La VI ième république Française








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  • Vous avez compris ce qui vous a été demandé et la plupart d’entre vous adhèrent à la proposition de créer cette commission, cette assemblée, ce groupe de réflexion.

  • Vous avez accepté le mode de fonctionnement, qui n’est pas représentatif d’un fonctionnement démocratique mais qui permet à qui veut d’entrer dans le cercle.

  • Vous avez entériné le fait qu’il n’y a pas place pour la réussite politique dans notre espace de réflexion.

  • Vous avez également reconnu qu’il ne vous sera pas facile de vous libérer de vos habitudes, de vos morales, de vos résistances.


Vous avez beaucoup parlé de démocratie, car vous pensez que le système qui vous est proposé aujourd’hui pour ce qui concerne notre fonctionnement ne l’est pas. Ce n’est pas faux, mais la démocratie doit-elle être mise à toutes les sauces. D’ailleurs, c’est aspect des choses nous amènera sans aucun doute à nous poser la pertinence de la démocratie dans la gestion des peuples. Mais ne soyons pas trop pressés.
Vous aurez compris qu’il ne s’agissait pour nous de mettre en place un système dans lequel les uns ou les autres souhaiteraient prendre des places ou le pouvoir, mais bien de créer un espace neutre si possible, débarrassé de toute option de réussite, de gain, de place à prendre, d’échelons à gravir, d’idéaux à promouvoir. Il s’agit simplement d’échanger, de comprendre, de gratter, d’aller plus loin, de laisser les questions apporter des réponses et les réponses d’ouvrir d’autres questions.
En tout état de cause, le système proposé est accepté, et de fait nous restons sur le principe d’un groupe de sages, intellectuels, dépourvus d’intérêt d’aucune sorte, prêt à travailler, à perdre un peu de temps et à confronter des idées. La liste des participants sera apurée en fonction des critères, et au dessus de 100 ils resteront sur la liste. Les présents à cette première réunion ont récupéré cette liste et chacun cochera 20 noms, parmi cette liste afin de nommer les 20 qui feront parti du comité de travail. Ces 20 seront changés tous les ans. Un président du comité sera lui-même nommé par le groupe des 20. Il aura pour mission d’animer ce comité et le représenté lors de nos rencontres.
Les 6 assemblées seront faites dans des salles permettant l’enregistrement des assemblées et le travail des commissions dans des lieux plus restreints mais possédant également du matériel d’enregistrement. Le travail du comité sera de réunir toutes les réponses et tous les commentaires, d’en faire une synthèse qui sera proposée par la suite à l’approbation du groupe des sages. Par la suite, il sera effectué un compte rendu qui sera enregistré puis stocké. A la fin de chaque année, une assemblée plus importante permettra de faire le point sur les thèmes choisis, la liste des 100, le choix du comité et du président.
Pour ce qui concerne le premier sujet sur lequel vous avez réfléchi, vos réponses ne manquent pas d’intérêt ni d’à-propos. Beaucoup se sont posés des questions auxquelles ils n’avaient pas pensé. Partir des hommes des cavernes pour parler de démocratie vous a étonné mais finalement cela vous a permis de remonter le temps et l’évolution des sociétés humaines. Il s’avère que dans l’ensemble cela à davantage posé des questions que d’amener des solutions à la démocratie. Vous êtes d’accord pour supposer que l’accumulation, la propriété, l’agriculture, l’élevage, le stockage et le gardiennage, l’accumulation des richesses, le commerce, le pouvoir furent les racines de nos sociétés. On peut sans doute être heureux de l’évolution constante de l’intelligence humaine en même temps que l’évolution technique. On peut supposer que l’évolution intellectuelle à permis à l’intelligence humaine de se développer et cette intelligence permet de s’émanciper des instincts.
En revanche, vous relevez tous que malheureusement, l’intelligence n’a pas supprimé l’instinct de mort qui régie les guerres ni pour certains la distanciation vis-à-vis du pays, de la famille qui amène la participation aux actes de guerres.
Vous trouverez à la sortie de la salle un document parlant des sociétés et du poids des religions depuis la nuit des temps. Je vous remercie de votre travail et vous donne rendez vous dans deux mois.
La naissance des sociétés et le poids des religions
En tant qu’animal, l’homme éprouve les mêmes besoins que tout autre animal, et même que tout être vivant : perpétuer l’espèce, c’est-à-dire se reproduire et se maintenir en vie. Se maintenir en vie consiste tout d’abord à se nourrir. Sans eau ou sans nourriture, la vie n’est pas possible, ce qui place bien entendu ce besoin en tête de tous les besoins. Se maintenir en vie consiste ensuite à se protéger. Pour se protéger, l’homme s’habille, se chauffe et s’abrite. Ces protections sont apparues peu à peu au cours de l’évolution de l’Homme, de la peau de bête au tissu, du feu au chauffage central, de la grotte à la maison. La protection concerne également les ennemis. Ces derniers sont d’abord les autres animaux, notamment les prédateurs, mais également les autres hommes, d’abord d’autres tribus en concurrence pour des ressources naturelles puis aujourd’hui d’autres pays considérés comme potentiellement agressifs ou certaines organisations terroristes.
L’autre grande fonction de la vie est la reproduction, permettant à chaque espèce de ne pas disparaître. Les pulsions engendrées par cette fonction sont souvent prioritaires sur la survie, certains animaux mourant même juste après s’être reproduits. Chez l’homme, comme chez les animaux, ces pulsions gouvernent une bonne partie des comportements. Chez l’homme, elles sont à la base de la notion de couple et de famille. Certains animaux vivent en solitaire, d’autres vivent en tribus. L’Homme appartient à cette dernière catégorie. La vie en groupe permet des avantages certains : protection mutuelle, plus grande efficacité de la chasse, et même entraide pour les espèces les plus évoluées. Cette vie en groupe va de pair avec une organisation sociale plus ou moins hiérarchique. La Société hiérarchique est basée sur les rapports de force, le plus fort devenant naturellement le chef.
Les membres d’une société où les rapports sociaux sont nombreux sont généralement assez heureux et insouciants, tandis que ceux d’une société hiérarchique dure sont généralement stressés. Chez l’homme, les critères présidant à la hiérarchie ont évolué avec l’apparition récente de la civilisation. La force brute a été progressivement remplacée par d’autres critères dans la compétition pour le pouvoir. On aimerait pouvoir dire que ces nouveaux critères sont l’intelligence et la sagesse, mais ils sont concurrencés par d’autres traits de caractère comme la soif de pouvoir, le charisme ou l’éloquence, voire même la ruse ou la manipulation.


