1. 2 Classification selon Delay et Deniker, 1957








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Mode d’action : Dans les conditions normales, les catécholamines, ici représentées par la dopamine, sont recaptées après leurs libérations et action sur les récepteurs postsynaptiques.

la cocaïne bloque la recapture des catécholamines et provoque l'augmentation de la concentration en neurotransmetteur dans la fente synaptique. Plus de récepteurs postsynaptiques sont excités et la transmission de l'influx nerveux est accrue.

La dernière décennie a permis de réaliser des progrès importants dans la compréhension des effets neuropharmacologiques de la cocaïne. Pour résumé l’essentiel de ses actions :

Elle inhibe la recapture présynaptique des amines biogènes, notamment de la dopamine, ce qui conduit à un accroissement de la neurotransmission.

Elle bloque les canaux sodiques membranaires, d’où ses effets anesthésiques et l’induction d’un phénomène de Kindling : embrasement cérébral.

Les effets de la cocaïne peuvent pour partie être également médiés par les systèmes des acides aminés excitateurs. La cocaïne agit essentiellement mais non exclusivement par l’intermédiaire des amines biogènes, et notamment de la dopamine et de la noradrénaline. Dans le cerveau la dopamine est rare. Ce neuromédiateur est le moyen de communication d’un petit nombre de neurones (neurones dopaminergiques : 0.3 % des cellules du cerveau). La dopamine est sécrétée par des neurones situés dans l’air tegmentale ventrale du mésencéphale, et des neurones dirigent leurs axons vers le noyau accumbens véritable centre du plaisir logé dans le striatum ventral du cerveau limbique.

La dopamine est la molécule du plaisir ; les neurones qui contrôlent le plaisir se servent de la dopamine comme moyen de communication. Dans la synapse, le neurone émetteur libère la dopamine. Elle se fixe sur les récepteurs du neurone receveur. Le message est transmis lorsque la personne exprime du plaisir ou désir, cela se traduit par une décharge de dopamine dans le noyau accumbens. La libération de dopamine serait une sorte de baromètre de l’humeur.

La cocaïne bloque tout particulièrement la recapture de la dopamine, mais aussi celle de noradrénaline et de sérotonine. Cependant elle n’exerce aucune action sur la libération du neuromédiateur, sauf à forte concentrations. A court terme il y a une forte augmentation des taux de dopamine intrasynaptique, mais, lorsque la consommation se chronicise, le neurone présynaptique ne synthétise plus suffisamment de dopamine alors que la population des récepteurs postsynaptiques se trouve augmentée (up regulation), d’où notament des effets dysphoriques.

  • Effets recherchés :

Lors d’une consommation occasionnelle à faible dose :

  • ‘rush’ c’est à dire sensation intense de bien-être et d’euphorie

  • facilitation relationnelle

  • hypervigilance

  • activité physique accrue

  • augmentation des performances intellectuelles

  • accroissement de la confiance en soi

  • suppression des sensations de peur et de panique



  • Toxicité :

Complications psychiques :

• Le ‘crash’ : phase dépressive et d’anxiété se manifestant à la fin de l’activité du produit lorsque les prises sont répétées sur une brève période. Cet état pousse l’usager vers une consommation itérative de cocaïne.

• Lorsque la prise est plus importante, le consommateur peut être la proie d’une agitation psychomotrice intense accompagnée d’idées délirantes (sensations de persécution, illusions sensorielles, amnésie) ; des comportements violents sont rapportés, surtout après injection ou inhalation de crack (voir plus loin).

• Un syndrome dépressif majeur de longue durée peut suivre un usage abusif prolongé.

Toxicité cardiovasculaire : Intense vasoconstriction, d’où

• rhabdomyolyse (par vasoconstriction des artérioles musculaires)

• ischémie et nécrose des tissus insuffisamment irrigués (doigts, orteils, intestin, moelle épinière,

• nécrose de la cloison nasale (‘prises’ répétées)

• tachycardie, troubles du rythme

Vasoconstriction et stimulation cardiaque induisent des crises hypertensives, à l’origine possible d’autres troubles (hémorragies pulmonaire et cérébrale, dissection aortique).

