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date de publication18.05.2017
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IFSI CHU de Martinique




EVALUATION UE 2.5-S3

PRÉLÈVEMENTS ORIFICES

GROUPE de TD 4
GUILON Géraldine

HAJJ Nadine

JACQUELIN Madly

JACQUERAY Valérie

JAUNE Jemmy

JEAN-BAPTISTE Vincent

JERPAN Jennifer

JOACHIM Lucette

JOSEPHINE Fabrice

JULIEN Cédric

KICHENIN Vanessa
Sommaire

INTRODUCTION

Généralités

I-Prélèvements de la sphère ORL

A- Prélèvement d’origine auriculaire (Oreille)

Définition

But du prélèvement

Indication

Préparation du matériel

Fiches techniques

Risques et complications

Surveillance IDE

B-Prélèvement nasal (nez)

Définition

But

Indication

Préparation du Matériel :

Fiche Technique

C- Prélèvement pharyngé (Gorge)

Définition

But

Indications

Préparation du matériel :

Fiche technique :

Risques et complications:

Surveillance IDE

II- Prélèvements Génitaux

définition

But du prélèvement génital

Indications

A- Le prélèvement de la flore vaginale

Préparation du matériel

Techniques

B- Le prélèvement au niveau de l’endocol (partie interne du col)

Définition

Indication

Préparation de la patiente et du matériel

Technique

C- Le prélèvement urétral

Préparation du patient et du matériel

Fiche technique

Risques et complications de ces prélèvements

Surveillance IDE après le soin:

CONCLUSION

Bibliographie

INTRODUCTION




La prise en soin d’un patient dans sa globalité, avec l’objectif de lui fournir des soins adaptés à son cas, requiert quelques fois que l’on ait recours à des prélèvements pour examen bactériologiques.
Il s’agit de prélever au niveau de l’organisme, des fluides biologiques, des fragments cutanés, ou de muqueuse.
Les prélèvements pour examens bactériologiques sont indiqués lors:


  • D’infections locales suspectées par des signes cliniques.

  • De recherche d’une porte d’entrée suite à une infection non identifiée.

  • D’enquête épidémiologique communautaire suite à une infection liée au soin étiquetée apparue dans un service de soins.

  • De l’admission de patients hospitalisés venant de pays à risques.



Ce sont des prélèvements réalisés sur prescription médicale, plusieurs sites de l’organisme peuvent être explorés.
Notre exposé sera basé sur les prélèvements au niveau d’orifices:


  • Parties ORL

  • Oreille

  • Nez

  • Gorge




  • Parties Génitales

  • Vagin

  • Endocol

  • Urètre


Généralités


  • Le prélèvement d’orifice est un geste qui consiste à prélever une petite quantité de matière biologique au niveau d’un orifice (oreille, nez, gorge, parties génitales). Il a pour but de rechercher et d’identifier la présence d’éventuelles bactéries responsables d’infection localisées au niveau de ces sites.




  • Cadre législatif du prélèvement

Article R4311-7 du CSP, du décret n°2004-802 du 29/07/2004 relatif à l’exercice de la profession IDE


  • Pour tout prélèvement:




  • Vérifier la bonne conformité de la prescription médicale

  • Informer et préparer le patient à l’examen et obtenir son accord

  • Préparer le matériel nécessaire

  • Identifier les prélèvements (identitovigilance)

  • Respecter les "précautions standards"

  • Tracer les soins sur le dossier du patient




  • Quels que soient la nature et le site du prélèvement, le préleveur doit noter sur le support de prescription toute difficulté ou incident rencontrés lors de la réalisation du prélèvement.

I - Prélèvements de la sphère ORL

A- Prélèvement d’origine auriculaire (Oreille)

  • Définition


Le prélèvement auriculaire est un examen cytobactériologique prescrit par le médecin. Il permet la recherche et l'identification d'éventuel agent pathogène responsable d'infection localisée dans l'oreille externe ou moyenne.

  • But du prélèvement


Cet examen se fait dans un but diagnostic. Dès que l'élément pathogène est identifié, il est possible de réaliser un antibiogramme (test de sensibilité d'une souche bactérienne face à un ou plusieurs antibiotiques), afin de guider le médecin dans sa prescription d'antibiotique.

  • Indication


Le prélèvement auriculaire est indiqué dans les cas :

  • d’otalgie : douleur de l’oreille (otite externe, moyenne et récidivante)

  • otorrhée : écoulement de l’oreille qui peut être sanglant (otorragie) ou de liquide céphalo rachidien (otoliquorrhée)


L'infirmière est autorisée à réaliser les prélèvements au niveau de l'oreille externe.

