La VI ième république Française








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2040 / LA GENESE




Juin 2006. Gilles de VECHTER a 60 ans. Il est journaliste, mais il a tellement fait de choses que ça n’a pas d’importance. Ce qui le différencie des autres est son obsession de la pensée, de la recherche, de la science. Il n’est rien pourtant, ni spécialiste politique ou économique, ni mathématicien ou biologiste. Il est un pur autodidacte touche à tout, mais n’est pointu nulle part. Sa démarche d’animation trouve sa source dans sa passion de l’intellectualité et son regard sur la philosophie.
L’ensemble de sa vie est construite sur le hasard et le chaos, sur le refus de l’ordre établit et des structures, sur les rencontres et les ruptures, sur l’anarchie et la créativité. Il reçoit des millions d’informations qu’il stocke dans sa tête, les met en rapport, consciemment ou inconsciemment, utilise les systèmes des grands ensembles, ou chaque pièce bougée à changé le tout, celui du hasard qu met en présence des forces aléatoires ou celui du chaos qui permet aux choses de s’apparier sans qu’aucune raison ne dicte ces choix.
Dans un bouillonnement permanent, cette masse d’information se croisent, se choquent, s’interconnectent, s’effacent, et forment un magma d’ou se libèrent la créativité nouvelle issue du tout et du rien. Et puis, de temps en temps, naissent des idées précises, des concepts nouveaux, des solutions aux problèmes, sans toutefois ignorer que chaque acte positif possède son élément négatif. Vouloir faire le bien des uns veut souvent dire faire du mal pour les autres (« l’enfer est pavé de bonne intention »).
A cette époque, les citoyens se sentent très mal aimé. Encadrés par des hommes politiques inadaptés au contexte social, les citoyens s’élèvent contre les dirigeants…
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CHAPITRE PREMIER


2040 / HUBERT




Dans cette grande pièce claire, une odeur de café se répandait doucement sans qu’apparemment rien n’ait bougé. Une musique suave s’éleva, et l’on aurait pu reconnaître un vieil air de jazz. Réglé automatiquement, la température de la pièce augmenta Dans ce studio de 40 m², au sol stratifié, les cloisons étaient bizarrement disposées séparant la pièce en deux, un peu comme les appartements à l’américaine. D’un coté se trouvait une sorte de chambre, avec au centre un grand lit, quelques meubles indéfinissables, et sur un coté un bureau large et long sur lequel trônait un écran plat et à ses pieds une colonne d’ordinateur qui clignotait avec régularité. Pourtant l’écran était éteint.
De chaque coté une immense porte vitrée laissait entrer la lumière, pourtant tamisée par des vitres auto-éclairante. Coté cuisine, quelques placards mais pas de vaisselle, ni récipients. Tout au plus pouvant on voir un long banc de travail occupant deux murs et s’enfonçant dans un trou obscur. Sur cette table de travail une piste magnétique longeait le mur tout du long. Les murs étaient pour l’heure verts clairs. Sur une coté du mur, en face justement du lit au matelas d’eau, un deuxième écran plat occupait tout le mur. Dans cette chambre les murs étaient jaune paille.
10 minutes après le début de la musique, une vois obséquieuse s’éleva :

« Monsieur Hubert, il est 9 heure ».

En même temps que la voix, l’écran plat se colora lentement et pendant quelques secondes des couleurs pastels se mêlèrent dans un camaïeux aléatoire puis des images se formèrent,. C’était le premier bulletin d’informations de la chaîne télé privé canal sat.

« Merci Charles », répondit une voix, venant du lit mais dont on ne pouvait apercevoir le propriétaire, emberlificoté qu’il était dans une couette immense. « Vous pouvez envoyer les croissants ».
Venant du fond de la cuisine, un plateau glissa silencieusement, rempli d’un bol fumant de café, de toast et d’un croissant. Une verre de jus d’orange terminait le tableau.

