Essaires pour assumer la prise en charge de toutes les pathologies d’une population de personnes âgées








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Profil M1

Accompagnement psychologique et technique lourd, soins palliatifs des « mourants lucides »




Il s'agit ici des soins importants d’accompagnement de fins de vie chez des patients lucides, conséquences de l’évolution d’une ou plusieurs pathologies (éventuellement lente), nécessitant une importante mobilisation de soins tant relationnels et de soutien psychologique, qu'éven-tuellement techniques, pour contrôler des douleurs (morphiniques en perfusion sous cutanée avec seringue à débit constant ou administration par voie orale) et soins visant à contrôler les troubles fonctionnels gênant le confort (vomissements, hoquet, constipation, encombrement respiratoire...)

Nous sommes ici typiquement dans la situation des soins palliatifs, nécessitant une formation spécifique de l’ensemble du personnel.

Profil M2

Accompagnement d’un état crépusculaire conduisant au décès à plus ou moins lon-gue échéance, soins de confort des « mourants non lucides »




Il s'agit ici d'un patient inconscient ou n'ayant plus de relation avec l'entourage, ne posant pas de problème de soins techniques particulier, nécessitant juste des soins de base et de confort, une hydratation buccale régulière, un contrôle de l'encombrement bronchique et l'administration éventuelle d'antalgiques non morphiniques par voie orale.
Les profils M1 et M2 concernent l’état pathologique « état terminal » qui ne sera codé que lorsque toute thérapeutique curative (hormis les soins imposés par les escarres CH) est exclue et que l’équipe médicale a formulé, ou aurait dû formuler, le passage aux soins palliatifs ou aux soins de confort. Si d’autres états pathologiques sont mentionnés avec « état terminal » (hors escarres CH), le seul profil à prendre en compte ici sera S1 (la mobilisation et la psychothérapie de soutien sont inclus dans les profils M1 et M2).

La prise en charge de la fin de vie est une réalité particulièrement présente en gériatrie, certainement insuffisamment prise en compte. L’humanisme tient dans ce domaine une place aussi importante que la technique médicale.

Profil S1

Surveillance épisodique programmée des affections chroniques




Il s'agit ici du niveau de soins médicaux et techniques requis par un patient prenant au long cours une thérapeutique pour une pathologie identifiée. C’est notamment le patient à domicile ou en maison de retraite présentant une poly-pathologie, vu tous les quinze jours ou tous les mois par son médecin traitant. Des bilans programmés toutes les semaines ou tous les deux mois peuvent avoir été prévus pour de tels patients. Il s'agit en particulier ici de tous les traitements dits "de fond", ou les simples surveillances épisodiques pour des situations particulières sans traitement médicamenteux.
Ce niveau est notamment requis lorsque l'infirmière doit simplement préparer les médicaments, en vérifier l'administration et effectuer les surveillances cliniques et biologiques prévues.

Profil S0

Aucun soin médical ou technique




Cette rubrique concerne tous les états pathologiques stabilisés ou séquellaires qui peuvent générer, et expliquer, une perte d'autonomie mais ne requièrent aucun soin technique, ni aucune surveillance particulière. On peut être en perte d'autonomie et ne plus être "malade". L’éventualité d'une personne âgée sans pathologie "pertinente", c'est à dire sans consommation de soins, n'a rien d'exceptionnel.
Ce profil peut aussi s’appliquer aux pathologies pour lesquelles il n’existe aucun traitement ou pour lesquelles les traitements ne sont plus efficaces ou ne paraissent pas prioritaires.

THÉSAURUS DESCRIPTIF DES ÉTATS PATHOLOGIQUES


AFFECTIONS CARDIO-VASCULAIRES

1. Insuffisance cardiaque
 Cette rubrique regroupe :

l’insuffisance cardiaque droite, gauche ou globale, quelle qu'en soit l'étiologie (hypertensive, post-infarctus ,valvulopathie opérée ou non, CMO etc...), en poussées (T1 et T2) ou équilibrée par un traitement de fond (S1).
Profils retenus : T1, T2, DG, S1


2. Coronaropathie
 Cette rubrique regroupe :

toutes les pathologies coronariennes qu'elles soient aiguës (IDM) ou chroniques, opérées ou non, en poussées (angor d'effort) ou sous traitement de fond, quel qu’en soit le mécanisme (athéromateux, thrombotique…)
Profils retenus : T1, T2, DG, S1, S0


3. Hypertension artérielle
 Cette rubrique regroupe :

les hypertensions artérielles systoliques, diastoliques, systolodiastoliques

(diastolique > 9 , systolique > 16), quelle qu’en soit l'étiologie.
Profils retenus : T1, T2, DG, S1, S0
La pose d'un holter tensionnel relève du profil DG.