L’otite externe est une infection cutanée ou sous cutanée du conduit auditif généralement causée par les germes suivants :

  • Proteus

  • Pseudomonas (aeruginosa)

  • Staphylococcus aureus

  • Champignons : candida ou aspergillus


Dans le cas d’otite moyenne aiguë (inflammation du conduit auditif), , les prélèvements sont pratiqués par l'Oto-Rhino-Laryngologiste.

Il réalise une paracentèse, qui est une incision du tympan. Cette dernière permet l'évacuation des sérosités de l'oreille moyenne vers l'oreille externe. Le prélèvement se fera par écouvillonnage ou aspiration au niveau du canal externe qui aura été préalablement nettoyé.

  • Préparation du matériel


  • Gants stériles IDE oui

  • Solution hydro-alcoolique IDE oui

  • Lampe (éclairage direct) IDE oui

  • Lames (selon l’examen demandé ou le germe recherché)

  • Écouvillons IDE oui

  • Containers réglementaires pour les DASRI IDE oui

  • Poubelle pour usage ménager IDE oui

  • Boite à paracentèse (spéculums auriculaires, manches et aiguilles à paracentèse, pince de Politzer porte coton pour nettoyage et prélèvement éventuelle)

  • Miroir de CLAR

  • Haricots

  • Produit anesthésique local

  • Tubes de prélèvement IDE oui

Matériel du le médecin.

L’infirmière (er) n’a pas besoin de gants stériles pour un écouvillonnage de l’oreille externe.

L’anesthésie locale doit être prescrite par le médecin
  • Fiches techniques


Avant tout prélèvement,

  • Vérifier l'identité du patient ainsi que sa prescription médicale, ainsi que les informations renseignées surtout si le patient suit un traitement antibiotique

  • Informer le patient des modalités et du déroulement du soin,

  • Installer le patient en position assise

  • Préparer le matériel

  • Se laver les mains

  • Mettre ses gants à usage unique


Pour les infections de l'oreille externe:

  • éliminer les débris et les croûtes présentes dans le conduit auditif externe avec un écouvillon humide (sérum physiologique, avec NaCl 0,9% stérile)

  • réaliser deux écouvillonnages successifs (étalement sur la lame, mise en culture)

  • Casser l'écouvillon et placer celui-ci dans le milieu de transport; veiller à ce qu'il soit bien fermé.


Par la suite nous devons:

  • Éliminer le matériel de prélèvement dans le container prévu à cet effet

  • Identifier chaque prélèvement (Nom, Prénom, Date de Naissance)

  • Noter la date et l'heure du prélèvement


Les écouvillons doivent être correctement fermés. L'acheminement des prélèvements doit respecter les délais qui sont de:

  • délai d’acheminement < 4 heures sans milieu de transport

  • délai d’acheminement < 24 heures avec milieu de transport
  • Risques et complications


  • Irritation causée par un corps étranger, ou un traumatisme provoqué en cas d'une intrusion trop profonde de l'écouvillon

  • Perforation du tympan

  • Douleur dû à la manipulation du pavillon de l'oreille

  • Obstruction du conduit auditif

  • Diminution de l'acuité auditive

  • Dispersion des agents pathogènes suite à des erreurs de manipulation

  • Non fermeture spontanée du tympan (paracentèse)

  • Vertiges, déséquilibre



  • Surveillance IDE et éducation


  • Vérifier la qualité de l'audition (test auditif)

  • Surveiller les réactions du patient (oreilles)

    • rougeur,

    • douleur,

    • écoulement (couleur, quantité)

    • température

  • Ne pas introduire d'eau dans le conduit auditif externe

  • Expliquer la prise des antalgiques

  • Ne pas utiliser de coton-tige, nettoyer l'orifice externe du conduit auditif



B - Prélèvement nasal (nez)

  • Définition


Le frottis nez est un prélèvement utile pour le diagnostic bactériologique de la sphère ORL. Les fosses nasales arborent une flore commensale composée essentiellement de Staphylocoques, de Corynébactéries, et de Neisseriae. Un portage de germes potentiellement pathogènes est courant. Pour les sinus (cranio-faciaux), ils correspondent à un ensemble de cavités para nasales tapissées d'un épithélium cilié et qui sont stériles à l'état normal.

