Une nouvelle de Rupert Goodwins








télécharger 316.1 Kb.
titreUne nouvelle de Rupert Goodwins
page6/8
date de publication17.05.2017
taille316.1 Kb.
typeDocumentos
b.21-bal.com > droit > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8

Chapitre 12
Les pâtes étaient excellentes.

Chapitre 13
Bien que l’entraînement non supervisé fut interdit, il arrivait que les meilleurs élèves soient tolérés pour quelques heures de simulateur en solitaire, à condition qu’ils n’en profitent pas pour se livrer à de frivoles acrobaties interstellaires. Ainsi, il n’était pas rare de voir Stee en salle de simulation le soir, expérimentant et répétant diverses manœuvres.

En plaçant le casque sur sa tête, il ne se sentait pas aussi à l’aise que les autres fois. La mort simulée du matin l’avait profondément secoué, et en voyant l’écran de contrôle s’illuminer il eut un frisson. L’accès neurologique direct, et il venait d’en prendre pleinement conscience, était un outil de simulation très puissant. Des images, situations et sentiments étaient générés par l’ordinateur, et envoyés directement dans le système nerveux de l’élève. Impossible, donc, de fermer les yeux si quelque chose ne se passait pas comme on le désirait. Si le programme de Nic était lancé, l’ordinateur passerait en mode diagnostic au moment de la tentative d’intrusion, et tout son fonctionnement interne serait alors sous contrôle mental de Stee. C’était une option réservée aux ingénieurs de maintenance, que les élèves novices n’étaient pas censés connaître. Elle représentait un réel danger, que Nic n’aurait pas pris le risque de faire courir à Stee s’il ne lui avait pas fait une totale confiance.
La séance démarra plutôt bien. Stee avait décidé de lancer une simulation difficile, une mission de sauvetage bien connue des élèves intitulée l’Incident Calamus, dans laquelle il fallait, dans le rôle d’une femme, atterrir d’urgence sur une planète entourée d’une épaisse ceinture d’astéroïdes. La planète n’avait rien de la tranquillité de Saturne, au contraire il s’en dégageait d’intenses radiation et de puissants champs magnétiques qui compliquaient énormément le slalom entre les astéroïdes.

Alors que le scénario était déjà bien entamé, l’espace autour de Stee disparut soudainement. A la place de son interface virtuelle de pilotage, il vit se dessiner un écran de contrôle sur lequel un cube d’un mètre de côté environ contenait des sphères de différentes couleurs correspondant à des fichiers. Il avança une des mains que l’ordinateur lui dessinait, et put la glisser sans problème à l’intérieur du cube. Les sphères étaient de différentes tailles, ne cessant de fusionner entre elles et de se scinder en plusieurs unités plus petites. Stee avait manifestement accès à l’ensemble de la structure de l’Académie, ce qui signifiait que Nic lui avait conféré des droits d’accès plutôt confortables.

- Merci, Nic, pensa-t-il en explorant les fichiers à la recherche de l’évènement qui avait provoqué le passage en mode diagnostic. Il se demanda quel était l’espace disque alloué au simulateur, lorsque le cube explosa. Il fut tout entier aspiré, à une vitesse insupportable, jusqu’à se trouver devant une des sphères, qui paraissait à présent de la taille d’un terrain de football. Il se demanda ce qu’il devait faire à présent, mais l’ordinateur généra en lui un ensemble de souvenirs contextuels, et soudain il sut qu’il lui fallait engager la procédure InterFileCommPipeDisplay, connue sous le nom de IFCPD. Un enchevêtrement de lignes apparut alors à l’intérieur de la sphère. Après une autre injection mnémonique, les fichiers internes du simulateur devinrent parfaitement lisibles.

Le monde qui l’entourait était constitué de toutes sortes de formes géométriques aux couleurs vives et contrastées. Il chercha un signe quelconque de la présence en ligne de Nic, sans succès, et se mit en quête de l’intrus que l’ordinateur avait détecté. Il vérifia les accès aux fichiers, mais rien d’anormal n’apparut. Peu à peu, il désactiva les options du mode diagnostic, jusqu’à n’avoir sous les yeux que les fichiers utilisés par le simulateur, mais rien ne semblait indiquer d’accès non autorisé aux données. Il allait devoir trouver une autre approche. Il ordonna à l’ordinateur de chercher les fichiers dupliqués, ce qui était une requête très rare. L’ordinateur fit disparaître l’impatience qui envahissait Stee depuis quelques minutes, ce qui signifiait que la recherche prendrait un certain temps.

