Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques








télécharger 344.93 Kb.
titreIi composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques
page8/9
date de publication18.05.2017
taille344.93 Kb.
typeDocumentos
b.21-bal.com > droit > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9

A) Les grandes dates de l'ère de la biologie moléculaire



1928 : première expérience de Griffith :

Il a pris des souches de pneumocoques R (non pathogènes) injectées à des souris (vivantes.) Il a ensuite pris des souches pneumocoques S vivants (pathogènes) avec des souris : les souris meurent. Enfin, il a pris des pneumocoques R et S tuées avec des souris : les souris meurent et on retrouve des pneumocoques S vivants.

 Il y a eu transmission de certains caractères d'une souche à l'autre.

1944 : Avery et Mc Leod :

Souches R de pneumocoques avec un broyat de S ajouté à des souris : les souris meurent et S vivants.

 ADN extrait du broyat de S ajouté à des souris : souris meurent et S vivants. L'ADN est vecteur de l'hérédité.
1953 : Structure double hélice de l'ADN par Watson et Crick.

1960 : Élucidation du code génétique par Crick et Brewner.

1970 représente le véritable décollage de la biologie moléculaire avec la mise au point de techniques telles que l'électrophorèse, l'ultracentrifugation, les méthodes de marquage, la microscopie électronique et surtout la découverte des enzymes de restriction.
Tous les laboratoires du monde travaillaient sur le problème, chacun de leur coté, en 1985 : proposition de mise en place d'un programme de génome humain pour coordonner et systématiser l'analyse moléculaire de l'ADN humain dans différents pays (États Unis, France, Grande Bretagne, Italie, Japon.)

1989 : Démarrage du programme par un financement des États-Unis de 100 millions de dollars.

1991 : Premier résultat avec la carte physique complète du chromosome 21, responsable de la trisomie et un chromosome sexuel mâle Y Par Cohen en France.

1992 : Première carte globale du génome humain, elle peut être comparée à la carte de la terre dessinée par Christophe Colomb.

1995 : Carte de deuxième génération.

B) Le programme génome humain



Ce programme est à trois niveaux (objectifs) : la cartographie génétique, la cartographie physique et le séquençage.

Ces trois objectifs sont interdépendants, mais il est commode de les distinguer en vue de leur analyse.

C) Les deux cartes et le séquençage

1) La cartographie génétique

a) Les objectifs
L'objectif d'une cartographie génétique est de déterminer la position, les uns par rapport aux autres, d'un certain nombre de caractère héréditaire. Exemple : la couleur des yeux, la forme du nez, la présence d'une enzyme telle que la catalase. Cette carte va être établie en suivant la transmission des caractères concernés, elle en examine les associations éventuelles et si l'on constate que deux caractères sont presque toujours hérités ensemble, on en déduira que les deux gènes correspondant sont situés près l'un de l'autre sur le même chromosome.


Trois éléments sont indispensables à une telle analyse :


- Le polymorphisme : l'existence de versions différentes du même caractère et donc du gène qui le détermine.
- L’existence de familles aussi étendues que possible et qui soit accessibles à l'étude et dans lesquelles les liens de parentés sont bien connus pour pouvoir faire des statistiques. Ce que l'on pourra alors mesurer sera un degré de proximité, une distance, et par extension un ordre. Exemple : le locus C se trouve entre les locus A et B.


- Il faut que le caractère étudié soit monogénique, or de nombreux caractères comme la taille ou l'intelligence résultent de l'interaction de nombreux gènes avec le milieu et ne sont pas directement accessibles à une telle analyse.
b) Établissement de la carte génétique
Unité de la carte : cM = centimorgan.

Un centimorgan représente la longueur ou le nombre de bases de l'ADN pour une recombinaison.

