a cru que le cerveau des hommes était en moyenne plus gros que celui des femmes. On sait aujourd'hui que cela est faux. Ou du moins, que le rapport entre le poids du corps et celui du cerveau est exactement le même pour les deux sexes. On sait également que ce n'est pas le nombre de neurones qui importe, mais le nombre et la nature des connexions qu'ils établissent. Et que cette architecture en toile d'araignée à trois dimensions est plastique et susceptible d'évolution.
L'étude publiée dans les PNAS* par Daphna Joël, de l'École des sciences psychologiques de l'université de Tel-Aviv, et ses collègues montre que « les cerveaux humains ne peuvent être rangés en deux types distincts, le cerveau féminin et le cerveau masculin ». Ce n'est pas pour cela qu'il n'y a pas de différences. Il existe des traits plus « féminins », d'autres plus « masculins » et enfin d'autres « neutres ». Chaque cerveau est anatomiquement légèrement différent, son fonctionnement également, induisant des comportements différents. La plasticité fait qu'il se façonne en fonction de tous les éléments de notre histoire personnelle. Il est comme une mosaïque reflet du parcours de chacun.
Des “mosaïques” de caractéristiques
« Ici, nous montrons que, bien qu'il y ait des différences entre masculin et féminin dans le cerveau et dans les comportements, les humains et leurs cerveaux sont formés de “mosaïques” de caractéristiques, certaines plus présentes chez les femmes comparées aux hommes, certaines à l'inverse, et d'autres présentes chez les deux, écrit Daphna Joël. Nos résultats démontrent (…) que les cerveaux humains ne peuvent être classés en deux classes distinctes, mâle ou femelle. » Les chercheurs ont passé au crible des enregistrements de différents types d'imageries médicales réalisés sur plus de 1400 personnes. Ils ont analysé la matière blanche, la matière grise et leurs connexions (par les techniques de « connectome », qui visent à l'établissement d'un plan complet des connexions neuronales dans un cerveau). Il s'agissait de repérer des zones plutôt « féminines » ou plutôt « masculines ». Que le cerveau féminin soit plus « verbal » ou légèrement moins performant pour tout ce qui relève de la visualisation et de la rotation mentale en trois dimensions, qu'il ait quelques glandes légèrement plus développées sous l'action des hormones, cela ne change pas fondamentalement la donne…
Catherine Vidal, neurobiologiste et membre du comité d'éthique de l'Inserm, se plaît à le répéter :
« Il est impossible de deviner, en regardant un cerveau adulte, s'il appartient à un homme ou à une femme. » Si les cerveaux présentent de grandes différences anatomiques d'un individu à l'autre, « les différences observées entre les cerveaux de personnes d'un même sexe sont bien plus importantes que les différences éventuelles entre les deux sexes ».
*Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (qui peut être traduit par « Actes (ou comptes-rendus) de l'Académie américaine des sciences »), abrégé en Proc. Natl. Acad. Sci. USA ou PNAS, est une revue scientifique américaine à comité de lecture, publiant les comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences.


Myopathie : un nouvel espoir de guérison

Le Point du 4 janvier 2016 par Anne Jeanblanc
Une nouvelle technique de thérapie génique permet d'éliminer précisément les portions d'ADN responsables de certaines maladies, voire de les réparer.
Les résultats annoncés en décembre dernier dans la prestigieuse revue Science montrent que 2016 sera – encore – une grande année pour la génétique. Et d'espoir pour les enfants souffrant de myopathie. Car un outil très performant, un « ciseau à ADN », mis au point en 2012 se révèle chaque jour plus intéressant. Certes, les principaux travaux actuels portent sur l'animal, mais l'éventail des possibilités – et le nombre d'articles publiés – justifie le titre de « percée de l'année » qui lui a été accordé par Science l'an dernier. En attendant des résultats chez l'homme, il faut savoir que cette technique a, par exemple, déjà permis de modifier le génome de moustiques pour qu'ils ne puissent plus transmettre le paludisme ou de produire des vaches laitières sans cornes. Elle a également permis de « débarrasser » des porcs de séquences virales dans leur génome, ce qui pourrait ouvrir la voie à une utilisation de leurs organes pour des greffes chez l'homme. La technique, connue par les scientifiques sous le sigle CRISPR-Cas9, utilise une enzyme capable de couper l'ADN, associée à un ARN ayant une séquence spécifique de la région du génome à modifier. Cela permet de « réparer » une portion d'ADN dans laquelle se trouve une mutation ou, comme dans les études sur la myopathie de Duchenne, de l'éliminer. Dans cette maladie, le gène de la dystrophine (une protéine présente notamment dans les fibres musculaires) est muté. Cette anomalie se trouve souvent dans une portion bien spécifique du gène, « l'exon 23 ».
Amélioration des capacités musculaires
L'objectif des études publiées dans Science était justement d'introduire le système CRISPR-Cas9 dans les cellules musculaires afin qu'il modifie le gène muté de la dystrophine en enlevant l'exon 23. Les travaux ont été réalisés chez des souris myopathes adultes ou nouveau-nées. À chaque fois, il y a bien eu modification du gène muté dans des cellules musculaires, entraînant la production d'une dystrophine fonctionnelle, malgré l'élimination de l'exon 23. Conséquence : une amélioration des capacités musculaires des animaux traités. Bien que l'on n'en soit pas encore à envisager une application chez l'homme, ces résultats permettent d'envisager une nouvelle voie de traitement de cette maladie et probablement d'autres affections génétiques.
Ce formidable espoir est cependant obscurci par une crainte qui taraude certains chercheurs et, en premier lieu, Jennifer Doudna, biologiste de l'université de Berkeley, l'une des deux scientifiques à l'origine de la mise au point de cette technique. Dans Les Échos, Yann Verdo la compare au « Dr Frankenstein effrayé par sa propre créature ».