Soudain, l’écran de contrôle s’anima. « Commande effectuée avec succès ! » L’ordinateur avait détecté un fichier dupliqué depuis un autre simulateur connecté à ...... Gella.

Je te tiens ! Mais comment avait-elle réussi à copier un fichier alors qu’aucun accès non autorisé n’était signalé ? Une seule explication était plausible : Elle avait un droit d’accès encore supérieur à celui de Stee, ce qui impliquait qu’il ne pouvait être informé de ses accès fichiers. Cela voulait aussi dire qu’elle avait accès à la totalité du système, et que l’affaire était très sérieuse.

Il valait mieux à présent qu’il enregistre sa découverte et qu’il aille voir Nic dès que possible. Il se tourna vers l’écran de contrôle, et demanda qu’un enregistrement du mode diagnostic soit envoyé à l’administrateur système. Le monde coloré qui l’entourait devint soudain totalement chaotique, avant de plonger dans l’obscurité. Procédure d’arrêt d’urgence. Rien d’autre à faire que quitter la simulation.
Il entendit une voix :

- Désolé, Dave, mais je ne peux pas vous laisser faire ça.

C’était là une phrase amusante que les ingénieurs connaissaient bien, dont les origines remontaient à la préhistoire de l’informatique, et plus particulièrement à un vieux film de science fiction dans lequel un ordinateur, en 2001, décidait d’exterminer l’équipage d’un vaisseau en route pour Jupiter. Elle était supposée donner aux ordinateurs qui l’affichaient en tant que message d’erreur une sorte de personnalité schizophrène. Mais dans cette étrange obscurité, elle effraya Stee, comme elle effrayait dans le film l’astronaute qui l’entendait.

- Gella ? cria-t-il. Gella ? Une blague c’est une chose, mais faire joujou avec le simulateur en est une autre. C’est plutôt dangereux.

- Dangereux pour qui, homme de l’espace ? Tu sais très bien qu’il ne faut pas s’amuser avec le mode diagnostic. Tu n’es pas formé pour ça. Tu sais, parfois on sort de ce simulateur des types morts. Certains ont gardé le sourire aux lèvres, d’autres non....

Stee essaya de reprendre le contrôle du simulateur, mais sans succès. Une sensation de chute infinie lui donnait le vertige. Un costume étrange apparut sur son corps, suivi d’un propulseur et d’un équipement radio, à mesure que Gella ajoutait de nouveaux détails à la simulation dans laquelle elle le plongeait de force. La voix dans l’intercom continua :

- Tu t’en sortais trop bien dans la simulation Calamus. J’ai pensé qu’un vrai défi t’intéresserait. Une variante de cette simulation que personne n’a encore essayée. D’ailleurs, avant que tu partes, il faut que je te prévienne que....

La voix disparut.

Chapitre 14
Il faisait nuit, et Emily pleurait.

Elle venait de diriger, depuis son fauteuil, le rêve de Steve, et y avait joué un rôle. La télépathie n’était ni le plus puissant de ses pouvoirs magiques, ni le plus dangereux, mais elle avait détecté la présence d’une Force, éveillée et fort affamée. Il y avait toujours un risque qu’une telle chose se produise, mais elle doutait que la Force se soit aperçue de sa présence et s’attarde dans le secteur. En attendant, elle allait devoir s’abstenir de toute action qui sorte de l’ordinaire. Elle mit fin à toutes ses connexions mentales en cours, et se prépara à une manoeuvre défensive, juste au cas où.

Quelle ironie. Elle avait attendu tout ce temps de pouvoir pousser Steve au delà de ses limites. La mort simulée vécue en rêve n’était qu’un des nombreux tours qu’elle avait préparés pour lui. A présent, il allait terminer son rêve tout seul, au sein de ce monde dans lequel elle avait aidé son esprit chimiquement modifié à se plonger en dépit de son appréhension initiale, et dont le roman de science fiction qu’elle lui avait prêté avait constitué le matériau de base.
Elle se risqua à un rapide tour d’horizon télépathique pour vérifier qu’elle aussi était seule. La sensation d’une pluie de pointes métalliques s’abattant sur son esprit lui montra que ce n’était pas le cas.