Toxicité sur le système nerveux central :

• douleurs erratiques

• céphalées ( ! hémorragie méningée)

• convulsions compliquant une atteinte vasculaire du système nerveux central (ces convulsions se manifestent immédiatement ou plusieurs heures après une consommation)

• hyperthermie analogue au syndrome malin des neuroleptiques

Toxicité pulmonaire :

Beaucoup de consommateurs se plaignent de signes fonctionnels tels toux, expectorations sanglantes, douleurs thoraciques parfois vives, dyspnée ;

Les hémorragies pulmonaires résultent de la conjonction d’une nécrose des tissus et de l’hypertension artérielle, il est impératif d’y songer face à toute hémoptysie ;

Un œdème aigu du poumon ou une pneumopathie d’inhalation (syndrome de Mendelson) peuvent survenir rapidement après injection ou inhalation, le décès peut survenir dans les heures qui suivent, mais, inversement, une résolution spontanée reste possible ;

A plus long terme, la cocaïnomanie peut induire une fibrogranulomatose pulmonaire par dépôt de certains diluants, lors d’un usage parentéral ou par ‘prises’ ; les symptômes en sont de la toux et de la dyspnée, et, éventuellement, une insuffisance cardiaque.

Toxicité rénale :

Ischémie par vasoconstriction, parfois insuffisance rénale aiguë.

Complications ORL :

Lorsqu’elle est reniflée, risque de lésions de la paroi nasale et d’infections (nasales et sinusales).

Toxicité hépatique : peut causer une nécrose ischémique du foie (ALATS elevées) , avec dans certains cas une stéatose microvésiculaire, necroses centrolobulaire

Stress oxydatif ,nécrose cellulaire (liaison covalente des métabolites aux macromolécules) à mécanismes les plus probables

Intoxication aigue :

Les conséquences dépendent de la sensibilité individuelle.

* Mydriase, tachycardie, hypertension artérielle, sudation, hyperthermie, stase urinaire et fécale, spasmes musculaires et rashs cutané, tout cela fréquemment accompagné de mouvements stéréotypés de la bouche et de la langue ainsi que de convulsions ; sur le plan psychique, ‘tintements’ auditifs, sensation que des insectes creusent des galeries sous la peau.

* Décès par arrêt cardiaque consécutif à un arrêt respiratoire ou une crise d’arythmie ; il est décrit après consommation de doses variables.

* Décès également décrit par accident vasculaire cérébral hémorragique sur crise hypertensive.

* un tiers des décès par cocaïne sont précédés de convulsions !

Tolérance, sevrage et dépendance :

La tolérance concerne seulement certains effets, notamment l’euphorie et le bien-être, mais aussi l’anorexie et l’augmentation de la libido.

En général, la tolérance n’induit pas une augmentation de la dose unitaire, mais le rapprochement des prises (jusqu’à 20 injections par jour, voire plus).

Les manifestations cliniques de sevrage (anhédonie, diminution des activités, amotivation) font suite à une période de 1 à 5 jours plutôt euhédonique

La cocaïne est l’une des drogues qui occasionnent le renforcement positif le plus sensible sur modèle animal, et apparaît donc comme l’une des drogues les plus addictives.

La dépendance est d’autant plus probable que la consommation induit un pic sanguin précoce et élevé (consommation sous forme de crack ou injection).

(Brands, Sproule et Marshman, 1998). Lorsqu'ils abandonnent la drogue, les usagers réguliers éprouvent aussi des symptômes de sevrage communs au sevrage d'autres stimulants du système nerveux central, comme la dépression, l'épuisement, le sommeil prolongé et la faim. Les usagers réguliers développent aussi une forte dépendance psychologique à la drogue et ressentent un besoin irrésistible et obsédant s'ils sont privés de la drogue. Brand, Sproule et Marshman (1998) indiquent que, de toutes les drogues illicites, c'est la cocaïne qui présente le plus grand risque de dépendance à cause de l'euphorie puissante qu'elle produit et de la rapidité avec laquelle cet effet est atteint, particulièrement quand la drogue est injectée ou fumée.

