1. 2 Classification selon Delay et Deniker, 1957








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TOXICOMANIE (2)

I ) DROGUES : CLASSIFICATION ET MONOGRAPHIES :

A- Classification :

1. Classifications selon les effets :

1. 1. Classification selon Lewin, 1924 :

En 1924, Louis Lewin décrivit et classa les psychotropes, qu'il qualifiait de poison de l'esprit, en cinq groupes en leur donnant des noms latins selon leurs effets. Cette classification est la première qui tient compte des effets de ces produits.

LIMITES : * Les produits psychotropes récents ne figurent pas * Ne tient pas compte du fait que l'effet peut varier selon la dose * Ainsi la cocaïne, utilisée à l'époque comme anesthésiant, est présentée comme un calmant alors que c'est un stimulant.

1.2 Classification selon Delay et Deniker, 1957 :

En 1957, Jean Delay a élaboré avec son assistant Pierre Deniker une classification des drogues qui sera validée par le congrès mondial de psychiatrie en 1961. Cette classification distingue les substances psychotropes en fonction de leur activité sur le SNC.





1.3 Classification selon Pelicier et Thuillier, 1991 : En 1991, Yves Pelicier et Jean Thuillier, reprennent la classification selon Delay et Deniker pour la moderniser.





2. Classifications selon le danger :

1 Classification de l'OMS, 1971 :

En 1971, l'OMS établit une classification des substances psychotropes en évaluant leur dangerosité selon trois critères : dépendance psychique, dépendance physique et tolérance. Cette classification est cependant imprécise dans ses évaluations et la liste des psychotropes pris en compte est incomplète, le tabac ou les tranquillisants n'y sont pas pris en compte



2 Classification du rapport Pelletier, 1978 :

En 1978, Monique Pelletier (une avocate française) reprend la classification de l'OMS et l'applique à l'ensemble des psychotropes juridiquement réglementés dans son rapport de la mission d'études sur l'ensemble des problèmes de la drogue. Les évaluations sont plus claires et s'échelonnent de 0 à 4.



0 = nulle ; 1 = faible ; 2 = moyenne ; 3 = forte ; 4 = très forte

  • NB :



  • La classe des « Entactogènes » proposé en 1986 par Nichols et Shulgin ne figure pas.

La MDMA « Ecstasy »: méthylènedioxyméthamphétamine est la première molécule inscrite.

  • On peut classer les drogues selon l’origine en :

* Drogues naturelles : cannabis, opium, cocaine, …

* Drogues synthétiques ou « designer drugs » ou les drogues de bricolage, substances synthétisé artificiellement dans des laboratoires clandestins à partir des précurseurs chimiques

Un précurseur chimique : un composé qui est impliqué dans une réaction chimique produisant un ou plusieurs autres composés. Exemples de précurseurs chimiques



B- Monographies :

Pour décrire les différentes drogues, on prend la classification selon les effets en :



1. DROGUES PERTURBATEURS :

1.1. Cannabis :

  1. Description botanique :

Le cannabis est le nom latin du chanvre, cette plante appartenant à l'ordre des urticaires de la famille des cannabinacées et est representé par plusieurs chimiotypes de l’espèce sativa.

Un chimiotype : distingue une variété d'un Végétal qui se caractérise par une composition chimique particulière.

Les deux principaux chimiotypes sont : *Cannabis sativa sativa (ou chanvre textile)

*Cannabis sativa indica (ou chanvre indien)

*Cannabis sativa sativa (ou chanvre textile) : c’est le chanvre à fibres, cette plante est cultivée en climat tempéré pour ses fibres. Dans le temps , ces plantes permettaient la fabrication de voiles et de cordage, de câbles et aussi de vêtements, ainsi que de papier fin.

*Cannabis sativa indica (ou chanvre indien) : c’est le chanvre à résine, cette forme de chanvre, dit « indien », ne peut donner lieu au même usage agricole, car ses fibres sont sensiblement plus courtes. Elle secrète en revanche une grande quantité de résine qui lui permet de résister dans les zones chaudes et isolées. Cette résine contient des substances appartenant à la famille des cannabinoïdes, le tétrahydrocannabinol, qui exerce une action puissante sur le système nerveux

  1. Différentes formes :

*L’HERBE :

Encore appelée « foin » ou « chiendent » c’est un mélange de sommités fleuries et de feuilles, séchées et réduites en poudre qui sont destinées à être fumées, soit mélangées à du tabac, soit pures (pipes à kif). Certains consommateurs les fument en utilisant des narguilés. **La concentration en THC peut atteindre 6-21 %.

