«L’histoire de l’humanité est l’histoire des idoles et deleurs règnes successifs… Et l’on dirait qu’à mesure que l’humanité viellit, le pouvoir de l’idole est plus vaste et plus meurtrier… Les maîtres ont changé; les esclaves sont les mêmes.»








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Nationalisme et Communisme

La Deuxième Internationale disloquée par le conflit 14-18, quid du nationalisme de la Troisième Internationale Communiste fondée à Moscou par les bolcheviks en mars 1919 ?

[Issue du mouvement trotskyste improvisé en 1924 « contre la dégénérescence de la Révolution d'Octobre et le rôle infâme exercé par le stalinisme dans la classe ouvrière », la IV Internationale, elle, fut proclamée à la Conférence des bolcheviks-léninistes réunie à Paris en 1938 et a souvent raillé l'effort de la propagande moscovite « pour res­ter le champion de l'indépendance nationale » (mai 1957), les commu­nistes « dégénérés et nationaux » (Staline, Kroutchev, Mao, Thorez) étant cloués au pilori par « Programme communiste », la revue théo­rique du Parti communiste internationaliste, coupable cependant de ranger parmi les « vieilles lunes bourgeoises » aussi bien la Liberté ou la Culture que la Patrie (mars 1964). Autre organe trotskyste, « La Vérité » persiste à tenir que « la question clé de notre époque reste celle de la constitution, à partir de l'activité de la classe ouvrière, d'une direction révolutionnaire représentant les intérêts historiques de la classe ouvrière » (N° 527, avril 1964), mais n'a pas plus montré de tendresse pour le Kremlin que l'anarchiste Lecoin pestant contre « la Russie stalinienne, où sévit la dictature la plus effroyable des temps modernes, la plus hypocrite, à coup sûr, celle qui donna le ton aux autres et leur servit de modèle » ; quant à « L'Humanité nou­velle », cet « organe mensuel de la fédération des cercles marxistes-léninistes » est l'épais véhicule de propagande des thèses chinoises, donc belliqueuse à outrance et zélatrice des « écrits militaires » de Mao.

Par la voix de Gilbert Mury, le pro-chinois « Mouvement commu­niste français » a fiévreusement emboîté le pas aux Pékinois déroulèdiens : « Je ne dissimule pas mon admiration pour la Révolution culturelle. Grâce à celle-ci, les Chinois ont su, dans leur condition nationale, mettre en œuvre un marxisme-léninisme vivant. L'action des Chinois nous invite à conduire aussi en France, dans la mesure de nos moyens, une politique créatrice adaptée elle aussi à nos condi­tions nationales. J'insiste bien sur cet aspect national... » etc. (5 jan­vier 1967).]

Son instigateur, Lénine, procédait, à son tour, au distingo-rituel :
« La défense de la patrie est un mensonge dans la guerre démocratique et révolutionnaire... Le sentiment de fierté nationale nous est-il étranger, à nous prolétaires, grands-russes conscients ? Evidemment non ! Nous aimons notre langue et notre patrie ; ce à quoi nous travaillons le plus, c'est à élever ses masses laborieuses — c'est-à-dire les neuf-dixièmes de sa population — à la vie consciente de démo­crates et de socialistes... Nous sommes tout pénétrés d'un sentiment de fierté nationale : la nation grand-russe a créé, elle aussi, une classe révolutionnaire, elle aussi a prouvé qu'elle est capable de fournir à l'humanité de grands exemples de lutte pour la liberté et pour le socialisme... L'intérêt de la fierté nationale des Grands-Russes coïncide avec l'intérêt socialiste des prolétaires grands-russes, et de tous les autres ». Et, en 1916, à Rosa Luxembourg soute­nant : « Dans l'ère de cet impérialisme déchaîné, il ne peut plus y avoir de guerres nationales. Les intérêts nationaux ne servent que des mystifications pour assujettir les mas­ses laborieuses du peuple à leur ennemi mortel, l'impéria­lisme », il répliquait : « Des guerres nationales contre des puissances impérialistes sont non seulement possibles et vraisemblables, elles sont inévitables et révolutionnaires ». On le sait, le camarade Wladimir Ilitch Oulianov n'était pas précisément un tendre, et la violence ne l'effrayait pas :