On croit que le sevrage de la cocaïne passe par trois phases. La période d'abattement dure de neuf heures à quatre jours. Elle produit d'abord de l'agitation, un état dépressif, de l'anorexie et un besoin irrésistible de cocaïne, et est ensuite associée à un sentiment de fatigue et de dépression, à l'insomnie et à l'absence du besoin irrésistible, et finalement à l'épuisement. La phase intermédiaire, « le sevrage », dure d'une à dix semaines et oscille d'un état où l'anxiété et l'envie obsédante de drogue sont faibles à un état d'anxiété profonde et à des besoins de drogue irrésistibles dans les dernières étapes. La troisième et dernière phase, « l'extinction », est une période d'une durée indéfinie qui se caractérise par une humeur normale accompagnée d'un besoin irrésistible épisodique, qui peut être déclenché par des conditionnements appris dans la période de consommation de cocaïne (Halikas et coll, 1993; Hall et coll., 1990). Cependant, les chercheurs ne s'entendent pas tous sur la présence du besoin irrésistible. Flowers et ses collègues (1993) ont pris en note les besoins irrésistibles quotidiens de 15 patients cocaïnomanes qu'on venait d'admettre à un programme de traitement résidentiel. Les patients n'ont mentionné presqu'aucun besoin irrésistible et manifestaient généralement une humeur positive et des niveaux d'énergie élevés (mais pas trop élevés). Ces chercheurs ont conclu que les effets du sevrage de la cocaïne étaient plus psychologiques que physiologiques

2. Amphétamines ::

Les amphétamines sont des produits stimulants du système nerveux central, utilisées en thérapeutique pour leurs propriétés anorexigènes, vasoconstrictrices et dans le traitement de l’hyperkinésie… ou de manière illicite par des toxicomanes, des sportifs, des étudiants. Cet usage illicite connaît de nos jours un développement important

Le nombre d’interpellations et la quantité de drogue saisie augmentent tous les ans et de nouvelles molécules apparaissent sur le marché. De plus, la nécessité de devoir rechercher des produits stupéfiants chez les conducteurs impliqués dans des accidents mortels accroît le nombre d’analyses à effectuer. Les possibilités de transformations chimiques de l’amphétamine, ou alphaméthylphénéthylamine, sont très nombreuses. Les dérivés le plus courants sont

Historique :

La première synthèse d'amphétamines fut réalisée le 18janvier1887 par le chimiste roumain L. Edeleanu qui lui donna le nom de phenylisopropylamine mais cette découverte tomba en désuétude.

Les recherches reprirent de nombreuses années plus tard et elles furent redécouvertes lors de recherches d'un produit ayant des propriétés bronchodilatatrices. D'abord isolée de l'Ephedra vulgaris sous le nom d'éphédrine vers 1920, elle sera synthétisée par Gordon Alles à l'université de Los Angeles en 1927.

En 1932, elle est lancée sur le marché sous la marque utilisée comme nom de benzédrine et prescrite comme bronchodilatateur.

En 1935, son action stimulante est constatée et utilisée pour des prescriptions concernant la narcolepsie.

Elle sera largement utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale pour améliorer les performances et surtout l'endurance des soldats (par l'ensemble des belligérants) et c'est alors que les premiers excès seront constatés.

Les années 1970 et 1980 ont vu le développement de multiples drogues de synthèse (designer drugs) par des laboratoires clandestins (meth-labs).

Présentation :

L’amphétamine se présente sous la forme d’une pilule ou d’une poudre ; Sa forme basique (‘ice’ ou ‘glass’), aisément vaporisable, est inhalée via une pipe ou une cigarette, sa forme salifiée (‘crank’ ou ‘crystal’) est prisée ou injectée.

Noms de rue : Amphétamine, benzédrine, dexédrine, speed… etc. Nom scientifique : α-méthylphénéthylamine

Toxicocinétique : L’amphétamine est rapidement absorbée après administration orale

Après administration orale, le pic plasmatique se situe environ à 2,5 heures. Des doses de 0,5 mg/kg d’amphétamine à libération prolongée données à neuf enfants âgés de 5 à 12 ans, traités pour hyperactivité, ont entraîné un pic plasmatique moyen de 70 ng/ml en 4 heures, qui est encore de 64 ng/ml en 8 heures

L’amphétamine commence à apparaître dans l’urine 20 minutes après administration.

