Le figuier est une culture peu répandue en France, les principaux pays producteurs sont la Turquie et l’Afrique. Cet arbre est relativement original : son fruit








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date de publication21.01.2018
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Le figuier est une culture peu répandue en France, les principaux pays producteurs sont la Turquie et l’Afrique. Cet arbre est relativement original :son fruit, la figue est une drupe composée. De plus les fleurs ne sont pas visibles car elles sont englobées dans une poche constituée des sépales transformés. La pollinisation qui ne peut avoir lieu à découvert est assurée par un insecte indispensable au figuier : le blastophage dont le cycle d’évolution est fonction du stade de l’arbre.

Passionnée par la culture du figuier, Madame Batard a abandonner son poste administratif à la faculté de Nantes pour reprendre un verger de 3,4 ha après avoir effectué un stage de pratique chez un producteur de figues dans le cadre du brevet professionnel responsable d’exploitation agricole. Depuis deux ans et sans aucune autre expérience agricole que cette formation, Madame Batard a choisi de pratiquer dès son installation l’agriculture biologique. En choisissant ce type d’agriculture, l’exploitante souhaite lier le travail en milieu naturel et le respect de l’environnement. Actuellement l’exploitation est en deuxième année de conversion, ce qui permet de vendre les produits frais en circuit bio mais pas encore les produits transformés, vendus dans le commerce conventionnel comme le préconise le cahier des charges.

Durant cette synthèse nous essaierons de mettre en évidence les difficultés rencontrées dans l’installation de son exploitation agricole et dans la conversion du verger en agriculture biologique autant dans la production que dans la commercialisation.


  1. Le verger issu de l’agriculture conventionnelle


Les 830 arbres sont disposés en 38 allées sur 3,4 ha situés sur le plateau, loin de toute habitation, au nord de Baho. Ils sont âgés de 5 à 9 ans et ont été plantés sur des sillons afin d’éviter l’accumulation de l’eau au niveau des troncs. Les figuiers ont une forme de gobelet et se ramifient à la base (comme le montre la photographie ci dessous). Cette structure est la conséquence des tailles précédentes et constitue un aspect pratique lors de la récolte.

Le verger est équipé d’un système d’irrigation goutte à goutte animé par un groupe électrogène et muni d’une pompe hydraulique qui permet d’injecter des solutions dans l’eau d’irrigation. Le forage est à une profondeur de 70 m environ et permet une consommation d’eau quasiment illimitée.

Avant son rachat par madame Batard ce verger était inclus dans un ensemble de productions arboricoles. Les objectifs de production et les techniques d’exploitation ne sont donc plus les mêmes compte tenu de l’unicité de la production et de l’orientation en agriculture biologique.



  1. La conduite culturale, lors de la conversion en agriculture biologique




    1. La taille en janvier et février


Cette opération est réalisée une fois par an et a deux objectifs : l’entretien des arbres et l’éclaircissage.

L’entretien consiste à éliminer les branches cassées ou malades, c’est un nettoyage sanitaire. En revanche l’éclaircissage vise à favoriser la suppression de branches ou pousses excédentaires pour assurer une parfaite alimentation des fruits. Après section des branches, on dispose du mastic au niveau de la coupe, afin de prévenir toutes attaques externes. La taille permet également d’assurer un port adapté à la cueillette manuelle, la forme en gobelet est en l’occurrence la plus appropriée pour réaliser un verger piéton (branches à hauteur d’homme).

Bien que réalisable par une personne seule, la taille est beaucoup plus facile à deux personnes, l’une pouvant guider la seconde qui coupe les branches.

Afin de faciliter les interventions spécifiques à l’agriculture biologique Madame Batard doit rehausser le port des arbres, pour cela une taille que l’on pourrait nommer taille de structure doit être réalisée en éliminant les branches les plus basses.  


    1. La lutte contre les adventices


Les allées sont aujourd’hui en enherbement naturel et nécessitent un entretien au girobroyeur et à la débroussailleuse à dos. Des ouvriers sont employés pour manipuler la débrousailleuse et le girobroyeur est passé par un agriculteur voisin. L’intérieur des arbres ne pouvant plus être désherbé chimiquement on procède à un nettoyage manuel. En effet la forme des arbres ne permet pas de passer avec le girobroyeur à proximité des troncs car les branches reposent sur le sol.

Des techniques comme le buttage qui consiste à étouffer les adventices en disposant de l’herbe seche autour des arbres sont actuellement testées afin de faciliter l’entretien du verger tout en respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique.

