La VI ième république Française








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Mai 2010 : Liberté, égalité, fraternité
La nuit fut calme et tranquille, après avoir bu notre infusion, comme un vieux couple. Demain nous avions décidé de partir en vélo, puisque le bateau devait être révisé. Il était 23h30 et pour une fois il n’était pas trop tard. On s’endormit rapidement, et ce fut le mécano qui nous réveilla en tapant à la porte. Il nous informa que Dominique, le patron du bar, nous attendait pour le petit déjeuner. Les deux assiettes étaient posées sur une table sur la terrasse. L’odeur du jambon et des œufs frits embaumaient l’espace calme et convivial, en face du canal. Dominique nous salua, et dans un silence religieux nous avalâmes notre petit déjeuner. De l’autre coté des quais, le bateau de Gilles s’élevait, pendu au bout de deux sangles. 10 minutes plus tard, il reposait sur le sol, calé sur un support métallique.
Et puis, nous voila reparti vers le Cap d’Agde, car nous étions passé au Grau d’Agde sans aller jusqu’au port voire jusqu’à la mer. Ce fut chose faites. On y arriva vers 11h30 et ca nous parut un peu tôt pour manger. On avait fait notre choix du restaurant « chez Loulou ». En même temps, un repas de midi un peu lourd avec plus de 20 km de vélo dans les pates ce n’était pas obligatoirement le plus malin. Du coup, on remonta sur le Grau d’Agde et on choisi de manger un morceau dans un restaurant prés du canal. Finalement, ce n’était pas des spécialités du Sud mais d’Amérique du Sud.
La journée était magnifique malgré les crampes qui montaient dans mes mollets. Gilles semblait être dépourvu de nerfs. Il pédalait comme un fou, sans s’arrêter, et moi je faisais ce que je pouvais. Je profitais du repos pour me ruer sur un tube d’aspirine et je pris un énorme jus d’orange. Pas d’alcool, évidement. On avait fait plus de 20 kilomètres et maintenant il fallait revenir. Gilles me proposa de nous doucher dans les douches de la capitainerie, car il n’était pas sur que le bateau serait fini quant nous rentrerions.
La conversation revint sur la place de la femme dans nos sociétés modernes. Gilles posa la problématique suivante : pour tenter de voir clair sur la place de la femme, ne faut-il pas se poser la question de la place de l’homme ? Et se poser ces questions, pour les femmes d’aujourd’hui n’est ce pas déjà faire preuve de racisme ? Elles parlent d’égalités, mais que veut dire égalité entre hommes et femmes quant on a déjà tant de mal à comprendre ou envisager l’égalité entre hommes ? L’égalité entre les hommes et les femmes, cela veut il dire que l’on pense d’emblée que l’homme est supérieur et que cette égalité serait de ramener le pouvoir de l’un (les hommes) vers celui de l’autre (les femmes) ? Et si de tout temps à jamais, c’étaient les femmes qui étaient supérieures ? Ne dit-on pas, que ce sont les femmes des puissants qui ont toujours menés le monde ? Les femmes de roi, les mères, les femmes de présidents ? Alors, dans ce cas, comment faire pour ramener l’égalité, non pas des hommes vers les femmes mais le contraire ?
Par ailleurs, à quel niveau faudrait-il placer l’égalité ? La force, l’intelligence, le pouvoir, la faconde, la justice, la lutte ? Ne faudrait-il pas réfléchir à ce terme, à ce concept d’égalité afin de savoir s’il ne s’agit que d’une posture sociale ou bien si réellement, à force de textes et de lois on peut obliger « la nature » à se transformer ? Est-on sur que l’égalité n’est pas qu’une direction, un souhait, une volonté intellectuelle qui s’oppose rapidement au principe de réalité qui est que chacun est chacun sans espoir d’égalisation, qu’un individu, voire un animal, voire un éléments de la vie ne peut être que lui-même, et que son semblable ne peut ni être lui, ni lui être supérieur ou inférieur et qu’en définitive tout est naturellement différent, irrémédiablement différent, heureusement différent, car sinon, l’uniformité nous amènerait à notre perte, à notre disparition ?