Chapitre 15
- Gella ? Gella ?

Rien. Peut-être restait-elle silencieuse par simple cruauté envers Stee, mais quelque chose lui avait semblé bizarre dans la façon dont elle s’était tue, soudain. En attendant, il avait des problèmes plus urgents à traiter. Mis à part continuer de vivre la simulation, il ne pouvait pas faire grand chose. La commande d’arrêt d’urgence avait été déroutée par Gella vers l’enregistrement d’un jouet électronique pour enfant répétant sans cesse « Désolé, tu n’as pas fait le bon numéro, essaie encore une fois ». Il fallait donc qu’il joue le jeu jusqu’au bout.

Il essaya de mettre en route son système de propulsion, et se mit à flotter dans l’espace. Les réacteurs dans son dos ne fonctionnaient pas, mais le système de direction semblait réagir. Il n’y avait aucun vaisseau aux alentours, et les fortes radiations émises par la planète voisine lui firent penser que toute tentative de communication radio serait inutile. Il tenta d’analyser le fonctionnement de l’ordinateur dont son costume était équipé. C’était un très vieux modèle. L’incident de Calamus avait eu lieu près d’un siècle auparavant, et le costume de la femme astronaute dont il endossait l’identité pour la simulation -comment s’appelait-elle déjà ? Esseka ?- était désormais complètement dépassé. Elle était partie faire une prospection à bord d’un vaisseau vétuste, puis avait heurté quelque chose et s’était écrasée. Stee ne se souvenait plus du reste de l’histoire. Il essaya de se mettre en contact avec la bibliothèque, mais toute tentative de connexion avec le réseau de l’Académie était systématiquement déroutée par le programme de Gella.

- « Ligne occupée, veuillez rappeler ultérieurement ». Il se jura, dès qu’il serait sorti de tout ça, de trouver un enregistrement de ce message et d’obliger Gella à l’écouter à un volume sonore légèrement supérieur au seuil de la douleur, pendant une période légèrement supérieure à 48 heures.

Pour ce faire, il fallait d’abord qu’il trouve le moyen de reprendre le contrôle de son vaisseau de sauvetage, car il ne voulait pas d’une autre mort simulée, quelque soit celle que Gella lui avait mitonnée. Une alarme se mit en marche : « ALERTE DOSIMETRE ». Le dosimètre était un vieil outil de mesure de radiations, et l’alerte signifiait qu’il devait trouver rapidement une zone abritée des radiations, sans quoi il serait rapidement atteint de différents troubles. Autour de lui, l’espace était rempli astéroïdes, trop pour qu’il puisse se déplacer à grande vitesse. Il repéra un débris spatial rocheux, une sorte de fragment d’astéroïde qui ne tournait pas sur lui même et avait donc, durant sa période de révolution dans le champ gravitationnel, un côté qui n’était jamais tourné vers la planète, et se dirigea vers lui. Il s’y arrima à l’endroit adéquat, de façon à ne pas le déséquilibrer -ce qui aurait pu entraîner un mouvement de rotation- peinant à trouver la procédure. Comme Esseka était en prospection, et il fallait qu’il s’habitue à raisonner comme s’il l’était lui même, il y avait dans le costume un dispositif de crampons actifs et plusieurs centaines de mètres de corde mono fibre.

Les crampons actifs étaient constitués de pointes métalliques accompagnés de petites charges explosives. Il en plaça une sur la surface du rocher, et le regarda exploser. Une partie de la pointe fut propulsée dans l’espace, tandis qu’une autre s’était enfoncée profondément dans la roche. Il noua la corde sur le crampon, une corde faite de molécules hybrides acier / carbone liées en une structure d’une incroyable solidité. Il y avait encore une chance que les radiations l’atteignent, mais pas avant qu’il soit à cours d’oxygène.
A présent qu’il était couvert contre tout risque de collision avec un astéroïde et que les radiations ne pouvaient plus l’atteindre, Stee allait pouvoir se concentrer sur l’objectif réel de la simulation : alerter les secours pour qu’on vienne le chercher. Première chose : envoyer un message Mayday. La radio qui équipait le costume couvrait les fréquences de détresse usuelles, mais elle n’était équipée que d’un petit émetteur. Il pouvait la bricoler pour dépasser la puissance maximale d’émission et envoyer un ou deux appels avant de griller l’amplificateur, mais cela lui parut imprudent.

