Note : Underground contient certains passages en anglais, ils ont été traduits en français dans la version roman l'Attente de Paris








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Adam et Steve
I think we had touch an essential truth of our society. A thruth that we won't be able to hide forever. We might want it or not, for this reason or other, but Adam et Steve exist, and there is a lots of them.

If it's not out in the open, it's hidden. They then built a second life, a second personality in parallel of they're first exemplary life in the image of what society wants.

But a society is not just the white heterosexual descendant of England or France, it's a multiplicity of people, and a society should respond to all it's constituents.

Inside any groups I have been through, I always spot at least one or two persons that were homosexuals, and I had talk to them. So I always had the knowledge that there was at least 10% in any group that was homosexual. From that number, I'm not counting the ones that I dont know they are, and also the ones, of course, that will accept themselves only in a few years because of the education and values they got. We need to face it, at least one person on ten is homosexual and maybe 90% of these people are living a hidden life. So hidden than if they suffer from beating or discrimination, they won't go to the police or complain, they will just walk away.

There is no way I will ever tell anyone I'm homosexual, especially in any form of sondage. Dont do that mistake about the 1% of woman we though they were beaten until we find out this pourcentage became 16% when anonymous (Nouvel Observateur, 3-9 april 1987, p.4).

It's time to stop people from thinking and deciding for us, especially when we cannot change our mind. If some bisexuals are able to find someone from the opposite sex and be happy, then they should'nt come to the homosexuals and tell them they can change, and, the religious organisations (or the Ku Klux Klan), should'nt try to convince us of things we already know about. We know, and we are the best ones to know about it, than that's impossible to change. And we dont want to change, in majority, we just want to be able to breath, to survive, to tell people who we really are. If only we were able to get out of the closet.

We have to fight a group that judge us immoral and wants our disparition, or if not, wants us to continue to live hidden life. I dont believe it's to help a society to save the appearances, hide the thruth. Adam and Steve have the rights to live, and the bible is probably the worse autority we can use to teach us anything in our actual society. There is many versions of the bible, and it's a big weapon to justify lots of atrocities. If you are a bit human, you will understand that the only morale law is to let people be happy, with no pain, as long as it doesn't hurt you.

The conformism time is over, we are not what you want us to be. Acceptation, tolerance, that does not remembering you something? I will have the courage to sign my letter (it's the only way to publish it), because someone has to do something. You know, it's dangerous to be homosexual here and one of the problem is maybe because it's taboo.

Homophoby is as bad as racism, maybe worse, because to not be the same colour as the majority is not illegal, and still in the world there is place like China and some states where a relationship between same-sex couple is. It's a good thing the government is not going to your bedroom to tell you that if it's not to conceive a child, you should'nt have sex. Poor chinese people, they will be allowed to have sex one time in their life.

Let us be a part of the society! Let us bring things to wolrd! Let us have a family! Let us live!
R.M. Tremblay

(2316, Ryder Street

Ottawa, Ontario

K1H 6X5, 521-8906)