C’est finalement parce qu’il y a des femmes, réceptacle de la semence masculine, matrice de la vie humaine, créatrice de l’individualisation de chaque être humains et des hommes qui les insémine, qui les protège, qui les nourris que la vie humaine a résolu la quadrature du cercle, celle de perpétuer l’espèce. A ce titre, toutes les espèces humaines sont logées à la même enseigne, mais bizarrement la question de l’égalité ne se pose pas pour d’autres : Y a-t-il égalité entre un loup et une louve ? Y a-t-il égalité entre un rat et une rate ? Y a-t-il égalité entre un chromosome Y et un chromosome X ?
N’aboutit-on pas, dans cette recherche perpétuelle d’égalité, qu’à monter les humains les uns contre les autres ? Mais en même temps, afin d’aider les plus faibles, afin de permettre une certaine harmonie entre les gens, afin d’assurer la cohabitation et l’équilibre entre tous, n’est-on pas obligés d’ériger en dogme cette caractéristique citoyenne ? « Pour ma part, je crois que l’égalité est de même nature que l’équilibre, c’est une recherche permanente, car elle oscille, elle varie, elle s’appuie sur les réalités mais également sur les manques, sur les absences, sur les rêves. Elle n’existe jamais véritablement mais elle apparait à la faveur d’un instant de grâce puis elle disparait de nouveau en attendant le prochain miracle ».
Gilles était en pleine forme, et moi j’avais la tête à l’envers. Il ne s’arrêtait jamais. Du coup, sa proposition de repartir m’apparut la meilleure idée de la journée. Et pourtant, j’en avais plein les jambes. On se rapprocha le plus possible du canal et on suivit le chemin de hallage. Les arbres qui avaient été changé dans les années 2012 étaient redevenus magnifiques et longeaient le canal de chaque coté, faisant comme un tunnel ombragé. Bien sur, la presque totalité du chemin de hallage avait été goudronné pour en faire des autoroutes à vélos. Déjà en 2012 une grande partie avait été transformé, empêchant, interdisant même son utilisation par les chevaux, ce qui pour un chemin ancestralement dédié aux chevaux d’attelages était assez bizarre. A cette époque, ou les moteurs n’existaient pas encore, les péniches qui transportaient des matériaux de la Méditerranée jusqu’à l’Atlantique étaient tractées par des chevaux de trait. Et maintenant, ils y étaient interdits.
On arriva à Port Cassafiere vers 18h30mn. Le bateau de Gilles était de nouveau sur l’eau. Le mécano vint lui expliquer que le problème était résolu. Gilles lui glissa quelques euros et après avoir pris nos affaires de toilettes, on parti se doucher. Vers 20 heures, on revint manger au restaurant du port. Le patron vint nous rejoindre. Il avait décidé de manger avec nous. Du coup, la discussion prit une tournure moins conventionnelle et plus ouverte. Le directeur du port, que l’on appellera Dominique, était l’employé d’une société anglaise, qui gérait la location des bateaux du port. C’est lui qui avait vendu le bateau à Gilles, la moitié de son prix, c'est-à-dire autour de 15 000 euros. C’était en 2025. Jusque là, Gilles avait vécu en nomade, logeant chez des amis, dans une caravane, puis dans un camping car. Mais son rêve était de vivre sur un bateau.
Le tourisme marchait bien dans les années 2012 malgré les difficultés économiques et les tensions politiques. Il faut dire que ca n’allait pas fort entre les citoyens et le président de la république.
Et puis la conversation revint sur l’égalité, mais cette fois ci Dominique y mêla sa voix et ses opinions. En fait, en dehors de nous donner sa version de la place de la femme, lui qui venait de se faire quitter, on parla surtout de l’égalité dans le sens large et ceci aboutit à la discrimination et au racisme (la place des étrangers, des noirs, des jeunes, des handicapés...).