Les prélèvements au niveau des sinus se font par l’ORL
  • But


Mettre en évidence la présence de germes pathogènes en isolant la ou les bactéries présumées de l’infection et en évaluant leur (s) sensibilité aux antibiotiques.

  • Indication


  • Dépistage des porteurs de staphylococcus aureus ou doré (c’est une pratique courante avant une opération cardiaque ou orthopédique (car il peut induire une infection du site opératoire)

  • Folliculite profonde

  • Furonculose chronique

  • Hémodialyse ?



  • Préparation du Matériel


  • Solution hydro-alcoolique

  • Gants à usage unique

  • Ecouvillons fin

  • Lames

  • Sac poubelle DASRI

  • Sac plastique étanche/ tube

  • Sérum physiologique stérile

  • Étiquettes pour identifier les écouvillons

Le prélèvement est réalisé et/ou acheminé au laboratoire

  • Fiche Technique


  • Après avoir informé le patient des modalités de l’examen et avoir préparé le matériel:

  • Se désinfecter les mains et mettre les gants à usage unique.


Pour le nez (fosses nasales):

  • On utilise un écouvillonnage simple:

  • Mouiller l’écouvillon avec une solution physiologique (0.9% NACL) ou le laisser sec.

  • Ecouvillonner les deux narines en tournant 3-4 fois l’écouvillon sur une profondeur maximum de 1-2cm. Utilisé le même écouvillon pour les deux narines.

  • Refaire pareil avec un autre écouvillon (l’un servira pour la coloration de gram, l’autre pour les ensemencements. La culture se fait sur géloses spécifiques.)

  • Le prélèvement peut être conservé à température ambiante pendant 24h maximum.


Pour les sinus (au niveau du méat moyen):

  • Recueil du liquide de lavage sinusien dans un pot de prélèvement stérile

  • Ou recueil des sécrétions purulentes par ponction à la seringue (sous anesthésie locale ou générale, réalisé par le médecin ORL. Cette procédure est propre à chaque opérateur.



  • Risques et complications


  • Souillures externes

  • Epistaxis

  • Gène ou douleur au niveau du site de prélèvement

  • Difficulté à respirer par le nez

  • Œdème de la face



  • Surveillance IDE


  • Des risques et complications

  • Surveillance état général du patient (douleur, saignements…)

  • Signes de gravité ou de surinfection

Veiller à :

  • Etiquetage du prélèvement (Nom, prénom, âge du patient)

  • Compléter le bon de demande d’examen (identité patient et préleveur, heure et site de prélèvement).

  • Respect des délais et condition d’acheminement du prélèvement.

  • Respecter les règles d’asepsies

C- Prélèvement pharyngé (Gorge)

  • Définition


Il s’agit de prélever des sécrétions, des mucosités ou du pu, au fond de la gorge ou sur

les amygdales en vue d’un examen bactériologique.

  • But


Le but étant d’isoler la flore pathogène et d’étudier la sensibilité du germe aux antibiotiques en vu de la mise en place une antibiothérapie le plus rapidement que possible.

  • Indications


  • L’indication recherchée c’est la présence du streptocoque A, dans la cavité buccale et pharyngée; qui est fréquemment impliqué dans les pharyngites ou les angines (pseudomembraneuse, érythémateuse, ulcéro-nécrotique, vésiculeuse).

  • Le prélèvement à une visée diagnostic, en cas de suspicion d’angine, de stomatite, mais aussi de dépistage chez des porteurs asymptomatique de méningocoque ou de diphtérie.



  • Préparation du matériel


  • Anesthésiant (Xylocaïne en spray).

  • Deux écouvillons stériles

  • Gants non stériles

  • Masque

  • Abaisse langue

  • Sac plastique (y mettre le prélèvement étiqueté, +feuille d’accompagnement)

  • Un éclairage scialytique ou une lampe de poche

  • Un plateau

  • Sac à élimination des déchets (DASRI)



  • Fiche technique


Au delà de toutes les généralités communes aux différents prélèvements ici :

  • Patient à jeun ou avant un repas, avant tout soin local et avant antibiothérapie

  • Matériel préparé sur un plateau.

  • Effectuer une friction des mains avec solution hydro-alcoolique.

  • Mettre des gants et mettre un masque.

  • Avec le spray anesthésiant prescrit par le médecin), anesthésier la gorge quelques minutes avant le prélèvement.

  • Sortir l’écouvillon de son emballage en le saisissant par le bouchon à l’extrémité de la tige sans le toucher.