Le risque de dérive éthique est d'autant plus important que la technique peut être facilement utilisée non seulement sur les cellules différenciées mais aussi sur les cellules reproductrices, transmises à la descendance. Des chercheurs l'ont déjà employée pour réaliser des modifications de génomes d'embryons humains (non viables). « Vouloir débarrasser son futur bébé d'une maladie génétique grave comme la myopathie semble parfaitement légitime, mais cela l'est déjà moins s'il s'agit, disons, d'un léger strabisme; et que dire des parents qui désireront se servir de cet outil pour choisir la couleur des yeux de leur progéniture? » se demande le journaliste. La question mérite effectivement d'être posée.


Grippe : des marqueurs sanguins pour aider à détecter les réactions au vaccin

Le Parisien du 5 janvier 2016 avec AFP
Des particularités sanguines pourraient contribuer à identifier les personnes susceptibles de réagir négativement au vaccin contre la grippe, avec des effets indésirables passagers (douleurs, fièvre..), selon une étude publiée lundi.
Les chercheurs ont administré à 178 participants (18 à 65 ans) en bonne santé un vaccin contre la grippe A (H1N1) 2009, contenant un adjuvant, destiné à stimuler les réponses immunitaires. Ce vaccin, le Pandemrix du laboratoire britannique GSK, était destiné à prévenir l'infection par le virus de la pandémie 2009 surnommée "grippe porcine" chez les Anglo-saxons. Depuis des virus du même type (A/H1N1/2009) circulent régulièrement lors des épidémies saisonnières de grippe, aux côtés d'autres virus (A/H3N2, B). Les chercheurs ont mesuré des centaines de paramètres qui affectent la capacité de réponse du système immunitaire.
Dans les 24 heures suivant la vaccination, les chercheurs ont constaté chez tous les volontaires des changements profonds dans les fréquences de circulation des globules blancs, ainsi que dans les gènes et les protéines exprimés par ces cellules. Cette réponse immunitaire précoce présente des différences entre les participants d'environ 35 ans et les autres. « Nous étudions les mécanismes par lesquels les lymphocytes sont activés dans les 24 heures suivant la vaccination alors que ces cellules de défense immunitaire ne devraient l'être que cinq à sept jours après l'injection, d'après les  manuels médicaux », commente Adrian Hayday (King's College London) responsable de l'étude. « Cela peut fournir des indices pour améliorer la formulation de vaccins », selon lui.
Parmi les 20 % des participants qui ont déclaré des réactions indésirables à la vaccination (fièvre, douleurs articulaires...) dont ils se remettent assez rapidement en un à sept jours, les auteurs ont détecté un profil  atypique préexistant à la vaccination. Ce travail paru dans la revue Nature Immunology pourrait être utile pour d'autres formes d'intervention, comme par exemple pour l'immunothérapie du cancer afin de mieux comprendre ceux qui peuvent en bénéficier, ajoute Adrian Hayday.