Evidemment, dans sa colère d’être « largué », il ne fut pas tendre avec les femmes, réglant en même temps des comptes personnels. Toutefois, d’une manière générale, il convint du fait que se poser la question de la place de la femme, nous les hommes, c’était une forme de sexisme. Après tout, ce n’était pas à nous de nous substituer aux luttes féminines s’il devait y en avoir. Par exemple, les quotas de femmes dans telle ou telle assemblée lui semblait artificiel et illogique : si des femmes souhaitaient participer à quelques organisations que ce soit elles n’avaient qu’à le faire, lutter comme les hommes pour y arriver, gravir les échelons et les étages du pouvoir jusqu’à arriver à la place qu’elles convoitaient. Il n’y avait pas de raisons que ce soit plus facile pour elles sous prétexte qu’elles étaient des femmes. En revanche, bien évidemment, dans le principe, il n’y avait pas non plus de raisons qu’elles n’y accèdent pas. Peut être était-ce cela l’égalité, mais alors il faudrait admettre qu’elle ne pouvait être que sociale ?
Du coup, la discussion revint sur l’égalité dans le sens le plus large ce qui nous amena à prendre en compte le racisme. C’est quoi le racisme, d’où vient cette tension, cette animosité, cette appréhension ? Est-ce inscrit au fond de chaque être humain ? Cela vient-il du fait d’appartenir à un groupe que chacun doit défendre ? Et défendre contre quoi ? Pourrait-on envisager que chaque groupe sous prétexte de survivre tel qu’il est s’engage naturellement pour défendre toute intrusion, un peu comme les globules blancs le font lorsqu’un organisme vivant est attaqué par un virus ou des microbes ? C’était une blague de Coluche à propos des chinois et des œufs, expliquant que lorsque l’on mélange le jaune et le blanc, c’est le jaune qui résiste. Devrait-on accepter alors les mélanges en se disant que ceux–ci feront disparaitre les éléments les plus faibles ? Si un groupe se sent en danger, est-il normal, naturel, automatique qu’il réagisse et assure sa survie quitte à éliminer ce qui le met en danger ?
Une fois encore, c’est sans doute la raison et l’intelligence qui permettent d’analyser et de comprendre ce qui se passe. Mais, a-ton résolu les problèmes pour autant ? Sans doute pas en 2012, puisque les citoyens français lors des élections d’avril avaient votés pour des hommes politiques d’extrême gauche (15 %), de gauche (27 %) du centre (15 %) de droite (28 %) et d’extrême droite (14 %). Hors, tous les citoyens en question savaient très bien que voter à droite et à plus forte raison à l’extrême droite, c’était sans aucun doute donner raison à leurs leaders qui stigmatisaient les étrangers. Devait-on pour autant en conclure que 40 % des français étaient racistes ?
Pour en revenir à l’égalité, est-on sur que les 40 % en question acceptent d’être les égaux des uns ou des autres ? Comme disait Coluche, y avait-il des gens plus égaux que d’autres ? Pour en revenir à la crainte des groupes de se voir réduit à néant, de qu’elle façon faire admettre aux hommes de se voir dessaisir de leurs prérogatives pour les laisser aux femmes, comment faire accepter aux plus âgés de laisser leurs places aux jeunes, comment contraindre les blancs de laisser leurs places aux africains, aux chinois ou bien aux nord africains ?
« Par la loi », dit Dominique, car personne ne pouvait imaginer de se supprimer volontairement, ni même d’envisager de perdre quelque chose. D’ailleurs, qu’elles seraient les contreparties à ces actes ? Rien, juste la satisfaction du devoir accompli ? Qui peut imaginer la possibilité de se saborder sous le simple prétexte de laisser sa place ? Et pourquoi alors que la lutte pour la survie est inscrite profondément en chaque être humains ?
« En tout cas, ce qui est sur », dit Gilles, « c’est que la seule solution pour tenter de gérer ce type de problématique, c’est de continuer à l’écrire et même à le faire respecter, en sachant qu’il s’agira dans la plupart des cas de vœux pieux ».

