Mourad Messoubeur et son matériau de prédilection : la matière organique








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Communiqué de Presse

Lyon le 1er mars 2011

Mourad Messoubeur : « Surfaces Picturales -œuvres récentes» du 25 mars au 23 avril 2011 pour la première fois à la Galerie Artaé

La Galerie Artaé (Lyon 3ème) exposera du 25 mars au 23 avril l’artiste de « la peinture atmosphérique » : Mourad Messoubeur. Sans pinceaux, mais en jouant avec la matière organique, il crée des œuvres uniques révélées par la nature et en parfaite collaboration avec elle.
Artiste né en Algérie et installé à Marseille depuis une quinzaine d’années, Mourad Messoubeur présente son travail pour la première fois dans la jeune galerie Artaé, à Lyon.

Après avoir fait les Beaux Arts d’Alger et travaillé comme peintre en Algérie, il vient en France et ne voit plus d’intérêt à la peinture qu’il estime trop narrative. Il choisit les Beaux Arts d’Aix en Provence – orientés « nouvelles technologies »- ce qui le conforte dans son choix. Avec la maturité, aujourd’hui, il se revendique peintre , mais un peintre « qui laisse l’œuvre parler d’elle-même » comme il le souligne : « je n’aime pas expliquer des phénomènes par la peinture, je préfère que l’œuvre existe par elle même. L’interprétation me pose un soucis, dans mon travail Il n’y a pas autre chose que ce qui est là »

Mourad Messoubeur et son matériau de prédilection : la matière organique




Ses œuvres n’ont pas d’échelle, elles évoquent l’infiniment grand par l’infiniment petit dans un rapport géographique à la matière. Géographique parce que l’on croit parfois reconnaître des cartes topographiques vues du ciel mais aussi parce que le résultat varie en fonction de la température et de l’hygrométrie du lieu et du moment.
La lente transformation s’opère au gré de ces paramètres qui jouent le rôle de révélateurs, comme une photographie au sortir du bain de développement.
Les surfaces mises en décomposition deviennent des cultures, envahissent le support et évoluent en colonies filamenteuses et poilues.

Les surfaces à l’air libre s’assèchent en monochromes évanescents et rappellent atmosphère et autres cumulus.

Quand la terre concrète s’oppose à l’air immatériel, dans une même œuvre, on atteint une sorte de poésie des éléments.

Le retour au pictural




Après avoir renoncé à la peinture il y a une vingtaine d’années, cette exposition, première de l’artiste à la galerie Artaé, semble incarner un tournant dans la démarche de l’artiste. Nous assistons ici à un retour au pictural, avec notamment la présence de dessins de nuages, sorte de morceaux de bravoure d’un artiste longtemps connu uniquement pour ses révélations microbiennes.

Le ciel et l’atmosphère servant alors de fil conducteur aux différentes œuvres.
Le travail de Mourad Messoubeur semble trouver un nouvel équilibre, entre mise en valeur des éléments et nouvelle picturalité.

Marlène Girardin
Vernissage le 24 Mars 2011



Contact Galerie : Marlène Girardin Contact Presse : Catherine Cervoni

11 rue Aimé Collomb – 69003 LYON 06 26 27 67 07

06 12 78 27 11 - 04 78 38 31 57 presselyon@hotmail.fr

contact@artae.fr


www.artae.fr


Annexes :

Interview de Mourad Messoubeur

Mourad Messoubeur : Biographie

L’exposition et la Galerie : fiche pratique

Présentation de la Galerie Artaé
Interview de l’artiste par Marlène Girardin
Marlène Girardin : Comment nait l’idée de travailler avec des cultures ?

Mourad Messoubeur : Avec une pomme qui m’est tombé sur la tête, comme Newton ! J’ai commencé à évider des pommes quand j’étais étudiant. Je coupais la pomme en deux, je la recouvrais de résine. La résine rigidifie et fait cuire la pomme. Avec une petite cuillère j’enlevais la chair. La peau prise dans la résine évoquait des fossiles. J’ai commencé à faire des installations avec des pommes. Un jour, j’avais entassé la chair des pommes, j’en avait épluché tellement que ça faisait une petite montagne, ça commençait à vraiment sentir mauvais. En enlevant le plastique : le miracle ! les couleurs étaient magnifiques, il y en avait de toutes sortes. Ensuite j’ai rencontré Claude Gudin, chercheur, il a vu mon boulot et m’a proposé de travailler avec lui et c’est comme ça que c’est parti. Il m’a ensuite connecté avec un ami biologiste pour étudier les cultures, j’ai fais des résidences et voilà où tout ça mène !
MG : Pourquoi ce refus de la peinture?