Une recombinaison signifie que le risque de recombinaisons entre deux locus lors de la transmission du chromosome du parent à l'enfant existe, et ceci pour 1000 kB.
Recombinaison = échange entre 2 segments homologues d'ADN.
c) Résultats
Les résultats (première carte du génome) ont été publiés avant le programme génome humain en 1987 par Donis - Keller + 50 chercheurs aux États-Unis. Cette carte a été établie à partir de la méthode du polymorphisme de restriction et de la technique de Southern Blot.
1992 : Deuxième carte établie par J.Weissenback en France grâce au Téléthon permettant l'ouverture du laboratoire Généthon. Elle est plus utilisable et informative. Elle a été établie par la méthode des microsatellites et la technique du PCR.


d) Rôle
C’est le premier balisage, il sert de cadre et de point de départ aux études plus précises que sont la cartographie physique et le séquençage.
2) La cartographie physique

a) Les objectifs
Elle correspond à une description plus proche de la réalité moléculaire et se réfère à la molécule d'ADN. Il s'agit de déterminer la position des gènes sur les chromosomes ainsi que la distance et le nombre de nucléotides qui les sépare.
b) Établissement de la carte physique
Son établissement est déduit de l'étude de l'ADN par différentes expériences biochimiques, qui sont :

  • La coupure de l'ADN par les enzymes spécifiques (principalement les enzymes de restriction) ;

  • La séparation des fragments par électrophorèse en champs pulsés, ce qui permet de séparer les fragments de 20000 à 106 bases ;

  • L’hybridation in vivo avec des sondes; clonage de grand segment d'ADN jusqu'à 1 million de base.


L'ensemble de ces expériences aboutit à définir précisément l'arrangement des gènes le long d'une fibre d'ADN. L'unité est une distance exprimée en base et ses multiples.

On va trouver la position des gènes les uns par rapport aux autres. On a des gènes clonés correspondant aux cistrons ou exons qui s'expriment. On peut aussi positionner des segments d'ADN dit « anonymes » : les introns qui ne s'expriment pas (par la synthèse de protéines.)
c) Résultat
Carte d'E. Coli découverte par Kohara et ses collaborateurs en 1987.

E. Coli : 4 800 000 bases établies.

En 1992 : carte de deuxième génération.
d) Rôle
A partir du moment où l’on a en notre possession des centaines ou des milliers de clones dont on a reconnu le recouvrement, il est possible de rendre cette zone directement accessible, et si l'on apprend par l'analyse génétique que le gène inconnu impliqué dans une maladie se trouve entre les sondes A et B, alors une étude détaillée assortie de comparaison entre un malade et un individu témoin permettra de l'identifier.

3) Complémentarité des deux cartes
La carte génétique peut comporter les caractères dont les gènes ne sont pas connus ; l'important étant qu'il présente un polymorphisme. En revanche, la carte physique inclue des régions d'ADN identiques chez tous les individus non-accessibles à l'étude génétique puisque non polymorphes.

L'ordre des repères sera le même sur les deux cartes.
4) Le séquençage
Jusqu'en 1998, la position de la recherche en France était que les cartes physiques et génétiques n'étaient pas assez avancées et que connaître le séquençage (l'ordre des bases dans le génome humain) remplirait 2000 volumes de 500 pages ; or, 10% représentent les 100 000 gènes de notre patrimoine et il y a 90% dont on ne connaît pas l’utilité.
Or, un laboratoire aux États-Unis a voulu commercialiser des gènes avec l’intention de breveter le génome humain. Problème.

Dès 1998, tout le monde s'est mis au séquençage et en 2000 : aboutissement du séquençage du génome humain.
II) Les outils évolutifs de l'analyse des acides nucléiques

A) Les enzymes

1) Les enzymes qui dégradent les acides nucléiques
Ce sont les nucléases.
a) Classification suivant leur mode d'action
Il existe deux groupes :

- Les exonucléases qui dégradent les acides nucléiques à partir des extrémités par rupture de la liaison phosphodiester des nucléotides terminaux.