Il était minuit et demi. Dominique se leva et nous souhaita une bonne nuit. Nous fîmes de même et, dans la douceur de la nuit, nous sommes revenus vers le bateau. Gilles me proposa d’aller nous coucher sans travailler ce soir. J’avais trop mal aux jambes. Je sautais sur l’occasion. 10 minutes plus tard, tout le monde dormait. Demain il fera jour.
Gilles se leva tôt, pour préparer le départ, car le levage avait chamboulé quelque peu les affaires dans le bateau. Les oiseaux commençaient à chanter, les effluves du café montaient lentement jusqu’à mes narines et m’obligèrent à me lever. De plus, les croissants tout frais s’étalaient sur la table, venus grâce à la gentillesse de Dominique qui nous remercia de la soirée intello de la veille. Du coup, on petit déjeuna tous les trois, le toit ouvert au dessus de nos têtes. A 9 h on était partit, direction Béziers. Gilles avait prévu de s’arrêter après Béziers, car il voulait me faire visiter la ville. De plus, il fallait franchir les sept écluses qui permettaient ensuite de continuer le voyage. De fait, c’est ce que nous fîmes. Quelle merveille.

D’en haut, le point de vue est sans pareil et montre la partie la plus basse de la série d'écluses. Mais avant la réalisation du pont-canal sur l'Orb inauguré en 1857, les péniches descendaient ici encore une marche ; en effet, la voie normale consistait à traverser le fleuve côtier. Aujourd'hui, les bateaux qui se dirigent vers Sète continuent vers la droite, où se trouve le pont-canal. Foncerannes, au delà des 9 écluses, c'était aussi la halte de midi au quatrième jour du parcours de la péniche de la poste depuis Toulouse : « La Dînée ». Rappelons que la barque de la poste faisait le parcours de Toulouse à Agde et retour, bien entendu. Ici, le dénivelé n'était pas systématiquement franchi car il fallait aller vite. En fonction de la cargaison, il y avait tout simplement transbordement sur une autre péniche qui attendait en bas. L'observation est évidemment valable dans les deux sens. Comme à chaque halte, une chapelle était présente afin de permettre aux voyageurs de se recueillir. La chapelle de Fonsérannes existe toujours, au sommet du dénivelé, et constitue aujourd'hui un centre d'information sur le Canal du Midi.

Sur le site lui même, les panneaux indicateurs mentionnent "Fonseranes". L'Institut Géographique National (IGN), dans les cartes qu'il édite, écrit "Foncerannes", et cet organisme est réputé pour veiller avec soin à la toponymie. Au bout du compte, vous trouverez les orthographes les plus variées ! Pour les puristes de la langue française, il convient tout de même de signaler qu'il ne s'agit pas de neuf écluses, mais d'une seule et unique écluse ! En fait, c'est une écluse octuple. Ce site, qu'il est donc coutume d'appeler, les 9 écluses, est réellement splendide. Il n'est pas impossible que Paul Riquet ait voulu rendre hommage à sa ville natale en réalisant ce chef d'œuvre. La forme ovoïde des bassins apporte une touche artistique supplémentaire à cet ouvrage magnifique. Du sommet de la colline jusqu'à la rivière d'Orb, le dénivelé est de 25 mètres. Pour le vaincre, il a fallu réaliser huit sas sur une longueur d'environ 315 mètres.

C'est un très beau spectacle que de contempler l'ouverture successive des 9 vannes et nous n’y avons pas échappés. Le temps d’amarrer le bateau, de tout fermer et nous voila repartit vers la ville. Il était assez tôt dans l’après midi et nous primes notre temps. Finalement, le temps n’avait pas de prise sur cet endroit. Gilles, qui connaissait le canal comme sa poche profita de la soirée au restaurant pour me raconter qui était ce Paul RIQUET dont il parlait si souvent.

