Ufr psychologie, Sciences de l’Education Institut de Formation des Cadres de Santé Département des Sciences de l’Education Section Rééducation








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1. ETAT DES LIEUX DU LANGAGE ECRIT
1.1 Historique

L’écriture est la représentation visuelle du langage par un système de signes graphiques adoptés conventionnellement par une communauté de personnes.

Si l’Homme utilise un langage articulé depuis environ cent mille ans, il n’écrit que depuis un peu plus de cinq mille ans. C’est dans des sociétés en plein développement, avec l’essor du commerce au bord des fleuves et l’émergence du besoin de fixer des messages et de consigner faits et pensées de façon durable que naît l’écriture en Egypte et en Mésopotamie dans la seconde moitié du IV ème millénaire avant J.C. Elle fonde l’ordre social et politique, et garantit le pouvoir de quelques-uns.
L’histoire des écritures, s’apparente à un voyage à travers tous les temps et tous les univers, une histoire riche en contrastes et en questions où la nécessité de noter les noms propres contribue à accélérer la phonétisation de l’écriture, tandis que dans la signature, l’écriture redevient image et signe d’identité. 
Plus ou moins idéographique ou plus ou moins phonétique, tout système d’écriture représente une alliance singulière entre l’image et la parole. Il allie l’art du visible (mise en page, tracé, calligraphie) aux signes lisibles qui répondent à un code admis de tous et qui permettent à chacun d’y trouver un sens.
1.2 Précisions langagières :

L’écriture : selon Rey (2004) vient du latin scriptura « écriture », « écrit », « art d’écrire » et dans la langue de l’Eglise « les Livres Saints », dérivé du supin de « scribere ». Au XVe siècle, écrire prend le sens de « fait, action de créer par le langage, art d’écrire »
Le langage : selon Rey (2004), d’abord noté lentguage (vers 980), il désigne spécifiquement la faculté propre à l’homme de s’exprimer et de communiquer au moyen d’un système de signes produits par la parole ou par une écriture. Dès le XIIe siècle et jusqu’à l’époque classique, le mot a désigné la parole, le discours (vers 1131). Il a aussi désigné la manière de s’exprimer propre à un peuple, à un pays (vers 1138) et la manière de s’exprimer propre à un individu (fin XIIe siècle), un groupe (en 1669), une profession. Enfin, il est défini linguistiquement au XVII e siècle comme un système de signes plus ou moins complexes servant à l’expression et à la communication (en 1662).
L’identité : selon Rey (2004) est un emprunt au bas latin identitas « qualité de ce qui est le même », dérivé du latin classique idem (idem) comme identificare (identifier) et identicus (identique). Au début du XIV e siècle signifie « caractère de deux objets de pensée identiques ». Le mot est repris au XVIII e siècle pour désigner le caractère de ce qui est permanent, et en logique (en 1797) le caractère de ce qui est un. En droit et dans l’usage courant (en 1801), il désigne le fait, pour une personne, d’être un individu donné et de pouvoir être reconnu pour tel.
La lecture : selon Rey (2004) il est emprunté (en 1350) au latin médiéval lectura « fait de lire », « études, érudition, commentaire juridique » (XIVe siècle). Les premières attestations du mot réalisent le sens de « récit, instruction, enseignement » et la spécialisation religieuse de « texte liturgique »(en 1380). Le sens courant « action matérielle de lire à haute voix » n’est attesté que depuis 1445, suivi au XVI e siècle par celui « d’action de prendre connaissance d’un texte en le lisant pour soi » (pour l’instruction, pour le plaisir) (en 1561).
Les Activités scripturales ou qui relèvent de ce qui touche à l’écrit : lire pour écrire ou écrire pour lire, semblent être des activités incontournables, qui excluraient ceux qui n’en possèderaient pas les clefs. Ce va et vient incessant entre la lecture et l’écriture est interactif et pendant longtemps, les débats ont porté sur les méthodes d’apprentissage et sur la hiérarchie de la lecture sur l’écriture ou de l’écriture sur la lecture.

