Surtout ‘’Faire surface’’ et ‘’La servante écarlate’’








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André Durand présente
Margaret Eleanor ATWOOD
(Canada)
(1939-)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’Faire surface’’ et ‘’La servante écarlate’’

qui sont étudiés dans des dossiers à part).

Bonne lecture !

Née à Ottawa, elle était la fille de Carl Edmund Atwood et de Margaret Dorothy Killam, avait un frère de deux ans plus âgé et une soeur de quatre années plus jeune. Comme elle portait le même prénom que sa mère, elle était appelée Peggy par sa famille et ses intimes.

Ses parents venaient de la Nouvelle-Écosse qu’ils avaient quittée à cause de la crise économique. La famille de Margaret Atwood allait y faire régulièrement des voyages, et elle a pu dire que ses racines étaient dans les Provinces Maritimes.

Carl Atwood devint professeur de zoologie, à Ottawa et, plus tard, à Toronto. Entomologiste forestier, il s’était engagé tôt dans la conservation des espèces, étant l’un des premiers scientifiques à mettre en garde la société contre l’utilisation d’insecticides. Comme il étudiait les insectes arboriphages, pendant les mois les plus chauds, il emmenait sa famille dans une cabane du Témiscamingue, une région reculée du Québec où, confia-t-elle, elle eut «une enfance privée d’électricité, d’eau courante, de films, de téléphones et, surtout, d’autres gens.» Puisqu’ils ne pouvaient aller à l’école, Margaret et son frère, Harold, recevaient un enseignement de leur mère. Mais elle aime raconter que son éducation, elle l’a surtout eue en suivant son père et en menant une vie libre dans les bois. Adolescente, elle fut monitrice dans un camp d’été à Haliburton dans le nord de l’Ontario (où elle rencontra celui qui allait être un ami de toute sa vie et un collaborateur, l’artiste Charles Pachter). Elle est toujours restée fascinée par les régions sauvages du Nord du Canada.

Son père était aussi un grand amateur de littérature fantastique, de Jules Verne à H. Rider Haggard. À son exemple, elle lut souvent et très largement : les contes des frères Grimm, des histoires religieuses, la mythologie classique et celle des Indiens, Melville, Poe, W.H. Auden, T.S. Eliot, Orwell, Churchill, la poésie canadienne, etc..

La famille s’établit à Toronto et c’est seulement à l’âge de onze ans qu’elle alla régulièrement à l’école. Même si, comme ses parents (sa mère était diététicienne), elle s’intéressait aux sciences, elle préféra la littérature, et, à l’âge de seize ans, décida de devenir une écrivaine. Dans le journal de son école, la “Leaside High School”, elle publia des poèmes, des nouvelles et des dessins humoristiques. Dans l’album des finissants, elle exprima l’ambition d’écrire «le grand roman canadien». Sa tante, Joyce Barkhouse, avait réussi l’exploit (rare à l’époque) d’être à la fois mère et écrivaine, ayant écrit plusieurs livres pour les enfants et des biographies qui avaient eu du succès. Elle fut l’une des premiers à l’encourager à écrire et, plus tard, collabora avec elle pour l’histoire pour enfants, “Anna’s pet” (1980).

En 1957, Margaret Atwood fut diplômée de la “Leaside High School”. Elle fit ensuite, de 1957 à 1961, des études de lettres au Victoria College de l’université de Toronto où elle eut comme professeurs la poète Jay MacPherson (qui lui fit connaître un large éventail de la poésie canadienne moderne et devint une amie intime) et le critique littéraire Northrop Frye qui lui fit connaître la poésie de William Blake et dont l’analyse des mythes et les idées jungiennes l’influencèrent pofondément. Elle écrivit dans le journal du collège, “The Strand”, et dans son journal littéraire, “Acta Victoriana”. Elle commença aussi à lire de ses poèmes dans un café, “The Bohemian Embassy”, comme le firent de nombreux autres poètes canadiens qui devinrent célèbres plus tard, dont Milton Acorn et Gwendolyn MacEwen. En 1959, elle publia deux poèmes dans “Canadian Forum”, et, en 1961, deux autres dans “The Tamarack review” et, surtout, à compte d’auteur :

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Double Persephone

(1961)
Recueil de poèmes
Commentaire
Sous l'influence de Northrop Frye, Margaret Atwood transformait les mythes grecs, bibliques ou amérindiens. Ainsi, on y voyait le motif de l’être et du Canada lui-même piégés sous l’eau comme l’Atlantide.

