La VI ième république Française








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Bouzigues", étaient pense-t-on des bergers,

« Plus le temps passait et plus je prenais plaisir à mettre en place ces réunions, d’autant que les relations avec les participants devenaient plus étroites et plus sincères. Peu à peu, tous ces gens se libéraient et on sentait bien que les résistances s’amenuisaient. On pouvait voir dans les réponses écrites que les questions appelaient les questions et que de moins en moins les sages se contentaient d’explications superficielles.
A 14 heures précises, la séance démarra :
Bonjour à tous. Une fois encore vous avez répondu avec sincérité et profondeur. Le sujet n’était pas facile, car d’une part il n’est pas habituel et d’autre part il touche à des questions intérieures de l’humain. En tout cas, le texte sur lequel vous avez travaillé qui était si vaste vous a amené à poser un certain nombre de constats.


  • Vous avez été choqué du parallèle entre l’animal « homme » et les autres animaux et sans doute avez-vous raison. Pourtant, les prémices de l’homo sapiens sapiens, si on avait pu les juger avec nos yeux et notre intelligence d’aujourd’hui, ne laissaient pas supposer l’évolution incroyable de nos sociétés. Après tout, les différences avec les singes ne devaient pas être si énormes.

  • Il est important de relativiser l’intelligence humaine, car le moteur de la vie, pour l’homme comme pour tout être vivant, du loup jusqu’aux microbes, c’est de se reproduire afin de ne pas disparaitre. C’est de la pure survie, et manger, boire et copuler sont sans aucun doute les reflexes de bases qui permettent justement la reproduction et la survie des espèces, quelles qu’elles soient.




  • Vos avez convenu que l’homme était dans l’impossibilité de vivre seul, non compris ceux qui décident de vivre volontairement dans la solitude. Du groupe au village en passant par la tribu, quelles que soient les raisons qui les poussaient, les humains se sont regroupés. Ils ont échangés, parlés, conceptualisés, ils se sont affrontés, se sont rassurés, protégés. Ils ont inventés le couple, la famille mais aussi au fil du temps l’acte sexuel et ce qui était fait pour procréer est devenu un échange affectif et source de plaisir.




  • Vous avez été d’accord pour accepter que la hiérarchie est partie naturelle de toute vie sociale, de tout regroupement, sans pour autant vous expliquer pourquoi. Vous avez relevé que bizarrement le temps n’arrangeait pas les choses, puisque de plus en plus les conflits naissent de la confrontation entre ceux qui luttent pour le pouvoir. La question qui se pose alors est d’imaginer un monde sans conflits, sans hiérarchie, faite d’harmonie. Oui mais comment faire ? Beaucoup ont essayé, mettant en place des systèmes plus ou moins coercitifs, plus ou moins libérés mais à terme, l’absence de pouvoir, de chef, de structures devenaient insupportables.




  • Vous êtes tous d’accord pour dire que le monde s’est créé sans volonté, mu par une volonté invisible, sans doute balloté entre le principe des grands ensembles, la théorie du chaos et celle du hasard. Le temps du monde n’est pas le temps des hommes et le hasard et la nécessité, surfant sur la conception de Darwin qui laissent les choses et les vivants s’adapter lentement nous amènent à accepter la complexification comme principe. Il est un fait certain que l’évolution sociétale a amené les uns et les autres à se diversifier, non par choix réel mais par nécessité vitale. Chacun, selon ses capacités, ses pulsions et son environnement est devenu militaire, curé, professeur, commerçant, agriculteur ou philosophe.




  • Pour ce qui concerne les questions générale, elles n’attendaient pas de réponses précises, car il s’agissait seulement de lancer les idées, peut être de provoquer la polémique en tous cas de déclencher les discussions. Vous avez dit dans l’ensemble qu’il y avait besoin d’aller plus loin dans l’analyse des comportements humains que ce soit au niveau psychologique, sociologique voire biologique. Vous avez émis l’idée d’avancer tranquillement en vous demandant ce qui avait amené le monde ou il était, est-ce que vraiment on pouvait faire quelque chose, et même si l’on mettait en place un système parfait, partant du principe que tout actes produits son contraire, n’allait-on pas au devant d’une désillusion fatale.


« Je vous remercie de valider le choix des cent et des 20 personnes les représentant. Vous trouverez en sortant la liste avec les adresses de tous les participants plus un texte sur lequel vous voudrez bien travailler et renvoyer vos analyses et conclusions ».