Il alluma le radar de son costume, qui à sa grande surprise fonctionnait parfaitement malgré les forts parasites provoqués par les radiations, et mit en route les circuits discriminatoires pour filtrer sur l’écran les débris d’astéroïdes qui l’entouraient. Rien d’autre n’apparut, et il coupa le radar pour économiser ses batteries, mais le laissa en mode réception active. Si un vaisseau s’approchait, le radar lui signalerait sa présence par une alerte collision bien avant que son piètre récepteur radio ne le détecte.

Il n’y avait plus rien d’autre à faire qu’attendre. Sa réserve d’oxygène était d’une dizaine d’heures, il n’avait rien à manger mais suffisamment d’eau pour tenir jusque là, et le dosimètre s’était calmé. Il pensa qu’il pourrait être utile d’essayer de réparer le propulseur, mais se vit dans l’impossibilité de l’atteindre sans ôter le costume, et abandonna l’idée. Il examina de plus près la roche, qui lui parut familière : une sorte de granit composé de mica et d’un quartz assez sombre, mais traversé d’étranges cristaux blancs dont la présence ne semblait pas normale. La géologie des systèmes planétaires étrangers réservait parfois d’étonnantes surprises.

Il commença à examiner toutes les connexions possibles vers l’ordinateur de l’Académie que Gella avait re-routées, juste au cas où elle en aurait oubliée une, et une alarme se déclencha. Un vaisseau s’approchait. Il ralluma l’écran radar et vérifia sa trajectoire : le vaisseau serait dans son secteur d’ici trois minutes, mais ne serait jamais à portée de sa radio.

Peut-être pouvait il essayer d’obtenir plus de puissance encore de son émetteur, mais le résultat était incertain, et de toute façon celui-ci était dans son dos, tout comme le propulseur. Que faire d’autre ? Augmenter le voltage de l’alimentation de la radio ? Non, les batteries étaient à sa portée, mais cela ne ferait que griller l’émetteur et tous ses systèmes électroniques de survie. L’antenne, peut-être ? S’il arrivait à bricoler une antenne émettrice plus grande, il pourrait peut-être joindre le vaisseau, mais il n’avait guère d’objets métalliques utilisables à cette fin. Peut-être le débris sur lequel il était arrimé était-il conducteur, mais pour qu’il soit utile en tant qu’antenne, il aurait fallu qu’il en modifie la forme et les dimensions, et il n’avait aucun outil pour cela.

La corde en mono fibre. Elle était conductrice. C’était bien connu : un astronaute s’était un jour fait rôtir lorsque la corde à laquelle il était attaché était entrée accidentellement en contact avec une ligne électrique. Il pourrait sans problème la régler à la longueur voulue, et elle ferait une très bonne antenne. Il noua rapidement la corde à un crampon, régla la longueur adéquate, et fit exploser le crampon. La partie qui fut propulsée au loin entraîna l’extrémité de la corde, dont il avait enroulé plusieurs mètres autour de son corps. Il régla son émetteur sur une fréquence d’urgence prioritaire, et dès que la corde fut tendue, pressa la touche MAYDAY. La lumière verte de transmission s’alluma quatre fois, avant de virer au rouge, indiquant que l’émetteur avait grillé. Il observa la trajectoire du vaisseau sur le radar........ et constata qu’elle avait changé brutalement. Le vaisseau venait droit sur lui. Il allait être secouru.

Il fallait qu’il se place de l’autre côté du rocher avant que le vaisseau n’arrive, sans quoi il risquait de ne pas être vu. Il détacha son costume du point d’arrimage, et se débarrassa de son antenne improvisée. Totalement libéré, il se hissa de l’autre côté du rocher sans problème. La vaisseau serait en vue d’une seconde à l’autre.