4. Troubles du rythme
 Cette rubrique regroupe :

tous troubles du rythme, qu'ils soient d'origine auriculaire ou ventriculaire, dès lors qu'ils sont cliniquement pertinents, traités ou non et surveillés : l’arythmie ventriculaire par fibrillation, flutter auriculaire, maladie de l'oreillette, les troubles de la conduction auriculo-ventriculaire appareillés ou non. Les simples extrasystoles ne seront pas mentionnées.
Profils retenus : T1, T2, DG, S1, S0
La pose d'un holter rythmique relève du profil DG.
5. Phlébites
 Cette rubrique regroupe :

les phlébites

- évidentes cliniquement

- ou confirmées par le Doppler en cas de doute

- la prévention pharmacologique est incluse dans cette rubrique
Profils retenus : T1, T2, R1, DG, S1
La prévention pharmacologique relève du profil S1

La rééducation du lymphoedème sera codée R1 (rééducation individuelle)


6. Embolies et thromboses artérielles, gangrène, amputation
 Cette rubrique regroupe :

les accidents artériels périphériques qu'ils soient d'origine embolique, sur troubles du rythme ou par thrombose artérielle, suspectés ou diagnostiqués par Doppler ou artériographie, opérés ou non.
Cette rubrique ne concerne pas les accidents vasculaires cérébraux emboliques qui sont regroupés dans la rubrique accidents vasculaires cérébraux, pathologie N°10, mais inclut bien sûr les thromboses et embolies artérielles opérées récemment, en soins locaux, en rééducation ou en surveillance.
Profils retenus : T1, T2, R1, R2, CH, DG, S1, S0
S0 correspond par exemple à une amputation de longue date, notée car elle peut retentir sur l’autonomie.


7. Artériopathies chroniques
 Cette rubrique regroupe :

toutes les artériopathies y compris les artériopathies inflammatoires (maladie de Horton, maladie de Takayashu...), les stades 2 et 3 de claudication intermittente traitée. Le stade 1 de claudication intermittente non traité sera codé S0.
Profils retenus : T2, DG, S1, S0


8. Hypotension orthostatique
 Cette rubrique regroupe :

les hypotensions graves, éventuellement responsables de chutes qu'il s'agisse d'hypotension primitive ou iatrogène. En cas d'hypotension orthostatique responsable de chutes, ces deux rubriques associées seront codées avec leur profil propre.
Profils retenus : S1, S0
S1 correspond à la pose de bas de contention et/ou au suivi médicamenteux.

AFFECTIONS NEURO-PSYCHIATRIQUES

9. Malaises, vertiges, perte de connaissance brève, chutes
 Cette rubrique regroupe :

tous ces symptômes quelle que soit leur étiologie (l'exploration et l'observation sont souvent longues, le diagnostic étiologique peut nécessiter des examens paracliniques nombreux).
Si une étiologie est retrouvée, la situation clinique initiale : malaises, vertiges, perte de connaissance sera associée à son étiologie tant que la symptomatologie persistera car faire un diagnostic ne fait pas ipso facto disparaître la mobilisation de soins liés au symptôme.
Exemples : une perte de connaissance brève liée à un angor syncopal sera codée en plus de coronarite (état pathologique N°2).

Une perte de connaissance très brève et soudaine liée à un bloc auriculo-ventriculaire sera codée en plus du trouble du rythme (N°4).

Si une chute est responsable d’une fracture, ces deux rubriques seront codées.
Profils retenus : P1, R1, R2, DG, S1, S0
L’étiologie des chutes peut être également d’ordre psychiatrique relevant alors d’une prise en charge spécifique P1.


10. Accidents vasculaires cérébraux
 Cette rubrique regroupe :

les accidents ischémiques cérébraux transitoires ou non, quelle qu'en soit la cause, aigus ou séquellaires, les thrombophlébites cérébrales, les accidents hémorragiques cérébraux, céré-bro-méningés ou méningés, les hématomes intra-dural ou sous-dural. Les états dépressifs ou mélancoliques associés seront codés en plus.
Profils retenus : T1, T2, R1, R2, DG, S1, S0


11. Epilepsie, comitialité focale ou généralisée
 Cette rubrique regroupe ;

la maladie épileptique, crises comitiales focales ou généralisées, dont la recherche étiologique peut être complexe. Si la comitialité est en rapport avec un AVC ancien sans séquelles et sans traitement, seule cette comitialité sera codée. Si l’AVC en cause présente des séquelles, un suivi ou un traitement, il sera codé en sus de la comitialité, avec son profil propre.
Une crise comitiale isolée à l’occasion d’un AVC transitoire ne sera pas forcément traitée, une telle situation sera codée S0.
Profils retenus ; T1, T2, DG, S1, S0

12. Syndrome parkinsonien
 Cette rubrique regroupe :

la maladie de Parkinson à tous les stades de son évolution, et tout syndrome parkinsonien, y compris iatrogène. En cas d'évolution démentielle, syndrome parkinsonien et syndrome démentiel seront codés avec leur profil propre.
Il en sera de même des états dépressifs associés.
Profils retenus : T2, R1, R2, DG, S1, S0
Au stade d'affection invalidante traitée par les anti-parkinsonniens au long cours coder S1. Par contre, s'il apparaît des effets de début et de fin de dose avec des difficultés d'équilibration, le patient sera codé en profil T2. Si les anti-parkinsonniens ne sont plus efficaces : profil S0.