Hubert se leva et étendit sa grande carcasse. Il n’avait pas plus de 25 ans et venait de terminait ses études de journalisme. Il travaillait pour l’heure dans un quotidien électronique et s’occupait depuis une année de la rubrique des chiens écrasés. Enfin, pas des chiens car dans ces années 2040, on ne voyait plus de chiens dans les rues, ils étaient cantonnés dans les appartements ou dans les jardins. La plupart du temps, ils vivaient dans des chenils ou leurs propriétaire venaient les chercher pour jouer avec eux ou pour les promener.
Il couvrait donc les évènements urbains d’une ville de moyenne densité, dans le sud de la région parisienne. La même voix respectueuse s’éleva de nouveau : « Monsieur Hubert à bien dormi ? » « Très bien Charles », répondit Hubert, sans regarder personne, « vous pouvez me préparer ma tenue sombre ».
Charles, chacun l’aura compris, c’était l’ordinateur. C’est lui qui veillait, seconde après seconde au bien être de « Monsieur HUBERT ». Il faut se rendre à l’évidence, ce fut le premier gros achat que fit Hubert. Ca, et la voiture. Il avait fallu quelques jours avec un technicien en robotique et un autre en informatique pour tout régler. Ca valait le coup. C’est Charles qui réglait tout, de la température de l’appartement à l’ouverture des portes, du nettoyage des vêtements à la confection des repas, de l’ouverture des volets à la commande des courses aux magasin virtuel du coin. Il l’avait appeler Charles en l’honneur de son arrière grand père, mais on aurait pu l’appeler autrement, Conchita par exemple et lui donner un accent espagnol.
En fait, les voix de synthèse étaient devenues très performantes et d’ailleurs la reconnaissance vocale également. C’est ainsi que pour se faire comprendre de Charles, Hubert lui avait appris ce qu’il ne connaissant pas, en dehors de ses connaissances de bases.
Et oui, en 2040 , l’apprentissage des ordinateurs comme celui des robots se faisait à la fois par leurs utilisateurs et à la fois grâce à l’intelligence artificielle qui leurs permettaient de mélanger les informations et d’en faire de nouveaux concepts. Pour autant, la peur des gens dans les années 1990 de voir les robots supplanter l’humain n’avait pas fonctionné. Les robots n’étaient que des ordinateurs en mouvement. C’est ainsi que l’écriture des articles se faisait en parlant et plus en tapant sur un clavier. Il faut dire que la plupart des information en direction de l’ordinateur pouvait se faire grâce à des écrans tactiles de nouvelles génération.
Hubert avait choisi un ordinateur puissant, de type XXY256, possédant une mémoire de plus de 25000 TRIGA (le successeur du GIGA). Du coup, tout était réglé par Charles. En réalité, quand Charles préparait un plat, il ne faisait que le faire réchauffer. C’est le traiteur qui faisait des plats sophistiqués, il n’y avait plus qu’à l’ouvrir et le passer au micro ondes. Il en était de même pour les salades ou le pain. Hubert se moquait souvent d’un vieil ouvrier de 65 ans, correcteur depuis 40 ans, qui travaillait dans son journal. Il discutait souvent des années 2000 et de la peur des gens de devenir des zombies aux ordres des robots et des repas à base de pilules.
En 2040, l’age moyen était de 98 ans, le temps de travail de 20 heures par semaines si on voulait travailler (plus si on voulait gagner plus). En fait on pouvait travailler jusqu’à 90 ans si on en était capable, ne faire que les 20 heures obligatoires ou décider de ne pas travailler du tout. Il faut bien dire que les emplois jugés trop durs avaient été remplacé depuis longtemps par des machines. Cela avait commencé dans les années 1970 chez Renaud, quand on avait remplacé les peintres en voitures par des robots. Ils étaient plus rapides, plus performants et il n’attrapaient pas de maladies respiratoires comme les ouvriers.
Le téléphone vibra et il s’empara de la commande qui était accroché à sa veste. Tout passait par cette commande mais il avait supprimé le combiné par un petit matériel miniaturisé, logé dans une fausse dent et qui utilisait les vibrations transmises par les os de la mâchoire. Il n’était pas mécontent de ce nouveau téléphone, qui était plus performant que l’ancien.