Avant même toute notion de hiérarchie, l’Homme cherche à établir des relations avec ses semblables. Même si cette règle peut souffrir quelques exceptions, la plus grande ennemie de l’homme est la solitude. Plus que de simples contacts, l’homme n’a de cesse que de s’insérer dans une société, d’y trouver sa place, même si cette place n’est pas toujours enviable. Il est facile de se rendre compte que la plus grande partie de notre niveau de vie dépend de la société dans laquelle nous vivons, société qui met à notre disposition tout ce que nous avons besoin pour bien vivre.

Dans les premières sociétés, les groupes étaient relativement peu nombreux et simples à définir : Les hommes étaient organisés en tribus. Le comportement à l’intérieur de ces tribus était géré par des règles dont le but principal était la participation au bien commun. Entre deux tribus, les comportements pouvaient aller de l’affrontement à une certaine collaboration, par exemple du commerce ou l’échange des femmes afin d’éviter la consanguinité. A l’intérieur de chaque tribu, on trouvait au moins trois catégories d’individus : les femmes, les hommes et les enfants. Chacune de ces trois catégories exerçait des activités bien définies, la chasse pour les hommes par exemple. De plus, la tribu avait souvent au moins un chef et souvent un sorcier.







La société s’est complexifiée et les groupes se sont diversifiés. Certains se sont spécialisés dans le combat, d’autres dans l’agriculture, d’autres dans la religion, d’autres dans le commerce. Les militaires sont naturellement devenus les aristocrates, gouvernant le pays et les provinces, tandis que les prêtres formaient un deuxième ordre privilégié, cohabitant avec le premier. Restaient alors les autres, principalement des paysans au départ, mais qui avec la disparition du système féodal sont devenus des ouvriers, des artisans, des commerçants. Aujourd’hui, la société est devenue très complexe.


Le groupe le plus important est la nation. La majorité des gens se reconnait dans une nation, et adhèrent à sa culture et à ses valeurs fondamentales. De l’autre côté, une grande majorité de personnes possède également des racines plus locales, au niveau d’une région, voire même d’une commune ou pourquoi pas d’un quartier. On se sent proche des gens qui sont nés dans le même village, dans la même région ou dans le même pays.