*LE HASCHICH, RESINE:

Encore appelé Hasch ou shit (chira en algérie) , c’est une poudre brunâtre ou jaunâtre obtenue par battage et tamisage des feuilles et des sommités florales sèches, puis compressée sous forme de « barrettes ». Il est plus souvent mélangé à divers ingrédients comme le henné au Maroc et au Liban Les concentrations en THC sont très variables, allant de 8-30%.

*L’HUILE DE CANNABIS :

C’est un liquide visqueux, brun-vert à noirâtre, d’odeur vireuse. Elle résulte de l’extraction de la résine par de l’alcool à 90° suivie d’une exposition au soleil pour évaporer l’alcool. L’huile contient 60-80% de THC.

  1. Modes de consommation :

*Voie respiratoire : Généralement, le cannabis est fumé sous forme de joint ou dans des pipes.

  • Joint : est une cigarette roulée à la main avec du papier à cigarette et un bout de carton roulé sur lui-même en guise de filtre, contenant le plus souvent du cannabis (herbe ou résine).

  • L’huile de cannabis est habituellement fumée après être déposée sur une cigarette.



  • Pipe à eau : sorte de narguilé permettant de fumer l'herbe pure, et ainsi de bénéficier pleinement de ses effets, sans pour autant subir les goudrons, car la fumée est refroidie par l'eau.



  • Sebsi : sorte de chillum miniature utilisé au Maroc pour fumer le kif, constitué d'une baguette de bois percée au bout de laquelle est fixée un embout en terre ou en pierre.



  • Narguilé : grande pipe que l'on trouve fréquemment en Orient, et servant à fumer le tabac ou la résine. Le cannabis est disposé dans un foyer, et l'on aspire, à l'aide d'un grand tube flexible, la fumée qui, avant d'arriver dans la bouche, passe par un réservoir rempli d'eau.

*Voie orale : le haschich est consommé avec des aliments, incorporé dans des pâtisseries par exemple, c’est le cake space. L’huile de cannabic peut etre ingéré telle quelle(qlq goutes sur la langue) ou mélangée aux nourriture.

  1. Toxicocinétique :

1 Absorption :

Inhalation : L'absorption maximale ne dépasse pas 60 % du contenu du joint car le THC se dégrade par pyrolyse. Les effets se ressentent en moins d'une minute et sont maximaux en dedans d'une demi-heure

Ingestion : la biodisponibilité est significativement plus basse. Suite à la métabolisation du premier passage au foie, elle ne sera que de 6-20 %. Le délai d'action est d'environ une heure et le pic est atteint après 3-4 heures.

2 Distribution :

La plupart des cannabinoïdes étant très lipophiles, quittent rapidement le secteur vasculaire pour aller se fixer dans le cerveau et les autres tissus de l’organisme riches en lipides. Cette forte lipophilie se traduit par un large volume de distribution dans l’organisme : 4 à 14 L/kg pour le THC . Un temps de rétention particulièrement long dans ces tissus explique les effets prolongés de cette drogue ; ce phénomène est en outre facilité par la réabsorption rénale et le cycle entérohépatique qui ralentit considérablement leur élimination. Le THC traverse la barrière hémato encéphalique et foeto-placentaire

3 Métabolisme :

La biotransformation enzymatique (principalement hepatique) du THC en métabolites plus polaires et moins liposolubles augmente leur excrétion et diminue leur volume de distribution. Les enzymes sont surtout localisés dans la fraction microsomique des cellules hépatiques. Elle comprend deux phases :

*La réaction de phase 1 : Transforme le THC en un métabolite plus polaire par réaction d’oxydation (cytochrome P450), de déméthylation, de réduction ou hydrolyse.

*La réaction de phase 2 : Appelée aussi phase de conjugaison : la drogue ou son métabolite polaire sont liés avec un substrat endogène (glucuronate, sulfate ou acétate).