« Salut, Hubert, ne te mets pas en retard, le patron veut te mettre sur un super coup. Ca devrait te plaire ».

« Merci, à tout à l’heure » répondit Hubert. C’était Eloise, une collègue de travail, qui s’accrochait un peu à lui, mais pour l’instant il était trop branché par son travail. Jeune diplômé, il avait obtenu un master de journalisme et il voulait prouver au monde qu’il était le meilleur.
Hubert s’habilla, seawt shert noir auto régulé, collection printemps de Théodore Lapidus, et pantalon gris, type jeans, auto nettoyant et infroissable, les tissus synthétique ayant beaucoup évolués. Il mit ses pieds dans une paire de chaussures montantes, hyper ventilés, qui lui donnait l’impression d’être dans des chaussons. Il se donna un vague coup de peigne dans les cheveux, et partit . La voix de Charles lui souhaita une bonne journée, et lui demanda à quelle heure il comptait rentrer. Cela n’affecta pas Hubert, car ce n’était pas de l’outrecuidance, mais seulement parce que Charles savait ainsi l’heure à laquelle il pouvait préparer le dîner. Nous étions mercredi, et il savait ce qu’il avait à faire.
«Charles, je pars. Pourras tu passer mes messages sur mon téléphone ou sur mon ordinateur du boulot. N’oublie pas de mettre à cuire les lasagnes pour 20 heures »
« A au fait, tu rajoutera des crevettes au menu, avec une mayonnaise à l’ail. Je serais rentré vers 19 heures. A ce soir ».
« Bien Monsieur. Vous noterez que je passe la commande du frigo et de la réserve à l’hyper.»

Ca c’était la révolution de la domotique (les robots et l’assistance informatique pour tout ce qui concerne la maison). En fait, la commande une fois passée, était traité dans l’hyper marché, mis en carton et livré dans les 2 heures qui suivaient, le paiement se faisant automatiquement puisqu’un contrat avait été passé. Le montant de la facture était alors débité grâce à internet. Le livreur apportait la marchandise, Charles lui ouvrait la porte de la réserve et surveillait que les produits soient bien rangés dans leurs cases. En même temps, il vérifiait que le livreur ne chaparde rien, grâce à une caméra qui suivait ses gestes et ses déplacements. Le stock était remis à jours et ainsi, Hubert ne manquerait de rien.
Justement, Hubert se dirigea vers la porte d’entrée qui s’ouvrit instantanément. Charles avait demandé l’ascenseur qui était la et descendit directement vers le sous sol ou était garait la voiture. En s’approchant, Hubert entendit celle-ci se mettre en marche et ronronnait doucement. Charles, toujours Charles. La portière s’ouvrit à son arrivée : « Toujours la Charles ? ». « Bien sur Monsieur Hubert, comment feriez vous sans moi ?, « Voulez vous que je conduise ? »

« D’accord, je vais chez mon patron » répondit Hubert, qui en profita pour allumer la télévision de la voiture.
L’écran du GPS, enfin de son successeur dddddddddd s’alluma et l’adresse s’afficha. La voiture recula doucement, puis elle pris la direction du lieu de rendez vous. Pas de problème d’excès de vitesse, ni de feu brûlé, ni même de bouchon, la plupart des automobilistes laissait faire la voiture toute seule. C’était plus simple, plus rapide et plus économique. La voiture d’Hubert était du haut de gamme. C’était un choix. Ce n’était pas une énorme voiture, mais elle était particulièrement performante : elle consommait 1 litre de carburant aux 100 kilomètres, le reste du temps elle fonctionnait à l’électricité. En fait cette voiture roulait au gaz, à l’essence ou au méthanol et à l’électricité. Il savait que la prochaine voiture qu’il achèterait roulerait à l’hydrogène. Plus de problème de plein. Une pastille durait 1 an
Il aurait pu se rendre à pieds sur son lieu de travail, mais il fallait qu’il aille faire des photos pour un article qu’il écrivait. Presque tous les citadins utilisaient les transports en commun. Les tramways étaient gratuits dans la ville. Des parking avaient étaient construits à chaque entrée de ville. Ils étaient également gratuits. Le choix avait été simple : le but était-il de résoudre les problèmes de circulation urbaines ou non ?