Son fiancé d’alors, David Donnell, l’aida à le composer et à l’imprimer à deux cent cinquante exemplaires.

Le livre remporta la médaille E.J. Pratt.

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Au cours de sa dernière année au Victoria College, Margaret Atwood déclara à Northrop Frye son intention d’aller en Angleterre pour y être serveuse et «écrire la nuit des chefs-d’oeuvre dans une mansarde». Il lui rétorqua qu’il pouvait être plus utile pour elle de continuer ses études à l’université, où elle aurait plus de temps pour écrire. Aussi, en 1962, après avoir été reçue “bachelor of arts” et avoir obtenu une bourse Woodrow Wilson, elle entra au Radcliffe College à Cambridge (Massachusetts), pour y étudier, avec le professeur Jerome Buckley, la littérature victorienne, ce qui lui fit mieux distinguer la voix littéraire de son propre pays, ce qui entretint son nationalisme canadien.

En 1962, elle rompit ses fiançailles avec David Donnell, et, l’année suivante, elle se fiança avec James Ford, un ami de Victoria College.

Pendant qu’elle y était, le Radcliffe College fut incorporé dans l’université Harvard dont l’atmosphère traditionnelle et exclusive était très différente de celle, conviviale et progressiste, du Victoria College où, de plus, enseignaient plusieurs femmes tandis qu’à Harvard les femmes ne pouvaient pas même entrer dans la bibliothèque Lamont où étaient conservés les ouvrages de poésie moderne. L’étude des débuts de la littérature américaine l’amena à se demander pourquoi n’étaient pas étudiés les débuts de la littérature canadienne. Elle constata aussi que les Américains qu’elle rencontrait pensaient que le Canada était «la zone blanche au nord de la carte d’où vient le mauvais temps». Elle rencontra son futur mari, James Polk, lui aussi étudiant. Elle fut reçue “master of arts”.

Au cours de l’été 1963, elle revint à Toronto et prit deux années de relâche dans ses études pour gagner de l’argent et écrire. Elle travailla d’abord pour la “Canadian facts marketing”, une maison de sondages auprès des consommateurs.

Très intéressée par ce qui se passait au Québec, elle lut alors les écrivaines québécoises Anne Hébert et Marie-Claire Blais.

Elle écrivit :

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"The trumpets of summer"

(1964)
Texte pour la radio
Commentaire
C’était une commémoration où l'accent était mis sur les productions canadiennes d'oeuvres shakespeariennes.

L’émission fut diffusée dans le réseau anglais de Radio-Canada.

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The circle game

(1964)

Le cercle vicieux

(2000)
Recueil de poèmes

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This is a photograph of me
It was taken some time ago.

At first it seems to be

a smeared

print : blurred lines and grey flecks

blended with the paper ;
then, as you scan

it, you see in the left-hand corner

a thing that is like a branch : part of a tree

(balsam or spruce) emerging

and, to the right, halfway up

what ought to be a gentle

slope, a small frame house.
In the background there is a lake,

and beyond that, some low hills.
(The photograph was taken

the day after I drowned.
I am in the lake, in the center

of the picture, just under the surface.
It is difficult to say where

precisely, or to say

how large or small I am :

the effect of water

on light is a distortion
but if you look long enough,

eventually

you will be able to see me.)
Commentaire
C’est d’abord une description du paysage entourant le lac dans lequel l’héroïne s’est récemment noyée. Elle doit faire surface mais ce sera par un long et difficile processus. Il faut d’abord faire surface, l’identité vient ensuite et la pleine définition encore ultérieurement (qui, c’est implicite, doit venir aussi du spectateur / lecteur / amant).

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Spring in the igloo
Poème
Commentaire
Les amants sont sur le point de se noyer.

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Winter sleepers
Poème
Commentaire
L’amant a déjà sombré.

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A sybil
Poème
Commentaire
Le personnage féminin admet son «angoisse enfermée dans une bouteille» et son «désespoir de verre».

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Pre-Amphibian
Poème
Commentaire
On y goûte l’éloignement de la vie urbaine.

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Primitive source
Poème
Commentaire
Dans ce poème en trois parties, Margaret Atwood étudia les anciennes croyances dans les divinités, la magie et les autres moyens utilisés pour comprendre le processus de la vie et la place qu’y a un être humain sensible.