La mise en place d’un enherbement artificiel est en projet, cette technique permettrait de lutter contre les mauvaises herbes et à la longue de diminuer les apports de fertilisants. De plus le système d’irrigation déjà en place est un avantage non négligeable. Mais un enherbement pause toujours, dans le choix des espèces, le problème de la concurrence trophique. Toutefois cette technique s’intègre très bien dans l’optique de l’agriculture biologique.


    1. L’utilisation du système d’irrigation



Local du système d’irrigation.


Cet élément s’avère indispensable pendant les périodes de sécheresse (comme ces deux dernières années 1998 et 99), en l’occurrence la période d’irrigation s’étend d'avril à octobre à raison de 4 à 8 h par jour selon les besoins. Le figuier est un arbre qui nécessite beaucoup d'eau.

L’irrigation pose un problème au niveau de l’installation quotidienne du groupe électrogène sur la pompe. La mise en place d’une ligne de courant, au frais de l’exploitante, pourrait faciliter la mise en route de l’irrigation.

Des expériences sur différents types de gicleurs sont menées sur quelques arbres afin d’améliorer l’efficacité de l’aspersion. En effet la surface humidifiée s’avère importante dans la dégradation des fumures organiques (indispensable en agriculture biologique) disposées tout autour des arbres. De plus le goutte à goutte localisé sur une partie de la racine de chaque arbre engendre la formation d'un bulbe racinaire ponctuel. Ce simple développement ne parvient pas à absorber suffisamment d’eau en période de sécheresse, c’est pourquoi une plus grande surface humidifiée générerait la formation de racines supplémentaires capables d’absorber beaucoup plus d’eau.

Le système d’irrigation muni d’une pompe d’injection permet d’introduire des substances nutritives. Madame Batard, conseillée par un technicien, a ajouté à l’eau d’irrigation un produit issu d’une fermentation lactique : le Kanne, dont la feuille descriptive est en annexe.

Le système d’irrigation qui est déjà un gros avantage peut donc être amélioré et mieux exploité dans l’optique de l’agriculture biologique.


    1. La pratique de la pulvérisation foliaire


Cette technique surtout utilisée en agriculture biologique constitue une intervention ponctuelle sur les carences observées durant le développement végétatif. Deux pulvérisations foliaires sont effectuées, l’une en mai et l’autre en juillet, avec un produit spécifique le Krupto (voir annexe) qui renforce l’activité métabolique au niveau des feuilles.


    1. Les apports fertilisants


Ils sont de deux types: les fumures et les engrais organiques. Ils sont censés remplacer les engrais chimiques apportés en agriculture conventionnelle. Leur disposition est indispensable au bon équilibre des arbres. L’exploitante répand tout autour des arbres et dans le courant du mois d'avril, un produit naturel à base de poudre de glands déshydraté (biofertilise).

Ensuite des fumures (de cheval ou de vache) compostées sont répandues sur le sol. De manière à assurer une meilleure dégradation de ces produits organiques un liquide lactofermenté est pulvérisé dessus.

Enfin, suite à l’analyse de sol (voir annexe) plusieurs problèmes doivent être réglés : le manque de matière organique et de phosphore ainsi qu’un besoin d’aération du sol (l’argile étant trop importante pour la Capacité d’Echange Cationique). C’est pourquoi durant l’année 2000 les fumures seront incorporées dans le sol préalablement ouvert et qu’un engrais naturel à base de P2O5 sera apporté.


    1. Les interventions phytosanitaires


Il n’y a à vrai dire aucune intervention phytosanitaire et cela pour deux raisons :

- leur application est rare et très réglementée en agriculture biologique

- les parasites sont peu nombreux, il y a en l’occurrence peu de mouches de la figue.

De plus l’agriculture biologique privilégie l’entretien du sol qui doit par voie de conséquence limiter le développement des parasites.
2.7 La récolte, de mi-août à mi-novembre
Elle est étendue sur une longue période car il n’y a pas une mais plusieurs cueillettes selon la maturité. Il est donc nécessaire de surveiller l’évolution des fruits et d’effectuer un passage tous les jours sur les mêmes arbres.

La figue est un fruit fragile qui nécessite une manipulation attentionnée. De plus le cueilleur doit prendre uniquement les figues mures afin de limiter les pertes. Malgré ces deux inconvénients il est possible de ramasser 7 à 10 kg par heure, ce travail s’effectue uniquement le matin pour éviter un ramollissement du fruit qui limiterait la période de conservation.

Le calibrage des fruits est réalisé sur place sous un tunnel aménagé pour l’occasion. Ce travail est effectué manuellement. Il existe cinq calibres qui sont déterminés en fonction du nombre de fruits par cageot : 59, 54, 45, 40 et 33 (le calibre 33 représentant les fruits les plus gros). Les calibreuses mécaniques sont peu répandues pour les figues car la forme du fruit ne s’y prête guère. On peut calibrer jusqu’à 30 kg/h. Madame Batard emploie de deux à trois personnes pour la récolte et le calibrage.