13. Syndrome confusionnel aigu
 Cette rubrique regroupe :

tous les états aigus, brutaux, bien différents d'une évolution démentielle progressive sur plusieurs mois ou années. Ils traduisent une souffrance cérébrale diffuse et doivent être évoqués devant toute perturbation aiguë de comportement, troubles de la vigilance, altération brutale des fonctions cognitives.
Les syndromes confusionnels ont des origines multiples : après la phase diagnostic, c'est l'étiologie du syndrome confusionnel et son traitement qui se substituera à cette rubrique. Après la phase aiguë, les troubles du comportement persistant, seront codés pour eux-mêmes.
Exemple : syndrome confusionnel par hypoglycémie chez un diabétique non insulino-dépendant. Au stade d'arrivée on codera syndrome confusionnel puis après disparition de la confusion, le diagnostic de surdosage en hypo-glycémiants étant établi, on codera la seule pathologie diabète.
Profils retenus : T1, T2, P1, DG


14. Troubles chroniques du comportement
 Cette rubrique regroupe :

fugues, agitation, agressivité, refus ou demande excessive de soins, troubles alimentaires, troubles vestimentaires, certains troubles sphinctériens, actes incohérents. Les "troubles caractériels" et les troubles du sommeil (insomnie et hypersomnie) sont à inclure ici.
Les troubles du comportement doivent impérativement être documentés en raison de l’importante mobilisation de personnel qu’ils génèrent.
Profils retenus : P1, P2, S1
Le profil P1 correspond à une phase de crise imposant une prise en charge individuelle par le psychiatre et/ou le psychologue. Le profil P2 caractérise les troubles chroniques stabilisés imposant une prise en charge institutionnelle collective par du personnel qualifié, qu’il ait ou non le « label psy » (patient en unité Alzheimer par exemple).
15. Etats dépressifs
 Cette rubrique regroupe :

les états dépressifs sévères, névrotiques ou réactionnels, la mélancolie. Il importe d'éliminer la démence (qui peut être associée), et de préciser les causes organiques, l'hypothyroïdie tout particulièrement. Si ces étiologies étaient confirmées, elles seraient alors codées à la place, ou en sus de l’état dépressif si ce dernier nécessite une prise en charge spécifique.
Profils retenus : T2, P1, P2, S1
P1 correspond aux états de crise, P2 à une prise en charge au long cours


16. Etats anxieux
 Cette rubrique regroupe :

de nombreuses névroses, phobies, obsessions, attaques de panique…
Profils retenus : T2, P1, P2, DG, S1
Lors de somatisations, le problème se pose avec des pathologies identifiées et le niveau de soins techniques relève du profil DG. Les états anxieux sévères au long cours, mobilisent les médecins et l’équipe soignante, qu’ils épuisent souvent par leurs demandes réitérées, et relèvent de P2.


17. Psychoses, délires, hallucinations
 Cette rubrique regroupe :

tous les états psychotiques. Ils témoignent d'une altération de l'appréhension de la réalité.
Profils retenus : T1, T2, P1, P2, S1
Dans une phase aiguë, nécessitant un diagnostic psychiatrique précis et un traitement médi-camenteux, profil P1. Les psychotiques peuvent même relever de soins techniques importants avec surveillance médicale quotidienne, avec pronostic vital en jeu, et être en profil T1.
Dans une phase chronique, il s'agit des délires de préjudice, de jalousie, d'hypochondrie, de persécution mystique, mobilisant lourdement les équipes soignantes, qui seront codés P2. A long terme, la pathologie peut s’enkyster et ne plus nécessiter d’autre surveillance que celle d’un traitement stable et de son observance codé en profil S1.


18. Syndrome démentiel
 Cette rubrique regroupe :

les syndromes démentiels de toutes étiologies : Alzheimer, démence vasculaire, frontale, mixte… et toutes pathologies pouvant générer des pseudo-démences.
Un diagnostic précoce permet de dissocier les états démentiels secondaires : pathologies iatrogènes, hypothyroïdies, hématomes sous-duraux, tumeurs cérébrales, qui seront codés EN PLUS s'ils existent dans la liste des états pathologiques. Les quelques diagnostics spécifiques « hors liste » seront UNIQUEMENT codés dans cette rubrique syndromes démentiels (cas de la rare hydrocéphalie à pression normale, souvent recherchée, et parfois diagnostiquée, mais peu suivie d'une intervention neuro-chirurgicale justifiant qu'on ne lui réserve pas une ligne particulière).

Dans les cas chroniques, les troubles du comportement importants seront codés EN PLUS (la prise en charge par le personnel est lourde). Les oligophrènes lorsqu'ils ont des troubles des fonctions supérieures importants voire des troubles du comportement, seront codés ici.
Profils retenus : T2, P1, P2, DG, S1, S0
Le codage du syndrome démentiel ne concerne que les troubles cognitifs
T2 correspond à la phase d’équilibration, avec surveillance rapprochée, d’un traitement médicamenteux spécifique des troubles cognitifs (aricept, cognex…)
P1, soins psychiatriques de crise, correspond à la rare prise en charge individuelle des troubles cognitifs par un psychiatre.
P2 concerne les ateliers mémoires dans les démences débutantes.
DG, la recherche de l’étiologie des troubles cognitifs (la typologie de la démence)
S1, les démences sous traitement équilibré
S0, les démences évoluées, sans traitement spécifique.

Ainsi, les patients en « unité Alzheimer » seront le plus souvent codés Démence S1 ou S0 (troubles cognitifs) avec troubles du comportement P2.