L’évolution humaine
Si nous avions été des animaux comme les autres, nous serions sans doute encore dans les cavernes ou sur les arbres. Mais, la nature nous a doté de pouvoir différents, qu’on le veuille ou pas. Les chercheurs actuels, doté de machines et d’appareils puissants lisent dans nos cerveaux. Nous avons en tout premier lieu, en plus d’être comme tout animal doté de la capacité à apprendre et à retenir, la capacité d’inventer des événements. Cela s’appelle l’imagination, la créativité. Avec une information A et une information B, nous pouvons volontairement créer un événement C. Seuls les êtres humains savent faire cela. C’est la raison pour laquelle nous sommes différents des autres espèces animales, même si on à découvert que tel singe ou tel dauphin possèdent quelques particularités. En fait, l’homme a cette capacité inouïe de conceptualiser, c'est-à-dire structurer une pensée et l’expliciter par des plans, des discours, des concepts.
La deuxième exception propre à l’homme, c’est sa capacité à échanger par la parole, en plus évidemment d’utiliser, comme les autres animaux, les gestes, la posture, l’expression, l’odeur. Cette parole dont Noam CHOMSKI date l’apparition il y a 100 000 années ou encore Ian TATTERSAL qui pense que le langage est apparu soudainement ou d’autres qui pensent que le langage est apparu grâce des facultés cognitives déjà pré établies mais ayant eu besoin de temps pour se développer est essentielle pour construire n’importe quel concept, depuis la création d’une phrases voulant exprimer quelque chose jusqu’à la création de n’importe quel objet ou encore la mise en route d’une relation interpersonnelle.
Et pourtant, toutes ces capacités extraordinaires qui permettent de se comprendre, de s’aimer, de faire des choses avec un autre n’empêchent pas les guerres, la haine, les gestes de mort. Alors, comment faire pour vivre les uns avec les autres ? Et d’abord est ce possible ? Imaginons deux peuples revendiquant le même territoire, luttant pieds à pieds sans jamais s’arrêter, sachant que le moindre relâchement est la porte ouverte à l’envahissement : peuvent-ils se parler, s’écouter, s’entendre ? Non sans doute, car la parole en plus de conceptualiser permet de désamorcer les conflits, ouvrant l’accès à l’empathie et à la compréhension. Hors, pour continuer à exister il faut camper sur ses positions.
De fait, malgré des millions d’années d’évolutions, nous n’échappons pas à notre structuration mentale. Pourtant, notre cerveau à déjà tellement changé que nous pouvons espérer continuer à le faire. C’est seulement parce que nous comprenons de mieux en mieux, parce que nos cerveaux, parfaitement plastiques s’adaptent, évoluent, se transforment que nous pouvons imaginer que les choses changeront comme elles l’ont toujours fait. Mais c’est long puisque l’évolution du langage comme celle des espèces, comme celle des sociétés durent depuis des millions d’années. A l’échelle de la vie humaine cela peut nous apparaitre long, trop long avec nos dizaines d’années de vie par individu, mais à l’échelle planétaire, spatiale, solaire, chaque centaine d’années n’est qu’une particule, un grain de poussière.
Jusqu’à ce que les habitants de notre pays, dans les années 1700, mourant de faim et de désespoir, ne se mettent en têtes d’accrocher celle d’un roi sur une pique et de déclarer la république.

Avec des mots parfaitement choisis, des hommes ont créé la charte des droits de l’homme en réponse, entre autres, aux analyses suivantes :


  • Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

  • Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

  • Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.


Après tous ces siècles de tyrannies royales, d’oppressions ecclésiastiques, de répressions barbares, d’esclavages inhumains, de colonisations destructives, les hommes continuent de se battre, pour les uns défendant des idées, des pays, des peuples contre d’autres, ayant des idées d’hégémonie, d’envahissement, de défense d’intérêts privés. Ne pourraient-ils pas s’arrêter quelques temps pour mettre à plat leurs comportements ?
Henry LABORIT, biologiste du comportement, nous a tout expliqué. Durant toute sa vie, il sera un esprit curieux et anticonformiste : « Tant qu'on n'aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l'utilisent et tant que l'on n'aura pas dit que jusqu'ici cela a toujours été pour dominer l'autre, il y a peu de chance qu'il y ait quoi que ce soit qui change. »
Avec son livre La Nouvelle grille (1974), il fait connaître ses idées sur la biologie comportementale au grand public. Ses travaux sur le conditionnement sont à la base du film Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais en 1980. Il y expose les expériences scientifiques conduites sur des rats et qui l'ont amené à développer le concept d'inhibition de l'action et qui explique dans quelles conditions de stress des rats isolés somatisent (apparition d'ulcères).
Encore plus important, avec un autre livre, « l’éloge de la fuite », il développe l’importance de la hiérarchie, du poids des contraintes du travail, de la famille, de l’impossibilité d’agir sur certains événements. Il expose ses conclusions après des années d’expériences avec ses rats, qui sont : l’action (la lutte, le combat, la victoire), qui efface toutes conséquences du stress préalable ; la fuite (que l’on appelle l’évitement) qui permet de s’éloigner du danger, de la pression, de l’oppression) : la somatisation (création de cancer, d’ulcère d’estomac, de psychoses) qui sous l’effet d’un stress trop important amène le sujet à se rendre malade, situations bien connues aujourd’hui au vu des arrêts de travail chroniques et prolongés voire des suicides de salariés au bout du rouleau.