Un autre groupe structurant est la religion. La croyance en un même Dieu rapproche les hommes entre eux, tout en les séparant de ceux qui ne croient pas la même chose. La religion est parfois liée à la nationalité mais ces deux concepts deviennent de plus en plus indépendants. Ceci est encore plus évident dans des pays laïcs comme la France. La différence homme-femme, même si elle est beaucoup moins importante aujourd’hui, reste un facteur social majeur. De même, les enfants, jadis inexistants au niveau social, deviennent aujourd’hui des acteurs à part entière. Les hommes politiques détiennent le pouvoir et prennent les décisions engageant la nation toute entière. Ils sont élus au suffrage universel mais le choix de l’élu doit généralement se faire parmi un nombre limité de candidats. Les hommes d’affaire  détiennent le pouvoir économique et ils peuvent d’un trait de plume bouleverser la vie de centaines de personnes en les mettant au chômage.



Le besoin de dominer l’autre, ou du moins d’établir une hiérarchie est en effet presque toujours présent chez l’Homme. Cette domination peut prendre de nombreuses formes, de la compétition amicale à la hiérarchie stricte chef-subordonné. La hiérarchie s’articule souvent autour de groupes reconnus ou implicites. On trouve inévitablement des groupes hiérarchisés, une nation se sent supérieure à toutes les autres, une religion considère qu’elle est seule à détenir la vérité mais également entre individus, ou chaque individu essaie de trouver sa place à l’intérieur du groupe.


Lorsqu’il n’est pas possible d’adhérer à un groupe, on peut s’en créer un sur mesure, ce qui offre un substitut acceptable. On peut aussi trouver une place grâce à des stratagèmes :
La soumission à un dominant par exemple, l’action contre le groupe ou la société, et enfin la faiblesse qui s’appuie sur la compassion des autres personnes et permet d’obtenir d’eux ce qu’aucune autre stratégie n’aurait permis.
Alors, quelle société pour quelle vie individuelle et groupale ? Comment en est-on arrivé où on en est ? Que va devenir l’individu, dans un monde où tout nous est imposé, où sous prétexte de sécurité le pouvoir politique enlève le libre arbitre aux citoyens, ou l’économie est devenue le centre d’intérêt ? Avant de parler de démocratie, de république, de liberté, d’égalité, de fraternité, il nous fallait réfléchir sur l’essence même de la vie.
Bon courage et n’hésitez pas à parler entre vous.
Gilles se leva, il paraissait fatigué, mais en fait il était simplement concentré. Il était 2 heures du matin. Il était temps de se coucher. La douche se sera pour demain. Gilles monta sur le pont faire un dernier tour, vérifier les attaches, ferma les portes et le temps qu’il rejoigne sa cabine, je dormais déjà. C’est dur la vie de journaliste itinérant.
sommaire