AFFECTIONS BRONCHO-PULMONAIRES

19. Broncho-pleuro-pneumopathies
 Cette rubrique regroupe :

En aigu, la bronchite aiguë ou la surinfection bronchique chez un bronchopathique chronique, les pneumopathies aiguës, les pleurésies associées ou non à une pneumopathie.

En chronique, la bronchite chronique, les autres pneumopathies chroniques dont notamment la silicose, l’asbestose…

La tuberculose pulmonaire entre dans le cadre des broncho-pleuro-pneumopathies.
Profils retenus : T1, T2, R1, DG, S1, S0
DG est à mentionner lorsque sont demandées fibroscopie ou biopsies, après phase aiguë.
La kinésithérapie respiratoire relève du profil R1 (rééducation individuelle).


20. Insuffisances respiratoires
 Cette rubrique regroupe :

L'insuffisance respiratoire aiguë, l'insuffisance respiratoire chronique grave, définie par une hypoxie sanguine de repos < 55 mm de mercure (2 mesures à 15 j d'intervalle) et VEMS < à 50 % des valeurs normales. Cette IRC grave pose le problème de l'oxygénothérapie au long cours.
Profils retenus : T1, T2, R1, DG, S1, S0
Les explorations ventilatoires relèvent du profil DG et la kinésithérapie respiratoire du profil R1 (rééducation individuelle).
Les patients relevant d’une oxygénothérapie au long cours seront codés T2 ou S1 selon le contexte (T2 correspond à un patient dont l’état général est altéré et dont la situation clinique impose une surveillance rapprochée). L'insuffisance respiratoire chronique non compliquée nécessitant un traitement (y compris l’oxygène, si besoin) et une surveillance programmée sera codée en profil S1.
Dès que surviennent des phases d'encombrement, imposant une permanence infirmière, le malade doit être codé T2 incluant la surveillance et la kinésithérapie.


21. Embolies pulmonaires
 Cette rubrique regroupe :

toutes les formes cliniques de migration aiguë, et/ou récidivante. Ce diagnostic pose égale-ment le problème du traitement préventif lorsqu'il existe des troubles du rythme associés qui seront donc codés également, avec leur profil propre.
Dans le cas d'une embolie pulmonaire survenant sur une phlébite, on codera l’embolie pulmonaire ET la phlébite, il en sera de même pour la fibrillation auriculaire. Si l'embolie pulmonaire induit une insuffisance ventriculaire gauche, on codera les deux diagnostics.

Profils retenus : T1, T2, DG, S1
Le diagnostic est difficile, et parfois méconnu, mais aussi souvent porté par excès. A la phase initiale, le pronostic vital conditionne le profil T1. Le profil T2 correspond à la période de soins, sans pronostic vital en jeu, imposant une surveillance médicale pluri-hebdomadaire et une permanence infirmière (T1 et T2 comportent une phase diagnostique).
Le profil DG correspond à une phase diagnostic à distance de tout épisode aigu faisant suspecté un ATCD d’embolie pulmonaire non diagnostiquée initialement. Le traitement de fond (par voie injectable ou orale) après une embolie pulmonaire sera codé S1.


PATHOLOGIES INFECTIEUSES

22. Syndromes infectieux généraux bactériens ou viraux
 Cette rubrique regroupe :

tous les états infectieux généralisés aigus, avec ou sans septicémie, ou chroniques (osler) ainsi que les pathologies virales. Ces états infectieux généraux concernent toutes les diffu-sions y compris méningées, hors broncho-pneumopathie aiguë N°19.
Profils retenus : T1, T2, DG, S1
Les épisodes aigus seront codés T1 ou T2 selon l’existence d’un risque vital ou non (incorporant la phase diagnostic avec hémocultures notamment). Le profil DG ne peut concerner qu’une pathologie chronique « refroidie ». S1 sera utilisé pour les traitements antibiotiques « de consolidation » par voie orale n’imposant qu’une surveillance épisodique.


23. Syndromes infectieux locaux
 Cette rubrique regroupe :

le zona, l’érysipèle, tous les abcès des parties molles, où qu'ils se trouvent ainsi que les lésions cutanées localisées d’origine infectieuse sauf les localisations osseuses qui seront codées dans la rubrique N°30 et les pathologies infectieuses oculaires N°46.
Profils retenus : T1, T2, CH, S1
Le profil CH correspond à des soins locaux « lourds » (pansements mobilisant l’infirmière au moins 20 minutes tous les jours ou tous les deux jours). Des soins locaux simples sont S1.


24. Infections urinaires basses
 Cette rubrique regroupe :

toutes les infections urinaires sans signes généraux et cliniquement pertinentes, posant de réels problèmes et souvent récidivantes, quelle qu’en soit l’étiologie et en particulier, les infections sur sonde etc...
Si une infection urinaire basse génère un syndrome infectieux général, par convention, on conservera l'infection urinaire basse et on rajoutera l’état pathologique N°22 (la pyélonéphrite n’est pas une infection urinaire basse et doit être codée N°22).
Profils retenus : DG, S1, S0
Devant une infection urinaire basse récidivante il est licite d’effectuer des investigations justi-fiant le codage en profil DG. Une infection urinaire connue mais « banale » n’imposant ni traitement, ni surveillance particulière, sera codée en profil S0.

