Tout d’abord grand merci à Isabelle Archier et à Roland Echinard pour leurs remarques qui m’ont aidée à finaliser ce travail








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L’esprit dans la pensée d’Auguste Comte

Explication de texte

Par sylvie snauwaert

  • Le texte

"L'esprit de l'homme, considéré en lui-même, ne peut pas être un sujet d'observation, car chacun ne peut point, évidemment, l'observer dans autrui; et, d'un autre côté, il ne peut pas non plus l'observer dans lui-même. Et, en effet, on observe les phénomènes avec son esprit; mais avec quoi observerait-on l'esprit lui-même, ses opérations, sa marche ? On ne peut pas partager son esprit; c'est-à-dire son cerveau, en deux parties, dont l'une agit, tandis que l'autre la regarde faire, pour voir de quelle manière elle s'y prend; croire cela possible, c'est tomber dans la même erreur, c'est se faire la même illusion que lorsqu'on nous dit que nous voyons les objets parce que leurs images se peignent au fond de l'œil. Mais avec quoi voyez-vous les images ? répondent les physiologistes. Il vous faudrait un autre œil pour les regarder, si les impressions lumineuses agissaient comme images sur votre rétine. Il en est de même ici : vous voulez observer votre esprit, mais avec quoi le regardez-vous ? Il vous en faudrait un autre pour l'examiner.
Il résulte de là que les prétendues observations faites sur l'esprit humain considéré en lui-même et a priori sont de pures illusions; et qu'ainsi tout ce qu'on appelle logique, métaphysique, idéologie, est une rêverie, quand ce n'est point une absurdité. Les bons esprits sont depuis longtemps assez bien d'accord sur ce point; mais je ne sache qu'on se soit ainsi rendu compte de ce résultat.
Ce n'est donc point a priori, dans sa nature, que l'on peut étudier l'esprit humain et prescrire des règles à ses opérations; C'est uniquement par des observations bien faites sur la manière générale de procéder dans chaque science, sur les différentes marches que l'on y suit pour procéder aux découvertes, sur les méthodes, en un mot, que l'on peut s'élever à des règles sûres et utiles sur la manière de diriger son esprit.ces règles, ces méthodes, ces artifices, composent dans chaque science ce que j’appelle sa philosophie. Si l’on avait des observations de ce genre sur chacune des sciences reconnues comme positives, en prenant ce qu’il y aurait de commun dans tous les résultats scientifiques partiels, on aurait la philosophie générale de toutes les sciences, la seule logique raisonnable.

Auguste Comte lettre à  Valat, 24 septembre 1819 ; Correspondance générale, Paris, Mouton puis Vrin, 1973-1990, t. 1, p. 59


L’explication


Tout d’abord grand merci à Isabelle Archier et à Roland Echinard pour leurs remarques qui m’ont aidée à finaliser ce travail.


Les références à l’esprit sont très nombreuses dans l’œuvre d’Auguste Comte, présent partout sous la figure de l’esprit humain, et jamais défini comme tel.il semble qu’on en cherche toujours le concept. Nous sommes aux antipodes d’une méditation cartésienne d’un esprit faisant retour à soi et s’appréhendant comme tel. La raison en est que Comte pense l’esprit comme relevant de l’espèce humaine, les hommes forment, à la suite de la préface du traité du vide de Pascal « comme un seul homme », l’esprit sera donc étudié d’abord comme qualité spécifique de l’humanité et ensuite comme manifestation dans l’histoire de sa progression avec la très célèbre loi des trois états.

Comprendre la nature de l’esprit humain se situe donc à la croisée d’une étude en termes de loi, parce que son étude est insérée dans la nature humaine, et de la sociologie, déterminée non comme une science autonome mais comme activité philosophique, croisant histoire et biologie.