- Les endonucléases qui rompent les liaisons phosphodiesters qui relient les nucléotides internes dans la molécule.
b) Clivage de la liaison phosphodiester


Soit la coupure de la liaison phosphodiester est en (a), la coupure est dite en 3' et on obtient des 5' phosphate p5’N.
Soit la coupure est en (b), la coupure est dite en 5' et on obtient des 3' phosphate : Np3’.
c) Classification des enzymes suivant la nature de l'acide nucléique

1-Les enzymes qui dégradent l'ARN
Leur nom : ribonucléase : Rnase.

Dans ces ribonucléases, on va avoir des endonucléases et des exonucléases.

L'ensemble de ces enzymes est donné page 2.


Les endonucléases :
La pancréase coupe du coté 5' entre une base purique et une base pyrimidique.
La Rnase du foie du rat coupe du coté 3' sans spécificité particulière.
La takadiatase coupe du 5' entre guanine et base quelconque.
La T2 coupe coté 5' entre Adénine et une base quelconque.
U2 coupe coté 5' entre base purique et une base quelconque.

Les exonucléases : voir ADN.
2-Les enzymes qui dégradent l'ADN double brin
Ce sont des dnases : désoxyribonucléase.

Les Dnases endonucléases

 Spécificité de clivage basée sur la coupure de la liaison phosphodiester entre deux bases
Dnase I pancréatique qui coupe en 3' entre base purique et pyrimidique.
Dnase II qui coupe en 5' entre base purique et cytosine.
Phosphoesterase qui coupe en 3' entre deux bases quelconques.
 Spécificité de clivage de l liaison phosphodiester basée sur la reconnaissance d'une séquence de nucléotides - les enzymes de restriction

 Définition


Ce sont des endonucléases qui n'agissent que sur un ADN bicaténaire, ils reconnaissent une séquence de nucléotide appelée « site de restriction » et rompent la liaison phosphodiester sur l'un et l'autre brin au niveau de cette séquence.
 Origine
La première enzyme de restriction a été trouvée chez E. coli souche B lorsque cette bactérie fut infectée par le bactériophage lambda.

Lorsque E. coli souche B est infectée par le phage lambda qui injecte son ADN dans E. coli B, il y a production de phages lambda par E. coli mais E. coli B produit des enzymes endonucléases pour détruire l'ADN du phage lambda et d'autre part, il produit une méthylase de modification pour protéger son propre ADN en « méthylant » les séquences de reconnaissance de l'enzyme de restriction sur son ADN. L'ADN du phage lambda est produit en présence de la méthylase de modification d'E. coli B de telle sorte que s'il réinfecte E. coli B, il aura une grande protection, d'où sa grande efficacité d'infection. Par contre, si ce phage lambda infecte une autre souche d'E. coli (exemple : souche K), son efficacité est moindre, on dit que ce phage a été restreint par cette deuxième souche.
 Les différents types
Il existe 3 types de restriction :


Type I : peu connue, coupe au hasard, très peu utilisée.

Type II : très utilisée, utilise du magnésium, coupe en des points très précis.

Type III : pas utilisé parce que ne coupe pas à un site de reconnaissance très proche de celui qu'elle reconnaît.
 La nomenclature
L'enzyme de restriction la plus utilisée : Eco R I.

La première lettre toujours en Majuscule, indique le genre de la bactérie dont a été extraite l'enzyme (Escherichia ici.)
Les deuxièmes lettres indiquent en minuscule l'espèce (coli.)
Les trois premières lettres sont en italiques.
La lettre suivante indique la souche ou le plasmide où a été extraite l'enzyme.
Lorsqu’une souche a plusieurs systèmes différents de restriction et de modification, ces systèmes sont identifiés au moyen des chiffres romains par ordres successifs d'extraction publiés dans la littérature.
 Propriétés du site de reconnaissance
L'action des enzymes de restriction est limitée à des séquences très spécifiques qui sont, pour la plupart, des palindromes (lecture de droite à gauche identique à la lecture de gauche à droite.)

Les séquences limitées à 4 bases : tétramères ; à 6 : hexamères ; à 5 : pentamères.