Pierre-Paul Riquet est né à Béziers dans une famille de notables et de commerçants le 29 juin 1609 et mort le 1er octobre 1680. Il a comme titre Baron de Bonrepos. C’est un ingénieur et entrepreneur français qui a conçu et réalisé le canal du Midi dans le sud de la France entre la Garonne et la mer Méditerranée. Il mène une carrière prospère dans l'administration des gabelles, la perception de l'impôt sur le sel. Son père, Guillaume Riquet, est un homme d'affaires qui avait accumulé une grande fortune qu'il lègue à son fils. En 1651, il achète la propriété de Bonrepos près de Verfeil au nord-est de Toulouse constitué d'un parc de 150 hectares et d'un château Renaissance.

La légende veut que son père, François-Guillaume Riquet, se soit opposé au début du siècle à la construction d'un canal reliant l'Atlantique à la Méditerranée. L'étude, comme tant d'autres, ne parvenait pas à résoudre le problème de l'approvisionnement en eau du canal. Riquet passe cet écueil grâce à sa connaissance de la Montagne noire environnante. Il remarque un point de partage -le seuil de Naurouze- où un cours d'eau se scinde en deux, s'écoulant soit vers l’océan Atlantique, soit vers la mer Méditerranée. . Appliquant les théories d'Adam de Craponne, Riquet y positionne le point culminant du canal, à 48 mètres au-dessus du niveau de la Garonne.

Le 16 novembre 1662, Pierre-Paul Riquet propose son projet à Colbert. Quelques mois plus tard, le ministre nomme des commissaires chargés d'étudier la faisabilité de l'ouvrage. Après qu'une rigole d'essai entre le torrent de l'Alzeau, sur le versant méridional de la Montagne Noire, et le seuil de Naurouze eût été réalisée avec succès, une première tranche des travaux est confiée par Colbert à l'ingénieur ( Edit royal du 14 octobre 1666). Durant toute la durée des travaux, et profitant de sa fonction de fermier des Gabelles, Riquet investira sur ses fonds propres deux millions de livres, sur un projet estimé a quinze millions. En contrepartie, il reçoit les droits de péage du canal.

Lorsque son ouvrage est mis en doute, Riquet fait preuve d'une étonnante ténacité, allant jusqu'à désobéir aux ordres de Colbert. Ainsi, il fait percer le tunnel de Malpas malgré les ordres royaux. Son audace ne fut pas seulement technique : l'ingénieur est aussi le premier à instituer la mensualisation des salaires et la sécurité sociale pour ses ouvriers. Pierre-Paul Riquet meurt à Toulouse le premier octobre 1680, dans le quartier des Puits-Clos, avant la fin des travaux du Canal du Midi. Ses deux fils achèvent l'ouvrage, inauguré un an plus tard.

Vauban découvre le canal en 1686 et reste admiratif devant l’ampleur des travaux. Il améliore le canal sur de nombreux plans. Il construit tout un système de drainage pour réguler les eaux de pluie. On parle également du roi Louis XIV. Il n’a jamais vu le canal mais il a accepté sa réalisation pour des raisons de grandeur de la France. Il pensait également que la communication entre les deux mers permettrait une navigation facilitée alors qu’à cette époque on devait passer par le détroit de Gibraltar.

Finalement, ce voyage était pour moi vraiment initiatique, tant du point de vue de la philosophie que de celui de l’environnement touristique. Il faut bien dire que la vie sur le bateau donnait à ce voyage un sens et un rythme tout particulier. On ferma les portes à clef et direction Béziers. On descendit à pieds, en traversant d’abord le pont canal puis direction le centre ville. On s’arrêta pour réserver à diner dans le petit restaurant en bas des écluses. Pour l’heure, il y avait un monde fou, des touristes, qui venaient voir passer les bateaux, admirant cet immense escalier. On se promena jusqu’à 18 heures, et on profita de la supérette de la place de la mairie pour faire quelques courses. A 19h30 on avait les pieds sous la table, devant une salade du chef énorme, un rosé gris de gris frais, sur la terrasse en face de l’écluse n°3. Pour le dessert, fraises et chantilly et à 9 heures nous étions assis dans le bateau, devant un bol d’infusion menthe, verveine, réglisse.