Selon Fijalkow (1994) « On considérera donc qu’il existe un système, la langue écrite, et des comportements permettant de l’utiliser : lecture, écriture, copie et bien d’autres…ce qui différencie un comportement d’un autre, par exemple la lecture de l’écriture, c’est son niveau dans cette hiérarchie, son degré de complexité cognitive». Pour cet auteur, l’écriture se trouve être l’outil d’analyse et la lecture, la source de connaissances spécifiques de l’écrit. Travailler ces deux activités, successivement ou tour à tour, dans une relation de plaisir et pas seulement comme un acte mécanique, permettrait d’appréhender le langage écrit comme une aventure personnelle, une activité gratifiante, et ceci dès le moment de l’apprentissage. L’un des premiers endroits où s’enseigne et donc se révèle les difficultés à appréhender le langage écrit est l’école, excluant progressivement les élèves en difficulté des modes de communication de la vie en société. Au cours de l’itinéraire scolaire, l’écriture est d’abord ordinaire, puis littéraire et conventionnelle dans le secondaire, elle devient ensuite plus académique dans les études supérieures pour évoluer ensuite vers un caractère professionnel.

Les futurs professionnels de rééducation sont des étudiants souvent issus des filières scientifiques, ayant une maîtrise littéraire suffisante, mais peu souvent enclins « à dévorer » des livres sortant de leur domaine d’intérêts, ce qui pourrait être un facteur de réduction de leur vision du monde.

Le rapport à l’écrit renvoie toujours à notre vécu scolaire. Face à la page blanche, réapparaît dans notre mémoire, les annotations de notre enfance : « manque de style », « peut mieux faire », « fautes d’inattention », cette confrontation est lourde d’affect, elle nécessite du temps pour donner du sens à nos écrits et de la cohérence dans notre réflexion.

La lecture nous permet de « prendre » chez les auteurs rencontrés des pensées, des modèles, des concepts qui sont autant de clés ouvrant des portes de réflexion et de questionnement. Chaque auteur nous envoie à un suivant, ce chemin emprunté ne se fait pas en ligne droite, il dresse des courbes sinueuses, qui parfois se perdent un peu loin pour ensuite revenir vers ce qui faisait notre point d’intérêt initial. Une fluidité suffisante, acquise par un décodage et une connaissance des mots est nécessaire pour que la compréhension du texte se fasse de façon harmonieuse.

L’écriture est toute autre, soit on restitue en copie conforme ce qui a été lu et ce n’est que de la retranscription d’auteur ; soit on s’approprie le modèle lu, on l'imprègne de notre histoire et de notre vécu. Il devient alors une réponse personnelle à une interrogation personnelle, fruit du résultât d’une démarche qui nous est singulière. Il est le témoin de l’évolution et de la progression de la structuration de notre réflexion au fur et à mesure de nos lectures et de notre écrit.

Ce n’est pas facile, car le langage écrit nous confronte à des théories nouvelles, nous interpelle et nous interroge sur les modèles, les théories de notre formation initiale. Ce va et vient permanent entre les théories et l’écriture permet une remise à niveau mais aussi une intériorisation de nos pratiques professionnelles. Il nous donne l’occasion de clarifier notre fonction de rééducateur, de définir notre position dans le système de santé et de faciliter l’émergence de cohérence mais aussi d’incohérence de nos pratiques. L’écrit construit la pensée, qui à son tour évolue et le transforme en retour dans un système de boucle évolutive. Il semble que ce mouvement soit en spirale et constant, avec des moments de construction, de cohérence, de plus de sens mais aussi, il est vrai des moments de doute, d’interrogation qui s’inscrivent dans cette progression.
1.3 Enjeux de l’écriture pour le rééducateur