* * *

Mon anglais est tellement mauvais, probablement parce que j'ai traduit mot pour mot du français à l'anglais, chose qu'il ne faut pas faire paraît-il. Je ne vais pas envoyer cet article. Je vais le lire en français à Bruno et il l'écrira directement en Anglais. Ce sera plus facile de corriger ça. Pour ce faire, je vais retraduire cet anglais au français pour permettre une meilleure traduction en anglais puisque cette version est meilleure que l'ancienne version française. Parfois la vie semble plus compliquée qu'elle ne l'est. Bruno ne veut pas que j'envoie cet article, il juge que c'est trop dangereux. Je vais être sur des listes noires de mouvements religieux et de Skin Heads et white supremacists.
En parlant de vie compliquée, je me suis payé 1 heure 30 minutes de parlotte avec Sylvie, la fille de trente-cinq ans, encore au 216. La famille symbolique. La fille qui, à 13 ans, écrit des lettres à Dieu, qu'elle brûle ensuite pour permettre la sublimation jusqu'au ciel. Quelle intelligence! Quelle enfant à 7-8 ans penserait à faire une chose pareille? C'est peut-être bien de l'imitation. En fait, la question n'est peut-être pas à se demander comment une jeune fille peut être aussi intelligente, mais plutôt, qui peut être aussi innocent dans les deux sens du terme pour agir de la sorte et montrer l'exemple à une jeune fille qui aurait pu sacrer le feu à la maison? J'espère que Dieu a entendu son dernier message: «Cela ne me dérange pas de souffrir maintenant, si après je suis pour être heureuse le reste de mes jours». Qu'est-ce que je retiens de notre conversation. Elle veut devenir une intellectuelle. Cela m'a obligé à me demander à moi-même si je désirais éventuellement devenir un intellectuel, et même, si je ne me considérais pas déjà comme tel. J'avoue que je n'ai pas trouvé de réponse spontanée à mes questions. Je remets cela à plus tard, car pour répondre à la question, il me faudrait d'abord définir ce qu'est être un intellectuel, et alors là, ça pourrait ouvrir tout un débat. Mais cette seule question en elle-même n'est-elle pas déjà révélatrice? Un intellectuel, à mon avis, c'est quelqu'un qui va mourir dans ses idées. Et au stade où j'en suis, c'est-à-dire, au niveau de Zombi, il n'y a pas à hésiter, je suis un intellectuel! Ma tête n'arrête pas de penser et d'écrire! Mais peu importe. Chose qu'elle n'avouerait pas trop fort, elle veut écrire et en vivre. Elle est déjà en train d'écrire des nouvelles. Elle tente dans ses écrits de déconstruire les structures établies. Lesquelles structures? Dieu, les religions, les gouvernements, les idéologies, les courants philosophiques, etc. Ce qui me fait me demander si je ne suis pas aussi en train d'essayer de déconstruire tout cela moi aussi. C'est une bonne question. Il serait plat d'amplifier les structures existantes. Comme il ne serait pas nouveau d'élaborer davantage un courant existant ou de détruire certaines structures. Et détruire n'implique-t-il pas une reconstruction? Je le lui ai fait remarqué et elle m'a dit que non. Pour l'instant elle en était à la destruction, elle rejette tout, elle se cherche. Elle pense qu'elle se trouvera dans la littérature. Curieusement, c'est après avoir lu LA VIE DEVANT SOI de Romain Gary, qu'elle a décidé de laisser son mari. Elle a pleuré comme un veau. La même année, la famille symbolique frappait encore, son frère se suicidait le jour de pâques, à 23 ans, le 3 avril 1983. Sans croire à la chrétienté plus qu'il ne faut, il s'abandonne au jour J de Jésus Christ. Quel message, et quelle matière à penser pour les restes de la famille. Tout cela à cause d'un père abusif et d'une mère trop psychologue. C'est drôle, en écrivant ces choses ici, cela me force à y réfléchir, à me rappeler chaque détail de la conversation, de les écrire, et m'y faire réfléchir. Alors qu'en temps normal, il m'aurait peut-être fallut rencontrer une autre personne pour me répéter une chose similaire et que je fasse le lien entre sa situation et celle de Sylvie, et qu'enfin je me mette à y réfléchir. Peut-être même qu'il m'aurait fallu passer à travers les mêmes choses et puis me souvenir de ma conversation avec Sylvie. Cela est certainement bien pour mon expérience. Et de toute façon, la seule raison pourquoi je voulais lui parler, c'était justement parce que j'essaye de comprendre des choses pour les écrire ici ensuite et même terminer La RÉVOLUTION. Elle m'a raconté sa mauvaise entente avec sa bell- mère. Elle lui avait même avoué à la fin qu'elle l'a détestait peut-être plus que son mari. Aujourd'hui, Sylvie a apprivoisé sa belle-mère, elle va y faire le ménage à 16$ de l'heure deux heures par semaine. C'est son seul