Gilles se calla dans sont fauteuil et moi je posais le magnéto sur la table :

« Cette septième réunion se déroula dans une petite salle, prêtée par un des participants, dans le Nord de Paris. Je n’avais pas encore osé proposer des réunions en dehors de Paris, mais comme cela fonctionnait bien, je pensais que ca ne pressait pas. Il est vrai que beaucoup de ceux qui participaient à cette expérience vivaient aux alentour de Paris. Toujours est-il qu’ils étaient tous présents, y compris les deux nouvelles, un médecin et une journaliste. Elles paraissaient un peu intimidées. Lorsque tous les participants furent installés, un des 20 rapporteurs se leva et prit la parole. Il présenta les deux arrivantes et demanda à tout le monde de leur réserver un accueil chaleureux. Les applaudissements furent à la hauteur. Puis, celui qui avait présenté les deux femmes se tourna vers moi, et me demanda de commencer la séance.

« Bonjour,

Déjà deux mois de passés, et j’ai l’impression que c’était hier. Comme à l’accoutumé, il me faut vous féliciter de la qualité de votre travail à tous. Pourtant, aujourd’hui, ce sont les 20 personnes du petit groupe de rapporteur que je voudrais remercier et féliciter du travail qu’ils font pour que tous les deux mois nous ayons des comptes rendus et des analyses pertinentes, justes et honnêtes »

Ils se levèrent, firent face à tous les autres et un tonnerre d’applaudissements, portés par les quatre vingt sages qui leurs faisaient face, fit trembler les murs.

« Il n’y avait peu de commentaires à faire sur Platon ou Socrate, mais en revanche vous avez bien relevé les mots essentiels, ces mots qui nous poursuivent tant ils sont porteurs d’espoirs mais également de doutes : justice et injustice, sagesse et folie du pouvoir, vertu et profits, reconnaissance de la citoyenneté et intérêt central du politique pour les citoyens et pouvoir des dictatures, la nécessité structurante des lois opposée à la nature qui pousse les êtres humains à s’accaparer des choses au détriment les uns les autres.

Vous n’êtes pas passés à coté de l’absolu nécessité d’être éduqué, prenant en compte le fait de la virginité de l’être humain à sa naissance, ce qui sous tend que cette éducation pourrait être de n’importe qu’elle nature mais vous avez noté que l’histoire à démontré qu’il est inscrit dans nos gènes la lutte pour la liberté lorsque elle nous est retirée.

Vous vous êtes posé la question du savoir, de l’intellectualité, primant sur le peuple, qui fait dire à Platon que «la meilleure partie doit avoir autorité sur la partie la plus faible ». En même temps, vous n’êtes pas ignorants du décalage qui existe entre l’élite intellectuelle et le peuple des travailleurs mais ayant fait le constat de l’évolution incroyable de l’intelligence humaine durant tous ces siècles passés, vous avez émis l’hypothèse que cela pouvait changer. L’analyse des sages platoniciens sur l’âme raisonnante et l’autre désirante (irraisonnée) ressemble furieusement aux pulsions (désirs inconscient) décrites par Freud opposés aux règles que se donnent les humains afin de vivre ensemble.

Enfin, vous avez été choqués, courroucés par l’idée du mensonge tout en admettant que l’on n’a trouvé aucun moyen de s’en défaire, que ce soit non seulement entre les humains pour pouvoir vivre en bonne intelligence mais également pour les hommes politiques qui doivent convaincre des électeurs de voter pour eux.

Enfin, vous avez été plus loin que le seul sujet proposé, puisque vous avez comparé les différentes républiques ayant existé, jusqu’à la proposition d’hommes politiques sur la mise en place de la sixième république ce qui nous a obligé à les présenter :
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