Le programme Action 21 ou«l’agenda 21»








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Biodiversité : concept et définition

L'expression biological diversity a été utilisée pour la première fois en 1980 par Thomas Lovejoy. Le mot biodiversity «défini comme « la totalité de toutes les variations de tout le vivant » a été adopté pour la première fois en 1988 par le scientifique américain E. O. Wilson dans le rapport d’un forum organisé par le National Research Council. Le terme de biodiversity avait été jugé plus efficace en termes de communication que biological diversity. Une définition officielle a été donnée dans le cadre du Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro  du 3 au 14 juin 1992, sous l'égide de l'Organisation des Nations unies.

Définition officielle

Selon l’article 2 de la Convention sur la diversité biologique, 1992

« la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. »

Le Sommet de la Terre de Rio
Le Sommet de la Terre de Rio ou la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement marque un tournant décisif dans l’histoire de la planète. Réunissant 182 Etats pour débattre de l'avenir de la terre, plusieurs textes importants ont été adoptés à cette Conférence :
La Déclaration de Rio, définit le concept, les bases et les conditions du développement durable. 
Le programme Action 21 ou«l’agenda 21»), il s’agit d’un plan d'action mondial pour le développement durable au 21ème siècle. Essentiellement orienté vers la sauvegarde de la planète pour les générations futures, l’Action 21 présente trois axes essentiels :

  • la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale,

  • la production de biens et de services durables,

  • la protection de l’environnement.


La signature de conventions internationales :

  • Convention sur la Biodiversité (CBD) ;

  • Convention-cadre sur les Changements Climatiques (CCC) ;

  • Convention sur la lutte contre la désertification, la déclaration et sur la gestion, la conservation et le développement durable des forêts


Cette mobilisation mondiale et générale, pour le bien-être des générations futures et la protection de l'environnement, est l'un des plus grands succès du Sommet de la Terre de 1992.

Le texte fondateur décrit la biodiversité comme "la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes". La diversité biologique est subdivisée alors en trois niveaux :

1. La diversité génétique,

Elle se définit par la variabilité des gènes au sein d’une même espèce ou d’une population. Elle est donc caractérisée par la différence entre individus d’une même espèce ou sous-espèce (diversité intra spécifique).

Les populations sont caractérisées par leurs structures génétiques. Pour un locus donné, chaque gène peut être représenté par des allèles différents.

Les individus qui composent la population sont donc génétiquement différents et leurs caractéristiques phénotypiques résultant de l’expression génotypique et modulées par les interactions de l’environnement sont elles même différentes. Si ces différences ne sont pas neutres pour la biologie de l’espèce, elles peuvent être l’objet de la sélection naturelle. Celle-ci opère par multiplication différentielle l’emporte le génotype qui a la meilleur valeur sélective ’’Fitness’’, c'est-à-dire celui qui se multiplie le plus d’une génération à l’autre. Le gène est l'unité fondamentale de la sélection naturelle, donc de l'évolution,

Le gène est l'unité fondamentale de la sélection naturelle, donc de l'évolution. Selon les conditions de l’environnement, la sélection naturelle peut stabiliser le pool génétique où, en modifie les structures, favorisant ainsi l’évolution adaptative des populations.





2. La diversité spécifique

La diversité spécifique, correspond à la diversité des espèces (diversité interspécifique). Ainsi, chaque groupe défini peut alors être caractérisé par le nombre des espèces qui le composent, c’est le domaine de la taxinomie.

3. La diversité écosystémique

Elle correspond à la diversité des écosystèmes présents sur terre et de toutes les interactions des populations naturelles entre elles et avec leurs environnements physiques.

De multiples sources de diversité et d’hétérogénéité contribuent à étaler les risques d’extinction des populations naturelles :

  • Au niveau de l’espèce avec les diversités phénotypes, des génotypes ou des structures démographiques des populations,

  • Au niveau des communautés plurispécifiques, avec les variabilités des interactions entre espèces.

  • Au niveau des écosystèmes ou d’habitas, avec les structures en mosaïques et de divers microclimats.

Ces multiples sources d‘hétérogénéités et de diversités confèrent au systèmes population environnement une grande souplesses adaptative pour de meilleures stabilisation des systèmes naturels.

Mesure de la biodiversité

La biodiversité se mesure par l’inventaire des espèces présentes sur Terre. Elle prend en compte l'ensemble du monde vivant et ses interactions au sein d’un environnement naturel (biodiversité naturelle) ou d’un environnement géré par l’Homme (biodiversité domestique). Les scientifiques ont répertorié plus de 1,5 million d’espèces.

La biodiversité est un concept scientifique mais c’est également du concret, les intérêts qu’elle représente peuvent s’exprimer en valeurs :

  • Des valeurs biologiques, elles sont mesurées par le nombre d’espèces rares, menacées et/ou endémiques par rapport à un espace biogéographique donné.