Sigmund Freud, lui aussi, à clarifié les déroulements psychiques humains. Parce qu’il a reconnus les névroses comme éléments essentiels de la construction psychique mais également sociale, en dehors de tout aspect psychanalytique sur lequel nous reviendrons un jour ou l’autre, nous pouvons comprendre que celles-ci sont la base de notre apprentissage de la vie commune.
En effet, le petit d’homme, si on le laissait faire, sans le contraindre, sans lui imposer la propreté, le respect des parents, des frères et des sœurs, manger avec des couverts, s’habiller, aller à l’école, ne serait qu’un enfant sauvage (rappelons nous du film de François TRUFFEAU, qui relate l’histoire d’un enfant trouvé à l’âge de 10 ans, ayant vécu seul dans la foret). Sauf que, chaque interdiction provoque dans le cerveau du bébé puis de l’enfant une réaction : son instinct le pousse à une action (déféquer) n’ importe où, n’importe quand, à n’importe quel endroit et on lui refuse, voire on le punit si il insiste et naissent alors toutes une séries de névroses. « Nous sommes tous des névrosés » disent les psychanalystes, et ces névroses seraient finalement le socle de toute vie en société.
Que serions nous relationnellement, socialement, si à chaque pulsion (prendre ce qui ne nous appartient pas, obliger une femme à des rapports sexuels, tuer quelqu’un qui nous gène) nous passions à l’acte. On peut donc admettre que l’apprentissage à la vie en société est un des paramètres fondamentaux de nos existences. Pourtant, dans les pays totalitaires, ou les lois et leurs représentants (police, armée, milices) empêchent toutes possibilités d’exprimer des revendications populaires, les révolutions grondent ou éclatent (voir les révolutions arabes de 2011).
On doit accepter que s’il est obligatoire de former les petits d’hommes à une certaine façon de vivre en commun, il est des limites qu’il ne faut pas dépasser. Que ce soit pour les individus (maladies ou suicides) ou pour les sociétés civiles (révolutions, attentats), toute nation (au travers de ses gouvernements) se doit d’être attentive au bien être de ses habitants.
Gilles repris la parole après m’avoir laissé lire le document en question : « Je dois dire que j’avais la certitude d’être à un moment charnière de cette aventure inouïe. Le contenu de ce document était franchement dérangeant et je n’étais pas sur de la résistance aux mots du groupe. J’aurais sans doute était très déçu s’il m’avait fallut arrêter cette histoire à ce moment la. D’autant, que je compris par la suite, que beaucoup de participants ne connaissaient pas bien ceux de qui je parlais. Mais en fait, ils firent comme tout le monde : ils allèrent sur internet ».
J’arrêtais le magnétophone, enfin je le rangeais, et j’allais faire un tour sur la jetée. Je n’avais pas sommeil. Cette histoire commençait à exciter ma curiosité. Il fallait être fou ou inconscient pour, comme Gilles l’avait fait, se lancer dans une telle aventure. Autour de moi, les oiseaux de nuit jacassaient. Le vent dans les mats des bateaux à voiles attachés autour du notre, faisaient claquer les élingues dans un tintamarre métallique. Il n’y en avait pourtant pas beaucoup. Je circulais sur le quai, admirant une goélette, puis un voilier portant un drapeau belge. En face du bateau, un banc et sur le banc une ombre. Je m’approchais, et découvrit une magnifique jeune fille blonde, seule, qui me regardait arriver sans sourciller. Elle me sourit et j’engageais la conversation. Elle avait une vingtaine d’année et voyageais avec ses parents, présentement endormis sur le voilier qui nous faisait face.