D’où la difficulté à choisir un texte, l’esprit est partout présent mais au fond toujours articulé soit à une entreprise de classification de ses manifestations, soit à une loi de son développement(nt la loi des trois états)

J’ai donc fait choix de cet extrait d’une lettre à son ami Valat qui date de 1819, un écrit de jeunesse où les principales déterminations de la nature (il faudra justifier la légitimité de cette détermination) de l’esprit sont présentes même si elles ne sont pas toutes fixées.

En même temps le passage choisi apparait comme problématique. Je viens de dire que l’esprit c’est l’esprit humain, avec une signification collective engageant la communauté des hommes, reliant le passé au présent. Or ici, on a affaire à un texte qui se présente comme la critique de la psychologie rationnelle, où il est question d’un sujet métaphysique, d’un esprit individuel. Je vais donc essayer de montrer que pourtant cette critique prend son véritable sens dans l’horizon de la définition comtienne de l’esprit. Un indice : Le passage expliqué suit l’annonce d’un projet sur la philosophie des mathématiques : « l’ouvrage roulera sur la philosophie des mathématiques, en voici, si sommairement, les motifs et l’esprit »

Nous allons donc rencontrer chez Comte la difficulté de saisir ce que peut être l’esprit quand il n’est ni l’objet d’une étude spirituelle, ni l’objet strict d’une science. Comte entend toujours donner la prérogative à la sociologie pour le saisir.
Plan du texte
A / ligne 1 à13 (début…Il vous en faudrait un autre pour l'examiner)

L’esprit ne peut se connaitre par introspection
B/ ligne l4 à 18(« Il résulte de là que »… qu'on se soit ainsi rendu compte de ce résultat)

La critique de la psychologie spiritualiste
C/ Ligne 14 à la fin (« Ce n'est donc point a priori »…fin de texte)

L’esprit dans ses œuvres

A/ Première partie : L’esprit ne peut se connaitre par introspection

Tout d’abord la lettre annonce qu’il s’agit de trouver, comme il l’indique dans la première leçon du CPP, « les lois logiques de l’esprit humain », à ce titre il doit donc évacuer les formes erronées de cette recherche. Il s’agit de poser des lois, pas de trouver une cause (métaphysique) la question « comment y a-t-il de l’esprit » est bien différente de « pourquoi y a-t-il de l’esprit… »), On est bien dans une perspective scientifique et donc dans l’élaboration d’une méthode.

D’où la critique de la psychologie c’est à dire la science de l'âme obtenue par la méthode introspective

A l’époque le mot de psychologie désigne soit la science issue de la physiologie qui étudie à partir de la connaissance biologique l’esprit et ses structures d’organisation localisées dans le cerveau (Jouffroy, Cabanis, Gall) soit la philosophie fondée par Cousin, qui refuse toute considération physiologiste et fait de l’analyse du moi le fondement de la connaissance de l’esprit. Et il les met en dialogue au début du texte, il convoque deux partis pris sur l’esprit qui sont inconciliables. Le vocabulaire employé n’est pas vraiment le sien, mais la cible c’est le spiritualisme et le moyen ce sont les physiologistes, mais attention Comte entend bien lutter contre un « un matérialisme empirique et un ténébreux spiritualisme, idéologique ou psychologique »Système de politique positive, 4 vol., Paris., Librairie Scientifique-industrielle de L. Mathias (1851-1854), I, 569.
Mais pour l’instant ce qu’il attaque ce n’est pas le fait que la conscience se rapporte à ses faits, mais la possibilité de connaissance de l’esprit à partir de son auto observation. On a un Argument logique et un argument physiologiste.
Ainsi ce qu’il critique en premier lieu c’est que l’esprit de l'homme, considéré en lui-même, ne peut pas être un sujet d'observation » La première chose à laquelle il s’attaque, c’est la possibilité de l’esprit à s’observer lui même. « L’esprit de l'homme, considéré en lui-même, ne peut pas être un sujet d'observation » La connaissance de l’esprit ne peut recevoir la forme d’un rapport d’un sujet à un objet « L’individu pensant ne saurait se partager en deux, dont l’un raisonnerait, tandis que l’autre regarderait raisonner. L’organe observé et l’organe observateur étant, dans ce cas, identiques, comment l’observation pourrait elle avoir lieu ? » Cours de philosophie positive 1830-1842, leçon 1. Comte conteste à la fois l’évidence du moi pour l’empiriste comme collection d’impressions et l’évidence cartésienne en extirpant leur point commun : croire que l’esprit peut être à la fois sujet et objet d’étude (subjectivité lockéenne /intériorité réflexive cartésienne)