Exemple : Eco R I




D'autre part, ce site présente une symétrie rotatoire de type II, l'axe de rotation est situé entre les paires de bases centrales.
 Exemples d'enzymes de restrictions usuelles
Page 5.

 Les deux types de coupure
Lorsque l’on considère les deux brins d'ADN, il existe deux types de coupure :

 La coupure décalée des deux brins d'ADN :
Exemple : Eco R I
Cette enzyme va couper à gauche de l'axe. Coupe décalée à gauche



Coupure protubérante ou sortante à l'extrémité 5'P. Présence de bords cohésifs.

Exemple : Pst I

Coupure protubérante ou sortante à l'extrémité 3'OH.

 La coupure au même niveau des deux brins d'ADN.
On obtient des bords francs.
Exemple : Hae III



 Tableau de toutes les séquences palidromiques reconnues existantes

Page 4

Mode d'emploi du tableau :
Ce tableau contient 25 lignes et 16 colonnes.
Dans les colonnes, on a la séquence de bases.
Dans les lignes est indiqué l'ordre des bases, l'enzyme et la coupure.
Dans certaines cases, il existe plusieurs enzymes : ces enzymes de restriction sont issues d'organismes différents et présentent le même site de reconnaissance et un même style de coupe. Ce sont des isoschisomères.
 Expérimentation
Les enzymes de restriction sont vendues dans le commerce sous forme de solution très concentrée. Ces enzymes doivent être pures, c'est-à-dire qu’elles ne doivent pas présenter d'activité phosphatasique ni exonucléasique, ce ne sont que des nucléases. Elles se conservent à -20°C, dans un tampon à 50% de glycérol.

Définition de « l'unité d'une enzyme de restriction » : l'unité est la quantité d'enzymes nécessaire pour digérer de façon complète un microgramme d'ADN du phage lambda en une heure.
Les Dnases exonucléases

Ce sont les mêmes que pour l'ARN.
La phosphodiesterase I de serpent commence par l'extrémité 3' ; à condition que cette extrémité soit sous forme 3'OH. Une fois qu'elle a commencé à couper, si elle n'est pas arrêtée, elle coupe de base en base.
La phsophodiesterase II de rate de bœuf commence par l'extrémité 5' ; mais à condition que l'extrémité 5' soit sous forme 5' OH. C'est-à-dire qu'il faut utiliser d'abord une enzyme : la phosphatase alcaline d'E. coli qui est une enzyme qui peut déphosphoriler les acides nucléiques.
3-Les enzymes qui dégradent l'ADN simple brin
Ce sont des nucléases : endonucléases et exonucléases.
Elles vont agir sur des ADNs simple brin ; on les appelle « Dnases simple brin. » Exemple : la nucléase S1 (d'aspergillus orizac) : elle dégrade l'ADN simple brin en mono ou oligonucléotides 5' de cette façon :

Elle ne peut pas dégrader l'ADN double brin, ni sur des hybrides ADN-ARN. Mais par contre pourra le couper après le brin ARN.


Quand on a un plasmide (ADN circulaire) et que l'on possède la séquence GAATTC sur un brin et CTTAAG sur l'autre, en ajoutant Eco R I, il y a coupure décalée :


On obtient :
Et on utilise la nucléase I qui donne :

2) Les enzymes qui réparent l'ADN
Ce sont les ligases. Dans ce cas, on a un seul type, c'est l'enzyme polynucléotide ligase d'ADN.
a) Définition
Les ligases, par une réaction appelée « ligation », consistent à lier de façon covalente deux extrémités de cassure simple et donc de combler un trou le long d'une molécule d'ADN double brin. Cette enzyme catalyse la formation d'une liaison phosphodiester entre les extrémités 3'OH et 5'P de deux nucléotides adjacents en présence d'ATP.
b) Rôle in vivo et in vitro
In vivo :

Les ligases jouent un rôle essentiel lors de la réplication de cette molécule, de sa réparation et assurent ainsi la transmission de l'information génétique portée par l'ADN d'une génération à l'autre.
In vitro :

Elles sont utilisées en génie génétique lors du clonage comme outil permettant la ligation de deux fragments d'ADN présentant des extrémités cohésives ou franches.
Exemple : couche franche :


Une très fréquente : Ligase d'ADN de T4.
3) Les enzymes qui modifient les acides nucléiques

a) Les enzymes qui déphosphorylent
On utilise la phosphatase alcaline d'intestin de veau ou de E. coli.