Ca passait bien entre nous, je n’étais pas beaucoup plus âgé qu’elle. Elle me raconta qu’elle était étudiante en droit à la faculté de Bruxelles et qu’elle était partie avec ses parents pour un périple de plus de deux mois. Je lui racontais mon histoire, ce que je faisais avec Gilles et elle parut enthousiasmé par mon récit. Je lui proposais d’aller faire un tour dans le village et naturellement je lui pris la main. Voila que le retour au passé m’ouvrait les portes d’un romantisme que je croyais disparu. Je profitais d’un recoin, près de l’église, pour l’enlacer et l’embrasser. Elle se colla à moi et j’eu la sensation d’un immense vertige. Du coup, c’est elle qui me proposa d’aller sur le bateau de Gilles. J’étais très embêté car je ne savais pas comment il allait réagir. Mais, franchement, mon hésitation ne dura qu’une seconde. La fin de la nuit se passa comme dans un rêve. La cloche de l’église sonnait 4 heures quant elle partie rejoindre le voilier et ses parents. Je m’endormis instantanément. Demain serait un autre jour.

sommaire

Janvier 2010 cinquième assemblée (Les droits de l’homme)


Des coups frappés à la porte du bateau nous réveillèrent. Il était 8 heures et Gilles le premier arrivé, il était le plus proche, ouvrit à Rachel, la belle blonde de la veille. Elle était là, souriante, les bras chargés de viennoiseries :
« Bonjour, j’ai promis à Hubert de vous apporter le petit déjeuner. Donc, me voila. En plus je n’ai pas beaucoup de temps car nous levons l’ancre dans 30 mn ».
Gilles ne parut même pas surpris. Il la laissa entrer, lui offrit un siège, m’appela et partit préparer le café. 10 minutes plus tard, nous étions tous les trois à plaisanter sur la nuit dernière, Gilles malicieusement me demanda ce qui s’était passé cette nuit car il lui avait semblé qu’à un moment, le bateau avait bougé. La copine belge était cramoisi, et Gilles mort de rire. Une voix forte avec un accent à couper au couteau retenti devant le bateau. On comprit que c’était le père de la belle qui la cherchait, sans doute pour partir. Elle se leva, nous salua, le regard un peu triste et on se retrouva tous les deux, Gilles et moi. Une tornade blonde était passée.
Du coup, c’était tôt dans la matinée, et on décida de visiter le musée. C’est en 1981 que l'idée de conserver et de mettre en valeur les instruments de la tradition conchylicole et de la pêche a pris naissance. Une exposition regroupant ces instruments est présentée de façon temporaire dans le foyer rural de Bouzigues. Cette exposition connaît aujourd’hui un réel succès.
Le Musée de l'Étang de Thau doit présenter  une mise en scène des objets. Aussi le parti pris choisi par le Conservateur des Musées du service du patrimoine du conseil général de l'Hérault a été de présenter les objets dans la situation de leur utilisation. Il doit retracer  la mémoire de l'étang en associant les informations scientifiques, archéologiques, historiques.
Parmi ses nombreux attraits la présence à ses abords d'un petit port de pêche vous permet d'y accoster grâce à un ponton que vous veniez de Sète, Mèze, Balaruc, .. On peut également voir de près les activités maritimes, les fermes aquacoles, les parcs et les mas ostréicoles.

 En revenant, Gilles décida de passer un coup de jet sur le bateau avant de partir. A 11 heures on était parti. J’avais pris le coup, je devenais un vrai marin. Direction Marseillan. Le but était de traverser l’étang sur tout son long. Pendant plus de deux heures on longea les parcs à huitres avant d’arriver sur le port de Marseillan. On aurait pu faire une première halte à Mèze. C‘est la bourgade, la plus ancienne du bassin de Thau. Elle fut édifiée autour du port, et a toujours été le cœur économique de la cité. Les premiers habitants furent les phéniciens. Ces derniers ont, sans doute, baptisé Mèze. Mansa signifie, "endroit élevé d'où s'élève une fumée". Les garrigues environnantes renferment de curieux fossiles: des œufs de dinosaures! Mais finalement, notre direction étant plein Ouest, puisqu’il fallait reprendre le canal du midi, il était plus efficace de suivre la logique, et la logique c’était d’arriver aux Onglous, connu pour son club « le centre nautique des Glénans ».