.

La voiture s’engouffra dans le parking du journal et vint se garer à sa place habituelle. La portière s’ouvrit et Hubert se dirigea vers l’ascenseur. Il s’arrêta au 20ième étage. Un lecteur de carte avait déjà signalé à tout le réseau de son arrivée. En réalité, il avait opté pour une puce directement introduite dans sa peau. Immanquablement, il était reconnu par tous les lecteurs de puces, mais il avait jugé que ça n’avait pas d’importance.

Il entra dans une immense pièce dont tout un coté était formé par des vitres donnant sur la rivière. La lumière rentrait à flot et donnait un air joyeux et vacancier a ce lieu de travail intellectuel. Sur un coté le bureau du chef. Une caricature ce chef. On aurait dit le patron de Peter Parker dans l’homme araignée. Vous savez JAMESON. Il interpella Parker, pardon Hubert, lui demandant de passer à son bureau.
« Asseyez vous » lui aboya t-il au visage. « Vous êtes un cancre, mais je n’ai que vous sous la main. Le mois prochain, nous fêtons le 20ième anniversaire de l’avènement de la 6ième république. Je veux donner un coup de projecteur sur celui qui est à l’origine de ce changement capital. Il s’appelle Eric de VECHTER. On ne sait pas ou il se trouve, sans doute sur son bateau. Il a 94 ans. Trouvez le et faite un interview. Votre avenir dans ce journal dépendra du travail que vous aurez fourni. Vous avez 1 mois. Filez… »
Hubert fulminait. Faire autant de kilomètres pour cette entrevue de quelques minutes avec le chef, franchement s’était assez moyen. La voiture l’attendait devant la porte de l’ascenseur. Une fois assis dans son fauteuil de cuir noir, il repris le contrôle de son véhicule. Pas de vitesse à passer, ni de pédale aux pieds. En réalité, après quelques années de résistance, les gens s’étaient habitués à conduire grâce à un « Joy stick ». Ce sont des manettes qui s’utilisent en appuyant vers l’avant ou l’arrière ou encore vers la droite ou la gauche pour tourner un peu comme les jouets des enfants devant les consoles de jeu..
Une fois dans le centre ville, il remis la conduite automatique et composa un numéro de téléphone, celui de Henry, un policier de la sûreté nationale. Un peu comme le FBI. La police et la gendarmerie avaient fusionné en 2020. En réalité, les choses ayant complètement changés, la place des uns et des autres n’étaient plus tout à fait la même. Depuis 2012, tous les problèmes des villes et des campagnes étaient sous le contrôle de la police municipale, c’est à dire aux ordres du maire. L’état, par la grâce des régions s’était complètement désengagé. Les département avaient disparus (avec beaucoup de difficulté il faut le dire, le mandarinat départemental étant très fort). La police et la gendarmerie ne faisait plus qu’un et dépendait de l’état. Ce nouveau service, composé d’officiers, était chargé des enquêtes, et la police scientifique, qui était devenu plus que des feuilletons télés, les avait rejoint. On avait regroupé également les renseignements généraux et tout autre services de sécurité pour en faire un service fédéral.
Henry répondit très vite, ce qui amena Hubert à se moquer de lui : « tu risques pas d’attraper une entorse ! ». « Fait pas le malin », répondit Henry, « car le service que tu vas sans doute me demander te sera refusé ». « C’est vrai, j’ai besoin de toi. Il faut que tu me trouves la trace d’un type ». Il lui donna tout les renseignements hérités de son patron et l’invita à dîner. Quand il y en a pour un il y en a pour deux. Il suffira d’appeler Charles pour qu’il sorte un dessert du congélateur. Henry était fou de tarte au citron.
Durant tout le temps de la discussion, la voiture avait rejoint l’appartement. La porte du parking s’ouvrit devant la voiture, tandis que la voix de Charles retentissait dans la voiture : « Je fais couler votre bain3. Que voulez vous comme parfum ? ». « Ce sera à la pomme. Le bain pas trop chaud. Merci Charles. »