Ce groupe professionnel : les rééducateurs, rassemble sept professions (masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute, pédicure-podologue, psychomotricien, diététicien, orthophoniste, orthoptiste), qui entendent faire évoluer leur statut vers plus d’autonomie vis-à-vis du corps médical. Dans ce contexte, l’accès à l’écriture avec le droit à la prescription tient une place importante, elle est un enjeu primordial et un point de marquage dans les rapports de pouvoir et d’autorité. En effet, longtemps, les professionnels de rééducation ont vu l’exercice de leur profession soumise à des obligations de prescription par l’autorité hiérarchique médicale, il y avait un devoir à accomplir, une tâche précise qui allait jusqu’à la description minutieuse de tous les actes à réaliser. Peu à peu, les professionnels de rééducation ont progressé dans l’autonomie de choix des traitements des patients, révélateurs d’une évolution favorable de leurs connaissances scientifiques à argumenter leurs choix et décisions. Actuellement cette évolution semble s’orienter vers une formation « de toute une vie » marquée par une lecture plus scientifique et une écriture professionnelle qui construirait son histoire en traçant. Elle serait soutenue par la puissance de ses écrits validés par la société savante et la construction d’une mémoire de la progression de sa pensée et de sa réflexion.

Lire conditionne l’accès à l’information et écrire est un acte qui engage fortement son auteur. C’est pourquoi, l’enjeu y est plus important dans le contexte professionnel, puisqu’elle engage des savoirs et des compétences au vu de tous.

Plusieurs composants entrent en jeu : Le rapport personnel au langage écrit

  • Les aspects techniques : l’appropriation des outils pratiques et méthodologiques comme la syntaxe, l’organisation des idées, les règles, les codes en vigueur.

  • Les enjeux philosophiques : le sens donné à l’écrit, les questions fondamentales du pour qui ? Et pour quoi ? Donc de l’importance du destinataire de l’écrit, et ce, d’autant plus que l’autre peut prendre plusieurs visages. Il peut être le patient, un partenaire de santé, un étudiant ou l’institution ou encore comme l’écrivait Arthur Rimbaud : « Je, est un Autre »

  • L’enjeu de traçabilité, d’une part dans l’histoire du patient, avec la mémorisation de son parcours de soin en relation avec son projet de vie, et d’autre part l’écrit collabore à donner plus de pertinence aux actes de soins, à penser ses pratiques, à élaborer pour agir mieux, de façon plus efficace et moins empirique. Il est un outil d’information plus ou moins « ciblé », un outil de communication entre des partenaires dans un circuit de santé interne ou en lien avec l’extérieur, enfin il participe à la cohésion d’une équipe ainsi qu’à l’élaboration permanente d’une pédagogie sous-jacente.

  • La loi du 4 mars 2002, qui situe le patient au centre du dispositif de soin et son droit d’accès à son dossier médical. La législation place ainsi l’usager et sa famille comme les premiers destinataires des écrits des professionnels de santé, ce qui suppose une lisibilité facilitée, hors des « jargons » typiquement médicaux. D’où l’importance d’une réflexion sur ces écrits, sur le fond et sur la forme de leur rédaction. En respectant la loi du 4 mars 2002, le patient passe d’un statut d’agent devant se soumettre à un statut de « co-auteur, co-évaluateur et co-décideur […] de sa santé ». (Gatto, 2004)

  • La question d’une éthique des écrits avec respect de la confidentialité et selon la déontologie en vigueur, participation et engagement de l’auteur de l’écrit sans jugement de valeur ou interprétation abusive mais sur une argumentation constructive et une responsabilité acceptée.


En fait, il s’agirait de permettre l’émergence d’une production écrite singulière, argumentée sur des faits objectivés et des données scientifiques où le rééducateur pourrait exprimer son professionnalisme. Tout en reconnaissant cependant, qu’il existe une part de subjectivité indéniable, propre à chaque production humaine.
Ainsi la cohérence, la fluidité du texte élaboré permettrait de révéler les zones de qualité et celles plus embrumées de nos pratiques professionnelles, reflets de nos faiblesses, de nos limites. Car l’étude d’un écrit en profondeur interroge la pratique éducative et le travail en équipe. C’est pourquoi, très sûrement, les écrits professionnels suscitent tant de réticences, de freins, de résistances. Ces remises en question peuvent être déstabilisantes non seulement pour l’auteur de l’écrit mais aussi pour le groupe de travail ou professionnel qu’il sous entend, entraînant une perte d’illusion. Vouloir s’éloigner d’une technicité trop souvent sacralisée et de son statut d'expert, désirer changer de posture et se retrouver devant l’immensité du « savoir savant » peut provoquer un mal-être et perturber certains d‘entres nous avec raison.
1.4 Écrire est recherche de sens dans notre rapport au monde.