AFFECTIONS DERMATOLOGIQUES

25. Escarres, ulcères, et autres plaies
 Cette rubrique regroupe :

toutes lésions cutanées entraînant une vaste perte de substance et un traitement prolongé. La rubrique comprend toutes les escarres quelle qu'en soit la localisation sur les membres, le tronc ou le bassin.
Profils retenus : CH, S1
CH correspond à des soins complexes et longs, mobilisant l’infirmière au moins 20 minutes tous les jours ou tous les deux jours. L’escarre CH est un marqueur de la gravité de l’état général du patient et peut s’accompagner d’état(s) pathologique(s) imposant une permanence infirmière. S1 correspond à des soins simples, sur état général conservé.


26. Autres lésions cutanées graves
 Cette rubrique regroupe :

les autres pathologies en dehors de l'ulcère et de l'escarre, qu'il s'agisse des pertes de subs-tance liées aux dermatoses bulleuses et brûlures, ou des autres pathologies dermatologi-ques graves tels que les grands psoriasis, les eczémas suintants etc... générant des soins techniques.
Profils retenus : CH, DG, S1
Les lésions peuvent nécessiter des biopsies en vue du diagnostic : Profil DG

Les soins locaux seront codés CH ou S1 selon le contexte et la mobilisation de l’infirmière.

AFFECTIONS OSTÉO-ARTICULAIRES

27. Pathologie de la hanche.
 Cette rubrique regroupe :

toutes les fractures opérées récemment ou non, les arthropathies, les arthroses opérées récemment ou non, les infections locales quel que soit le germe, la nécrose aseptique.
Elle n’inclut pas les fractures du bassin qui seront à mettre dans « pathologie osseuse d'autres localisations » (état pathologique N°30)
Profils retenus : T2, R1, R2, DG, S1, S0
Le diagnostic d’une atteinte de la hanche peut être difficile et nécessiter des investigations complémentaires (scintigraphie, ponctions, tomographies), une telle situation relève du profil DG à distance de tout épisode chaud.

28. Pathologie de l'épaule
 Cette rubrique regroupe :

toutes fractures de l'épaule, les arthrites infectieuses ou inflammatoires, la pseudo polyarthrite rhumatoïde si la maladie prédomine aux épaules, les tendinopathies, les manifestations micro- cristallines de cette localisation.
Profils retenus : T2, R1, R2, DG, S1, S0
Les difficultés diagnostiques relèvent du profil DG

29. Pathologie vertébro-discale
 Cette rubrique regroupe :

toutes les fractures vertébrales, c'est-à-dire récentes, toutes les déformations cyphotiques ou scoliotiques, les déminéralisations osseuses ostéoporotiques ou ostéo-malaciques du rachis responsables d'un ou plusieurs tassements vertébraux, même anciens s’ils sont symptômati-ques. Les lésions discales sont également incluses dans cette rubrique. Les pathologies infectieuses, vertébrales ou discales sont également cotées ici.
Profils retenus : T2, R1, R2, DG, S1, S0
En phase aiguë, les soins relèvent du profil T2. Les problèmes diagnostiques et leurs investigations : DG. Les traitements reminéralisants relèvent du profil S1. Une cypho-scoliose ancienne, sans signes cliniques vertébraux, mais responsable d’une insuffisance respiratoire imposant une surveillance et/ou un traitement, sera codée état pathologique N°20 avec son profil ET pathologie vertébro-discale S0.

30. Pathologies osseuses d'autres localisations
 Cette rubrique regroupe :

toutes lésions osseuses à l'exception des lésions néoplasiques, qu'il s'agisse de fractures, de pathologies de la trame osseuse, d’abcès, de localisations autres que l'épaule, la hanche et les vertèbres. Cette rubrique inclut les atteintes des côtes, du bassin, du crâne, des sinus, des maxillaires, des dents…
En cas de lésions osseuses associant des atteintes de la hanche ou de l’épaule, en plus d’autres localisations codées 30, hanche et épaule seront spécifiquement désignées, par leur code spécifique 27 ou 28
Profils retenus : T2, R1, R2, DG, S1, S0

31. Polyarthrite, pathologies articulaires d’autres localisations
 Cette rubrique regroupe :

les polyarthrites : la polyarthrite rhumatoïde, les accès de goutte ou de chondrocalcinose polyarticulaire. En cas de mono-arthrite, si l'articulation atteinte concerne uniquement l'épaule, la hanche, une articulation disco-vertébrale, celles-ci seront codées dans les rubriques 27, 28 et 29. Par contre en cas d'autres localisations osseuses, (genoux, mains, chevilles etc...) celles-ci seront codées en 31, sous ce terme global de polyarthrite et autres localisations articulaires.
Profils retenus : T2, R1, R2, DG, S1, S0
Ces pathologies posent des problèmes de diagnostic, de surveillance et de traitement de fond, de prise en charge des poussées aiguës ainsi que la prise en charge dans le cadre de la rééducation.