Novembre 2009. Quatrième assemblée

Finalement, c’est encore lui qui fut debout le premier. C’est l’odeur de bacon qui me réveilla. Petit déjeuner à l’anglaise : œufs, bacon, jus d’orange, pain complet, fromage et café. Il était 9 heures et la journée commençait bien. En face de nous la gare SNCF distillait ses information, grâce à la voix suave du speaker, et le sifflement des trains qui s’éloignaient et entraient en gare nous ramenaient à la civilisation. Gilles mit le bateau en marche après avoir vérifier l’eau et le gasoil. Devant nous, une péniche de 35 mètres transportant du sable se préparait à passer sous le pont SNCF qui était en train de se lever. On emboita le pas, et profitant du passage on mit le cap vers le port de Bouzigues, premier arrêt touristico-alimentaire. Il faisait bon, alors on décida de piqueniquer sur le phare de Sète. Tout en haut, on voyait le Mont Saint Clair qui nous surplombait.
Au loin, les mouettes voletaient au dessus des bateaux qui revenaient de la pêche au chalut. Les petites barques revenaient elles aussi, à toute allure, pratiquant la pêche à la senne et aux filets, que l'on cale le soir pour le lendemain, plongés toute la nuit dans les eaux calmes de l’étang. Avec de la chance, ils revenaient avec leurs bateaux remplis de dorade, loup, muge. Il nous fallut une dizaine de minutes pour accoster le long du phare. Il était 11 heures. On n’était pas pressé. Il y avait une légère brise, mais avec le soleil de ce printemps, la matinée était vraiment très agréable. Gilles en profita pour me demander comment on vivait dans la capitale car il n’y allait jamais.
Je lui racontais la vie plutôt sereine de la ville depuis qu’il n’y avait plus de voiture à moteur thermique dans les rues. Tout ce qui roulait était électrique, des voitures jusqu’aux autobus et tram en passant par les scooters. Les designers avaient depuis longtemps rebâtis les maisons et autres immeubles, remplaçant des bâtiments voraces en énergie par de vraies centrales électriques qui toutes produisaient plus qu’elles ne consommaient. L’état, les gouvernants avaient compris dès les années 2020 que la production massive n’avait de sens que si on basait l’activité humaine sur l’économie, le capital, le système privé. Ce ne fut pas le choix des gouvernants de gauche à partir des années 2012, mais il leur fallut du temps pour changer l’histoire.
D’autres façons de vivre la collectivité étaient nées de ces changements, ne serait ce que l’alimentation, plus saine, en moins grande quantité, ce qui avait amené les français à mincir. Par ailleurs, le miracle de la science avait permis d’inventer une pilule magique, véritable bruleur de graisse, reculant encore plus l’espérance de vie. Les chercheurs avaient trouvé également le moyen de faire reculer le diabète et d’autres maladies, utilisant de plus en plus les thérapies géniques.
Gilles avait lui-même 93 ans, et il continuait à être actif, physiquement comme mentalement. Il continuait à écrire et à gérer des sites internet. Il voyageait parfois à l’étranger, car il avait des liens avec l’Amérique centrale, Costa Rica et Panama et avec l’Amérique du Sud, Argentine et Mexique. Bien sur, il avait accepté le fait d’être moins vif et alerte qu’à vingt ans, mais il avait décidé d’être dans l’action jusqu’à la fin de sa vie. Il avait même pensé se supprimer dès qu’il sentirait ses forces le quitter. Pour lui, il n’était pas question de végéter, grabataire et impuissant, attendant de mourir. D’ailleurs, la loi avait changé concernant l’euthanasie, et n’importe qui pouvait demander à être aider pour accélérer sa propre fin de vie. Le fait de vivre beaucoup plus vieux avait amené les députés, les sénateurs et bien sur le groupe des sages à réfléchir sur ce sujet.

« Et si on mangeait ? proposa Gilles vers midi et demi. Il alla chercher de quoi faire une salade composée, sorti du jambon de pays, des rillettes de canard, une boite de foie gras qui lui restait au frigo, une bouteille de vin rosé de Listel venant en direct d’un de ses amis producteur à Aigues mortes, et du pain intégral, encore mieux pour la santé que le pain complet. Il ouvrit le toit du bateau, et nous avons cassé la croute au soleil, bercé par les vaguelettes de l’étang et par les cris stridents des oiseaux de mer. On finit le repas par un café léger et on leva l’ancre : direction Bouzigues, le pays des huitres et des moules. C’était la spécialité, des Huître creuse (Crassostrea gigas). Elle était cultivée sur l’étang de Thau, en suspension (corde à huîtres). C’était la meilleure méthode pour l'élevage des huîtres dans un milieu lagunaire profond comme l'étang de Thau. L'huître de Bouzigues était renommée pour sa chair onctueuse et son petit goût de noisette.
Gilles m’expliquait au fur et à mesure du temps qui passait comment se manœuvrait son bateau. L’entrée dans le petit port de Bouzigues se fit tranquillement, il n’y avait pas grand monde. On en profita pour refaire de l’eau et une fois bien amarré, on partit à pieds vers un petit restaurant spécialisé dans les coquillages. Il s’agit du restaurant le marin, situé sur la place de la Golette. C’est une famille de pécheur, la famille DAVID, présente depuis la nuit des temps qui a créé ce restaurant afin d’offrir aux visiteurs leurs productions. Superbe soirée. En fait, Gilles me faisait découvrir la vie, au travers du gout, des rencontres, de l’odeur des pays. Je me rendais compte que la vie citadine m’avait déconnecté des réalités paysannes. On termina notre repas vers 23 heures, et on profita du retour vers le bateau pour visiter le village.
Gilles me proposa de visiter le musée de l’étang de Thau avant de partir vers un autre lieu de découverte. Il y avait un marché également, donc il me proposa également de faire les courses et s’approvisionner en produits typiques. Ca me semblait sympa comme idée, mais en attendant, je lui fis remarquer que nous avions encore du travail. Ca le fit rigoler, et nous pressâmes un peu le pas. Et puis le rituel, thé à la menthe, bien sucré, à la façon marocaine, bien installé, le magnétophone posé sur la table, Gilles se mit à l’aise sur son fauteuil et le temps s’arrêta, le silence de la nuit rompu seulement par le déclic de départ :

Les premières personnes à occuper le territoire, qui fut plus tard appelé "
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