La mémoire schématise toujours et, impressionnée par la rémanence d’une dominante forte, comme la rétine par une lumière trop vive, tend à en éclabousser








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GUILLAUME


Popularisé grâce aux livres de colportage, aux images d'Épinal et à l'édition illustrée pour enfants, le conte La Barbe-Bleue connaît un immense succès, il inspire aussi d'innombrables auteurs dramatiques, romanciers et musiciens, parmi les œuvres les plus connues, citons Ariane et Barbe-Bleue de Maurice Materlinck en 1901, que Paul Dukas met en musique en 1906, Les Sept femmes de la Barbe-Bleue d'Anatole France en 1909, et, de Bela Bartok, Le Château de Barbe-Bleue, en 1911,

Trois hommes corpulents d'allures viriles mais dépareillées s'engagent en fil indienne dans le café où l’homme finit d’une gorgée son café tiède, en se frayant un chemin tortueux au milieu des tables rondes parsemant la terrasse, l'un d'eux, un peu plus fort que les autres, cheveux blancs en touffes denses au-dessus de la tête, le teint mat, en tête du groupe, salue sans s'arrêter une jeune métisse d'une inquiétante maigreur, et l’invite à les rejoindre à l'intérieur, celle-ci accepte d'un signe de tête un peu trop abrupt trahissant de cette façon sa complaisance à l’égard de cet homme, elle sollicite un léger répit, quelques minutes pour terminer ses mots fléchés, une publication bon marché à la couverture jaune et bleu sur la table à côté de son Perrier.

Panique, en quatre lettres.
Un homme assis à l’intérieur observe la scène, il a noté sa maigreur épouvantée, tous ses gestes paraissent faussement calculés, passés au tamis d'une réflexion fastidieuse qui les ralentissent considérablement, les trois hommes s'installent à l'intérieur du café, alignés sur la même banquette rabougrie en skaï orange,
Au bout de cinq minutes l'homme qui a invité la jeune métisse à les rejoindre la rappelle à l'ordre, elle esquisse un vague sourire contrit - oui, oui - qui disparaît aussitôt lorsqu'elle s'active à ranger sur le champs ses mots fléchés dans un grand sac en toile rayée sur la chaise libre à ses côtés, comme si on la sifflait, elle range ses autres affaires, crayon, montre, elle l'a enlevée en commandant son eau gazeuse à grosses bulles, et son porte-monnaie, et les rejoint sans plus traîner.

Peur.
Le plus grand des trois hommes ressemble à un personnage de série américaine, grand brun élégant, un peu hautain, il porte un trois pièces à chevrons gris de bonne coupe, sur une chemise sombre, bleu roi, une montre métallique pèse à son poignet gauche, une Rolleix sans doute, il se redresse silencieusement et s'éloigne sans rien dire, son départ ne semble motivé par aucune raison décelable à l'œil d'un observateur aguerri qui scrute ce qui se passe autour de lui avec l’acuité d’un voyeur dans un sex-shop, les situations apparemment banales, anodines ou futiles du quotidien, les agissements des gens qui l'entourent, qu'il croise ou côtoie, dans la rue notammen, son cadre de son travail, dans son cas on pourrait presque parler de déformation professionnelle.
Il est scénariste.
L'homme aux cheveux gris exhibe la jeune femme docile à son voisin de table, plus court que les trois autres, teint mat lui aussi, cheveux gris coupés très ras, et des yeux très fins, dessinés et féminins, d'un vert profond, que souligne son nez légèrement busqué, puis il se lève et s'éloigne à son tour, les laissant discuter seuls tous les deux.


La discussion ne tarde pas à s'engager entre eux, le soleil a l'air de vouloir se maintenir, elle habite le quartier depuis deux ans, l'impression de l'y avoir déjà croisée, elle fréquente régulièrement ce café, son Q-G, stipule-t-elle, elle travaille comme secrétaire dans une agence de voyage à deux pas d'ici, il aime beaucoup les voyages, les longues distances, il est turc, originaire d'Anatolie, un petit village de montagne à l'est d'Ankara : Sivrihisar, elle n'a jamais été là bas en Turquie, c'est un très beau pays.