AFFECTIONS GASTRO-ENTÉROLOGIQUES

32. Syndromes digestifs hauts
 Cette rubrique regroupe :

toutes les symptomatologies cliniquement pertinentes de la sphère digestive haute, quelle qu'en soit l'étiologie : hernie hiatale, oesophagite, gastrite, ulcère gastrique ou duodénal. Les troubles de la déglutition, quelle qu’en soit l’étiologie sont à mentionner dans cette rubrique. Les cancers seront cotés dans la rubrique spécifique.
Profils retenus : T1, T2, CH, DG, S1, S0
Les situations graves relèvent des profils T1 ou T2, les investigations endoscopiques de DG, les soins locaux en post opératoire de CH et les traitements de fond de S1.


33. Syndromes abdominaux
 Cette rubrique regroupe :

toutes les symptomatologies abdominales, indépendamment de leurs étiologies et de l’organe en cause, toute pathologie bénigne du colon : sigmoidite, colite infectieuse ou ischémique, aiguë ou chronique, syndrome occlusif ou subocclusif, constipation, diarrhée, hernies, polypes bénins, diverticulose...
Les pathologies mésentériques, utérines, ovariennes, tubaires, vésicales bénignes seront répertoriées ici. Les cancers seront cotés dans la rubrique spécifique.
Profils retenus : T1, T2, DG, CH, S1, S0
Les syndromes abdominaux à la phase aiguë peuvent générer beaucoup de soins techniques, aspiration, perfusions… (T1 ou T2). En post opératoire les soins locaux relèvent du profil CH.


34. Pathologie hépatique, biliaire, pancréatique
 Cette rubrique regroupe :

toutes les pathologies de l'arbre biliaire, lithiasiques ou non, les pathologies hépatiques iatro-gènes ou non, les cirrhoses hépatiques compensées ou décompensées, les hépatites aiguës ou chroniques.
La pathologie pancréatique de nature bénigne est codée ici. Les cancers sont cotés dans la rubrique spécifique.
Profils retenus : T1, T2, CH, DG, S1, S0
Les investigations, échographie, scanner, cathétérisme rétrograde, relèvent de DG. Les soins locaux en post opératoire de CH et la prise d’extraits pancréatiques ou autres thérapeutiques au long cours de S1.


35. Dénutrition
 Cette rubrique regroupe :

tous états de dénutrition clinique définis par une perte de poids de 2 kg en 1 mois ou 4 kg en 6 mois et/ou un indice de Quételet < 21 (P/T²), un taux d'albuminémie < à 35 g/l. Les dénu-tritions associées à un hyper métabolisme CRP > 50 mg/l seront également prises en considération. Lorsque la cause de la dénutrition aura éventuellement été découverte celle ci sera mentionnée en sus avec son profil propre.
Profils retenus :, T2, DG, S1, S0
La prise en charge d’une dénutrition relève suivant son niveau de gravité de différents profils de prise en charge. Le diagnostic étiologique peut nécessiter des investigations complémen-taires et relever du profil DG. La surveillance nutritionnelle orale quotidienne avec ou sans médicaments est codée S1.
Les patients relevant d’une gastrostomie seront codés T2 ou S1 selon le contexte. Le profil T2 correspond à des situations cliniques graves avec altération de l’état général imposant une surveillance rapprochée et une permanence infirmière (dans ce cas entre également la nutri-tion par voie parentérale). La nutrition entérale sera par contre codée S1 quand l’état général est conservé et qu’elle nécessite qu’une surveillance épisodique.


AFFECTIONS ENDOCRINIENNES

36. Diabète
 Cette rubrique regroupe :

tout diabète traité en routine ainsi que les accidents qui peuvent émailler l'évolution du traitement : hypoglycémie, acidocétose, coma hyperosmolaire. Les complications artérielles seront codées en plus : N°2 pour les coronaropathies, N°7 pour les artériopathies chroniques, N°10 pour les accidents vasculaires cérébraux , N°46 pour les pathologies oculaires évoluti-ves telles que glaucome, rétinopathie diabétique etc...


  • Profils retenus : T1, T2, S1


Les investigations nécessaires pour surveiller ou dépister les complications seront affectées aux numéros du diagnostic des complications avec le profil DG (complications vasculaires, coronariennes, rénales et oculaires).


37. Dysthyroïdie
 Cette rubrique regroupe :

toutes les hypothyroïdies quelle qu'en soit l'origine : iatrogène essentiellement par la corda-rone mais également hypothyroïdie dans les suites d'un traitement d'hyperthyroïdie par iode 131 ou thyroïdectomie, ou thyroïdite de Hashimoto évoluée. Ne seront codées que les hypothyroïdies traitées en excluant les affections biologiquement frustres ou sans incidence clinique.
Toutes les hyperthyroïdies quelle qu’en soit l’étiologie : Basedow, nodule chaud, pathologie iatrogène, thyroïdite... Une fibrillation auriculaire associée sera codée en plus.
Profils retenus : T2, CH, DG, S1
Le démarrage des traitements (thyroxine, ATS), avec risque cardiaque notamment, relève de T2 (surveillance rapprochée). Le traitement d'entretien sera codé S1. Les investigations sont DG et les soins locaux en post opératoires d’une intervention pour hyperthyroïdie CH.