Le métabolisme conduit à la formation des composés suivants :

    • Le 11-hydroxy-∆9-tétrahydrocannabinol (11-OH ∆9-THC) : Il s'agit d'un métabolite psychoactif. Des études chez l'animal ont permis à Schou et coll. (1977) de montrer que son principal transporteur dans le sang était l'albumine, tandis que le ∆9-THC est essentiellement lié aux lipoprotéines, de poids moléculaires beaucoup plus élevés. De ce fait, la pénétration du 11-OH ∆9-THC dans le cerveau est plus importante que ne l'est celle du ∆9-THC ;



    • Le 8-β-hydroxy-∆9-tétrahydrocannabinol : qui est potentiellement psychoactif, mais dont la participation aux effets du cannabis est négligeable en raison de très faibles concentrations et d'un métabolisme très rapide ;



    • Le 8-β,11-dihydroxy-∆9-tétrahydrocannabinol et le 8-α-hydroxy-D9-tétra-hydrocannabinol : deux dérivés des précédents non psychoactifs ;



    • Le 11-nor-9-carboxy-∆9-tétrahydrocannabinol : (métabolite acide, ∆9-THC -COOH). Obtenu par oxydation du 11-OH ∆9-THC, il ne possède aucune activité pharmacologique. Cet acide commence à apparaître dans le sang dans les minutes qui suivent l'inhalation. Au cours des étapes successives de distribution et de métabolisme du ∆9-THC, les concentrations en ∆9-THC -COOH dans le sang augmentent tandis que celles de ∆9-THC décroissent.

4 Elimination : La vitesse d’élimination des cannabinoides de l’organisme est extrêmement variable selon les sujets. Au rang des premiers facteurs susceptibles de la modifier, figurent la fréquence de consommation et les doses utilisées. Ainsi, la demi-vie terminale d’élimination du THC montre de grandes amplitudes : de 1 à 4 jours chez le consommateur occasionnel et de 3 à 13 jours chez le consommateur régulier.

En raison de sa très forte séquestration dans les graisses, la quantité fixée dans les tissus a une demi-vie de 2 à 3 mois. Cette lente rediffusion du THC des graisses et des autres tissus vers le sang et l’existence d’un cycle entérohépatique ainsi que d’une réabsorption rénale explique la lenteur de l’élimination.

L’épuration des cannabinoïdes s’effectue par différentes voies. celle-ci est essentiellement fécale (65 - 80%) et à un moindre degré urinaire (20 - 35%)

Les produits d’élimination sont très variés. Dans l’urine, le THC inchangé est présent à l’état de traces tandis que le 11-hydroxy-THC, sous forme conjugué, ne représente pas plus de 2 % de la dose initiale. Les composés les plus abondants dans l’urine sont le THC-COOH ainsi que d’autres métabolites acides.



  1. Mode d’action : La plupart des effets du THC sont provoqués par son interaction avec le « système endocannabinoïde » qui comprend des récepteurs spécifiques et des substances neurochimiques ou ligands endogènes : les endocannabinoides.

*les récepteurs cannabinoïdes:

Il y a deux types de récepteurs : les récepteurs CB1 et CB2 qui font partie de la famille des récepteurs métabotropiques, couplés aux protéines G, faisant intervenir dans leur fonctionnement l’adénylate cyclase (enzyme responsable de la production de l’AMPc; second messager intracellulaire), et certains canaux ioniques.

Les récepteurs CB1 : Le récepteur CB 1est responsable de la majorité des effets centraux du THC. Ces récepteurs sont parmi les récepteurs neuronaux les plus abondants du système nerveux central.

  • L’expression des récepteurs CB 1dans les couches I et IV du cortex et dans l’hippocampe où ils modulent des formes élémentaires d’apprentissage synaptique peut expliquer les effets délétères réversibles des cannabinoïdes sur la mémoire à court terme et les fonctions cognitives.



  • La quasi-absence des récepteurs CB 1 au niveau du tronc cérébral qui contient les centres médullaires des contrôles cardiovasculaire et respiratoire explique l’absence de toxicité aiguë ou de dose létale des dérivés du cannabis (pas d’overdose).



  • Les récepteurs CB1 sont également exprimés de manière notable dans le bulbe olfactif, l’amygdale, le cortex pyriforme et les terminaisons périphériques, expliquant les effets sympathico-inhibiteurs des cannabinoïdes



  • L’action des cannabinoïdes sur les récepteurs CB 1 exprimés dans le système thalamocortical participent certainement aux perturbations sensorielles et à certaines des propriétés analgésiques du cannabis.