Elle répond à trois questions :

1.4.1 Écrire, pour qui ?

Pour soi, pour l’Autre, qu’il soit un individu, un groupe, une institution avec ce que cela implique de règles langagières, de codes sociaux et d’éthique. Mais aussi de volonté de s’engager dans une relation d’écoute à autrui, avec tout ce que cela engage d’affect.
1.4.2 Écrire, pourquoi ? Pourquoi en un seul mot pourrait-nous indiquer les finalités de la production écrite,

Pour construire son identité professionnelle : les rééducateurs ne sont pas seulement dans l’acte, ils théorisent leurs pratiques et questionnent leurs manières de faire. Une réflexion collective serait souhaitable afin d’organiser pendant le cursus pédagogique, un espace de formation à « l’outil écriture professionnelle ».
Pour construire du sens : donner du sens à la mise en mémoire du projet de vie du patient en permettant ainsi à l’usager de s’approprier et/ou se réapproprier son histoire. Donner du sens à ses observations, à ses bilans en argumentant ses choix de traitements. Cette pensée se construit lentement, à mesure que se développe l’activité scripturale.
Pour apprendre à penser ; à développer un esprit critique, à être vigilant quand à ses choix, ses décisions en tout connaissance « éclairée », donc avec un élargissement de sa vision du monde. Selon Kant (1981) »Apprendre à penser, c’est apprendre à marcher. L’entendement ne doit pas apprendre des pensées mais à penser. On ne doit pas le porter mais le guider si l’on veut qu’il soit capable de marcher lui-même ».

D’où l’importance de la fonction éducative et accompagnatrice du formateur et du cadre de santé vis-à-vis de son équipe, puisque c’est lui qui va dynamiser la production d’écrits. On voit bien que selon Morin (1999) l’écriture est « réflexive » puisqu’elle est un tremplin pour la pensée et « réfléchissante » pour celui qui écrit, qui se voit en action avec un statut, une fonction, un rôle bien assigné.
Pour témoigner de la compréhension humaine ; écrire sur l’Autre implique une écoute attentive, une ouverture indulgente à l’histoire d’autrui, une attention à la logique et au mode de fonctionnement de l’autre. A chaque fois que les mots sont indispensables, le rôle du langage sert de « point d’ancrage » à l’accomplissement d’activités professionnelles. Cependant, il faut considérer le risque d’une trop grande subjectivité venant perturber la vérité de ce qui est vécu et ressenti par l’autre et dont on essaie de rapporter les propos lors d’une évaluation ou d’un entretien.
1.4.3 Écrire, pour quoi, sur quoi ? Pour quoi en deux mots pourrait nous indiquer les buts recherchés.

Pour s’approprier nos savoirs et nos découvertes, nous permettre de les communiquer à autrui et d’accéder à l’histoire d’une profession en pleine mutation, mais aussi plus généralement à l’histoire de l’Humanité.
Pour prendre de la distance et se donner le temps de réfléchir, donc de se questionner et de chercher à comprendre, ne pas se laisser dominer et submerger par les émotions qui peuvent entraver notre jugement. Pouvoir prendre du recul.
Pour rendre visible notre activité au quotidien, rendant ainsi trace de l’accompagnement au quotidien de nos pratiques professionnelles, des valeurs éducatives et éthiques qui les sous-tendent. Notre réflexion clinique s’appuie sur ces pratiques quotidiennes et les écrire nous permet de les faire voir, reconnaître et valoir aux yeux de tous. D’où une exigence de rigueur indispensable aux écrits professionnels.
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