Tunnel aménagé pour le calibrage

On remarque donc qu’il est essentiel de bien connaître les caractéristiques des fruits pour limiter les pertes et assurer un bon rendement.




  1. La valorisation des produits selon le type de ventes




    1. La préparation des produits


Les fruits sont des produits dont la valorisation peut se faire de différentes manières. Madame Batard exploite cette propriété en diversifiant la présentation de ses produits.


      1. La préparation des figues fraîches


Ces figues sont vendues directement après calibrage dans les coopératives biologiques du département : ALTER Bio, Bio prime à Saint Charles. Ce type de produits représente 88 % de la production mais cette proportion est amenée à diminuer.

En effet si les figues fraîches sont souvent la seule sortie de l'exploitation en agriculture conventionnelle, la transformation est beaucoup plus répandue en agriculture biologique.


      1. Les produits transformés


L’agriculture biologique oblige bien souvent à concrétiser la production par des produits transformés qui touchent directement le consommateur, ce qui permet une meilleure valorisation et également d’instaurer un climat de confiance avec le client. Les « consommateurs bio » cherchent autant la qualité que la sécurité des produits.

De plus, exploiter une petite superficie en arboriculture (3,4 ha) alors que la moyenne départementale est de 20 ha, offre, il est vrai, plus de temps pour se consacrer à la transformation mais nécessite en contre partie une meilleure rentabilité de la production.

C’est pourquoi dès la première récolte en 1998, l’élaboration de confitures et de figues au sirop fut organisée. En collaboration avec le Lycée agricole de Théza, Madame Batard effectue des tests de produits transformés afin de réaliser des recettes de fabrication précise. La production en elle-même est assurée au centre d’aide au travail (CAT) de Sourniat à raison d’un coût de 5 à 10 francs par pots.

L’objectif à long terme est de développer ce type de produits plus rentables qui permettent une meilleure valorisation de la production.

Le tableau suivant présente les différents produits avec leur prix de vente et les quantités produites pour la récolte de 1999.



Produits de la récolte 1999

Prix de vente en francs/Kg

Quantité produite en kg

Figues fraîches

15

7000

Confiture de figues

58

1000

Confiture de figues aux noix

75

Compote de figues

65

Chutney aux épices

283

Figues au sirop

39



    1. La commercialisation


Alors que l’exploitant précédent se contentait d’une vente unique en coopérative, n’ayant pas le temps de développer l’aspect commercial des figues entre ces différentes productions fruitières, Madame Batard souhaite privilégier une vente de proximité afin d'acquérir une certaine notoriété et reconnaissance auprès du consommateur.

C'est pourquoi l'exploitante privilégie la vente de produits finis qui nécessite des démarches commerciales de tout ordre : de l'exposition dans des foires ou universités aux présentations des produits à des restaurateurs intéressés. De plus l’élaboration d’un site internet autant informatif que commercial pourrait permettre d’élargir la clientèle au niveau mondial grâce à la vente par correspondance. Il en résulte une clientèle très hétérogène mais qui converge vers une même recherche de la qualité et de la sécurité alimentaire.

L’aspect économique a été peu abordé car les comptes de l’exploitation naissante ne sont pas représentatifs du système de production. En effet, il est difficile de porter un jugement sur des résultats économiques partiels et sans aucune références antérieures. Toutefois nous pouvons conjecturer que la commercialisation doit assurer une rentabilité maximum pour plusieurs raisons :

- la petite superficie du verger ne permet pas de dégager un Chiffre d’affaire important,

- l’exploitante ne bénéficie d’aucune aide externes (subventions ou prêts bonifiés),

- enfin, la charge salariale est relativement importante pour l’exploitation.


Conclusion
Tout au long de la gestion de cette exploitation, comme tout au long de cette synthèse, nous avons pu mettre en évidence les difficultés liées à la conversion en agriculture biologique. Cette démarche est une nouvelle orientation de l'agronomie qui, outre le respect de l’environnement, suit une logique d’interrogations perpétuelles. De plus ce type d’activité constitue, pour des étudiants, une source d’enseignement relativement intéressante.

Ce type d'agriculture s'oppose souvent au fonctionnement de l'agriculture conventionnelle. Toutefois la confrontation entre ces deux démarches nourrie une agriculture naissante que l’on qualifie de raisonnée.

En ce qui concerne le verger de figues, les projets sont nombreux et concernent autant la modernisation de l'exploitation que l'amélioration de la qualité de travail.

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