  • La stimulation par les agonistes des récepteurs CB 1 présents dans les structures contrôlant la transmission nociceptive ascendante (aire péri- aqueducale grise, corne dorsale de la moelle épinière) et au niveau des terminaisons périphériques elles-mêmes participe à leur fort pouvoir anti- nociceptif, suggérant un important potentiel thérapeutique antidouleur des composés cannabinoïdes

Les récepteurs CB2 : isolés en 1993, ils sont absents au niveau du système nerveux central, on les trouve surtout dans les éléments figurés du sang : lymphocytes B, lymphocytes T, monocytes, Natural Killers (NK).

* les endocannabinoïdes :

L’identification, la caractérisation pharmacologique et la localisation spécifique de récepteurs activés par le d 9-THC ont posé la question de l’existence de composés endogènes

En fait, de même que la morphine vient mimer les effets des endorphines (substances endogènes) en stimulant les récepteurs opioïdes, le THC vient stimuler les récepteurs CB 1 à la place de substances endogènes dérivées de l’acide arachidonique, désignées endocannabinoïdes

Les endocannabinoïdes n’ont été mis en évidence qu’en 1992, alors que la structure chimique du d 9-THC a été déterminée depuis 1964

Ils sont des neurotransmetteurs de nature lipidiques, qui porte leur action sur les récepteurs CB1 et CB2. Parmi eux se trouve l’anandamide » (AN) Chimiquement, c’est l’éthanolamide de l’acide arachidonique , dont la structure chimique diffère de celle du THC, cependant il présente des propriétés chimique (lipophilie) et pharmacologiques similaires.

Les endocannabinoïdes possèdent des caractéristiques qui en font des neurotransmetteurs à part entière. Il existe cependant une différence avec les neurotransmetteurs classiques qui sont produits régulièrement puis stockés dans des vésicules, pour être libérés par exocytose dans les synapses quand des potentiels d’action atteignent les terminaisons neuronales.

Les endocannabinoïdes sont élaborés, en temps réel (à la demande), en réponse à une dépolarisation due à un influx de calcium. Il s’ensuit l’hydrolyse des précurseurs lipidiques des membranes cellulaires pour générer des acides gras polyinsaturés sur lesquels viennent se greffer l’éthanolamine ou le glycérol par des enzymes (amidification, estérification, étherification)

C’est donc le neurone post-synaptique qui élabore et libère les endocannabinoïdes, en réponse aux stimulations qu’il reçoit du neurone pré-synaptique. Ces endocannabinoïdes diffusent de façon rétrograde vers la terminaison du neurone présynaptique et en stimulant les récepteurs CB 1 que porte cette dernière, ils réduisent la libération de leur médiateur

La libération de glutamate (médiateur excitateur) conduit à une stimulation du récepteur NMDA qui, par l’ouverture d’un canal ionique, induit une vague calcique cytosolique entrainant la libération d’un endocannabinoïde (ici l’anandamide). Ce dernier, traversant la synapse à rebours, vient stimuler un récepteur CBpré-synaptique ce qui inhibe la libération de glutamate. L’anandamide est rapidement soustrait au milieu extracellulaire par la capture opérée par des cellules gliales suivie de son hydrolyse par la FAAH (Fatty Acid Amide Hydrolase)

Les endocannabinoïdes participent donc à un mécanisme de signalisation rétrograde, opérant dans un sens opposé à celui des neuromédiateurs classiques..

Dans les conditions physiologiques, le système endocannabinoïde sert de :

    • Régulateur de l'activité motrice impliquant :

    • Les noyaux de la base (inhibition dopaminergique et glutamatergique, et renforcement GABAergique)

    • Le cortex et le cervelet (inhibition de la neurotransmission glutamatergique médiée par les récepteurs NMDA)

    • Modulateur de la fonction mnésique de l'hippocampe (modulation de la neurotransmission glutamatergique et cholinergique dans l’hippocampe)

    • Régulateur de l’axe hypothalamo-hypophysaire (stimulation dopaminergique et inhibition noradrénergique)

    • Régulateur du système neurovégétatif (inhibition de la libération acétylcholine (parasympathique) et de noradrénaline (orthosympathique)

    • Modulateur des processus cognitifs impliquant le système limbique et le cortex.

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