38. Troubles de l’hydratation
 Cette rubrique regroupe :

tous les troubles de l’hydratation, qu’elle qu’en soit l’étiologie, et pose entre autres le problème du codage des perfusions sous cutanées. Lorsque la cause d’une déshydratation est connue, coder la pathologie responsable en sus des troubles de l’hydratation, avec son profil propre. Si cette pathologie nécessite une surveillance et des soins importants (profil T1 et T2), le trouble de l’hydratation sera traité avec la pathologie aiguë en cause (perfusions) et sera seulement signalé par un codage S1.
Profils retenus : T2, DG, S1
Le patient relevant d’une perfusion sous cutanée sera codé T2 ou S1 selon le contexte. Le profil T2 correspond à un patient dont l’état général est altéré et dont la situation clinique impose une surveillance rapprochée. Le simple complément hydrique chez une personne buvant peu, mais conservant un état général satisfaisant sera codé en profil S1.

AFFECTIONS URO-NÉPHROLOGIQUES

39. Rétention urinaire
 Cette rubrique regroupe :

toutes les rétentions qu'elles soient aiguës ou chroniques, que l'obstacle canalaire soit bénin ou malin ; en cas de rétention par néo de la prostate seront codées rétention urinaire et la rubrique « cancers ».
Profils retenus : T2, DG, S1
La charge de soins induite par une sonde à demeure, sa surveillance et son changement relève du profil S1.


40. Insuffisance rénale
Cette rubrique regroupe :

toutes insuffisances rénales quelle qu'en soit l'étiologie dès lors que cette pathologie apparaît comme cliniquement pertinente : Insuffisance rénale fonctionnelle, insuffisance rénale par néphropathie hypertensive, infectieuse ascendante, polykystose rénale, obstacle urétéral, iatrogène... Elle inclut également les patients en dialyse péritonéale ou hémodialysés.
Profils retenus : T1, T2, DG, S1, S0
Si le malade est en dialyse péritonéale dans le service de Gériatrie, le malade sera en profil T2 . Par contre s'il est en hémodialyse chronique, dans la mesure où cette thérapeutique est effectuées hors du service de Gériatrie, le malade sera codé S1. Une insuffisance rénale fonctionnelle, à l’occasion d’une pathologie aiguë infectieuse par exemple, n’imposera pas d’emblée des explorations diagnostiques.


41. Incontinence
 Cette rubrique regroupe :

toutes les incontinences quel qu'en soit le mécanisme : urgence mictionelle, effort, mixte. Quelle qu’en soit l‘étiologie.
Profils retenus : R1, DG, S1, S0
Les investigations nécessaires au diagnostic (débimétrie, cystomanométrie, échographie) relèveront de DG, la rééducation de R1 (rééducation individuelle), la prise en charge pharmacologique de S1.
Le malade porteur d'une sonde à demeure sera codé S1 et la simple pose de couches S0 (prise en charge au titre de la perte d’autonomie).

La confrontation du diagnostic d’incontinence avec le niveau d’autonomie pour l’hygiène de l’élimina-tion mesurée avec AGGIR permet de mettre en évidence des comportements dans les structures telle que la pose systématique de couches, sans projet en matière de prise en charge de l’incontinence.

AUTRES DOMAINES PATHOLOGIQUES

42. Anémies
 Cette rubrique regroupe :

toutes les anémies quelle qu’en soit l’étiologie dés lors qu’elles sont cliniquement pertinentes.

- les anémies par saignement, si elles sont par exemple dues à un cancer digestif, on codera anémie N°42 et cancer N°43

- les anémies en rapport avec une affection hématopoïétique maligne seront codées N°42 et hémopathie maligne N°44

- anémies par déficit en folates, en B12, en fer (N°42 seul)

- anémie inflammatoire sera aussi codée en fonction de l'étiologie du syndrome inflammatoire, et si celui ci est inexpliqué par son code spécifique N°45 en sus de N°42

- anémie en rapport avec une insuffisance rénale chronique sera codée N°42 et N°41

- anémie réfractaire, les anémies hémolytiques du sujet âgé (N°42 seul)
Profils retenus : T1, T2, DG, S1, S0
Les investigations requises, ponction sternale, fibroscopies digestives, biologie seront codées DG. Les transfusions répétées relèvent du profil T1 ou T2 selon le caractère vital ou non de la situation.


43. États cancéreux
 Cette rubrique regroupe :

toutes les tumeurs solides en place ou opérées récemment. Si le cancer est associé à des manifestations symptomatiques diverses on cotera simultanément le cancer et ses consé-quences.
Profils retenus : T1, T2, CH, DG, S1, S0


44. Affections malignes du tissu lymphatique ou hématopoïétique
 Cette rubrique regroupe :

toutes les affections malignes telles que : Myélome, Waldenstroëm, lymphomes, leucoses malignes aiguës ou chroniques.
Profils retenus : T1, T2, DG, S1, S0
A signaler qu'en cas de transfusion, le profil de soins sera T2 eu égard à la surveillance clinique et aux dossiers administratifs lourds imposés par la traçabilité des produits sanguins.