  • Bouche ouverte, abaisse langue dégageant le pharynx : prélever au niveau des zones pathologiques sur chaque amygdale en évitant le contact avec la cavité buccale et la langue.

  • Procéder à l’écouvillonnage des amygdales ou en leur absence, des piliers du voile du palais,

  • Ranger l’écouvillon dans l’emballage stérile

  • Identifier le prélèvement

  • Faire une friction des mains

  • Noter sur le bon bactériologique la localisation ou l’origine du prélèvement et les informations pouvant aider le biologiste (Température élevée, antibiotique).

  • Envoyer le prélèvement immédiatement au laboratoire (acheminement inférieur à 2 heures)

  • Tracer le soin dans le dossier de soins IDE



  • Risques et complications:


  • Erreur de manipulation lors du prélèvement conduisant à la reproduction et à la dispersion du germe.

  • Souillure extérieure par erreur de manipulation des écouvillons pouvant fausser les résultats.

  • Effets secondaires xylocaïne localement : fausse route

  • Risque allergique
  • Surveillance IDE


  • Tracer le soin, les prélèvements effectués ainsi que les remarques dans le dossier patient

  • La Surveillance clinique s’effectue au niveau de l’état général du patient (température, pouls, surveiller secrétions ou écoulements purulents) et le risque de fausse route+++

  • De l’absence ou de la présence de saignements et/ou de douleur

  • Et de signes de surinfections éventuelles


II- Prélèvements Génitaux

  • Définition


Un prélèvement génital consiste à prélever quelques cellules ou des sécrétions génitales afin de réaliser une analyse bactériologique.

  • But du prélèvement génital


Ce prélèvement permettra de détecter et d’identifier des bactéries responsables d’infections génitales, ainsi que des infections sexuellement transmissibles afin de poser un diagnostic médical.

  • Indications


Un prélèvement génital est généralement indiqué en cas de suspicion d’infection d’un organe de l’appareil génital avec des symptômes tels que:

  • Des leucorrhées (pertes blanches), ou pertes vaginales anormales ou malodorantes.

  • Des saignements anormaux.

  • Des ulcérations génitales.

  • Des brûlures lors de la miction (ceci va plutôt en faveur d’une infection urinaire)

  • D’écoulement purulent chez l’homme.

  • De douleurs testiculaires ou prostatiques.


En fonction des symptômes et des indications, le prélèvement génital peut se faire sur plusieurs sites:

  • Chez la femme:

  • Prélèvement de la flore vaginale.

  • Prélèvement au niveau de l’endocol (partie interne du col de l’utérus - un tunnel).


  • Chez l’homme :

  • Le prélèvement urétral

A- Le prélèvement de la flore vaginale



Il consiste à recueillir des sécrétions vaginales à l’aide d’un écouvillon (coton-tige spécial) au niveau du vagin en vue de l’examen bactériologique, à visée diagnostique et thérapeutique.

  • Préparation du matériel


  • Vérifier la prescription médicale,

  • Récupérer le questionnaire rempli par la patiente. (fiche de renseignement remis préalablement à la patiente)

  • S’assurer que la patiente ait suivi les recommandations (pas de toilette intime, ni traitement local avant le prélèvement, pas de rapport sexuel les 24 heures précédents l’examen.

  • L’informer quant au déroulement du soin et préparer le matériel.

  • Des gants à usage unique

  • Spéculum (usage unique)

  • 1 écouvillon avec milieu de transport (gélose)

  • 1 écouvillon sec pour lames de cytologie

  • 1 spéculum



  • Techniques



Chez la femme pubère:

  • Poser un spéculum, visualiser le col

  • Prélever au niveau du cul de sac vaginal et du col

  • Enfoncer l’écouvillon dans la gélose de conservation

  • Prélever au niveau des mêmes sites avec l’écouvillon sec

  • Faire rouler les écouvillons sur les lames pour le dépôt

Chez la femme vierge ou la fillette:


  • Écarter les lèvres légèrement

  • Écouvillonner l’entrée du vagin sans traumatisme avec l’écouvillon sec pour les lames et 1 écouvillon avec milieu de transport pour la bactériologie classique vaginale.


Chez la femme âgée :

  • Lavage soignée à l’eau savonneuse de tout le périnée

  • Spéculum facultatif

  • Écouvillon au niveau du vagin avec 1 écouvillon sec pour les lames et l’écouvillon avec milieu de transport.