On déphosphoryle (= lève le phosphate de l'extrémité 5') dans le cas où l'on veut utiliser une exonucléase qui ne peut agir que si l'extrémité se trouve sous une forme 5'OH ou lorsque l’on veut marquer l'extrémité de l’ADN au phosphore 32.

b) les enzymes qui phosphorylent
Phosphoryler l’extrémité :



B) Les méthodes utilisées pour l'établissement de la carte génétique

1) Établissement de la carte génétique basée sur les polymorphismes de restriction (RFLP)

a) Les polymorphismes de séquence

1-Le polymorphisme de séquence
Lorsqu’en un point du génome, il existe un polymorphisme de séquence, cela se traduit par l'apparition ou la disparition de sites de coupure par certaines enzymes de restriction, de sorte que lorsqu’on utilise une sonde, celle-ci va révéler des fragments différents chez certains individus.
2-Détection d'un polymorphisme de restriction
La détection d'un polymorphisme de l'ADN va se traduire par une variation de la taille du fragment révélé par une sonde.

3-Utilisation
Après avoir fait cette expérience sur des familles aussi étendues que possible, il va être possible d’établir une carte génétique pour un certain nombre d'individus : famille. Certains seront hétérozygotes et possèderont deux allèles différents : un de 2,2kb et un de 1,8kb.
2) La technique du Southern-Blot

a) Le but
C'est de permettre de déterminer dans un échantillon la position des fragments d'ADN complémentaire d'une sonde radioactive et, par conséquent, des fragments de tailles connues de déterminer la taille des fragments révélés par la sonde.
b) Les différentes étapes de la technique d'analyse
L’ADN du génome humain est coupé par une enzyme de restriction ; d'où plusieurs fragments.

c) Avantages de la technique
Elle est très simple et très sensible puisqu'elle permet de détecter et de mesurer un fragment qui diffère par un nucléotide parmi des milliers de fragments. Fait avec l'ADN, on parle de « Southern Blot » ; avec l'ARN, on parle de « Northern. »
3) Établissement de la carte génétique basée sur les microsatellites

a) Limites de la technique du RFLP
Nous avons dit que pour faire une carte génétique, il fallait un polymorphisme fort. Or, pour les enzymes de restriction, lorsqu'on compare plusieurs individus pour une enzyme de restriction, le polymorphisme est de 99,9% pour certains individus et simplement de 0,1% pour les autres, donc le polymorphisme est faible.
D'où la nécessité de développer une autre technique…
b) Les microsatellites
Ce sont des séquences qui sont constituées par la répétition d'un motif très simple ; par exemple : GT, CA. Ces motifs chez l'homme sont tels qu'ils peuvent varier de 5 à 50 fois d'un individu à l'autre. L'intérêt de ces motifs est qu'ils sont très polymorphiques et que si une telle séquence existe en un point donné du génome, elle variera de 17 fois chez un individu et 15 fois chez un autre, etc.
Pour faire une carte génétique, on prélève une goutte de sang : 5 microlitres : 10-15g d'ADN.
4) La technique de la Polymerase Chain Reaction (PCR)

a) Le but
Elle va permettre de multiplier par réactions enzymatiques, 106 fois, une petite région d'ADN présente dans un mélange même très complexe. A condition toutefois, que l'on ait des informations de séquences sur les segments à multiplier. C'est-à-dire que l'on connaisse et synthétise deux oligonucléotides complémentaires à chacun des brins d'ADN à multiplier et distants de quelques centaines de bases à quelques kilobases.
b) Les différentes étapes de la technique
Il faut déterminer la séquence exacte de part et d'autre du microsatellite. Ensuite, il faut synthétiser cette même séquence complémentaire.