Elle rêve d'aller à New-York depuis si longtemps.

Le grand élégant revient s'asseoir discrètement sur la banquette en skaï, l'impression de ne pas vouloir importuner ses voisins, aucune forme de dédain cependant, un peu à part seulement, pensif, distrait par sa conversation naissante le couple ne lui adresse plus la parole, le grand escogriffe demeure muet, imperturbable, puis se lève derechef direction le kiosque à journaux face au café, le dernier numéro de la version française du National Geographic.


Le téléphone cellulaire du nez busqué sonne, les premières notes de Mission Impossible, il décroche rapidement, s'excuse auprès de sa compagne en clignant brièvement des yeux et s'isole des autres en plaquant sa main sur son oreille droite, l'homme aux cheveux blancs revient enfin, il turbine dans le secteur, se figure le perspicace scénariste, plombier ou chauffagiste, un peu plus haut sur le boulevard, quelques instants après s’être assis, deux hommes bruns aux barbes naissantes, remontent la rue vers le métro et saluent l'homme d'un geste de la main, paume ouverte et doigts écartés, puis, répondant à son injonction bruyante et enjouée, rejoignent le groupe dans le café.
Il a pris rendez-vous avec moi dans ce café quelques jours plus tôt, il ne m’a pas dit pourquoi il désirait me voir, comme un service, je ne pouvais pas refuser, je suis tout de même marié avec la meilleure amie de sa femme, il est plaisant qu'il me le rappelle alors que pendant toutes ces années il n'a guère daigné nous rencontrer Faustine et moi.

Bref, j'ai accepté sans savoir ce qu’il attend de moi.

C’est plutôt moi qui l’attend d’ailleurs car il est en retard, il se fait attendre, caprice de star, insinuai-je un peu irrité, ce genre d'attitude est si répandue dans ce milieu que l'exactitude pourrait en paraitre déplacée, il s’est vanté de bosser sur une nouvelle adaptation, il ne m’a rien appris d’autre, et pour être tout à fait franc, j’ai pensé dans un sursaut d'orgueil vite évincé, qu’il avait peut-être besoin de mon expérience, je sais c’est idiot, il ne voulait plus s’y atteler après l'échec retentissant de son adaptation de Céline.

Je sais c’est idiot.

C’est l’époque où je l’ai rencontré, il était déjà marié avec Eva, d’emblée le courant n’est pas passé entre nous, on ne le voyait jamais à la maison, on ne sortait jamais ensemble, rien n’a changé d’ailleurs, en vingt ans j’ai dû le rencontrer moins de vingt fois, et nos discussions n’ont jamais été très poussées, conversations de circonstances, échanges de politesse, je n’ai jamais travaillé avec lui. Je n’ai jamais beaucoup travaillé non plus.

Trois ans après son deuxième film, Verdier s'est lancé à corps perdu dans l’adaptation du Voyage au bout de la nuit, de Céline, Bardamu et compagnie, le travail d'écriture a duré plus d'un an, épuisant trois scénaristes, si mes souvenirs sont bons, un prodigieux gouffre financier, les décors du film avaient été fabriqués en province, je crois que c’était les débuts d’Eva dans le métier, le chantier, longtemps retardé, à cause d'intempéries au tout début du tournage, avait ensuite été interrompu par une grève lancée pour des questions de sécurité, à la suite du décès d’un mécanicien sur les lieux du tournage, la presse s'en est mêlée, on a parlé de gigantisme, de folie des grandeurs, l'enfant sacré du jeune cinéma français tombait brutalement de son fragile piédestal.

Disgrâce fulgurante.