Au cours de la grossesse (36SA) :

Un prélèvement vaginal est préconisé afin de déceler toute infection par le streptocoque B.

Il existe également une technique d’auto-prélèvement.

B- Le prélèvement au niveau de l’endocol (partie interne du col)




  • Définition


C’est un prélèvement réalisé par un médecin ou une sage-femme.

Des cellules endocervicales et de la glaire cervicale seront prélevées pour examen bactériologiques + recherche de chlamydia +/-mycoplasmes génitaux.

  • But


Une culture de prélèvement au niveau de l’endocol permettra d’identifier les bactéries qui causent l’infection et de mettre en place une antibiothérapie.

  • Indication


Le médecin prescrira une culture de prélèvement au niveau de l’endocol dans les cas suivants:

  • Les leucorrhées ont augmentées de manière significative, leur consistance s’est modifiée

  • Douleurs pelviennes et fièvre.

  • Si la patiente encourt un risque important d’infection sexuellement transmissible comme une chlamydiose ou une gonorrhée (“chaude-pisse”, risque d’endommager le col de l’utérus).

  • La patiente présente des symptômes d’infection vaginale.




  • Préparation de la patiente et du matériel


  • Comme pour le prélèvement vaginal, des recommandations au sujet de l’absence de toilette intimes, de rapport sexuel de traitement local ainsi qu’un questionnaire à remplir.

  • La patiente est prévenue du moment, du déroulement du soin, des risques….


Le matériel à préparer sera:


  • 1 écouvillon avec milieu de transport pour la recherche bactérienne

  • 1 écouvillon spécifique avec milieu de transport chlamydiae (à demander au laboratoire)

  • 1 milieu de transport Mycoplasmes ( à demander au laboratoire) .

  • pince longue et compresse +antiseptique



  • Technique





  • Préciser le site de prélèvement (endocol) sur le bon de demande

  • Une fois la patiente installée, mettre en place le spéculum

  • Nettoyer l’exocol (pince et compresse antiseptique), laisser agir 1 minute puis renouveler l’opération.

  • Rincée avec une compresse imbibée de sérum physiologique

  • Introduire l’écouvillon avec milieu de transport pour la recherche bactérienne (bouchon violet) jusque dans la cavité fusiforme de l’endocol et par un frottement léger, ramener de la glaire cervicale et des cellules endocervicales,

  • Renouveler le geste avec l’écouvillon pour la recherche de chlamydia trachomatis, puis introduire l’écouvillon dans le tube de milieu de transport spécifique (bouchon rouge) et le briser au niveau de la ligne de repère.

  • prélever avec le 2ème écouvillon du sachet chlamydia et le décharger immédiatement dans le flacon contenant le milieu de transport spécifique pour Mycoplasmes.

Le prélèvement sera acheminé rapidement.


C- Le prélèvement urétral


Les prélèvements urétraux sont pratiqués pour différencier les types d’infections urétrales.

Dans la plupart des cas, l’examen clinique suffit cependant à les différencier.

Le prélèvement urétral est surtout pratiqué chez l’homme mais il doit être pratiqué chez la femme lorsqu’elle présente des signes de dysurie et pollakiurie non expliqués par une cystite.

Il est employé généralement pour détecter la présence de maladies sexuellement transmissibles (MST) chez l'homme et plus particulièrement le gonocoque lors d'une mise en culture classique.

Ce test peut permettre également de détecter Chlamydia trachomatis qui nécessite une technique de détection par biologie moléculaire.

  • Préparation du patient et du matériel


  • 2 Lames pour frottis

  • 1 ou 2 écouvillons fin

  • Une paire de gants stériles ou double doigtiers (si disponibles. Si non, bien protéger d’éventuelles lésions des mains et se les laver soigneusement après le prélèvement).

  • 1 (ou 2) écouvillon classique avec milieu de transport.

  • Vérifier que le patient n’a pas fait de toilette intime et qu’il n’a pas eu d’urine au moins 2 heures avant (examen pratiqué par le médecin, le matin, avant la 1ere miction),

  • Remplir le formulaire de demande d’examen (pour le laboratoire)

  • Préparer le patient psychologiquement

  • Récupérer le questionnaire



  • Fiche technique



Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :


  • Présence d’un écoulement purulent (surtout chez l’homme) : recueil de cet écoulement sur l’écouvillon ou plus simplement dépôt direct d’une partie de goutte sur chaque lame. Poser immédiatement la lamelle sur l’une d’elle pour éviter l’évaporation.

