En l’absence d’inventaires et de suivis de terrain réalisés dans le cadre de cette étude, ces informations doivent être considérées que comme lacunaires et parcellaires








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1.1. Statuts réglementaires et listes rouges

1.1 : Statuts de protection réglementaires




Europe

Directive Habitats1

Annexe II et IV

Convention de Berne (1979)2

Annexe 2

France

Arrêté ministériel du 22 juillet 19933

Art. 1




1 Directive 97/62/CEE du Conseil du 27 octobre 1997 portant adaptation au progrès technique et scientifique de la Directive 92/43/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi que la faune et de la flore sauvages.

2 Convention de Berne du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe (JORF du 28/08/1990 et du 20/08/1996).

3 Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national (J.O. du 24 Septembre 1993).

1.2 : Mentions sur les listes rouges





Monde (UICN)

Faible risque, espèce quasi menacée

France*

En danger

Alsace**

Vulnérable


* Inventaire de la faune menacée en France, le Livre rouge" Nathan, MNHN, WWF France, 1994.

** Liste rouge des papillons diurnes en Alsace in ODONAT (coord.), 2003. Les listes rouges de la nature menacée en Alsace. Collection Conservation Strasbourg.
L’espèce figure également sur la Liste Rouge du Bade-Wurtemberg avec le statut : “fortement menacé”.

2.2. Biologie et écologie

2.1 : Description


En Alsace, le Cuivré des marais est représenté par la sous-espèce rutilus Wemeburg 1864.

Envergure (aile antérieure) : 15 -20 mm, avec un dimorphisme sexuel important (la femelle est plus grande que le mâle). Les individus de la 2ème génération sont généralement de plus petite taille.

  • Dessus :

Mâle : Le dessus des ailes est rouge doré avec une bande marginale noire, fortement ombrée de noir sur le bord anal. Présence d’une virgule discoïdale noire sur chaque paire d’ailes.

Femelle : Le dessus des ailes est orangé, plus terne que chez le mâle. La bande marginale est large et les ailes antérieures sont ponctuées de 2 tâches noires dans la cellule discoïdale et de nombreux points noirs dans les cellules postdicales.

  • Dessous :

Semblable chez les deux sexes. La couleur de fond de l’aile antérieure est orangée. 3 points noirs sont visibles dans la cellule ainsi qu’un alignement régulier de ponctuations noires alignées régulièrement et cernées de taches discales blanches. L’aile postérieure est colorée d’un gris-bleu pâle caractéristique, avec une marge orange bordée intérieurement de chevrons blancs et noirs.

2.2 : Confusion possible


Le Cuivré des marais est une espèce facilement identifiable et qui s’observe généralement dans de bonnes conditions. Cependant, dans les habitats similaires, l'espèce peut être confondue par un observateur non expérimenté avec :

  • Le Cuivré mauvin (Lycaena alciphrons) : confusion possibles pour les femelles, le dessus du mâle porte des tâches sombres. Le dessus des ailes antérieures est d’un cuivré obscurci par des écailles aux reflets violacés, ponctuées de taches indistinctes. Le revers de l’aile postérieure est ressemblant à celui du Cuivré des marais (présence d’une bande submarginale orange) mais présente une couleur de fond grisâtre, sans suffusion bleutée.

  • Le Cuivré de la Verge d'or (Lycaena virgaurea) : imagos plus petits que ceux du Cuivré des marais ; dessus ressemblant au Cuivré des marais mais le revers des ailes postérieures est d’une couleur gris-vert, sans bande marginale orange et avec 3-4 tâches postdiscales blanches pupillées de noir.

  • Le Cuivré écarlate (Lycaena hippothoe) : mâle et femelle sont assez ressemblant. Dessus du mâle plutôt pourpre avec une large bordure noire diffuse et des reflets violets. Dessus de la femelle presque similaire, mais bande orange marginale de l’aile postérieure plus étroite avec des points sombres. Dessous ressemblant mais coloration beige (absence de bleu). En Alsace, présent au dessus de 450 m (SCHEUBEL, 1985).

2.3 : Cycle biologique et période de vol


            1°- Période de vol

En Alsace, le Cuivré des marais est bivoltin, c'est-à-dire que deux générations d’imagos émergent au cours de l’année. Les premières émergences ont généralement lieu entre la fin mai et le début du mois de juillet (la première génération s’observe du 15 mai à la fin juin et la seconde de fin juillet à début septembre), chaque génération vole durant 4 à 6 semaines. La période de vol s’étend globalement de la fin mai au début du mois de septembre.

La durée de vie des adultes (imago) est en moyenne de 8 à 10 jours (LHONORE, 1998). Le pic d’émergence de l’espèce produit généralement vers le début du mois d’août, les effectifs de la seconde génération étant généralement plus importants que ceux de la première.

            2°- Reproduction

Les femelles pondent 120 à 180 œufs qu’elles déposent en petits paquets de 2 à 4 œufs sur la face supérieure des feuilles horizontales mais aussi sur la tige et l’inflorescence de pieds d’oseilles sauvages (Rumex ssp.). Les plantes-hôtes du Cuivré des marais sont assez variées (R. crispus, R. conglomeratus, R. obtusifolius, R. aquaticus, et plus rarement R. hydrolapatum ainsi que d’autres plantes autour d’un pied d’oseille).