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Commentaire sur le recueil
Margaret Atwood l’a parsemé de références et de mythes, a ménagé constamment des oppositions : entre soi et l’autre, entre le sujet et l’objet, entre l’homme et la femme, entre la nature et l’humanité. Elle montrait l’inconsistance de la perception qu’on a de soi-même, la nature paradoxale du langage. Elle donna une vision renouvelée des relations entre hommes et femmes, détecta les complexes raisons (anthropologiques, culturelles, philosophiques) pour lesquelles l’amour entre eux est si ténu, grandit à partir de valeurs perdues dans la vie moderne. Les gens de l’époque contemporaine, se fondant sur la technologie et le progrès scientifique, privilégient les améliorations permises par les appareils, la vie urbaine sur la vie rurale, le nouveau sur l’intemporel. L’Insatisfaction face au milieu moderne la conduisait à s’éloigner de la vie urbaine.

La plupart des personnages sont féminins, mais Margaret Atwood n’était pas encore capable de leur donner des qualités distinctives : ce ne sont que des miroirs, des auditrices, des observatrices, des élèves, le recueil étant comme son portrait. Son attention se portait aussi sur des personnages masculins qui pouvaient être décevants mais détenaient l’autorité. Ces personnages n’ont jamais de contacts, ne font rien, mais se lamentent sur la condition humaine car les problèmes que voyait la poète sont plus que personnels. Les relations sont stériles, sinon destructrices.

Margaret Atwood essaya aussi de définir l’identité canadienne.

On est remué, heurté, travaillé moralement et physiquement par l’exigence et l’exaspération de cette femme consciente de son héritage puritain et déjà une féministe qui affirmait son point de vue critique et sceptique.

Sur le plan formel, elle remit en question les formes traditionnelles de la poésie, ses poèmes étant directs, les perceptions tranchées.

Le recueil retint l’attention de la critique, obtint le prix du gouverneur général, et la réputation de Margaret Atwood en poésie fut établie.

Dans ses “Selected poems” de 1976, elle élimina nombre des poèmes de “The circle game”, considérant peut-être leur pertinence thématique, leur caractère trop direct et leur monotonie comme peu satisfaisants. Dans les années soixante, ce caractère direct et cette monotonie apparurent au contraire comme des forces. Mais elles étaient devenues comparativement inintéressantes. Plus tard, elle exprima ses idées de façon plus métaphorique et même évita d’exprimer des idées, à moins qu’elles n’aient été ironiques. Elle commença aussi à chercher d’autres personnages poétiques que la femme-amante de ses premiers poèmes.

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Margaret Atwood voyagea en Europe.

À son retour, elle fut, en 1964-65, assistante d’anglais à l’université de la Colombie britannique.

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Kaleidoscopes baroque : a poem

(1965)

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Talisman for children

(1965)

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En 1965, Margaret Atwood a été honorée de la médaille du président de l'université Western Ontario.

Elle retourna à Harvard pour, pendant deux ans, poursuivre son étude de la littérature victorienne, entreprenant une thèse de doctorat sur “The English metaphysical romance” qu’elle ne parvint pas à terminer à cause de l’essor rapide de sa carrrière littéraire.

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Expeditions

(1966)
Recueil de poèmes

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Speeches for doctor Frankenstein

(1966)
Poème

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En 1967, Margaret Atwood reçut la “Centennial commission poetry competition award”.

Les fiançailles avec James Ford ayant vite fait long feu, elle épousa, en 1967 l’Américain James Polk, ce qu’elle commenta dans une lettre : «Nous sommes passés ensemble à travers tant d’horribles choses que j’ai pensé que nous avions une bonne chance de survivre.» Ils déménagèrent à Montréal, où, en 1967-68, elle fut assistante d’anglais à l’université Sir George Williams. La communauté littéraire anglophone de Montréal était vibrante, et elle noua des liens avec Frank Scott, John Glassco, Hugh Hood, Gwendolen MacEwen, Clark Blaise, George Bowering et Bharati Mukherjee.

À la suite de son prix du gouverneur général, elle fut invitée à republier “The circle game” à la maison d’éditions “Anansi press”, récemment fondée par Dennis Lee et David Godfrey. Elle entra en relations avec William Toye, le directeur de l’édition de “Oxford university press” au Canada, ce qui fit naître une fructueuse coopération sur nombre de projets au cours des trois décennies suivantes.

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