Hubert n’était pas obligé de remercier l’ordinateur. D’ailleurs il n’était obligeait de rien. L’intelligence artificielle n’avait pas détrôné le cerveau. Tout le travail autour des neurones et des synapses n’avait pas permis de résoudre l’équation qui aurait permis de construire un cerveau artificiel. Trop compliqué, car les interactions ne se contentaient pas d’un système structuré et répétitif, mais d’un ensemble à la fois incohérent, aléatoire, chaotique. Le système causal était dépassé et faisait la part belle à la théorie des ensembles : le tout est un tout lié, ou chaque action est répercutée sur l’ensemble, transformant en même temps l’unité et le tout. L’ordinateur se contentait donc d’assembler les informations qu’il avait apprises, les mélangeant parfois, mais il restait une machine.
« Au fait, Charles, nous avons un invité. Il faudra donc préparer l’apéritif ». La porte d’entrée s’ouvrit et une chanson d’un artiste à la mode l’accueillit. La pièce était différente, le lit avait pris sa place dans le mur, qui d’ailleurs avait changé de couleur. Il était maintenant d’une couleur orangée qui donnait à la pièce un air vaguement Sud Américain. Hubert se dirigea vers la salle de bain, ou le bain était coulé. Il était rare qu’il prenne un bain car l’eau en 2040 était devenue une denrée rarissime. D’ailleurs, la quantité d’eau était compté pour chaque habitant, ce qui permettait une gestion serré de ce précieux liquide. Après avoir économisé le pétrole, aujourd’hui presque ignoré, il fallut dans les années 2030, rationner l’eau. Pourtant, dès les années 2015, beaucoup de pays sans eau douce, avait trouvé comment dessaler et filtrer l’eau de mer ou de rivière.
Pour en revenir à la vie courante, aux douches, au lavage des vêtements, de la vaisselle ou encore dans les entreprises ou l’eau était autrefois nécessaire, des solutions avaient été découvertes. La plus importante fut l’utilisation de l’air. En le mélangeant avec des produits nettoyant (sans danger pour l’homme), l’air pulsé plus ou moins fortement permettait de se laver sans eau. De plus, on était sec instantanément. Hubert se plongea dans son bain dans lequel il ajouta des bulles, profitant ainsi d’un massage doux et relaxant. En face de lui, un autre écran plat lui permit de suivre les informations de 19 heures.
Tout allait bien, il y avait peu de problèmes dans cette 6 ième république, ce qui ne voulait pas dire que la vie était banale, sans aspérité, sans coup dur. On vivait bien parce que contrairement au fonctionnement des années 2000 ou l’économie était devenue le sujet principal de tous les gouvernements, gauche, droite ou centre, la révolution de l’année 2020 avait remis l’homme, le citoyen au centre des préoccupations des dirigeants. Nous verrons par la suite qu’il ne s’agissait pas que de mots.
La voix servile de Charles le réveilla « Votre invité vient d’entrer dans l’ascenseur. Il sera la dans quelques minutes ».