45. Syndrome inflammatoire ou fièvre inexpliqués
 Cette rubrique regroupe :

les anomalies biologiques témoignant d’un syndrome inflammatoire inexpliqué. On inclut ici également les fièvres au long cours inexpliquées.
Profil retenu : DG, S1, S0
46. Pathologies oculaires évolutives
 Cette rubrique regroupe :

les glaucomes évolutifs nécessitant des instillations de collyres, les rétinopathies diabé-tiques générant des investigations complémentaires, les pathologies infectieuses. Un zona ophtalmique générant des soins oculaires locaux sera codé dans cette rubrique. La cataracte opérée ou non, avec ou sans soins locaux sera codée S1 ou S0, il en sera de même de toute cécité quelle qu’en soit la cause.
Profils retenus : T2, CH, DG, S1, S0


47. Etat grabataire, troubles de la marche
 Cette rubrique regroupe :

toute personne ne quittant pas le lit. Il peut s'agir d'une personne :
- alitée au stade terminal qui sera codé "état terminal" N°48 et non pas N°47

- alitée depuis quelques temps, qui aura été changée régulièrement de position et qu’il conviendra de revalider ce qui nécessitera une charge de travail importante de la part des kinésithérapeutes et des autres membres de l’équipe soignante, sous la prescription du médecin réadaptateur fonctionnel.

- alitée de longue date, parfois négligée, nécessitant une reverticalisation et une réédu-cation à la marche.
Ici il est indispensable de s'assurer que cette personne aura le désir et la volonté de participer à ce type de rééducation.
Profils retenus : R1, R2, S1
L’alité depuis peu de temps relève du profil R2. La dégrabatisation lourde avec reverticalisa-tion et réapprentissage de la marche relève du profil R1. Le syndrome post chute prend place ici. Si le patient ne souhaite pas cette revalidation, ou si celle-ci apparaît soit irréaliste soit relevant de l’acharnement thérapeutique, l’état pathologique sera codé S1.
Si l’état grabataire apparaît lié à un état terminal il sera évalué à la rubrique suivante N°48.
La rubrique peut être utilisée seule si elle est la conséquence de la polypathologie OU en association avec la pathologie causale qu’elle complète et précise (ainsi, un malade amputé récemment pour artériopathie et dont l’état impose à la fois des pansements lourds et une rééducation intensive sera codé : amputation N°6 CH et troubles de la marche N°47 R1.


48. Etat terminal à plus ou moins longue échéance
 Cette rubrique regroupe :

toutes les aggravations irréversibles de pathologies mettant en jeu le pronostic vital. La durée d'évolution peut-être courte (15 jours par exemple) ou beaucoup plus longue (plusieurs mois par exemple dans les états crépusculaires).
Il est souvent très difficile chez un vieillard polypathologique d'imputer à telle ou telle pathologie, la responsabilité d'une évolution qui risque d'être fatale. Cependant, il sera possible d’ajouter à cette rubrique les états pathologiques éclairant le tableau (en dehors de profils lourds de type T1 ou T2 supposant une démarche à visée curative)
La présence d’escarres sera obligatoirement mentionnée (N°25) car, même en soins palliatifs, elles doivent être traitées.


Profils retenus : M1, M2
Deux profils de soins techniques peuvent être choisis pour cette rubrique :
profil M1 : Il s'agit ici des soins lourds requis dans le cadre d'un accompagnement de fin de vie nécessitant une importante mobilisation de soins tant relationnels et de soutien psychologique, qu'éventuellement techniques, pour contrôler les douleurs (morphiniques en perfusion sous cutanée avec seringue à débit constant ou administration par voie orale), ainsi que des soins pour contrôler les troubles fonctionnels gênant le confort (vomissements, hoquet, constipation, encombrement respiratoire...)
Exemple : phase terminale chez un dément polyalgique sous morphine insuffisant cardiaque et hypertendu, on codera l’état terminal en M1, la démence, l’insuffisance cardiaque et l’HTA en S1 ou S0.
profil M2 : Il s'agit ici d'un patient inconscient ou n'ayant plus de relation avec l'entourage, ne posant pas de problème de soins techniques particuliers, nécessitant juste des soins de base et de confort, une hydratation buccale régulière, un contrôle de l'encombrement bronchique éventuel, et si besoin l'administration d'antalgiques.


49. Autres pathologies
 Cette rubrique regroupe :

tous les diagnostics qui n'auront pas pu être inclus dans l'ensemble des états pathologiques sus-décrits (ils concernent moins de 2 % des situations cliniques rencontrées).
Profils retenus :
pour cette rubrique, les 12 profils de soins médicaux et techniques sont possibles.


50. Aucune pathologie pertinente à retenir



 Cette rubrique concerne les personnes âgées sans pathologie notable : elles peuvent être tout à fait autonomes ou être en perte d'autonomie et ne plus être "malades".
Cette rubrique ne sera a priori jamais utilisée dans le cadre hospitalier car elle correspondrait à une inadéquation patient - structure, mais peut se rencontrer en maisons de retraite et à domicile, où l'éventualité d'une personne âgée sans pathologie aucune « pertinente » n'a rien d'exceptionnel.
Profils retenus : S0






Enquête personnes âgées

hospitalisées en Bretagne

2002

FICHE INDIVIDUELLE

Annexe



Échelon local |__|__|__|
IDENTIFICATION Étude |__|__|__|
Nom ................................................ Numéro |__|__|__|__|

Prénom ............................................ Définis par le système informatique

PATHOLOGIES Entourez, à gauche le numéro de l’état pathologique présent et cochez
la case - une seule - du profil correspondant à cet état pathologique


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