Gilles connaissait Marseillan comme sa poche. Il l’avait déjà visité à vélo, en bateau, en groupe, en couple ou tout seul. Il avait même fait réparer son bateau chez le concessionnaire Yamaha du village. Marseillan est un village à l’ancienne situé sur les berges de l'étang de Thau. Marseillan-Plage est situé à 5 minutes, avec de longues plages de sable et un port de plaisance. A l'abri dans une baie, protégée des tempêtes et autres coup de vent violent, on trouve toutes sortes de commerces ainsi qu’un marché Bio. Aujourd'hui comme hier, Marseillan reste tourné vers cette mer intérieure qu'est l'étang de Thau. Le port de plaisance, particulièrement bien équipé, permet aux amateurs de voyages en bateau de trouver un super arrêt.
Une fois bien amarré, on partit à pieds visiter la ville. On fit les courses pour le casse croute du midi car Gilles m’avait proposé d’essayer un restaurant qu’il connaissait pour le repas du soir. Cette fois-ci, on acheta des produits du pays, des pâtés, des olives, du bœuf gardian. On trouva du pain aux noix et il décida de me faire gouter l’apéritif du cru. C’est sur que si on continuait comme cela, j’allais prendre quelques kilos.
On s’arrêta sur la place principale, et là, au soleil d’un après midi de juillet, on se mit à parler. Je lui demandais comment était-il arrivait à cette perception du monde, qu’elle était son expérience de la vie ?
Gilles me répondit : « En réalité, ma vision de la politique et du monde social n’étaient pas très développés durant ma jeunesse. Je n’étais pas très intéressé par la politique, la société ni même le travail d’ailleurs. Il faut dire qu’à cette époque, il y en avait du travail. De l’argent aussi. Mon père qui était dans le bâtiment travaillait comme un forcené. Il y avait peu de chômeur. En même temps, c’était la reconstruction du pays, après la guerre de 1940.
Je passais beaucoup de temps à faire la fête. Toutefois, rapidement, je me mis à réfléchir, sur la vie, sur la religion, sur la famille. Ce qui m’intéressait le plus, c’était de faire des trucs avec les autres, et c’est ainsi que j’ai participais à l’animation de MJC, de centres sociaux, puis de centres de vacances, jusqu’à me retrouver dans une école d’animateur et directeur de structures professionnelles d’animation avec à la sortie un diplôme d’état : le DEFA
Et cette école fut la révélation. Mon père qui n’avait pas voulu que je fasse des études car l’école « c’était un ramassis de fainéants » m’a finalement ouvert les portes des connaissances autodidactes. Pas de formatage, pas de sclérose, pas d’idées toutes faites, seulement une soif d’apprendre inextinguible. Sigmund FREUD, Carl JUNG, puis Carl ROGERS à l’école des animateurs socioculturels, les arts martiaux avec ses corolaires de spiritualités, CONFUCIUS, le Taôisme, le bouddhisme, mais également la bible, le coran, puis la rencontre exceptionnelle avec Henry LABORIT, l’inventeur de la biologie du comportement. N’oublions pas ceux qui m’ont ouvert l’esprit tel Léo FERRE pour la poésie et l’anarchie et plus encore CHANGEUX, Jean Didier VINCENT et Michel ONFRET, philosophe libertaire.
D’ailleurs, nous retrouverons les uns et les autres quand il s’agira d’analyser les sujets que nous avions à traiter avec l’assemblée des 100. En tout cas, ce fut grâce à ces « intellectuels » que je pus avancer dans ma propre recherche et analyse des phénomènes sociaux, des concepts politiques, des connaissances scientifiques en biologie, en psychologie, en sociologie, en philosophie ou encore en génétique. C’est à partir de 50 ans que je commençais à élaborer mes propres options sur le sens de la vie.