« Fait le entrer et sert lui ce qu’il souhaite boire. Je suis prêt dans une minute ». Henry entra, tendis que la lumière du salon devenait plus chaude. Charles demanda alors quel apéritif il pouvait bien servir, sachant qu’Hubert prenait un fond de Margarita avec beaucoup de glace.. La table du repas était dressée, et des odeurs de sauce au poivre envahissait lentement l’espace. Hubert portait un survêtement jetable top mode. Il était fait avec du mais, ce qui en faisait un produit non polluant. D’ailleurs le plastique fabriqué à partir du pétrole n’existait plus depuis les années 2015.
Henry embrassa son ami, ce qui se faisait beaucoup entre hommes, et lui tendit un dossier épais « voilà les renseignements demandés. C’est un drôle de personnage ce DE WECHTER. Aujourd’hui illustre inconnu, vivant en reclus sur son bateau et continuant à écrire des romans sous d’autres noms que le sien. J’ai parcouru un peu son itinéraire. Quelle folie. Ce type a vécu 20 vie dans une et on se demande comment il fait pour rester dans l’état physique ou il est aujourd’hui. Tu verras par toi même. Ne t’attends pas à trouver un vieillard. Il va te tuer : vélo, marche, natation, musculation, repas bio, pas d’alcool, pas de matière grasse… ».
Hubert servi le café et regarda les photos contenus dans le dossier. Henry avait raison, l’image que renvoyait les photos étaient celle d’un homme de 60 ans, mince, droit, le regard bleu et franc. Très peu de rides sinon celles que créaient les sourires au coin des yeux. Il y avait dans son regard une immense intensité et en même temps une grande douceur. Et pourtant, Hubert savait que ce ne serait pas facile. Il s’attaquait à une montagne.
« Tu crois qu’il faut que je l’avertisse de ma venue, ou bien j’y vais au flanc. D’ailleurs, comment le joindre, a t’il au moins le téléphone ? »

Henry sembla affirmatif « j’ai vu sur un des documents son adresse et son numéro de téléphone. Je serais toi, j’appellerai. A toi d’être persuasif et le faire accepter ta présence. Ca sera pas du gâteau, c’est sur ! »
Henry se leva « Bon j’y vais. Tu peux me faire raccompagner, je suis à pieds. Et comme j’habite assez loin. Merci pour le repas et raconte moi comment ca s’est passé ».
Hubert s’adressa à l’ordinateur « Charles, tu veux bien raccompagner Henry chez lui. Au fait ne va pas trop vite et ne traîne pas dans le bars ! » « Monsieur Hubert aime faire de l’humour » répondit Charles.
Hubert demanda son lit qui descendit lentement de la cloison. Il fit défiler les titres de films sur son écran plasma et décida de regarder un vieux film des années 2006 « les ailes du papillon ». Au moment de quitter la 288 ième chaîne de télé, le présentateur proposa un reportage sur les élections de 2007. Il décida de regarder ce reportage pour se replonger dans ces années folles, ou on élisait un président avec un peu plus de la moitié des gens qui vote pour lui et les ¾ des citoyens qui votent tout court.
En fait, né en 2015, il était passé assez vite dans un autre monde, ou l’utopie était devenue réalité. Il avait eu la chance de passer à coté des guerres (l’Irak, l’Afghanistan, le Soudan, Israël et la Palestine, le Liban …), de la pauvreté des gens de son pays, des SDF mourant dans les rues, de la finance devenue la nouvelle religion, des citoyens devenus des consommateurs, du réchauffement de la planète.
« Vive l’utopie », pensa Hubert. En fait, si on regarde bien, toutes les avancées scientifiques, techniques, universelles, sociales sont nées de l’utopie de chercheurs fous : Edison pour le téléphone, Enchtein et se relativité, Pierre et Marie Curie pour la pénicilline, Ford pour la voiture, Saint Exupery et ses voyages en avion, Léonard De Vinci et son hélicoptère, Freud et la psychanalyse, Descartes et ses travaux sur la médecine, Darwin et ses travaux sur l’évolution, le richissime xxxx qui inventa le PC, mais aussi Archimède, sa baignoire et la pression de l’eau, Newton et sa pomme, qui a failli se faire tuer pour ses idées, le docteur Henry LABORIT qui a inventé les inhibiteurs supprimant ainsi les camisoles de forces et a mis en lumière la biologie du comportement …
Avant de s’endormir, finalement sans voir le film « les ailes du papillon », Hubert se dit qu’il était prêt à rencontrer celui qui fut à l’origine de la qualité de sa vie d’aujourd’hui. Il venait de décidait que son reportage s’appellerait « UTOPIA 2040 ».

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