Après l’abandon en cours de route de l'acteur principal qui interprétait le personnage de Bardamu, le tournage a donc été une nouvelle fois interrompu, plus de six mois cette fois-là,

Il est resté inactif pendant plus de sept ans, on l’a cru mort, disparu des plateaux, dix ans sans tourner, c'est long dans ce métier, quand on est vieux on ne peut plus vous laissez tourner sans garantie, caution physique aux sordides sous-entendus, stipulés en gras dans les contrats d'assurance, mais quand on est mort, on est mort, il y a cinq ans, Verdier a opéré un surprenant retour à la mise en scène avec Je me suis couché, le film s’inspirait d’un odieux fait divers survenu dans le milieu des années 80, il a changé brutalement sa manière de travailler et de filmer, renouant un temps avec l'estime mitigée des critiques, le film oscillait entre documentaire et fiction, nous avions été le voir avec Faustine, je me souviens, je n’avais pas du tout aimé.

Faustine si.


Je ne sais pas comment tout cela a commencé, je ne sais pas comment tout cela finira, au fond, l'issue de cette histoire qui peut la prédire ? tout cela me semble si lointain, mais ne commençons pas par la fin, parvenir à définir avec précision et sans concession, comment démarre une histoire, est assez difficile.

Complexe.

Le début, qui peut déterminer où se situe le point de départ d'une histoire ? prenez une histoire d'amour, comment se passe la rencontre ? les détails, les regards, le moindre indice peut servir, tout basculer, bon d'accord, mais est-ce que la rencontre est vraiment le début d'une histoire d'amour ? je m'égare, je m'égare, prenons garde, regarder en arrière c'est constater avec effroi que ce qui nous attend depuis toujours tient dans le fait que le commencement signifie aussi la fin, disons que cela dépend des cas, mais ne généralisons pas, c'est trop facile de tomber dans le piège de ce travers si répandu, c'est entendu, retour en arrière, flash-back avec effroi.

Et puis d'abord, qui parle d'amour ?

Je connaissais cet homme depuis pas mal de temps, comment vous le décrire le plus objectivement possible, ce n'est pas si facile, faisons simple, c'est l'ex-mari de la meilleure amie de ma femme, Faustine, je ne l'ai pas rencontré souvent, cela peut paraître étonnant, mais je n'en garde pas un très bon souvenir, c'est un homme sévère et taciturne, un grand échalas au visage maigre et grimaçant, un sourire crispé a pris possession de son visage, cinéaste à l'inégale filmographie, artiste maudit, l'expression est galvaudée dans son cas.

Il est le principal artisan de ce retentissant échec.
Le garçon de café s'approche de la petite cour qui s'est formée autour de l'homme aux cheveux gris, son service prend fin, il vient dilligement exiger qu'on règle les consommations, par ici la monnaie, il collecte les innombrables tickets accumulés sur la table, éparpillés sous les verres ou le cendrier rempli de mégots tièdes, il additionne mentalement la somme des différentes consommations englouties par ces clients bruyants, et lorsqu'il annonce le résultat de son compte avec la voix neutre et traînante d'une fin de journée de travail, l'homme aux cheveux gris ne parvient pas à cacher sa surprise, il a invité sans compter, poussé ses amis à consommer, leurs verres à moitié vides les incitant à remettre ça sans attendre, mais il se laisse emporter par la stupéfaction de la coquette somme, s'imaginant que son absence a été l'occasion de commandes illicites, sa générosité de surface en prend un sérieux coup.

Le vernis saute au contact de l'ongle.
Il paye tout en se plaignant auprès du garçon des prix exorbitants pratiqués par la maison dont il est néanmoins un fidèle client (il n'ose pas préciser généreux), avec dans la voix un sourire contrit qui laisse dans l'incapacité de savoir s'il plaisante encore un peu ou s'il s'offusque sérieusement du prohibitif service de ce café, le garçon empoche ses 25 euros sans répliquer, déposant simplement avec un léger sourire narquois qui laisse entendre qu'il a cerné depuis longtemps l'insignifiante personnalité du bonhomme, son côté rapiats, une pièce d'un euro au milieu des verres vides, sans débarrasser n'y espérer quelconque pourboire.