De façon amusante on a un jeu involontaire sans doute sur l’ambigüité du mot « sujet » qui dans l’expression « sujet d’observation » signifie… objet. Plus profondément l’impossibilité de jouer les deux rôles à la fois se révèle là à la fois comme une impossibilité pratique (se couper en deux dès lors qu’on est un individu) et logique (être à la fois  subjectum  comme ce qui est sous-jacent à toute observation et ce qui est soumis à l’observation.
L’essentiel de la critique porte sur la méthode de l’introspection

Ici c’est l’observation objective de soi qui est visée. L’introspection, de introspectare: regarder à l’intérieur de soi, est la méthode par laquelle on tente de comprendre l’homme en général à partir de celui qui nous est le plus proche : nous-mêmes.

Ni l’esprit lui-même (l’esprit ne peut directement se connaitre lui-même), ni ses opérations (qu’ils’ agisse des passions ou des raisonnements) ni sa marche (à partir de lui- même il ne peut rendre compte de ses progrès, nous verrons qu’ils ne sont accessibles qu’à partir de des résultats, c'est-à-dire à partir des faits).

Autrement dit l’accès à la connaissance de l’esprit ne peut s’aborder subjectivement, ce n’est même pas le problème de l’intimité de soi à soi qui est problématique, parce que avec autrui, avec qui je suis en situation d’extériorité, le problème est le même ; c’est le problème plus général de l’observation qui fait problème, car c’est l’esprit qu’on veut observer car il est à la fois sujet et objet de l’observation. Là où il n-y a pas objectivité comme réalité objective il n’y a pas de connaissance possible. Cela tient à la conception de l’objectivité, comprise comme objectivité scientifique. C’est pourquoi la connaissance sera celle des faits. On verra par la suite quel sens donnés à ce mot, mais on a déjà compris qu’il ne s’agit pas de faits de conscience. L’esprit en lui-même n’est pas connaissable. Ni dans autrui, ni en soi. L’ordre est ici inverse à celui de Descartes, d’abord en l’autre, puis en moi, ce qui présuppose une conception de l’objectivité comme extériorité, séparation entre le sujet et l’objet

Cela se trouve redoublé par le fait qu’il dit « dans autrui » et pas « chez autrui » : il s’agit ici de l’intériorité d’autrui, du for intérieur d’autrui, évidemment impénétrable. Je n’ai pas accès à l’expérience intérieure d’autrui, ce qui est bien dommage car je pourrais y observer une pensée sans « double jeu » de la mienne. On peut donc renvoyer au texte de Schopenhauer étudié par Roland la semaine passée dans lequel le fait que je peux étudier la pensée chez autrui, mais sans jamais connaître par là une intériorité, c’est à dire la pensée « dans » autrui.)

Je ne connais pas les faits de l’esprit d’autrui, il y a là une évidence, mais je ne suis pas non plus le connaisseur privilégier de mon esprit en tant qu’esprit, j’ai bien une intimité, je me rapporte à mes pensées, mais ce n’est en aucun cas ce qui me donne accès à ce qu’est l’esprit, à sa connaissance.
Comme le souligne Comte « l'esprit humain peut observer directement tous les phénomènes, excepté les siens propres ».Ainsi l’acquisition d’une connaissance commence par une observation, ou en nécessite au cours de sa formation. La connaissance des astronomes conjugue l’observation des corps célestes aux calculs complexes de leurs trajectoires, la connaissance géométrique peut nécessiter l’appui de figures, mais cette extériorité n’est pas possible pour l’esprit ; c’est toujours lui qui connait du coup l’observation modifie ce qui est observé quand l’opération porte sur la même chose.