  • Chez l’homme, placer le pouce sur la face inférieure de la verge et tout en maintenant une pression modérée, remonter sur 5 cm d’un mouvement lent (2 à 3 secondes). Répéter 3 à 5 fois le massage jusqu’à ce que du pus apparaît au méat. Pressez le gland pour faire sortir le liquide.

  • Chez la femme procéder de façon comparable mais en massant l’urètre contre la symphyse pubienne avec un doigt vaginal.




  • Pas ou peu d’écoulement : enfoncer l’écouvillon humidifié de 0.5 à 1 centimètre dans le méat urétral, le tourner une fois sur lui-même si possible, puis retirer délicatement, pour ne pas laisser le bout de coton dans l’urètre. Chez l’homme, maintenez le sexe avec l’autre main.

  • En l’absence d’écoulement : on peut aussi prélever le premier jet d’urine si il n’y a pas eu de miction récente, le patient commence à uriner directement dans le flacon et il retire le flacon de sous le jet quand il est environ rempli au 1/4 (pour un flacon de 40 ml ).


Cas particuliers : Lorsque la prescription ne demande que la recherche de Chlamydiae : Recueillir l’urine du 1er jet (le matin, sans avoir uriné la nuit). Ne pas faire de prélèvement urétral.


  • Pour la femme

  • Après avoir installée la patiente en position gynécologique, écarter les grandes lèvres et introduire un écouvillon fin au niveau du méat urétral sur environ 1cm.

  • Imprimer une légère rotation contre les parois pour recueillir des sécrétions et des cellules épithéliales.

  • Enfoncer l’écouvillon fin à la place de l’écouvillon classique dans le milieu de transport.

  • Prélever de la même façon un deuxième écouvillon fin

  • Réaliser des dépôts en faisant rouler cet écouvillon sur les lames.



  • Risques et complications de ces prélèvements


  • Risque de souillures internes par erreur de manipulation des écouvillons pouvant fausser les résultats. Il faut maîtriser les gestes techniques.

  • Risque infectieux.

  • Très douloureux pour l’homme (P.urétral), maîtriser la technique.

  • Risque de malaise, de sensations désagréable, de fourmillement au niveau des membres inférieurs (position gynécologique pour les femmes, anxiété...).

  • Hémorragie

  • Précautions particulières avec la femme enceinte,pubère, la personne âgée.



  • Surveillance IDE après le soin


  • Si traitement antibiotique, noter le nom de l’antibiotique et la posologie sur le document du laboratoire,

  • Respect des conditions et délai d’acheminement du prélèvement, délai d’acheminement : sans milieu de transport < 4h (à température ambiante) et avec milieu de transport < 24h (maintenir à une température entre 2°C et 8°C)

  • Surveiller l’absence de saignement ou d’écoulement anormal (local).

  • Observation de l’état général du patient

  • Surveillance des paramètres vitaux, la douleur.

CONCLUSION


Nous avons compris que ces prélèvements sont à visé préventif, diagnostic et/ou curatif.
La qualité du prélèvement conditionne l’interprétation des résultats.

Une prise en charge optimale ne s’envisage que dans le cadre d’une collaboration interdisciplinaire entre les différents acteurs.
Le laboratoire prend le relai afin que les bactéries en cause soient identifiées, que l’antibiogramme soit établi et que l’antibiothérapie soit mise en place par le médecin par le biais d’une prescription que l’infirmière appliquera.
Les prélèvements au niveau des orifices ne sont pas toujours effectués par l’infirmier(e) mais quelquefois par un médecin, un technicien de laboratoire titulaire du certificat de prélever, un pharmacien-biologiste, toute personne habilitée, ou en auto-prélèvement.
Cependant, une bonne connaissance de leur indication, de leur déroulement, des risques et complications ainsi que des surveillances post-prélèvement, nous permet d’être efficaces dans nos soins au sein d’une équipe pluridisciplinaire.


Bibliographie



http://www.bioltrop.fr
http://www.e-sante.be/examen-biologique-prelevement-uretral/guide/1652
http://www.laboratoire-vienne.com/manuel-de-prelevement/realisation-des-prelevements
http://www.aml-lab.be
http://www.labo-bioalliance.fr
www.dyomedea.eu
www.ulb-ibc.be
www.groupelcd.com
www.lasantesurtout.com
http://docplayer.fr/8854641-Manuel-des-prelevements.html
http://www.mediterranee-infection.com

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