C’est alors qu’il le vit apparaître, mais quelque chose clochait. Les astéroïdes étaient visibles au travers du vaisseau. Ce n’était qu’une version inachevée, comme une maquette en fil de fer.

- Une variante de cette simulation que personne n’a encore essayée. D’ailleurs, avant que tu partes il faut que je te prévienne que....

C’était donc ça. La simulation n’était pas finalisée. Personne ne l’avait testée, et il restait des bugs, comme ce vaisseau qui n’apparaissait pas complètement. Soudain, il eut très peur, se rappelant que dans une simulation buggée, on peut réellement mourir si une équipe technique n’est pas présente pour l’interrompre en toute sécurité. D’ailleurs, le développement de ce genre de jeu vidéo était considéré comme un des plus dangereux métiers au monde. L’ordinateur peut vider un cerveau en quelques secondes, et il était là, au milieu d’une simulation qui tombait en morceaux, sans aucune aide extérieure sur laquelle compter.

Il essaya à nouveau la procédure d’arrêt d’urgence. Le message d’erreur enfantin retentit, puis devint brouillé et inaudible. La planète se figea, les explosions de gaz à sa surface comme paralysées. Il vérifia son costume, qui fonctionnait toujours, mais le rocher près de lui se mit à grossir, et il fut attiré par sa gravité. Il entendit des chants d’oiseaux, sentit l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, et vit une rivière qui courait vers l’infini... Le monde créé par la simulation était en perdition, et son cerveau y étant directement relié, il l’était aussi. Tout ce qu’il pouvait faire à présent était de rompre la connexion neurologique, ou du moins d’essayer d’empêcher l’ordinateur de garder le contrôle de son esprit. Il s’enferma dans une bulle de pensées, les yeux fermés, retenant son souffle, essayant d’échapper au bombardement d’images incohérentes. Rien à faire, les routines du simulateur étaient réglées pour anticiper la moindre de ses réactions, et très vite il ne sut même plus s’il avait les yeux fermés ou ouverts, ni même si son coeur battait toujours. Il tomba, en direction du rocher, et le temps lui parut s’étirer. Il tomba, pour l’éternité.
L’éternité n’est pas supposée connaître de fin, mais celle-ci oui. Du moins, elle fit une pause. Une main sur son épaule, un poids en moins sur son crâne, et il réalisa soudain qu’il respirait toujours. Ses mains étaient toujours attachées aux accoudoirs du fauteuil, crispées. Il se sentit très fatigué. Et vivant.

- Stee, réveille toi..... Stee......

C’était la voix de Nic. Il était là, et l’instructeur aussi. Il les regarda, incapable de parler ou même penser. Ils étaient dans son champ de vision, et ses yeux refusaient de bouger, comme des caméras de visiophones braqués sur un mur plein de posters rétro.

- Tout le système est en panne, Stee. Tu nous entends ? Stee, réveille toi...
L’image disparut, et son esprit s’endormit.
1   2   3   4   5   6   7   8

similaire:

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconCode de la Faluche et des Traditions
«le Club», qui disparus pendant quelques temps. En 1991, une petite bande d’étudiants déposa les statuts d’une nouvelle association...

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconNouvelle avancée vers la création d'une vie artificielle

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconExpo Nano, la technologie prend une nouvelle dimension

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconGroupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconÉpisode 7 – Miroir, dis-moi la vérité, partie I
«ami» était souvent une façon de parler de soi avec détachement et discrétion. IL tendit davantage l’oreille, tout en lançant une...

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconQu'est-ce qu'un organisme génétiquement modifiés (ogm) ?
«génie génétique» pour lui conférer une caractéristique ou une propriété nouvelle. Ce processus s’inspire des techniques de sélection...

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconCourriel n° 9 : Trois actions concrètes et citoyennes pour bâtir une nouvelle dynamique

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconConditions d’accès à la formation (une nouvelle structuration a vu...

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconPierre Morhange répond au téléphone. IL se crispe. Sûrement une mauvaise...

Une nouvelle de Rupert Goodwins iconCurriculum vitae
«Etudes structurales et toxicologiques d’ochratoxines naturelles et d’une nouvelle Mycotoxine gyf : contamination, transmission à...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com