L’éclosion se produit 5 à 18 jours plus tard, en fonction de la température. Puis, la chenille passe environ 25 jours sur le plant d’oseille, se nourrissant du limbe foliaire qu’elle ronge en forme de fenêtre. Elle poursuit alors son développement et hiverne au 2ème ou 3ème stade larvaire dans une feuille desséchée de la plante hôte. Durant cette période, elle peut supporter une immersion de plusieurs semaines (crues des rivières).

2.4 : Caractéristiques écologique


            1°- Régime alimentaire

Les chenilles qui se tiennent à la base des feuilles sont monophages stricts durant les trois premiers stades, et se nourrissent du limbe foliaire des plants de Rumex. Ce comportement alimentaire a pour conséquence la formation de petites « fenêtres » translucides sur les feuilles. À partir du quatrième stade, les chenilles mangent la feuille dans toute son épaisseur.

Les imagos sont floricoles. Ils ont été observés principalement sur les Menthes (Mentha ssp.), la Gesse des prés (Lathyrus pratensis), la Pulicaire dysentérique (Pulicaria dysenterica), le Lythrum salicaire (Lythrum salicaria), le Cresson amphibie (Rorippa amphibia), l’Eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum), le Cirse des marais (Cirsium palustre), la Berce sphondyle (Heracleum sphondylium) et l’Origan (Origanum vulgare) ; plus rarement sur le Silène dioïque (Silene dioica), le Chardon des champs (Cirsium arvense) et la Valériane officinale (Valeriana officinalis).

            2°- Comportement

Les imagos sont capables de se déplacer sur de longues distances (plusieurs kilomètres), grâce à leur vol rapide et endurant. Les mâles peuvent avoir un comportement territorial dans un rayon d’une vingtaine de mètres autour d’un perchoir (végétation herbacée élevée dans une zone ouverte).

2.5 : Caractérisation de l’habitat d’espèce – Exigences écologiques


            1°- Habitat

En Alsace, l’espèce se rencontre surtout en plaine et vole dans des prairies humides extensives (Calthion, Molinion), des près à litière, des formations à hautes herbes (mégaphorbiaie, cariçaies) et les roselières plus ou moins sèches. On le trouve aussi le long des ruisseaux, des fossés humides et dans les grandes clairières des forêts humides. La hauteur de la végétation peut être variable, de 0,20 m à 1,50 m. Pour sa reproduction, l'espèce est liée à la présence de rumex non acidiphiles.

LHONORE (1998) indique que dans l’ouest de la France, de nombreuses petites populations relictuelles ne fréquentent plus des grandes prairies humides mais sont souvent cantonnées autour de petits fossés humides non fauchés, voir des talus de bord de route. Des stations de ce type sont connues en Alsace comme par exemple à Rhinau.

En Alsace, l'espèce est assez bien repartie dans le Bas-Rhin. Elle et fréquente principalement la bande rhénane, les Rieds de la plaine, les vallées vosgiennes, le piémont des Vosges gréseuses et les vallées de l’Isch et de la Sarre. On trouve le Cuivré des marais plus localement dans la vallée de la Lauter, les Vosges moyennes, le Sundgau et les Vosges du Nord.

L'espèce semble pouvoir subsister sur des sites de petite surface (inférieure à 1 ha) et parfois dans des milieux fortement anthropisés, notamment en raison de certaines de ses plantes hôtes, qui sont euryèces (peu exigeantes et colonisant des petites stations).

D’après GOFFART (2004), l’habitat du Cuivré des marais doit réunir, dans un périmètre de quelques hectares, un certain nombre d’éléments permettant de répondre aux besoins de l’espèce à tous les stades de son cycle de vie, en particulier :

  • des plantes nourricières pour les chenilles (Rumex), en densité et situation adéquate ;

  • des sources de nectar suffisantes et variées pour les deux générations d’adultes ;

  • des espaces herbacés ensoleillés et donc relativement ouverts, peu ou pas exploités, soumis au plus à des fauches limitées ou à un pâturage très extensif ne supprimant pas les différentes ressources à un moment crucial du cycle.

            2°- Structure des populations - dispersion

Le Cuivré des marais est une espèce d’origine eurasiatique dont l’aire de répartition est morcelée depuis la France jusqu’à la Chine en petites populations. Depuis son implantation à l’époque tardigaliciaire, le Cuivré des marais a subi deux isolements successifs, paléogéographique et climatique d’abord, puis un second consécutif aux activités humaines et qui se poursuit aujourd’hui, engendrant des populations fermées souvent à la limite de l’insularité (LHONORE, 1998).

Les adultes peuvent s’éloigner de plusieurs kilomètres (jusqu’à 20 km) de leur lieu d’origine, ce qui leur permet de coloniser de nouveaux biotopes, contrairement à d’autres espèces de papillons plus sédentaires. En France, ce comportement vagabond concerne principalement la deuxième génération (BENSETTITI, 2004).

            3°- Alimentation

L’absence de Rumex est un facteur limitant pour le développement des chenilles. Pour les imagos, les exigences alimentaires sont moindres et les capacités de déplacement de cette espèce permettent la recherche de sites favorables sur plusieurs kilomètres autour du site d’émergence. Sur les stations, il semble toutefois que la présence de plantes nectarifères comme les Menthes ou les Pulicaires soient indispensables pour l’alimentation des adultes (LHONORE, 1998).
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