MM : Après avoir fait les beaux Arts d’Alger, j’ai travaillé en tant que peintre en Algérie. Puis je suis venu en France, et là, je ne voyais plus l’intérêt de faire de la peinture. Je suis entré à l’école des Beaux Arts d’Aix en Provence qui est axée « nouvelles technologies » et m’a conforté dans cette voix. La peinture c’était trop narratif, c’était trop « moi ». Par contre aujourd’hui, je peux dire que je suis peintre, je l’ai toujours été mais ce n’est que maintenant, avec la maturité, que je l’accepte. Certes je n’utilise pas de pinceaux, je suis toujours fourré dans ma cuisine, ma peinture est faite de peaux, de surfaces, de coulures, d’étalement.

Ce que j’ai détesté dans la peinture, c’est son coté écriture, qui traduit quelque chose. J’ai peur de cette peinture descriptive. Dans ma démarche, j’essaie d’expliquer le phénomène de la peinture lui même, et non pas une interprétation. J’essaie d’être cohérent par rapport à ce que la vie me propose tous les jours, comme l’atmosphère. Je ne vais pas aller peindre des moisissures, je veux qu’elles existent. La couleur est là parce que ces colorants sont utilisés dans la biologie pour révéler des champignons transparents. L’œuvre va parler d’elle même, je n’aime pas expliquer des phénomènes par la peinture, je préfère que l’œuvre existe par elle même. L’interprétation me pose un soucis, dans mon travail Il n’y a pas autre chose que ce qui est là.
MG : Comment considérez vous votre collaboration avec la nature, est-ce que vous créez à deux ?

MM : Oui complètement, c’est vraiment une collaboration avec la nature, avec l’atmosphère. Les cultures viennent de l’air invisible, je scrute ça, j’ouvre mes fenêtres pour que l’air extérieur entre. J’aime dire que je fais de la peinture atmosphérique.
MG : Dans cette optique, où se situe votre intervention exactement ?

MM : Je provoque les révélations. On parvient à ce résultat uniquement quand on a beaucoup pratiqué. Le hasard est la chose la plus compliquée qui peut exister. Pouvoir dire que ce n’est plus un hasard, me fascine. Le champignon est un élément de la nature, c’est un élément tellement sensible et imprévisible que créer avec lui est passionnant.

Je suis curieux, j’aime découvrir, ça me permet d’être connecté avec le monde. On peut se contenter de vivre avec ce que l’on nous propose, moi j’ai envie de participer et de proposer mon point de vue, d’être acteur, c’est vraiment ma manière de me connecter au monde.

La pratique artistique est mon anti-destructeur.

Pour moi, l’art c’est la vie.
MG : Et ce rapport à la photographie qu’on retrouve à la fois dans la révélation du motif mais aussi dans vos dessins noir et blanc, quel est il ?

MM : Il est présent effectivement, je fais quelque part de la photographie organique. Le papier est soumis à l’atmosphère, la gélose est révélatrice de l’atmosphère quand le papier sensible est exposé à l’atmosphère. Quant au dessin, il y a plutôt un effort physique. Un dessin représente environ 2 ou 3 jours de travail. J’aime l’idée de redécouvrir la nature par cet effort physique là.
MG : Une dernière chose à ajouter ?

MM : Je suis très enthousiaste et heureux de montrer mes derniers travaux, je suis arrivé à un stade où ma démarche est épurée, il y a une sorte d’harmonie entre les différents éléments.

Mourad Messoubeur

Biographie
Né en 1964 en Algérie (AL)

Vit et travaille à Marseille (FR)
Expositions personnelles
2009 : Salon scientifique, Biovision, Lyon


2008 : Galerie Bernard Mourier, St Rémy de Provence


2007 : Les Ateliers de l'Image, St Rémy de Provence


2006 : Galerie du Tableau, Marseille


2004 : Galerie Olivier Houg, Lyon


2003 : Le Moulin, La Valette du Var


2002 : Artothèque Antonin Artaud, Marseille


2000 :
« Expérience croisée », Espace exposition, Aventis CropScience, site de la Dargoire, Lyon
Pavillon Vendôme, Aix-en-Provence


1999 :
Musée Saint-Benoît, Digne-les-Bains
Galerie de prêt, Médiathèque intercommunale, Fos-sur-Mer


1998 :
Galerie du CCF de Palerme et Sicile (Italie)
Galerie internationale Design-Pavillon, San Francisco (Etats-Unis)


1997 : «Vacances bleues », Mécénat artistique, Marseille


1994 : Institut Cervantes, Alger (Algérie)


1993 : Musée national des beaux-arts d'Alger (Algérie)


1992 - 1993 : Galerie des Centres culturels français, Algérie


1991 : Galerie Isma, Office Riadh el Fath, Alger (Algérie)
Expositions collectives

2010 : Foire du Caire, Egypte

Bibliothèque Universitaire de Lyon 1, dans le cadre de la semaine de la science.