Il faudra que Comte règle le problème pour la connaissance de l’esprit qu’il propose, comment peut on briser cette absence d’extériorité, comment en instaurer une ? C’est ce que l’on verra vers la fin du texte, au fond déterminer quelque chose comme un esprit objectif.

On ne peut « Partager son esprit, c'est-à-dire son cerveau, en deux parties » On a là une singulière négation de la réflexivité, on passe de l’esprit au cerveau. Comte s’autorise- t-il à faire de l’esprit une boite neuronale, impliquant une représentation matérialiste de l’esprit ? Non il emprunte aux physiologues un argument, il s’agit de casser une illusion :

«  Illusion que lorsqu'on nous dit que nous voyons les objets parce que leurs images se peignent au fond de l'œil. Mais avec quoi voyez-vous les images ? répondent les physiologistes. Il vous faudrait un autre œil pour les regarder, si les impressions lumineuses agissaient comme images sur votre rétine. »

Au fond il critique l’image de l’esprit comme miroir, dans lequel se reflète ses propres pensées ; comme on croit que percevoir une image du réel au fond de l’œil. Il s’agit aussi d’une critique de la réflexivité (se savoir penser)

La réflexivité apporte une connaissance de soi mais pas une science, en concurrence avec une science de l’entendement des empiristes : Hume et Locke.
L’argument que produit Comte est aussi développé dans la leçon 1, ce qui est contesté c’est que ça puisse être connu comme une image (du réel), c’est que ça fasse image (copie formelle ) cet argument est assez classique, Descartes l’emprunte lui même pour dire, que la perception ne peut être que représentation intellectuelle, interprétation mais ici il est présenté comme celui des physiologistes, c’est- à-dire celui des matérialistes. Les impressions sont sensorielles mais la perception est neuronale, c’est le cerveau qui perçoit, contre Descartes on n’a pas besoin de savoir qu’on perçoit

On pourrait alors faire a contrario des thèses spiritualistes une thèse matérialiste. Si on me permet l’anachronisme. Par exemple, Changeux et sa théorie de l’homme neuronal ou encore les tenants des neurosciences comme Damasio. (Soit l’esprit est écarté dans ce type de position comme non pertinent, soit il est identifié au cerveau).on a alors affaire à un esprit opératoire mais pas réflexif.

Les physiologistes sont ici convoqués à l’intérieur de l’exemple sur la vision qui est d’abord mobilisé comme analogue à l’argument sur l’esprit. Effectivement, il ne suffit pas d’avoir compris comment par la réfraction dans l’œil l’image se trouve reconstituée sur la rétine pour comprendre comment on voit. Donc Comte ne dit donc strictement rien explicitement sur ce que les physiologistes pourraient dire sur l’esprit…

Dans la vision, la véritable difficulté est de comprendre comment cette image est convertie par le fond de l’œil en une information véhiculée par le nerf optique, et surtout comment la transmission de cette information est interprétée et comprise dans le psychisme. On en tire donc qu’on n’a pas de mal à comprendre comment tel ou tel ensemble de cellules du cerveau pourrait être excité, ni comment cette excitation pourrait en soi constituer une information, mais qu’on peine à comprendre comment cette information pourrait en elle-même constituer une représentation pour une conscience (celle-ci n’étant jamais en situation de s’observer elle-même comme objet affecté par un stimulus).

Il faut bien voir que les physiologistes ne sont invoqués que  négativement, en ce qu’ils contestent un argument introspectif naïf sur la vision. Comte ne dit pas que les physiologistes comprennent entièrement comment on voit, ce qui impliquerait sans doute qu’ils sachent comment on pense, mais il souligne que leur approche a l’avantage de dissiper des illusions.
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