PRÉface








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SIR OLIVER LODGE

Membre de la Société Royale de Londres

POURQUOI JE CROIS

A

L’IMMORTALITÉ

PERSONNELLE

1929

PRÉFACE



Sous la direction du professeur Richet, du Docteur Geley, du Docteur Osty et d’autres distingués biologistes, la question des recherches psychiques ou « métapsychiques » a fait de remarquables progrès en France surtout du côté physiologique, et, pourrait-on dire, scientifique.

En Angleterre notre attention a été particulièrement dirigée vers l’étude plus purement psychique des faits avec une moins grande insistance sur leur portée physique ou physiologique. L’intérêt du public s’est particulièrement porté sur le sens de ces phénomènes par rapport à la survivance humaine et la valeur qu’ils peuvent avoir pour établir la réalité de la permanence personnelle de l’existence au-delà de la mort corporelle. Ma propre conviction sur ce point a été établie dans de nombreux ouvrages, mais ce petit livre contenant une sélection choisie de nouvelles preuves et un résumé de mes vues les plus récentes sur ce sujet a été bien accueillie dans les pays de langue anglaise. J’espère qu’il recevra en France un accueil cordial. Je suis heureux qu’il ait été traduit en français sous la direction de M. Meyer.

A tous, j’adresse mes remerciements.

Sir Oliver LODGE

AVANT-PROPOS


Les arguments en faveur de la survie humaine, c’est-à-dire que la mort est un évènement n’intéressant que le corps, sont aussi vieux que l’humanité. Une partie des arguments peut être considérée comme théologique, basés sur la bonté et la justice d’un Créateur, tandis qu’une autre partie, que l’on peut appeler anthropologique, s’appuie sur la répulsion instinctive de l’idée d’annihilation chez l’homme et sur le postulat que les instincts, produits de l’évolution, doivent correspondre jusqu’à un certain point avec la réalité. Dans cet ouvrage, je ne m’appuie ni sur l’un, ni sur l’autre de ces arguments, tout en les respectant. En faut, je n’ai aucun désir de controverser ; toute ma thèse repose sur l’expérience, et sur l’acceptation d’une catégorie de faits qui peuvent être vérifiés par quiconque, à condition de s’en donner la peine. Je connais le poids du mot « fiat » dans la science, et je dis sans hésitation que la continuité individuelle et personnelle est pour moi un fait démontré. Je suis arrivé à cette conviction par l’étude des facultés humaines obscures, non encore reconnues par la science orthodoxe et qui n’ont probablement pas l’approbation des théologiens en général. Il est donc permis, et peut-être même obligatoire, de fournir de temps à autre une au sujet de ma persistance dans cette enquête et de ma conviction profonde en ce qui concerne ses résultats.

Incidemment, il est clair que le mot « Immortalité » qui est le titre de mon ouvrage, soit être pris dans sa signification conventionnelle, puisque aucune assertion concernant « l’infini » n’est possible dans les limites de notre intelligence. Tout ce que nous pouvons avoir l’espoir de démontrer, est la survie de la personnalité. La véritable rupture apparente dans la continuité de la vie humaine nous attend à la porte de la mort. Si nous survivons à cet arrachement, il est peu probable que nous rencontrions ensuite quelque autre discontinuité, plus profonde encore, dont l’influence nous détruise.

Tous ce que nous possédons comme évidence concerne la persistance individuelle après la séparation de notre enveloppe terrestre : il serait présomptueux de prétendre savoir ce que nous réserve un avenir obscur et lointain. C’est en vérité, un lendemain auquel nous n’avons eu besoin de penser actuellement. Qu’il nous suffise de savoir à l’heure présente que cette vie n’est pas la fin de notre individualité, et que si nous savons l’utiliser avec droiture, elle constitue la première étape longtemps prolongée pour un service sans cesse plus effectif, service en harmonie avec notre nature intime, équivalant par suite à la liberté complète.
« In la sua volontade è nostra pace ».

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