Les causes chimiques des diverses épidémies de sida








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Les causes chimiques des diverses épidémies de SIDA :

Drogues récréationnelles, chimiothérapies antivirales, malnutrition.
JOURNAL BIOSCIENCE, VOL 28, #4, June 2003, 383-412 © Indian Academy of Sciences
par
Peter Duesberg, Donner Laboratory, University of California Berkeley, Berkeley, CA 94720, USA, and corresponding author (fax, 510-643-6455 ; Email, duesberg@uclink4.berkeley.edu)

Claus Koehnlein, Internistische Praxis, Koenigswege 14, 24103 Kiel, Germany

David Rasnick, Donner Laboratory, University of California Berkeley, Berkeley, CA 94720, USA


En 1981, une nouvelle épidémie d’à peu près deux douzaines de maladies hétérogènes commença à frapper de manière spécifique un nombre croissant d’homosexuels masculins et d’utilisateurs de drogues intraveineuses aux États-Unis et en Europe. Supposant que l'immunodéficience était le dénominateur commun à toutes ces maladies, le CDC (US Centers for Disease Control) dénomma cette épidémie SIDA, Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise. De 1981 à 1984, les principaux chercheurs, y compris ceux du CDC, émirent l’hypothèse que le SIDA était provoqué par l’usage de drogues récréationnelles, vu sa corrélation stricte avec l’usage de drogues et le fait que les maladies auxquelles il donnait lieu étaient typiquement celles dues à la drogue. Cependant, en 1984, des chercheurs du gouvernement américain ont proposé qu’un virus (maintenant baptisé VIH, Virus de l’Immunodéficience Humaine) était la cause non seulement de ces épidémies ciblées aux États-Unis et en Europe mais aussi d’une nouvelle épidémie apparue en Afrique et se propageant, elle, de façon aléatoire, touchant autant les femmes que les hommes. L’hypothèse SIDA/VIRUS fut immédiatement adoptée. Elle comportait pourtant de nombreux paradoxes dont aucun n’a disparu à ce jour (2003) : Pourquoi le VIH est-il introuvable chez la plupart des malades du SIDA (on ne trouve que ses anticorps) ? Pourquoi le VIH aurait-il besoin d’un délai de dix ans à partir de l’infection pour déclencher le SIDA ? Pourquoi le SIDA ne s’arrête-t-il pas de lui-même via l’immunité antivirale ? Pourquoi n’existe-t-il aucun vaccin contre le SIDA ? Pourquoi le SIDA frappe-t-il de façon spécifique aux États-Unis et en Europe, à la différence de toutes les autre épidémies virales ? Pourquoi le SIDA n’a-t-il pas présenté de phases exponentielles de croissance puis de déclin du fait de l’immunité antivirale, à la différence de toutes les autres épidémies virales ? Pourquoi le SIDA n’est-il pas contagieux ? Pourquoi seuls les porteurs du VIH qui prennent des drogues ou souffrent de malnutrition attrapent-ils le SIDA ? Pourquoi la mortalité des personnes séropositives aux anticorps du VIH et qui sont traitées par des médications anti-VIH est-elle de 7 à 9% alors que la mortalité globale des séropositifs (pour la plupart non traités) n’est que de 1 à 4% ? Nous proposons ici l’hypothèse que le SIDA est une collection de maladies d’origine chimique dont les causes sont les drogues récréationnelles, les drogues anti-VIH et la malnutrition. Selon cette hypothèse, le SIDA n’est pas contagieux, il n’entraîne pas d’immunité, il ne peut pas être traité par des vaccins ou des drogues antivirales, et le VIH n’est rien d’autre qu’un virus passager. Cette hypothèse explique pourquoi le SIDA frappe de façon tantôt spécifique (lorsqu’il est provoqué par les drogues) et tantôt générale (lorsqu’il est provoqué par la malnutrition), pourquoi il se manifeste sous forme de maladies spécifiques des drogues et de la malnutrition et pourquoi il échappe à l’immunité antivirale. Cette hypothèse prédit que la prévention du SIDA peut se faire grâce à une alimentation adéquate et à l’abstention de consommation de drogues, et même qu’on peut en guérir en traitant les maladies opportunistes avec les médications adéquates qui ont fait leurs preuves.
[Duesberg P, Koehnlein C and Rasnick D 2003 The chemical bases of the various AIDS epidemics: recreational drugs, anti-viral chemotherapy and malnutrition; J. Biosci. 28 383–412]
1. Origines des épidémies de SIDA des États-Unis, d’Europe et d’Afrique
1.1 Le SIDA aux États-Unis et en Europe