« Le triomphe du socialisme dans un pays n'exclut pas d'un seul coup la guerre. Au contraire, il la suppose... Dans ces conditions, une guerre de notre part serait légitime et juste, ce serait une guerre pour le socialisme, pour la libération des autres peuples... Le refus des méthodes jacobines de combat conduit le plus logiquement du monde au refus de la dictature du prolétariat, c'est-à-dire de la violence dont on ne peut se passer si l'on veut réduire les ennemis du prolétariat et assurer le triomphe de la révolution socia­liste... La dictature du prolétariat est irréalisable si l'on n'a pas une mentalité de jacobin ».

Il n'y a pas loin du dieu Marx au dieu Mars, et typique est la dénomination pléonastique de la décoration des So­viets « Ordre de la Guerre pour la Patrie ». Mao Tsé Toung était dans la pure ligne léninienne en confiant au pandit Nehru en 1957 :

« Si la moitié de l'humanité était détruite (par la bombe atomique), l'autre moitié résisterait, et le socialisme serait reconstruit dans cinquante ou cent ans. Même si les pertes humaines dépassent un milliard, ce ne serait pas terrible ». Moscou, en révélant ces propos et en affectant de s'en offusquer, a bien eu tort de se défendre de « révisionnisme », d'autant qu'il s'agissait moins de marxisme que de fron­tières et de rivalité territoriale ou culturelle : l'Empire du Milieu a traité longtemps les Russes de « gros nez ». D'ail­leurs, le maréchal Malinovski n'a pas tardé non plus à dé­noncer le « bellicisme chinois », tout en vitupérant le pacifisme qui commençait à poindre dans l'art et la litté­rature de l'U.R.S.S. : « à bas la négation abstraite de la guerre et l'affaiblissement du culte du héros-soldat ! » (Etoile Rouge - 9 février 1964). Plus question d'abolir les frontières, on les renforce et durcit en bétonnant le mur de la honte ! Comme Emery Reves avait vu juste :
« L'Union Soviétique est devenue le plus grand Etat-Nation du monde, avec une bureaucratie toute puissante, la plus grande armée permanente de l'univers, une force de police unique contrôlant et surveillant les activités de cha­que citoyen soviétique ».
(En février 1965, le professeur Mikajlov rappela, dans le magazine de Belgrade « Delo », que l'Union Soviétique avait précédé l'Allemagne dans l'établissement de camps de concentration où de nombreux génocides furent commis).

Staline, authentique tyran, ne pouvait que s'exprimer selon la rengaine :
« La puissance du patriotisme soviétique... repose sur la fidélité et le profond dévouement du peuple à sa patrie soviétique... Dans le patriotisme soviétique, s'associent har-monieusement les traditions nationales du peuple et les intérêts vitaux communs de tous les travailleurs de l’U.R.S.S. ».
Le cas de cet anti supra-nationaliste est trop clair pour qu'on y insiste (cf. l'immanquable porte-coton Cachin, in « Démocratie nouvelle » d'avril 1953 :
« Son humanisme était profond, lucide, réaliste, et avant tout imprégné de la véritable bonté (sic) au sens plein de ce mot... A la génération qui lui survit, revient le grand devoir de rester fidèle à son exemple immortel et d'ache­ver l'oeuvre colossale de ce grand bienfaiteur de l'humanité », dont Georges Garaudy — agrégé de philosophie, messieurs — a célébré « le visage du père qui illumine notre table de son sourire rayonnant à la fois de force tranquille et de bonté », et enseignait à son fils de se prosterner devant le portrait de «Pépé Staline » [Aujourd'hui, dans les cellules, la consigne est, provisoirement, d'être antistalinien aussi solidement qu'auparavant d'être fidèle du moustachu : « La nécessité s'impose de poursuivre la critique radi­cale des déformations graves et toujours malfaisantes, et parfois cri­minelles et honteuses, introduites par le stalinisme dans le mouve­ment communiste » (Résolution d'orientation du Comité National de l'Union des Etudiants communistes - Février 1964.]

.