Je viens d'assister médusé à toute la scène, avec un sens aigu de l’à-propos, le garçon de café s'avance vers ma table pour réclamer la somme beaucoup plus modeste que je lui dois, j’extirper mon porte-monnaie, le garçon empoche l’argent avec les gestes mécaniques du tiroir caisse, à cet instant précis Faustine s’approche de ma table, étonné qu'elle passe me voir alors qu’elle sait que j’ai rendez-vous, je ne cache pas ma surpise, il vient de l’appeler pour me prévenir qu’il ne viendra pas au café pour notre rendez-vous, un impératif de dernière minute le contraint à demeurer.

Il ne peut pas faire autrement, il est désolé.

Faustine s’assoit juste en face de moi, elle commande un thé à la hâte et moi dare-dare un expresso, le garçon se retire en dandinant le postérieur vilainement comprimé dans son pantalon noir, c’était étrange d’entendre Verdier, avoue Faustine, j’ai eu l’impression que cela ne lui faisait absolument rien de me parler après toutes ces années, comme si nous ne nous connaissions pas et qu’il parlait à ta secrétaire,

Je me demande vraiment ce qu’il me veut à la fin, tous ses mystères me font horreur, et maintenant il faudrait en plus que j’aille chez lui, tu sais, j’hésite vraiment, cette idée ne me plaît pas trop, tu as peur de lui ? s’amuse Faustine, ce n’est la question, lui répond sèchement son mari, tu regrettais qu’il nous ignore, aujourd’hui il t’invite même chez lui, mais qu’est-ce qu’il t’a dit ? rien, simplement ce que je t’ai dit tout à l’heure, votre rendez-vous est reporté dans son appartement, voilà tout.

C’était assez sec.

Et puis tu sais, à peine ai-je raccroché, Eva au bout du fil, au bout du rouleau, je devrais dire, elle était très émue, figure-toi qu’il essaye de renouer le contact, un moment j’ai même cru qu’ils étaient ensemble, que je n’avais pas raccroché et qu’il lui avait simplement passé le combiné, j’étais interdite, sa voix m’a troublée, l’impression qu’ils s’étaient donné le mot tous les deux, que vas-tu faire ? s’inquiète Guillaume, elle a besoin de moi la pauvre, elle est à bout, je vais passer la soirée avec elle, j’espère que tu ne m’en veux pas trop ? je ne sais pas ce que je vais faire en rentrant ce soir, répond Guillaume, tu n’as qu’à te faire inviter par Julien, ironise sa femme, il te doit bien cela, non ?

Il ne me doit rien, et je ne lui dois rien, enfin, j’espère...
On dirait que je pars pour une expédition, l’itinéraire jusqu’à chez lui est balisé dans les moindres détails, quand j'arrive enfin à l'étage indiqué - Faustine a bien précisé troisième étage à gauche - la porte est entrouverte, je n'aime pas ces situations qui reproduisent avec une servile fidélité les modèles galvaudés d'insipides séries télé, la porte entrebâillée est une pratique redondante des téléfilms policiers de bas étages, je soupire, troisième étage sans ascenseur, Faustine a omis de me le préciser.

Je pénètre dans l'appartement de Verdier en poussant légèrement la porte d'entrée qui grince ce qui ne me surprend pas, ce que je déteste surtout dans ces cas là c'est que quoi que l'on fasse ces rituels vous obligent de toutes façons à reproduire gestes et réactions stéréotypés des héros télévisuels, et l'on pénètre de plein pied dans ces doubles qu'on se plaît à créer dans la réalité pour mieux la supporter,

Je n'aime pas les intermédiaires, mais je suis parfois bien obligé de passer par eux,

J'appelle Verdier sans obtenir de réponse,

L'entrée est spacieuse et accueillante avec son confortable canapé de velours rouge recouvert de coussins multicolores, ses hauts rayonnages de livres de collection,