Au printemps 1981, le CDC, sentinelle de la nation américaine en matière de maladies infectieuses, signala une mystérieuse épidémie de maladies déjà connues touchant sélectivement un nombre de plus en plus élevé de jeunes homosexuels masculins, de personnes usant de drogues par voie intraveineuse ainsi que quelques petits groupes tels que les hémophiles ou les personnes recevant des transfusions sanguines (Centers for Disease Control 1981a, b, 1986). Parmi ces maladies figuraient : sarcome de Kaposi, pneumonies bactériennes et fongiques (pneumocystis et candida), infections à levures de la bouche, démence, diarrhées, herpès, tuberculose, lymphomes, perte de poids, toxoplasmose, fièvres chroniques, etc. (tableau 1), (Centers for Disease Control 1986). L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne tarda pas à signaler également une épidémie de même nature, sélective, en Europe, (Downs et al 1987). La distribution sélective de ces épidémies aux États-Unis et en Europe fit immédiatement penser à des causes liées au mode de vie chez certains groupes à risque.
Pourtant, la pléthore de maladies du SIDA n’était pas (et n’est toujours pas) distribuée de manière aléatoire à l’intérieur même des groupes à risques (tableau 2). Par exemple, le sarcome de Kaposi ne se retrouvait que chez les homosexuels masculins utilisant comme aphrodisiaques des nitrites par inhalation ("poppers") ou d'autre drogues psychotropes (Newell et al 1984; Haverkos et al 1985; Selik et al 1987; Duesberg 1988; Haverkos et Dougherty 1988; Beral et al 1990). La pneumonie bactérienne fut initialement diagnostiquée chez des enfants dont la mère avait fait usage de drogues durant la grossesse (Novick et Rubinstein 1987; Duesberg 1988, 1992; Centers for Disease control and Prevention 1997). La tuberculose et la pneumonie prévalaient (et prévalent encore) chez les utilisateurs de drogues par intraveineuse et les fumeurs de "crack" (cocaïne) (Lerner 1989; Duesberg 1992; Duesberg et Rasnick 1998). La pneumonie à pneumocystis et la démence étaient communes à ces deux groupes (Selik et al 1987; Duesberg 1992; Duesberg et Rasnick 1998). Les hémophiles et autres receveurs de transfusions sanguines aux États-Unis et en Europe ne présentaient que des pneumonies et des infections à levures (Curran et al 1984; Duesberg 1992, 1995c). La répartition non aléatoire de ces maladies dans ces différents groupes à risques suggère des causes spécifiques dans chaque groupe et non une cause (unique et) commune à tous; c'était vrai à l'époque et ça l'est toujours aujourd’hui.
À peine trois mois après la première détection de ces nouvelles épidémies de maladies anciennes, considérant que l'immunodéficience était leur dénominateur commun, le CDC les regroupa sous la dénomination globale de SIDA (acronyme de Syndrome d'Immuno Déficience Acquise). Selon la dernière définition en date (celle de 1993), il y a 26 maladies définissant le SIDA (Centers for Disease Control 1986, 1992). Pourtant, environ un tiers des maladies ainsi qualifiées par le CDC ne sont pas provoquées par une immunodéficience et ne lui sont pas non plus nécessairement associées (tableau 1). C'est le cas du sarcome de Kaposi, du lymphome, de la démence et de la perte de poids - cf. le tableau 1 pour la part que ces pathologies représentent dans les maladies du SIDA aux États-Unis en 1997. Bien que les maladies définissant le SIDA selon le CDC soient effectivement des maladies microbiennes, ce sont typiquement des maladies microbiennes opportunistes dont l'agent causal a pu déclencher la maladie par suite de la déficience immunitaire. Il en est ainsi de la tuberculose, des infections à levures et de la pneumonie à pneumocystis (Duesberg 1992), (tableau 1). En présence d'un système immunitaire normal, les microbes opportunistes ne font que passer sans dommage, ce qui explique que ces maladies ne se transmettent pas aux personnes en bonne santé comme, par exemple, aux médecins qui traitent les patients atteints du SIDA (voir § 3, tableau 4 ci-dessous).

Tableau 1. Maladies définissant le SIDA selon le CDC et cas relevés aux États-Unis en 1997 (dernière année pour laquelle le CDC a publié les chiffres de distribution de ces maladies).

Maladie

Diagnostic de SIDA


% de cas*

Nbre de cas par 60 161

Aucune

<200 cellules T et anticorps anti-VIH

61

36 634


Maladie microbienne

Pneumocystis

38

9 145




Candidose

16

3 846




Tuberculose et Mycobacteria

15

3 537




Cytomégalovirus

7

1 638




Pneumonie

5

1 347




Virus herpès

5

1 250




Cryptococcus

5

1 168




Toxoplasmose

4

1 073













Maladie non microbienne

Perte de poids/Amaigrissement

18

4 212




Sarcome de Kaposi

7

1 5OO




Démence

6

1 409




Lymphome/Leucémie

4

850




Cancer du col de l'utérus

1

144
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