travail. Mais pour réussir à apprivoiser sa belle-mère, il a fallu la cause désespérée, elle se meurt d'un cancer. Elle a donc eu besoin de pleurer dans les bras de quelqu'un, Sylvie en l'occurrence. La vie est injuste, a-t-elle dit lorsqu'elle parlait d'une jeune fille de 22 ans qui venait de mourir du cancer à l'hôpital. Et par transpossition, comme la vie est injuste de me faire mourir moi! La vie est-elle injuste? La vie est la vie. Sylvie a vu au moins 5 ou 6 de ses proches mourir. Elle a maintenant apprivoisé la mort, elle ne s'en fait plus avec cela. Ce qui me surprend d'ailleurs. Elle est heureuse dit-elle, elle semble heureuse, mais je sais qu'elle doit passer des moments très difficiles, et pas toujours heureux. Mais comme elle dit, il y a eu métamorphose, et je ne pourrais pas accuser Romain Gary de cela (curieusement, celui-ci s'est suicidé parce qu'il allait mourir d'un cancer), bonjour le symbolisme. La vie est-elle injuste?
24 mars 1994
La température est à la pluie, je suis dépressif. J'ai discuté avec Joël Cyr, bon Dieu, il a couché avec la moitié des gars de son dortoir au séminaire. De bons souvenirs; derrière des rideaux de théâtre, la nuit dans les dortoirs, mon coeur se débat juste à y penser. Il y en avait un qu'ils dénigraient, ils l'appelaient le fefi, même si ceux-là mêmes avaient couché avec le fefi. Joël a de gros remords au sujet de ce gars-là, de très gros remords. Paraît-il, même un professeur était entré dans la ronde de la ridiculisation. Cela me fait rappeler mon enfance, dont le calvaire a atteint son climax en secondaire II. J'aurais cependant tendance à dire que c'est en secondaire IV que le point culmine. J'avais toute la classe contre moi, on me traitait de cave, de poire, on riait de moi (encore chanceux que l'on m'appelait pas le fefi, encore que j'ignore ce que l'on disait de moi dans mon dos). On jouait au Volleyball et je n'étais pas si mauvais, une erreur à l'occasion, cela suffisait à me dévaloriser aux yeux de mes coéquipiers. L'équipe adverse disait qu'il fallait m'envoyer le ballon pour ainsi faire le point. Il me fut possible d'affronter ces attaques et j'étais fier, mais après 5 ou 6 attaques il me semblait normal de manquer, moi qui n'étais pas déjà très grand ni sportif, en plus que deux ans avant je n'avais aucune motivation, mes bras ne bougaient pas. Eh bien, pas une seule personne m'a épargné son commentaire, sauf deux. Le professeur et Christian Gagnon dit le Boxeur, celui qui s'est fait sucer par Annick Ainsley alors qu'il était tout jeune, celle qui plus tard me sucait à mon tour (j'avais 15 ans alors, et cette ralation m'a fait paniquer, peur de ne pas bander, peur du condom, etc.). Et si Christian ne prenait pas ma défense, du moins il me laissait tranquille, peut-être davantage pour cause des lois inhérentes aux vrais sportifs (le respect de l'autre, qu'il se faisait un devoir de suivre à la lettre). De plus, sa fausse modestie cachait une forte prétention qui lui dictait de montrer l'exemple, aussi il se prenait pour la sagesse même. Il n'a cependant pas su résister ce jour-là, il m'a finalement ridiculisé à son tour devant tout le monde. Je lui ai dit sur place, je lui ai fait remarquer sa déviance, le seul que je me suis senti obligé de lui dire, il en a eu des remords. Après le cours il est venu s'excuser et voulait me serrer la main. J'ai peut-être manqué ma chance de m'en faire un ami, peut-être aurait-il prit ma défense ensuite? mais je n'y croyais pas, et je n'en avais nul besoin. Parfois l'indifférence fait encore plus mal que la mauvaise action. Y a-t-il un esti de prof qui s'est levé pour arrêter la destruction qui me rongeait, pour dire que cela suffisait? Jamais en cinq années de secondaire. Ah si, une fois ou deux lorsque le mouvement était trop généralisé et que le choix d'intervenir devenait une obligation, donc pas pour me défendre, mais pour l'ordre et le contrôle. C'est un mouvement comme celui-là qui prenait place ce jour-là, mais le professeur a fait bien pire que ce en quoi je n'osais à peine penser, il m'a carréement abaissé, ridiculisé devant tout le monde, me criant que j'étais cave, cela était injustifié, injuste. Ainsi il n'y aurait plus de salut. Alors lorsque Christian s'est approché pour s'excuser, ma réaction fut spontanée, comme si n'ayant plus rien à attendre de rien, aucun pardon n'était possible. Il m'avait abaissé, qu'il vienne s'excuser ensuite ne change rien à son action, il ne reprendra pas l'humiliation que j'ai subi sur le coup, encore que, un élément d'un groupe qui t'humilie ne devient-il pas secondaire? Non. J'ai refusé de lui donner la main. Il m'a répondu que je venais de construire un mur entre