L’élimination dépend du pH urinaire. Dans des conditions normales, 20 à 30 % sont excrétés inchangés en 24 heures. En milieu acide (pH 5,5 - 6,0), l’élimination sous forme inchangée peut atteindre 74 % alors qu’elle peut être seulement de 1 % en milieu alcalin (pH 7,5 -8,0), l’élimination se faisant alors majoritairement sous forme de métabolites désaminés.

En effet, une partie de l’amphétamine est désaminée en phénylacétone qui est ensuite oxydée en acide benzoïque lui-même conjugué à la glycine pour former l’acide hippurique ; une bêtahydroxylation est à l’origine de la formation de noréphédrine.

Une petite partie est hydroxylée en hydroxyamphétamine, métabolite actif, qui est ensuite conjuguée. Dans les conditions normales, l’excrétion est la suivante : 30 % sous forme inchangée, 0,9 % en phénylacétone, 16 à 27 % en acide hippurique, 4 % en benzoylglucuronide, 2 % en noréphédrine, 0,3 % en p-hydroxynopréphédrine conjuguée, 2 à 4 % en p-hydroxyamphétamine conjuguée [

L’amphétamine passe dans le lait maternel, ce qui explique qu’elle est retrouvée en faible quantité dans les urines de l’enfant.

Demi vie :

10 - 30 h. Amphetamine and methamphetamine apparaissent dans les urines dans 20 min après administration.

Mode d’action L'amphétamine provoque la libération de dopamine dans la synapse des neurones dopaminergiques centraux, notamment le noyau caudé. Elle aurait plusieurs types d'action :

  • une possible inhibition de la monoamine oxydase du neurone présynaptique;

  • une augmentation du taux extracellulaire de noradrénaline au niveau de l'hippocampe et du cortex frontal ainsi que de la sérotonine dans le noyau caudé, à forte dose. une sortie passive de la dopamine hors des vésicules par augmentation du pH intravésiculaire

*l'activité de l'amphétamine dans le cerveau semble être spécifique; certains récepteurs qui répondent à l'amphétamine dans certaines régions du cerveau ont tendance à ne pas le faire dans d'autres régions. Par exemple, les récepteurs dopaminergiques D2 dans l'hippocampe, une région du cerveau associée à la formation de nouveaux souvenirs, semblent ne pas être affectée par la présence d'amphétamine.

*Les principaux systèmes neuronaux touchés par les amphétamines sont largement impliqués dans des circuits de récompense du cerveau. En outre, les neurotransmetteurs impliqués dans les voies de récompense différentes parties du cerveau semblent être les principales cibles de l'amphétamine. Un neurotransmetteur dopamine est telle, un messager chimique très actif dans les circuits de récompense mésolimbique et mésocortical. Par conséquent, les éléments anatomiques de ces voies y compris le striatum, le noyau accumbens et le striatum ventral -. Ont été trouvés pour être des sites primaires d'action des amphétamines

*Le fait que l'amphétamine influence l'activité des neurotransmetteurs iparticulièrement dans les régions impliquées dans la récompense donne un aperçu des conséquences sur le comportement de la drogue, tels que l'apparition stéréotypée d'euphorie. Une meilleure compréhension des mécanismes spécifiques par lesquels les amphétamines opère peut augmenter notre capacité à traiter la dépendance à l'amphétamine, un circuit de récompense du cerveau a été largement impliquée dans les dépendances de toutes sortes. deux grandes hypothèses ont été proposées, qui ne s'excluent pas mutuellement. Une théorie met l'accent sur les actions d'amphétamines sur le niveau vésiculaire, l'augmentation des concentrations de dopamine dans le cytosol du neurone pré-synaptique. L'autre met l'accent sur le rôle de la DAT transporteur de la dopamine, et propose que l'amphétamine peuvent interagir avec DAT à induire le transport inverse de la dopamine par le neurone présynaptique dans la fente synaptique

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