  • Des valeurs écologiques, elles sont mesurées par l’importance du rôle que pourrait jouer une espèce ou un écosystème dans le fonctionnement écologique d’un système naturel ou le maintien d’un processus biologique. On peut citer notamment, des équilibres globaux et différents phénomènes comme la prédation, la pollinisation, la qualité des eaux, la fertilité des sols, la protection contre l’érosion…

  • Des valeurs socioéconomiques, elles sont mesurées par l’importance des services et des productions de biens fournis par la biodiversité aux communautés qui l’exploitent tels que ; nourriture, bois, pâturage, chasse, textiles, médicaments et tourisme naturel

  • Des valeurs esthétiques, perçues à l’échelle d’un paysage ou à l’échelle plus restreinte (population ou individu). Elles sont mesurées par l’originalité, les contrastes de formes et de couleurs, ainsi que des sensations qu’on peut éprouver envers de l’élément nature en termes d’exotisme, de dépaysement ou d’aventure.

Etat de la biodiversité

L’état actuel de la biodiversité à l’échelle mondiale a été relaté dans divers rapports récents, à savoir : Millenium Ecosystem assessment des Nations Unies, l’Evaluation des Espèces de l’UICN et les Ecorégions du WWF. Tous ces rapports s’accordent sur le même constat : La biodiversité est plus que menacée.

Qu’est-ce que une espèce menacée ?

Une espèce est considérée comme menacée lorsque ses effectifs ont atteint un niveau si faible que les probabilités qu’elle disparaisse deviennent très élevées.

L’IUCN (Union Mondiale pour la Conservation de la Nature) a établi sur des bases scientifiques une classification des espèces en 8 catégories selon le degré de menace qui pèse sur elles, on distingue :

« Espèce entièrement éteinte »,

« Espèce éteinte à l’état sauvage »,

« Espèce gravement menacée d’extinction »,

« Espèce menacée d’extinction »,

« Espèce vulnérable »,

« Espèce à faible risque,

« Espèce insuffisamment connue,

« Espèce non étudiée ».

Toute espèce figurant dans les catégories « gravement menacée d’extinction », « menacée d’extinction » et « vulnérable », elle est considérée comme une espèce menacée.

La ‘’Liste Rouge’’ des espèces menacées peut être établie à différentes échelles biogéographiques :

A l’échelle globale : ‘’Liste Rouge’’ de l’IUCN 

A l’échelle d’une région (Europe, méditerranée…) : ‘’Liste Rouge’’ régionale.

A l’échelle d’un pays : ‘’Liste Rouge’’  nationale
Les causes sont essentiellement d’origines anthropiques : l’accroissement démographique et le développement des moyens de production ont conduit à la dégradation des écosystèmes et d’habitats à des rythmes de plus en plus accélérés. En effet, plus de la moitié de la surface habitable de la planète a été modifiée par l’homme. Les conséquences du réchauffement climatique ont aussi des effets sur cette biodiversité, qui s’affaiblit au cours des siècles. On estime même qu'une extinction massive est déjà entamée : Chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent de notre planète. On souligne actuellement qu’une espèce, sur huit des plantes connues est menacée d'extinction. De nombreuses espèces animales sont également en danger d’extinction (23% des mammifères, 12% des oiseaux, 42% des tortues et 32% des amphibiens). Selon une étude publiée en 2008 par la Société Zoologique de Londres, on estime que 40% des espèces pourraient disparaître d’ici à une cinquantaine d’années. Il est donc devenu indispensable de sensibiliser les générations futures à la nécessité de conserver la biodiversité.

Services fournis par la biodiversité

La biodiversité, patrimoine naturel vital pour les communautés, Elle est fortement liée aux besoins de l’homme pour son alimentation, sa santé, et sa richesse. Elle peut être utilisé pour fabriquer des produits agro-alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques… L'industrie pharmaceutique est l'une des premières bénéficiaires de la biodiversité. De nombreux principes actifs de médicaments ont été mis au point à partir de molécules naturelles.

La biodiversité a contribué de nombreuses façons au développement des cultures humaines en termes de savoir faire traditionnel pour la gestion des biens communs et le partage des ressources naturelles (l’eau, l’espace pastoral..)

Les écosystèmes fournissent également des « supports de production » (fertilité du sol, des sédiments, fonctions des prédateurs, décomposition et recyclage des déchets organiques et de la nécromasse, etc.) et des « services » inestimables tels que la production et purification de l'air, l'épuration de l'eau, la stabilisation et la modération du climat, la diminution des conséquences des inondations et d’autres désastres environnementaux

La biodiversité est aussi devenue un miroir de nos relations avec les autres espèces vivantes. C’est le reflet de toutes les interactions en rapport avec les activités humaines.

Conservation de la biodiversité

Pourquoi sauvegarder la biodiversité ?