nous. Je lui ai rétorqué que je me demandais bien qui l'avait construit ce mur. Alors on a vu sa nature et sa motivation, il a dit que cela ne le dérangeait pas, qu'il serait gagnant au bout de la ligne puisqu'il avait plus de popularité que moi. And so what? Je lui ai dit: «C'est pas parce que ta photo est chaque semaine dans le journal le Réveil de Jonquière que tu vas commencer à te prendre pour un autre». Et je l'ai bien ébranlé je crois. Sûrement une ligne importante de se vie. Un de ses amis est allé le voir après et lui a dit que je ne valais pas la peine que l'on se tracasse à propos de moi (que j'étais un moins que rien autrement dit, une forme inférieure d'humain). Aucune conscience. Et le pire, c'est que le seul qui avait une conscience, je l'ai atteint en plein coeur, il a payé pour tous les autres. Est-ce que je regrette? J'aurais dû accepter son pardon, cela m'a semblé trop facile pour lui de m'humilier aux yeux de tous, et venir se faire pardonner ensuite à l'insu de tous. Mais on aurait bâti l'avenir sur une note positive, et cela importait peut-être plus. Et Joël qui a des remords encore aujourd'hui, les autres en auraient-ils aussi? J'en doute et je m'en fous. Une des conséquences directes de ce calvaire c'est le repliement sur moi-même, ma nonchalance, insolence et surtout, ma prétention. Mais cette dernière est nécessaire, sans elle j'aurais perdu toute confiance et je me serais suicidé. J'ai plusieurs fois pensé à le faire, réfléchi aux moyens, et l'écriture ainsi que la programmation sur ordinateur des aventures illustrées m'en ont chaque fois aidé à en sortir. Le suicide, c'était en plus amplifié par le fait que j'étais homosexuel et que je croyais que j'étais seull au monde, ou que je mourrais seul dans mon coin car jamais je n'aurais eu le courage d'en parler ou de me renseigner.
Je suis prétentieux, j'en souffre. Il me faudrait me corriger, mais comment? La misanthropie encore? En quoi suis-je prétentieux? Lorsque je parle de moi Joël dit. Ainsi je devrais arrêter de parler de moi et d'intervenir en classe. Je vois que deux semaines avant la fin, ça ne vaut plus la peine de changer. Prenons en leçon pour Paris. Ne plus parler de moi ni intervenir en classe... En attendant je vais faire attention à cela, après ce cours, on va justement au 216 (j'écris ce journal dans le cours de M. Simard). Je suis un monstre de prétention (j'exagère), un être affreux qui devrait s'isoler et ne plus parler! Me retrouver seul avec moi-même, cacher une telle personnalité. Et le paradoxe c'est que les gens semblent m'apprécier. Il n'y a pas à dire, les leaders doivent être du genre prétentieux ou ont de la gueule et une personnalité, mais cela est peut-être nécessaire à mon bonheur (me donner l'impression d'être au-dessus de tout? Banaliser la réalité pour la rendre acceptable?). Soyons prétentieux donc? Cela m'aide à acquérir une grande confiance, ce qui me permet d'oser agir (et écrire). Je sais qu'il ne me reste rien à attendre de la vie que je n'aie déjà. En effet, qu'ai-je donc à vouloir me payer toute la littérature de la planète et de laisser à l'humanité une couple de livres de plus? Aucun intérêt. J'aime écire et si je pouvais en vivre, ce serait mieux que de travailler à quelque chose que je n'aime pas, particulièrement en un endoit fixe.
Notre conversation au 216, quel calvaire! Je souffre en collectivité, je souffre tout court. Je pense que ces derniers temps je me suis trop mêlé des choses et événements extérieurs, il me faudrait revenir à moi-même. Je pense étrangement à Edwin, je m'ennuie vraiment, je voudrais le revoir, vais-je pouvoir attendre jusqu'au 15-17 avril? Bruno ne me contente-t-il pas? Je constate que le printemps m'affecte au point de vue de Bruno. Je me rappelle des événements des deux printemps passés où il m'a carrément laissé-là. Mais je vois aussi l'après, l'été où il était beau en bermudas et T-shirt, ça me revigore un peu. Je voudrais le voir ce soir. Mais j'aimerais me retrouver dans les bras d'un autre. Edwin par exemple. Je me sens vraiment mal, j'ai des remords parce que je ne vais pas travailler ce soir. En fait j'ai déporté ce soir à lundi prochain. Mais je n'aurais pas le temps de travailler lundi prochain, trop de choses à faire! I better go to work tonight. Vandendorpe first. Et si j'avais de la poste? Des nouvelles positives d'une maison d'Édition quelconque? Serait-ce seulement possible? Où donc se situe le problème? Combien de chose vais-je écrire avant d'être publié? J'ai bien l'impresiion que je pourrais en écrire éternellement. Comme le père Ubu, sans se faire imposer et têter Lugné Poe, jamais Jarry n'aurait passé à l'histoire. Ah! je pense