2007 :
« L'oeil gourmand », Espace Peiresc, Toulon


« Alger capitale de la culture arabe », Musée d'Art Moderne et contemporain, Alger, (Algérie)


2005 :
Atelier am Eck, Düsseldorf (Allemagne)
Künstlerverein Malkasten eingeladen, Düsseldorf (Allemagne)


2003 : Le Pari de l'art contemporain », Musée des tapisseries, Aix-en-Provence Centre culturel Aragon, Oyonnax
« D'une rive à l'autre »,

Cité internationale des arts, Paris

Galerie Porte avion, Marseille


2001 :
Musée d'archéologie de Digne-les-Bains


Galerie Olivier Houg, Lyon


2000 : Ateliers Thérèse Neveu, Aubagne 


1999 : Espace exposition de la ville de Lorgues


1998 : « A qui le tour ? », Centre d'art contemporain, Saint-Priest


1997 :
« Les Ex-d'Aix », Galerie de l’École d'art, Aix-en-Provence

Château de Servières, Marseille
« Plasticité du végétal vivant »

Cité des sciences et de l'industrie, La Villette, Paris


1995 :
Culture & Entreprise, Espace Sainte-Catherine, Aix-en-Provence


Ateliers d'artistes de la ville de Marseille


1992 : Exposition universelle de Séville, Pavillon algérien (Espagne)


1991 :
Biennale de gravure, Yougoslavie


Peintres et photographes, Musée National des Beaux-Arts, Alger (Algérie)

Commande publique

2000 : Commande d'une oeuvre pour le bâtiment de la Médiathèque de Fos-sur-mer

Collections publiques et privées

Musée d'art Moderne et Contemporain, Alger (Algérie)


Musée de Digne les Bains


Fonds communal, Ville de Marseille


Musée National des Beaux-Arts, Alger


Aventis CropScience, Lyon


Galerie de prêt, Médiathèque de Fos-sur-Mer


Ville de Lorgues


Ville de Marignane


Vacances bleues, Marseille

Fiche Pratique



Exposition du 24 Mars au 25 Avril 2011.




Vernissage le jeudi 24 Mars 2011 de 18h30 à 21h30.


Artaé est ouvert

jeudi, vendredi de 14h30 à 19h30

+ samedis pendant les expositions de 14h30 à 19h30.

& tous les jours sur rendez vous.
Pour venir :

Métro D station Guillotière

Tram T1 arrêt Liberté

Parking LPA Fosse aux Ours

Velo’v station 3097 Augagneur Fosse aux Ours – 7056 Place Raspail
Galerie ARTAÉ

Présentation
La galerie ARTAÉ est fondée en 2009 par Marlène GIRARDIN, historienne de l’art diplômée de l’Ecole du Louvre et de Paris I Panthéon la Sorbonne, auteur de 2 ouvrages monographiques parus en 2009 aux éditions Critères.
La ligne de la galerie vise à défendre des artistes émergents ou déjà reconnus, au propos sensible et/ou minimaliste, pop et/ou décalé, drôle et/ou poétique. Les artistes travaillent aussi bien la peinture, la sculpture, la photographie, le dessin que les installations et la vidéo.
La structure organise des expositions personnelles et collectives, au sein de la galerie et hors les murs.

La galerie tend à s’étendre internationalement en développant actuellement des partenariats avec des pays émergents tels que le Maroc.
ARTAÉ c’est aussi :

- des conférences d’histoire de l’art destinées aux entreprises, écoles supérieures et particuliers,

- des Déambulations Contemporaines pour visiter le patrimoine contemporain de Lyon en Segway, en partenariat avec la société ComhiC, distributeur de Segway en Rhône Alpes.
Artaé :

11 rue Aimé Collomb – 69003 LYON

04 78 38 31 57

www.artae.fr

contact@artae.fr

Contact : Marlène GIRARDIN

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