20 cycles : on obtient 106 ADN.

10-15 g, on obtient 10-9g.
c) Les avantages de la technique
C’est une technique facile et courante facile en labo.
5) Les résultats


Technique :

Possibilité de technique :

Résultats :

RFLP
+
SOUTHERN BLOT

Le polymorphisme de restriction n'existe que tous les 1cM = 1000Kb. Une fréquence de recombinaisons qui se produit tous les 1000Kb.

1987 : Benis Kelles (E-U) ils sont arrivés à 10cM=10 000Kb.

Microsatellite
+
PCR

Le polymorphisme des séquences répétitives (GT)n et (CA)n tous les 10Kb.

1992 : J. Weksen Bach (France), ils ont obtenu 5cM =5000Kb (espoir : 0,01cM)


C) Les méthodes utilisées pour l'établissement de la carte physique

1) Les techniques d'analyse de l'ADN
Carte physique établie à partir d'une réalité moléculaire.

a) Coupure de l'ADN par des enzymes de restriction.

b) Séparation par électrophorèse. Si les fragments sont supérieurs à 20kb et inférieurs à 106 bases, on utilisera l'électrophorèse en champs pulsés.

c) Southern blot : transfert pour connaître la taille des fragments.

d) Hybridation avec les sondes de la région étudiée. L'ensemble de ces techniques permettra d'établir une carte physique.
2) La technique d'hybridation moléculaire in situ
Elle repose sur le fait que nous allons utiliser cette sonde sur les chromosomes in situ afin de savoir de quelle région chromosomique provient un fragment donné. Et donc de déterminer l'ordre des fragments quand on utilise plusieurs sondes.


3) Résultats
En 1992, obtention d'une carte physique du chromosome X.
L'ensemble des techniques a permis d'avoir les résultats (page 18.)
4) Le clonage

a) Le but
Le clonage correspond à une multiplication d'un fragment d'ADN mais par voie biologique. Mais cette technique ne permet que d'amplifier des fragments considérés petits de 0 à 20Kb.
b) Les étapes principales
On utilise un vecteur de clonage : un plasmide bactérien qui contient un gène résistant à un antibiotique. Exemple : résistant aux tétracyclines.
c) Avantage et inconvénient
Cela nécessite d'avoir tout un laboratoire de bactérie (pas disponible à tous les laboratoires.) Et on ne peut multiplier que des petits fragments.
5) La technique du Yeast Artifical Chromosome (YAC)

a) Le but
Cette technique permet de multiplier par voie biologique des grands morceaux d'ADN de 100000 à 1 million de bases ; en utilisant les chromosomes de levures.
b) Les principales étapes


La levure est un micro-organisme qui a des chromosomes qui ressemblent aux chromosomes humains. Ils sont constitués d'ADN qui porte des gènes qui se dédoublent au moment de la division cellulaire avant de se répartir entre deux cellules filles de façon égale.
6) Les résultats de la carte physique

a) Les différentes formes de la carte physique

1-Carte physique du génome d'E. coli par Kohara en 1987


Elle a été établie en utilisant des coupures par des enzymes de restriction.

On prend un fragment d'ADN d'E. coli et, avec l'enzyme, on obtient un ensemble de coupures. On obtient un mélange de fragments. On fait un clonage de chaque fragment par voie biologique. D'où une séparation de chacun des fragments. Chaque fragment cloné se trouve dans un tube à essai, et si on veut travailler sur une région, on achète juste le fragment de la région. On connaît exactement l'ordre des fragments sur l'ADN d'E. coli. C'est une carte complètement opérationnelle mais l'ADN de E. coli présente 4,8.106pb.

2-Première carte physique du gène de la dystrophine par Bentley en 1988
Le gène de la distrophine est le gène impliqué dans la myopathie.