que je ne vais pas être en mesure de survivre au cours de Mme Bourbonnais. Lundi je manquerai le cours de Mme Lafon, ainsi je respirerai un peu. Il me faudrait finir la session comme je l'ai commencée, manquer les deux dernières semaines. Je vais manger du pain ce soir. Cela fait au moins deux mois que je n'ai pas fait d'épicerie. Je n'ai plus rien à manger, j'ai même dégusté une boîte de fèves à la sauce tomate, découverte dans le fond de l'armoire à ma grande stupeur. Elle devait trainer là depuis au moins trois ans. Et à vrai dire je n'ai pas faim. J'en arrive à ma dernière tasse de café ce soir, je vais me mettre au thé. Jamais je n'aurais cru être capable de survivre aussi longtemps sans faire l'épicerie. Et ce qui est bien là-dedans, c'est que je n'ai plus besoin de faire attention à ce que je mange, je n'ai pas le choix. J'en arrive à la limite, les cannes de soupe bizarre et le riz. Et encore, je n'en ai plus pour longtemps. C'est avec mon dernier 10$ que j'ai acheté du lait et un pain hier, c'est presque le bonheur. J'apprends à apprécier des choses aussi futiles que le pain alors que je n'ai plus rien à mettre dessus. Je termine la marmelade que je n'aimais pas, et j'ai peur de mon Cheez whiz de trois ans, il a dû produire des petits amis depuis le temps. Je voulais acheter du beurre d'arachide, à 5$ j'ai laissé faire. Mais cette misère n'en est pas une. Je ne peux être désespéré car je sais qu'il ne peut rien m'arriver. J'ai la possibilité d'aller chercher de l'aide un peu partout, mais je n'en demande pas. Il me semble que je ne peux m'endetter davantage ou demander davantage. Je n'ai plus aucune motivation. C'est l'heure des dead lines.
«À l'intérieur, c'est plein de papillons», l'homme est en amour. Drôle d'expression. Moi ma bedaine est pleine de chenilles! Il me faudrait faire un kermess pour les métamorphoser en papillons. Joël Cyr aussi écrivait des lettres à la Vierge Marie et les brûlait. C'est donc que c'était une pratique courante, ô mon Dieu. Je devrais brûler mon journal et attendre une quelconque réponse du ciel par la poste. Peut-être la réponse sera positive, juste pour faire contraste avec les Éditeurs. Je viens de me retourner (on est dans le cours de la Bourbon), Alec me regardait. À la dernière session je rêvais de lui, je lui ai parlé, il ne m'a jamais donné aucun indice sur son homosexualité. Son intérêt n'était, assez surprenant, que celui de l'amitié. J'ai dû m'y résoudre. Encore l'infidélité! De tous les livres qui ont fait le sujet d'un exposé dans ce cours, les deux tiers portaient sur l'infidélité, et l'autre tier l'avait en thème secondaire. Même l'Immortalité de Kundéra parle de ce sujet. C'est une constante qui reflète bien la conscience d'une collectivité. Tout le monde se trompe l'un l'autre, et en souffre. Si je devais me faire un nouveau chum, je crois que ce sera clair dès le début: je ne vais pas chercher les moyens de coucher avec d'autres, mais si le contexte s'y prête, je ne pourrai et voudrai résister. Et ainsi il n'y aura plus de mensonge ni de remord. La collectivité pourrait-elle en venir à ça? Non, ça sonne trop immoral une relation ouverte, et c'est le chaos en un sens. Imaginons un instant une société qui accepte la relation à droite et à gauche, avec plus aucune stabilité «apparente», en une activité bien en delà du message religieux. Ça, ce ne sera pas généralisé, même si tout le monde couche déjà avec tout le monde, même les plus Chrétiens. Il faut le dire, c'est une mani chez les hommes de tenter de se rendre coupable et se faire du tort mentalement, sans raison. On aime ça la flagellation psychologique, on est masochiste. Je me rappelle Suzanne, l'amie de Raymonde (qui couchait avec mon père), me disait que Dieu demeurait son maître mais qu'elle ne s'empêcherait pas de vivre comme elle l'entendait. À ce propos, c'est d'ailleurs fort intéressant de constater que les quatre belles-soeurs de Suzanne trompent toutes leur mari. Pas besoin de se demander si les maris trompent leur femme. Quoique le mari de Suzanne est impuissant. Et tout ce petit monde croit en Dieu et au purgatoire et juge et condamne les homosexuels. C'est beau l'altruisme.
Si je pouvais tuer, je tuerais! Je peux tuer, je tue, je tue le Vandendorpe ici dans mon journal, le crisse! Ah, tout a été très bien organisé. Je le rencontre au Pivik, le monsieur me fait une remarque, cela lui permet dans son bureau de me dire qu'il m'avait averti à plusieurs reprises. J'ai cinq travaux en retard? Fine, mais la moitié du groupe à en moyenne 2 à 3 travaux en retard aussi. Monsieur est fier de son calice de programme d'informatique
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