L'histoire de me donner une contenance plutôt que par réel désir de lecture, je feuillette plusieurs ouvrages un peu au hasard, gêné par ma présence comme dans la salle d’attente d’un cabinet médical, a la hauteur de mon regard, un livre épais à couverture jaune, je mets un peu de temps avant de me rendre compte qu'il s'agit en fait des fac-similés des tous premiers numéros des Cahiers du Cinéma,

Mon œil vif s'arrête sur un article signé Maurice Schérer,
Les images de Tabou brillent de tout l'éclat de cette beauté qu'elles nous livrent sans intermédiaire, et le soin du photographe est, par l'excès d'art, de mieux masquer ses ruses, il ne triche que pour parfaire un décalque qui, terne, eût trahi, mais nul besoin ici de céder au fantastique facile des ombres, de cerner d'un même nimbe ces objets - palmes, vagues, coquillages ou roseaux - que les rayons du soleil ont marqués de leurs stries inaltérables, vêtus d'un jour qui ne vient que d'eux, ils s'éclairent de leurs dissemblances et, sous leur multiple écorce, postulent une pulpe commune, fasciné par son modèle, l'artiste oublie l'ordre qu'il se flattait de lui imposer et, du même coup, révèle l'harmonie de la nature, son essentielle unité, le chant devient hymne et prière ; la chair transfigurée découvre cet au-delà d'où elle puise vie, je ne crains pas d'appeler sublime cette fusion spontanée des sentiments religieux et poétiques,
Las d'attendre plus longtemps dans ce vestibule, je replace le pesant ouvrage dans les rayonnages de la bibliothèque, j'abandonne l'entrée de son appartement et m'engage dans le long couloir attenant ; cet endroit semble appartenir à un vieil appartement bourgeois, tant dans sa forme que par sa décoration, tandis que la salle de réception, puis le salon vers lequel je me déplace à présent, paraissent plutôt se rapporter à la structure moderne du loft, avec ses pièces contiguës aux volumes spacieux et aérés, laissant passer une agréable lumière naturelle par de larges baies vitrées aux fines bordures blanches.

L'étrange disposition de cet appartement m'intrigue.

Mes appels, plus vibrants désormais, plus convaincus aussi, restent encore sans réponse mais non sans écho, mon inquiétude affleure, il n'y a aucune raison machiavélique pour que je retrouve le corps inanimé du metteur en scène au milieu de sa chambre, sauvagement assassiné, baignant dans son sang qui commencerait à peine à coaguler, formant quelques pointes noires sur l'étendue rouge, aucunes raisons en effet, je chasse cette macabre mise en scène laissant s'échapper l'éphémère image qu'elle dessine dans mon esprit.

Je n'aime pas m'aventurer dans l'appartement d'un inconnu.
Je regarde attentivement autour de moi, de nombreux cadres de styles et de formes très différentes trônent sur un vieux buffet, sur la plupart de ces photographies, Verdier pose avec sa femme, j’inspecte plus attentivement ces photos que je vois pour la première fois, sans les toucher pour autant, à distance, la beauté d’Eva, son regard un peu perdu, un regard qui pointe plus loin que l’objectif, ses beaux yeux verts, ses lèvres, ce sourire.

Mais lâche-toi donc.

Je ne l’ai jamais vu ainsi, elle ne ressemble pas à la jeune femme qui passe régulièrement à la maison, qui rit avec ma femme, qui discute avec moi, qui certes s’enferme parfois dans sa coquille, semblant dire comme sur son répondeur “personne pour le moment”, ne disant rien parfois, s’enfonçant simplement dans un mutisme buté qui pourrait devenir inquiétant s’il durait, voire dangereux, mais ce n’est pas le cas, dans son expression quelque chose de changé, de compassé, un peu tendue, parfois absente, une voix me dit même qu’elle semble ailleurs, distraite.

Sur certains clichés, ravie.
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