Sans doute du à un père autoritaire et une mère trop « castratrice », je me construisis en contre : refus de l’autorité mais également refus de l’engagement familial. Ce refus de l’autorité m’a naturellement mené vers l’anarchie « l’ordre sans le pouvoir » mais également vers l’appropriation du système du chaos, qui convenait parfaitement à la représentation humaine et spatiale que j’avais construite. C’est ainsi qu’au fil des années, l’idée que je me faisais de l’homme et du monde s’affinait jusqu’à ce jour miraculeux ou j’ai pu mettre en place la première rencontre des « intellectuels » qui ont fini par changer le monde.
J’avais compris que les hommes politiques, trop encartés, trop prisonniers de leurs partis, trop sclérosés par leurs intérêts ou par leurs formatages n’avaient plus la liberté de s’évader de ces carcans. Les philosophes de la Grèce antique devaient se retourner dans leurs tombes C’est pour cela que dans le début des années 2000 j’ai commencé à réfléchir sur une autre façon de gouverner, mais finalement ce n’était pas possible. La seule solution, c’est de faire gouverner, c'est-à-dire gérer, animer un pays par des gens choisis, deux chambres qui réfléchissent, le sénat et l’assemblée nationale, composé d’élus, qui contrôlent le gouvernement et proposent et votent des lois et une assemblée de sages, composées de citoyens libres, volontaires, en dehors de tout champ professionnel actif, soit, des intellectuels, des chercheurs, des universitaires, d’anciens hommes politiques qui surveillent et contrôlent tout le monde.
Malheureusement, ce ne fut pas aussi simple, car en dehors de décider la façon de gouverner, il fallut choisir la philosophie politique du pays, c'est-à-dire un système libéral, capitaliste ou l’idéal était de réussir l’économie, ou un système humaniste, ou l’idéal est le bonheur de l’homme, ou un mixte qui permettrai à la fois un système libéral contrôlé avec le but permanent du bonheur des citoyens Tout ca ne s’est pas fait tout seul puisque ce n’est qu’en 2020 que le début du changement s’est enclenché.

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Gilles arrêta de parler, car un de ses amis venait de nous rejoindre à la table du bar. C’était un pécheur de Marseillan, et Gilles lui offrit à boire. Le pécheur nous parla de sa pêche, qui avait deux visages car d’une part il travaillait pour une société de pêche en mer et lui-même allait relever ses filets sur l’étang de Thau. Je lui demandais si les conditions de travail avaient changé depuis les 20 ans passés. Oui dit-il, car les bateaux avaient évolués au rythme des changements de motorisation. Du coup, beaucoup de gros bateaux avaient abandonnés les moteurs thermiques traditionnels pour d’autres types de propulsions y compris le vent en adoptant la voile. En revanche, son petit bateau avait toujours un moteur thermique de quelques chevaux. Il faut dire que les carburants devenant de plus en plus cher, les moteurs à partir de 2000 sont de moins en moins gourmands. Par ailleurs, les hydrocarbures ne manquent pas, contrairement à la crainte des années 1990. Il reste donc des moteurs à explosion. Finalement, pour certains, la vie n’a pas tellement changé. Ce qui avait changé, c’était le bonheur de vivre, la joie d’exister. Et l’animation qui existait dans ce village prouvait que ca marchait.
Le départ du pécheur signa notre départ et nous voila reparti vers le bateau, pour se préparer, car Gilles avait réservé pour 20h30. Le port était sympa, le soleil qui se couchait faisait des ombres orangées, créant comme un tableau vivant.

On prit le temps de se préparer, de se doucher, et nous voila repartit vers la place du marché. Gilles portait un jean blanc et une chemisette blanche, qui faisait ressortir son teint halé. Bizarrement, malgré une vie de plain air, son visage était à peine ridé. En tout cas, la tenue lui allait bien. On fut accueilli dans le restaurant comme des princes saoudien. Le nom du restaurant, le glacier, n’aurait pas attiré mon attention mais en fait il était spécialisé dans le poisson et les coquillages. De toute façon, je me laissais porter par l’aventure et par Gilles. En tout cas, très bon repas et très bonne soirée. Je goutais le Noilly prat, apéritif local et on fini sur un digestif maison. Quelle soirée, quel village, quel voyage. Pourtant cela ne faisait que quelques jours que nous étions partis d’Aigues Mortes. Le retour à pieds, en silence cette fois ci, nous ramena vers le bateau. Nos regards se perdaient au plus loin, sur l’étang, juste gênés par les éclats lumineux du phare situé au bout du port. Il état interdit de naviguer la nuit sur l’étang, mais il y avait de la lumière sur les sémaphores.
Il n’y avait pas un bruit sans le port, assez peu rempli ce soir. On décida de travailler sur le quai. Il y avait un banc juste en face du bateau. On remonta le thé, le magnétophone, des coussins pour mettre sous nos fesses et nous voila repartis 30 ans en arrière :
« J’avais trouvé une salle assez bien  équipé dans les environs de Paris, et surtout avec assez de place pour que tout le monde soit bien assis .De plus, on avait des micros, ce qui permettait de mieux gérer les débats, tous ceux qui voulaient intervenir pouvaient le faire le plus clairement possible. La séance commença à l’heure, tous les participants trouvèrent une place et un des participants demanda la parole avant que je ne m’exprime :
« Je voudrais indiquer à l’animateur et aux confrères tout l’intérêt que je trouve à nos réunions. Peut être que cela ne servira à rien d’autre qu’à parler, à nous rencontrer, à analyser mais en tout cas cela me redonne du tonus. Dans ce monde ou l’on a l’impression que rien ne peut changer, que l’immobilité est totale, nos rencontres sont un souffle d’air. Merci donc et continuons cette aventure intellectuelle ».
Toute la salle se leva et applaudit pour montrer qu’ils étaient d’accord avec ce qui avait été dit. Je montais sur l’estrade et je commençais :
«  Je suis obligé de reconnaitre que vous avez raison d’applaudir, mais finalement ces applaudissements sont pour vous féliciter du sérieux que vous apportez à vos travaux. J’ai même compris que vous vous voyiez en dehors de nos rencontres. C’est tout simplement magique. Nous avons travaillé sur vos réponses, vos analyses et sur un sujet aussi vague et vaste que l’évolution humaine, ce n’était pas facile.
Il ressort de vos observations un certain nombre d’éléments, et comme d’habitude le groupe les a remis en forme. Si vous voulez bien, je vais vous restituer les analyses, et vous pourrez intervenir et les retravailler ou les avaliser.