Les enfants nés par FIV n'ont pas plus de retard de développement

Pourquoi Docteur ? du 5 janvier 2016 par Anne-Laure Lebrun

Les enfants nés grâce à la procréation médicalement assistée n'ont pas plus de risques de souffrir d'un retard de développement que ceux conçus naturellement. 
Au cours des dernières décennies, les techniques de l’assistance médicale à la procréation (AMP) n’ont cessé de s’améliorer. Stimulation ovarienne, insémination artificielle, fécondation in vitro (FIV), transfert d’embryons congelés. Ces différentes techniques sont utilisées chaque jour par des centaines de centres spécialisés et permettent à des milliers de couples confrontés à l’infertilité d’avoir un enfant. En France, en 2013, 23 651 enfants sont nés grâce à l’AMP, selon l’Agence de la Biomédecine. Pourtant, la littérature scientifique offre peu d’informations sur le devenir de ces enfants, en particulier les effets éventuels des traitements de l’infertilité sur leur développement. C’est pourquoi des chercheurs américains se sont penchés sur cette question. Ils publient leurs résultats ce lundi dans la revue JAMA Pediatrics.
Aucune différence entre les enfants
Entre 2008 et 2014, l’équipe dirigée par le Dr Edwina Yeung* a suivi 1 800 enfants nés grâce à l’AMP et 4 000 enfants conçus naturellement. Jusqu’à leur 3 ans, les parents ont été invités à remplir des questionnaires portant sur le développement moteur, la capacité de communication, l’aptitude à résoudre des problèmes ainsi que le fonctionnement social de leur enfant. En parallèle, les mères devaient préciser le traitement auquel elles ont eu recours. Au terme de cette étude, les chercheurs n’ont observé aucune différence significative entre les enfants issus d’une AMP et les autres. Par ailleurs, parmi les enfants présentant un retard de développement à l’âge de 3 ou 4 ans, autant ont été conçus naturellement (18 %) et par AMP (13 %), ce qui suggère que ce déficit n’est pas associé au traitement de l’infertilité. Enfin, les scientifiques n’ont trouvé aucune différence significative entre les différentes techniques de procréation médicale assisté. Autrement dit, les enfants nés grâce à une insémination artificielle n’ont pas plus de risques que ceux issus d’une FIV. « A ma connaissance, aucune étude n’a mis en évidence de différence sur le plan psychique et psychomoteur entre les enfants nés grâce à une AMP et les autres, indique le Pr Jean-François Guérin, responsable du Centre d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme (CECOS) de Lyon. Ces résultats sont rassurants et confirment tous les travaux conduits jusqu’à présent ». 
Un risque accru d'autisme non écarté
Néanmoins, une étude précédente menée par les mêmes auteurs indique que les enfants nés d’une fécondation in vitro avec micro-injection (FIV-ICSI), la plus pratiquée aujourd’hui, ont un risque accru d’autisme dans les 5 premières années de vie. Aussi, les scientifiques ont décidé de poursuivre leur étude jusqu’au 8ème anniversaire des enfants. « Ceci nous permettra d’analyser de manière plus complète leur développement et noter l’apparition de troubles qui ne se manifestent que plus tard », concluent les auteurs.


*Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development. 


Embryons défectueux: des chercheurs du CHUM font une découverte

La Presse Canadienne du 4 janvier 2016 par Lia Lévesque
Des chercheurs du CHUM viennent de découvrir comment se produit une anomalie dans le développement d'un embryon, ce qui peut nuire au succès des traitements de fertilité.
L'équipe du docteur Greg FitzHarris, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM), a fait cette découverte chez la souris, mais estime fort probable que le mécanisme mis en cause se produit aussi chez l'humain.
Ainsi, grâce à des microscopes super puissants, l'équipe de chercheurs a détecté dans des cellules défectueuses un petit noyau satellite à côté du noyau principal. Ce petit noyau, appelé micronucleus, serait relié au phénomène d'un nombre anormal de chromosomes. Or, lors des traitements de fertilité, environ la moitié des embryons générés contiennent des cellules avec un nombre anormal de chromosomes. Les médecins considèrent ces embryons comme de mauvaise qualité et préfèrent ne pas les transférer chez la femme. « Le seul moyen classique de sélectionner un embryon - pour savoir lequel il faut transférer avec de bonnes chances -, c'est la morphologie embryonnaire, c'est-à-dire que sur le nombre des cellules, la régularité des cellules, la présence ou non de fragments cellulaires, on arrive à établir un score et choisir l'embryon qui a le score le plus élevé », a expliqué au cours d'une entrevue, lundi, le docteur Jacques Kadoch, directeur médical de la Clinique de procréation assistée du CHUM.
« Il existe des moyens de savoir si l'embryon est "chromosomiquement" normal ou pas, mais il faut faire une biopsie qui est très agressive » et faire analyser le tout en laboratoire. « Avec la découverte du docteur FitzHarris, sur la morphologie de l'embryon, si on met en évidence certains éléments structuraux autour du noyau, qu'on appelle des micronuclei, ces micronuclei seraient associés à plus d'anomalies chromosomiques », a-t-il expliqué. Si cette découverte chez la souris se confirme chez l'humain, cela pourrait être utile pour accroître les chances de succès dans les cliniques de fertilité. « C'est toujours d'affiner le choix de l'embryon, d'avoir un critère supplémentaire qui nous permettrait de dire "cet embryon est probablement porteur d'une mosaïque embryonnaire. L'autre à côté, même s'il paraît un peu moins beau, génétiquement il est parfait, donc autant le transférer avec plus de chances de succès" », a résumé le docteur Kadoch. Cela prendra toutefois un certain temps avant de valider les résultats chez l'humain, a-t-il pris soin de noter.
L'étude du docteur FitzHarris et de son équipe a paru lundi dans la revue spécialisée Proceedings of the National Academy of Sciences. La recherche a été financée par la Fondation J.-Louis Lévesque et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

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Au moment d’être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité








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