La première carte ne fut établie qu'avec une seule enzyme de restriction, on a utilisé quelques sondes qui correspondent aux régions clonées.
3-Deuxième carte physique du gène de la dystrophine par Bentley en 1991
Utilisation de la technique du YAC.

Cela a permis le clonage de fragments de taille plus importante ; permet par conséquent de connaître la position des différents gènes par rapport à la dystrophine.


STS : la barre verticale sur chaque clone introduit une nouvelle échelle : Site Etiqueté par sa Séquence. C'est-à-dire que chaque barre verticale est caractérisée par un couple d'oligonucléotides permettant de multiplier ce fragment par PCR.

L'inconvénient de cette échelle en STS est qu'elle ne permet pas la jonction avec la carte génétique (échelle cM.)
Clone chimérique : on n’est pas totalement sûr que la portion en question soit à l'endroit indiqué. On parle d'« artefact », qui peut se produire au moment du YAC quand deux fragments se lient aux chromosomes de la levure lors du mélange. Les deux fragments peuvent être éloignés.
4-Carte physique du génome humain par Cohen en 1995
L'ADN du génome humain correspond à 4.109pb : 23 paires de chromosomes.
Ils ont coupé l'ADN avec 5 enzymes de restriction différentes (de telle façon que les coupures ne soient pas au même endroit), cela a donné 22000 fragments d'environ 106 nucléotides et dont la position sur l'ADN était inconnue. Ils ont fait 33000 clones (pour qu'il y ait recouvrement) par la technique du YAC. Ils ont séparé les fragments par électrophorèse en champs pulsés.

On connaît les positions des fragments pour 75% du génome. Dans cette portion de fragments, on a des gènes qui s'expriment et des parties qui ne s'expriment pas.
7) La technique de l'ADNc

a) Définition
ADNc signifie « ADN complémentaire », cet ADN complémentaire correspond à un ADN simple brin synthétisé in vitro par copie d'une matrice d'ARN messager à l'aide de la transcriptase reverse.
b) Les différentes étapes
On prend un tissu ou un organe et on en extrait l'ARN messager.


c) Les résultats
Cette technique a été mise au point par Craig-Venter en 1995. C'est une stratégie complètement nouvelle car on extrait des ARN messagers et on n’étudie donc que les exons (les gènes qui s'expriment.) Il n’y a pas d’introns.
Avantage : on ne s'intéresse qu'aux gènes porteurs de maladies.

Mais, inconvénient : c'est un laboratoire privé qui a développé cette technique, il développe donc un brevet sur tous les gènes (il faut payer pour avoir un gène !)
Cette technique serait très intéressante si elle n'était pas aux mains d'un laboratoire privé. Toutefois, ce laboratoire ne connaît pas leur position sur les chromosomes.
1   2   3   4   5   6   7   8   9

similaire:

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconL’implication de l’industrie chimique allemande dans la Shoah : le cas du Zyklon B
...

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconIii les bases de l’évolution
«essence», et que les différences entre les individus sont dues à des erreurs, des imperfections lorsqu’on transpose l’essence sur...

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconI classification des acides aminés

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconActivite documentaire : representations des acides -amines
«résidu». Ce dernier peut être constitué uniquement d’atomes de carbone et d’hydrogène, mais IL peut aussi comporter des groupements...

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconDes protéines, de la chiralité et des acides aminés

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconBases biologiques des maladies psychiatriques
«lésions» dans les circuits qui pourraient produire des maladies psy ne sont pas aussi évidente que l’équation : Mort des neurones...

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconLes bases de l’anthropologie culturelle
«Un des meilleurs travaux où les étudiants puissent apprendre ce qu'est l'Anthro­pologie culturelle, à partir de quelles disciplines...

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconLes acides aminés sont formés d'un carbone auquel sont liés

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconBases de donnees juridiques sur les droits de l’homme et les libertes...

Ii composition chimique des acides nucléiques a les bases hétérocycliques iconIii/ Les bases de l’évolution








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com