  • Vous avez compris la question sur l’obligation de la vie en commun, tout en vous demandant ce qui nous poussent tous à le faire. Vous arrivez à la conclusion que l’on ne peut rien faire contre. Quoique l’on fasse ou pense, la vie solitaire n’est pas viable.

  • Vous avez admis la nécessité de la parole, de l’échange et sans doute de l’éducation, puisque l’évolution humaine est liée à l’information, à l’apprentissage, au savoir en général et scientifique en particulier



  • Vous vous êtes demandés si l’homme, enfin les hommes, allaient finir un jour ou l’autre par échapper à leurs travers ? Allaient-ils cesser d’en vouloir toujours plus ? Peuvent-ils faire autre chose que d’aller au plus loin ? peuvent-ils s’émanciper de leurs pulsions ? Peuvent-ils s’affranchir des réalités humaines, telles la jalousie, l’envie, la guerre, la soif d’être les plus grands, les plus forts, les plus beaux, de désirer « la femme » comme objet sexuel ou même comme trophée…




  • Vous vous êtes demandé si l’intelligence pouvait changer la nature de l’homme ? Non pas en un siècle ou deux, mais à la longue, comme dirait DARWIN, en s’adaptant aux conditions environnementales nouvelles et eu égard des transformations du cerveau sans cesse mouvement. Car, vous vous êtes dit que si l’on prenait appui sur les centaines de milliers d’années d’évolutions, partant de cellules aquatiques jusqu’à notre réunion d’aujourd’hui, il est a peu près certain que nous n’en serions qu’à un moment de cette évolution. Alors, vous vous posez la question suivante : pourquoi pas des hommes en paix, serein, attentifs les uns aux autres ?




  • Vous avez tutoyé la question finale : c’est quoi la nature humaine profonde ? Ne serions que des représentations sociales d’une époque ? Quels choix pouvons-nous faire alors que notre construction psychique se fait exclusivement à partir d’informations externes que nous ne choisissons pas (nos parents, l’époque dans laquelle nous vivons, le niveau social de notre famille ou l’absence de famille, l’état de santé de notre mère, la qualité des soins lors de la petite enfance, notre couleur de peau, notre aspect physique, les aléas des rencontres ou des évènements ?




  • Enfin, puisque il s’agissait de confronter vos idées sur la vie sociale, comment faire face à cette contradiction énorme qu’est l’obligation de vivre en groupe (l’instinct grégaire) et cette obsession humaine de s’accaparer et d’engranger pour soi même le plus de choses possibles ?