Pour raisons éthiques et morales, les vivants existent de leurs pleins droits et n'ont pas à se justifier d'exister. Les mots "espèces nuisibles" et "mauvaises herbes" ne sont que le reflet de notre préjugé. Toutes les créatures ont le droit d'exister et les êtres humains ont le devoir de les protéger et surtout de ne pas provoquer leur extermination. La préservation de la biodiversité est un devoir envers les générations futures


Pour la préservation d’un patrimoine vivant, la biodiversité constitue une réserve de gènes, dont l’intérêt peut être alimentaire, textile, agronomique, pharmaceutique ou industriel. Certaines de ces ressources sont utilisées aujourd’hui, d’autres constituent les “réservoirs” de demain pour des besoins encore inconnus. Pour cela, il est nécessaire de conserver toutes les sources potentielles de biodiversité, des ancêtres sauvages aux variétés contemporaines,

Pour le maintien de la diversité, en règle générale, plus un écosystème est diversifié, plus il est productif et stable. Les écosystèmes trop dégradés finissent par ne plus assurer leurs fonctions, ni les services qu’ils rendent. Dans sa diversité et sa complexité, la biodiversité garantit le bon fonctionnement des écosystèmes, qui rendent des services irremplaçables à l’humanité

Pour des soucis de développement économique, les espèces vivantes sont dans de nombreux cas à la base de notre développement, au niveau local ou global. La valorisation des ressources naturelles porte beaucoup d’espoir de développement, elle a également toujours fait preuve de conservation de la biodiversité


Comment sauvegarder la biodiversité ?

Stopper l’érosion de la biodiversité est un des grands chantiers du XXIème siècle. Cela demande d’agir à différents niveaux : globalement, localement et individuellement. Seule l’acceptation de la nature et la prise en compte de la biodiversité, comme partenaire naturel de l’humanité, à tous les niveaux, peut à long terme la sauver.

« Les générations actuelles ont une tâche bien plus lourde que de refaire le monde, c’est d’éviter qu’il ne soit défait. »

Josué de Castro, Ecrivain et économiste brésilien.

Au niveau national,

  • Engagement de l’état dans les processus de préparations des bases juridiques et de leurs applications pour la gestion et la conservation des ressources naturelles.

  • Mise en place des stratégies opérantes de conservation de la biodiversité.

  • Coopération multilatérale par la participation aux rencontres et aux congrès internationaux et la mise en œuvre des conventions signées par le Royaume du Maroc (RAMSAR, CITES, CMS, CDB…)

Au niveau global

  • Œuvrer pour des perspectives de bonnes gouvernances de la biodiversité, comme la mise en place des fonds de conservation global de la biodiversité. L'idée de création d'une Agence mondiale pour la Biodiversité est vivement souhaitée.

  • Concilier entre les impératifs de conservation et de gestion durable des ressources naturelles et les attentes des communautés en matière de développement socio-économique et satisfaction des besoins vitaux. L’aide au développement à savoir, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la qualité de la vie dans les pays en développement, constituent des bases fondamentales pour sauver la biodiversité. 

  • Mobilisation des organismes internationaux pour le développement de la coopération multilatérale et aide à la mise en œuvre des clauses de conventions mises en place pour la conservation de la biodiversité.

  • Favoriser la communication, le transfert des technologies et aide à l’amélioration des connaissances de base pour la conservation et la gestion durable de la biodiversité.

Quelques conventions aux services de la conservation de la Biodiversité

La Convention RAMSAR a pour mission de " favoriser la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides par des mesures prises au plan national et par la coopération internationale comme moyens de parvenir au développement durable dans le monde entier ". La Convention a actuellement 146 Parties contractantes qui, ont inscrit 1459 zones humides (Site Ramsar) comme zones humides d'importance internationale.

La Convention CITES ou Convention de Washington, c’est un accord international entre Etats. Elle a pour but de contrôler le commerce international et le transport des spécimens d'animaux et de plantes sauvages.

La Convention de BONN, adoptée à Bonn le 29 juillet 1979. Celle-ci, connue sous le nom de "Convention on Migratory Species" (CMS), a pour objectif général la conservation des espèces migratrices -oiseaux, mammifères, reptiles,...- sur l'ensemble de leur aire de répartition (protection des espèces et de leurs habitats)

Quelques organismes aux services de conservation de la Biodiversité

Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)

A pour rôle de fournir des directions et encourager des initiatives pour préserver l'environnement en incitant et en informant les états et les peuples à améliorer leur qualité de la vie sans compromettre celle des générations futures.

Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN)

Rassemble des états, des organismes gouvernementaux et de nombreuses ONGs au sein d'une association unique mondiale : plus de 980 membres en tout, répartis dans environ 140 pays.

Fond Mondial pour la Nature (WWF), organisation indépendante et apolitique, recherche dans le monde entier la concertation pour la mise en œuvre de solutions concrètes et durables. L'organisation a une réelle volonté d'impliquer l'ensemble des acteurs concernés: communautés locales, entreprises, gouvernements, organisations internationales et non gouvernementales. Le WWF compte plus de 4,7 millions de membres à travers le monde et dispose d'un réseau opérationnel dans 96 pays.

BirdLife International, Il s’agit d’une alliance globale des organismes de conservation fonctionnant ensemble pour les oiseaux.

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