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Etudes, installation, rémunération : les jeunes médecins décapent le système


Par Sandy Berrebi-Bonin et Fanny Napolier le 15-03-2017

Formation, numerus clausus, installation, rémunération… Les étudiants et jeunes médecins veulent faire entendre leur voix dans la présidentielle. Cinq syndicats de jeunes médecins* organisent aujourd'hui leur "Convention nationale pour un meilleur accès aux soins sur les territoires". Autres temps, autres mœurs. Pour eux, il est grand temps de moderniser un système qui doit répondre aux besoins de la nouvelle génération.

Etudes de médecine

"Nous souhaitons un renforcement des moyens pédagogiques de la filière de médecine générale. Il faut plus de profs et plus de maîtres de stage. Il n'y que 10% de maître de stage parmi les médecins généralistes", rappelle Stéphane Bouxom, porte-parole de l'ISNAR-IMG. Le statut de maître de stage doit être revalorisé, estime pour sa part Emilie Frelat, du SNJMG : "Pas nécessairement en termes de rémunération, cela peut se traduire en temps, en aides logistique, administrative…" "En ce qui concerne l'internat des futurs généralistes, au moins deux stages sur les six devraient être faits en médecine générale. C'est la base", ajoute Sophie Augros, présidente de Reagjir.

Plusieurs organisations d'étudiants et de jeunes médecins appellent à une réforme des études de médecine permettant une diversification des profils. "Nous aimerions que les études de médecine soient plus ouvertes à l'ensemble des étudiants, peu importe leur niveau social. Une diversité d'origine des étudiants permettra une plus grande diversité de médecins formés et cela se répercutera sur l'exercice", assure Sophie Augros, présidente de Reagjir. Les étudiants de l'Anemf prônent une réforme de la Paces : "Il faut varier les modalités d'accès à la Paces, pour permettre une sélection de profils moins scientifiques", note William Gens, étudiant en 4ème année à Lyon.

"Nous souhaitons une refonte du statut de chef de clinique associé (CCA). Les trois missions du CCA sont la recherche, l'enseignement et le soin. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus assurer ces trois missions en 48 heures de travail hebdomadaire. Il faudrait pouvoir choisir certaines missions à la carte sous forme de contrat. Les internes et les PH ont un statut correctement défini et protecteur, les CCA sont pris en sandwich entre les deux. Nous n'avons pas de visibilité pour notre futur", demande Laurent Gilardin, président de l'ISNCCA.

Numerus clausus

Alors que la plupart des candidats ne jurent que par une augmentation, voire une suppression du numerus clausus, les étudiants et jeunes médecins appellent à ne pas se précipiter. "Un médecin est formé en 10 ou 12 ans. Il faut arrêter de penser sur 5 ans…", raille la présidente du SNJMG, Emilie Frelat, qui rappelle que les facultés sont déjà "à saturation" en termes de capacités de formation. "En gynéco, on a des services à 10 ou 15 externes. Ce n'est pas possible." "Il ne faut pas oublier que le numerus clausus sert aussi à garantir la qualité de la formation. Il ne faut pas l'ouvrir de façon déraisonnée alors que certaines facs sont déjà en état de saturation", estime Stéphane Bouxom, porte-parole de l'ISNAR-IMG.

Installation

"L'installation, c'est le moment où les jeunes médecins sont le plus livrés à eux-mêmes", souligne William Gens, pour l'Anemf. "Nous prônons la mise en place d'un guichet unique pour l'aide à l'installation. Aujourd'hui, il y a trop d'interlocuteurs. Il faudrait qu'une seule personne soit désignée pour accompagner les jeunes dans l'ensemble des démarches administratives liées à l'installation de l'URSSAF à la CARMF en passant par les aides à l'installation. Cela a été expérimenté en Aveyron et ça fonctionne", indique Stéphane Bouxom, de l'ISNAR-IMG. Les internes réclament aussi une formation à la gestion du cabinet.

Déserts médicaux

"Ce n'est pas que les étudiants ne veulent pas s'installer en zone sous dotée, c'est qu'ils ont peur", assure William Gens, de l'Anemf. En plus du guichet d'accompagnement à l'installation, les étudiants et jeunes médecins veulent pouvoir développer des pôles de santé, le travail en réseau et interprofessionnel. Certains appellent à la prudence concernant le développement des maisons de santé, que certains candidats voient comme la solution magique. "Il faut garder de la souplesse. L'ambulatoire s'adapte à la société, aux réalités du terrain", souligne Emilie Frelat, pour le SNJMG. Tous se positionnent clairement contre la coercition, quelle que soit sa forme. "Un médecin qui va s'installer contre son gré ne sera pas impliqué sur un territoire, et risquera le burn out", glisse William Gens, de l'Anemf.