« Voila ! Inutile de dire la satisfaction du groupe de travail et bien entendu ma fierté de la qualité de vos remarques. Je ne pouvais imaginer que vous compreniez si vite le sens de ce projet. Vous avez compris que je voue à l’intellect, à l’intelligence, à la parole, à l’échange une passion incommensurable. Je crois que ce sont ces paramètres inhérents à l’homme qui fera qu’un jour nous pourrons vivre sinon dans l’équilibre ou l’harmonie (nous reparlerons de cela ultérieurement), dans un mouvement perpétuel de recherche d’équilibre, de justice, de fraternité.
Merci à tous. Vous trouverez sur une table à l’entrée, les documents que vous aurez à traiter pour notre assemblée prochaine.
Naissance des droits de l’homme (document de travail)
On ne peut parler de la naissance des droits de l’homme sans parler de la naissance des hommes et de leur évolution. Nous n’en serions pas au point ou nous en sommes si, poussé par une main invisible, les humains n’avaient pas suivi une évolution que l’on pourrait dire ascendante, si l’on admet que cette évolution va toujours vers le plus et non vers le moins. Des cavernes aux maisons intelligentes, il a fallut tout le progrès liés au cerveau humain, à sa plasticité, à ce regard si particulier qu’il porte sur les évènements et les choses, à cette obligation « naturelle » d’agréger les expériences. D’un moment de sa vie, il enregistre, range, mélange, choisi ce qu’il pense être le mieux pour aller toujours plus loin. Il n’existe pas d’exemple parlant d’une régression volontaire, voulu par « la nature » voire par l’homme.

Tous les exemples, la science, la technique, l’informatique, la bureautique, la robotique, les images, Internet sont tournés vers un point situé à l’avant de la marche évolutionniste.
L’évolutionnisme, en anthropologie, est un courant théorique qui présuppose l'existence de lois immanentes à l'œuvre dans l'histoire humaine. L'évolutionnisme est un ensemble de théories élaborées dans la seconde moitié du xixe siècle. Pour les anthropologues de cette époque, l'espèce humaine ne fait qu'une, et donc, chaque société suit la même évolution de l'état de « primitif » jusqu'au modèle de la civilisation occidentale. Morgan, décrit trois stades d'évolution des sociétés : sauvage, barbare et civilisé. Toutes les théories évolutionnistes distinguent les mêmes étapes, dans l'histoire de l'humanité. Elles voient dans la préhistoire l'époque de « sauvagerie », caractérisée par la chasse et la cueillette. Le stade suivant, celui de la « barbarie », aurait vu le jour avec la naissance de l'agriculture et de l'élevage. Enfin, viendrait le stade de la « civilisation » avec le commerce, l'industrie et la science.
Pour certains, toutes les sociétés seraient engagées sur la même voie, vers une seule et unique fin, la « civilisation » européenne. Les différences qu'on observait néanmoins entre des groupes humains contemporains furent alors expliquées par des progressions plus ou moins rapides sur une même trajectoire. Pour Spencer, l'hérédité (les caractères innés) jouerait un rôle prépondérant par rapport à l'éducation (les caractères acquis) ce qui n’est pas l’avis de beaucoup de chercheurs contemporains qui prétendent au contraire qu’il n’y a pas d’humanité sans environnement (qui privilégient donc l’acquis et donnent moins de place à l’innée).
Il fallut attendre la dépression et les famines dans les années 1700, avec le roi Louis XVI dépassé, la royauté appauvri, le peuple dans la rue réclamant du pain pour que les habitants de France et plus précisément ceux de Paris se révoltent. La porte était ouverte pour franchir une étape importante dans l’évolution du monde, dans celle des sociétés, dans celle de la place des humains dans leur quotidien, dans leurs rapports aux lois, dans leurs relations à la propriété.
Déclaration des droits de l’homme (1789)
Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, et au bonheur de tous. En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

On peut dire que les mots sont incroyablement porteurs de rêves et quelques uns ne se sont pas gênés, tout de suite, pour les critiquer, faisant valoir même des incohérences ou encore des impossibilités. Toutefois, il est intéressant de garder en mémoire les articles premiers de cette déclaration. Vous retrouverez des extraits de ces articles
Art 1 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

Art 2 : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Art 3 : Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation.

Art 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit à autrui 

Art 5 : La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société.

Art 6 : La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Art 7 : Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites… mais tout Citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Art 8 : La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires

Art 9 : Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par la Loi.

Art 10 : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Art 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

Article 12 : La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art 13 : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art 14 : Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique,

Art 15 : La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Art 16 : Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Art 17 : La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé,
Je vous demande de ne pas prendre la défense systématique de cette déclaration des droits de l’homme, même si pour beaucoup d’entre vous elle est fondamentale. Je vous demande de vous libérer de la morale républicaine, de vos valeurs, de vos rêves afin d’analyser au plus profond les contenus de ces articles, laisser aller les questions après les réponses et vérifiez la validité des termes posés face aux réalités quasi immuables de l’évolution humaine (on pourrait dire ses pulsions et ses instincts)


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