Sur la proposition de créer un corps de 10 000 médecins fonctionnaires qui s'installeraient dans les déserts portée par Jean-Luc Mélenchon, la présidente du SNJMG s'interroge. "En soi pourquoi pas, mais ça ressemble beaucoup au Contrat d'engagement de service public (CESP), qui est d'ailleurs très mal connu des étudiants. Pourquoi ne pas mieux valoriser ce qui existe ? Avec une meilleure rémunération ?"

Médecins remplaçants

Offrir un statut et un conventionnement aux médecins remplaçants, c'est naturellement le cheval de bataille de Reagjir. "Nous demandons que les remplaçants soient reconnus dans le système de santé et soient conventionnés. En tant que médecins conventionnés, ils auront droit au nouvel avantage maternité. Les remplaçants sont à 70 % des femmes de moins de 35 ans. Ce sont elles qui devraient le plus pouvoir bénéficier d'un avantage maternité. Tout est à construire autour du statut de remplaçant. Il faut l'identifier comme un statut transitoire, qui est une marche vers l'installation. Il faut aussi développer le statut de médecin adjoint. Ce dernier peut travailler en plus du médecin déjà présent."

Une bataille pour la reconnaissance qui tient aussi à cœur à la présidente du SNJMG. : "Il faut cesser de les considérer comme la dernière roue du carrosse."

Rémunération

Les étudiants et jeunes médecins sont prêts à sortir du tout paiement à l'acte pour aller vers plus de forfaits. "Le forfait devra valoriser les services mis à la disposition du patient, comme l'accueil par un secrétariat par exemple. Il faut aussi la création d'un acte qui permet de rémunérer le travail de réflexion autour d'un patient", assure Stéphane Bouxom, porte-parole de l'ISNAR-IMG. "Il faut étendre les critères de la ROSP et créer de nouveaux modes de rémunération pour les médecins qui exercent en maisons de santé", plaide aussi Réagjir.

"Nous voulons gommer les différences de rémunération entre les chefs de clinique et les assistants spécialistes, plaide Laurent Gilardin, président de l'ISNCCA. La garde d'un CCA est par exemple rémunérée 380 euros net, tandis que celle d'un assistant spécialiste s'élève à 220 euros net, souvent pour le même travail au sein du même établissement." Il demande également "que l'accès au secteur 2 soit déconditionné du fait d'avoir été CCA. Cela permettra d'éviter que certains décident de se lancer dans le clinicat pour de mauvaises raisons".

Conditions d'exercice

"Il faut pouvoir revenir à du temps médical en étant déchargé de l'administratif", plaident les jeunes médecins. Pour cela, ils appellent à simplifier les démarches administratives et à développer l'usage des nouvelles technologies comme le Dossier médical partagé par exemple. Certains, à l'image de la présidente du SNJMG, soulignent que des efforts sont en train d'être faits. "La CNAM a mis en place un renouvellement d'ALD 30 simplifié", rappelle Emilie Frelat. Mais des progrès sont encore possibles. "Sur l'aide à l'installation, ce n'est pas encore ça. On demande aux soignants de se coordonner, mais l'administration pourrait aussi faire un effort de coordination de son côté."

Une facilitation de l'exercice mixte pour pouvoir exercer en libéral mais aussi dans une autre structure en tant que salarié est également réclamée par les structures jeunes, notamment l'ISNAR-IMG.

"Il faut instaurer une visite à la médecine du travail pour les internes et les CCA. Quand on voit le niveau de stress, les horaires de travail et l'important taux de suicide des jeunes, on se dit que cela permettrait de prévenir ces risques", demande Laurent Gilardin.

Tiers payant généralisé

"Le tiers payant généralisé ne devra pas être mis en place tant qu'il y aura une double gestion des flux financiers", réclame Stéphane Bouxom, porte-parole de l'ISNAR-IMG. Du côté de l'Anemf, on affiche une position similaire en approuvant le principe : "Le tiers payant peut permettre de réduire les inégalités d'accès aux soins, notamment chez les étudiants. Mais il ne doit pas être une charge administrative supplémentaire et causer des problèmes de trésorerie."

Protection sociale des libéraux

"90 jours de carence pour un arrêt maladie, c'est problématique", pointe Emilie Frelat, pour le SNJMG. "Le service rendu par les médecins en secteur 1 ou CAS est réel. Il faut une reconnaissance, avec une protection sociale. Ce manque de protection, ça n'encourage pas les jeunes à aller vers le libéral."

Participation aux négociations

"Nous demandons que les structures jeunes soient inclues dans les discussions de toutes les réformes qui concernent la santé et dans les négociations conventionnelles, lance Laurent Gilardin. D'autant que nous sommes plus flexibles et ouverts aux discussions que les syndicats séniors", estime-t-il.

*L'Anemf (Association nationale des étudiants en médecine de France), l'ISNAR-IMG (InterSyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale), l’ISNCCA (Inter syndicat national des chefs de clinique et assistants), Reagjir (Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants) et le SNJMG (Syndicat national des jeunes médecins généralistes)
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