Un autre magister (directeur par surcroît de la revue du « rationalisme moderne », LA PENSEE), Georges Cogniot, n'a pas mâché ses mots :

« L'internationalisme prolétaire repose sur la reconnais­sance de la nation et de ses droits souverains... Toute l'acti­vité théorique et pratique du camarade Staline a été cons­tamment pénétrée du respect et de l'indépendance des nations... (! ! !) L'abolition des souverainetés nationales, le cosmopolitisme sont un objectif politique des banquiers de premier plan, du capital financier et des gouvernements impérialistes. Au contraire, l'égalité des races et des nations, le respect de la souveraineté nationale, comptent parmi les principes mêmes du socialisme. Ce sont, en particulier, des règles constantes de la politique intérieure et extérieure de l'Etat soviétique... Ce sont les laquais de l'impéria­lisme qui préconisent aujourd'hui l'adoption immédiate d'une langue universelle... On n'insistera jamais assez sur l'idée qu'il n'y a rien de commun entre l'internationalisme prolétarien et ce qu'on pourrait appeler « le nihilisme na­tional », le cosmopolitisme déraciné selon lequel tout carac­tère national et la nation elle-même sont des préjugés dé­passés. Le devoir est de se placer aux côtés de tous les patriotes, aux côtés de tous les amis de la patrie, partisans de l'interdiction de l'arme atomique. Le devoir est d'unir dans un même élan le patriotisme et l'amitié avec l'Union Soviétique » (« Réalité de la Nation » - 1950).
Sur quoi, montrant le bout de ses longues oreilles, notre universitaire peu universaliste de nasiller :
« Le renforcement de I'U..R.S.S est, de toute évidence, la principale chance de la paix en même temps que le facteur essentiel du développement de l'humanité... L'Union Soviétique est devenue le facteur principal des rapports interna­tionaux. Elle est devenue la puissance protectrice de la paix. C'est pourquoi tous les démocrates sont attachés d'une fidélité inébranlable et inconditionnelle à la cause de l'Union Soviétique... »

Dès l'origine, le prolétariat français a montré que l'Union Soviétique, pour lui, n'était pas et ne serait jamais un pays comme les autres. C'est là, dit André Marty, « notre gloire, notre honneur » Maurice Thorez a développé et plus que jamais exalté cette tradition d'honneur de la classe ouvrière française en affirmant : « Nous sommes et nous demeurons dans toutes les conditions, les amis et les alliés de l'Union Soviétique ». Fidélité patente, même quand notre pays fut à terre. En plus de cent numéros, « L'Huma­nité clandestine », qui avait demandé à Vichy sa reparution officielle, ne se lassa pas de vanter « la constitution stali­nienne, la plus démocratique du monde, qui garantit au peuple de l'U.R.S.S. la liberté de la parole, de la presse, des réunions, des meetings, l'inviolabilité de la personne, l'in­violabilité du domicile et le secret de la correspondance » (sic). Moujiks d'abord Durant la drôle de guerre, des papil­lons collés sur les murs par les Jeunesses communistes enseignaient « La France n'est que notre pays, mais l'U.R.S.S. est notre patrie », et des tracts recommandaient de « rendre inutilisables les fabrications de guerre ». Dans la première année de l'Occupation, l'Huma, sans s'élever con­tre l'oppresseur Hitler, cacarda :
« Le général de Gaulle et autres agents de la finance an­glaise voudraient faire battre les Français pour la Cité. Les Français répondent le mot de Cambronne à ces messieurs » (1er juillet 1940), ou, in n° 61 : « II est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs s'entretenir amicalement avec des soldats allemands ».
Dame, ils n'avaient pas encore attaqué la Sainte Russie ? Alors, les cocos hurlèrent à la mort « A chaque Parisien, son boche ! », et, dès le 22 juin 1941, au « Pas un homme, pas un sou... Nous voulons que la France reste en dehors du conflit » succéda un vibrant : « Français, debout, et à l'action pour libérer la patrie et chasser l'envahisseur ! No­tre ennemi, l'oppresseur de la France, fait la guerre à l'U.R.S.S. De ce fait, chaque Français digne de ce nom doit se considérer comme un allié de l'U.R.S.S. ». Visiblement, ce « Vive l'indépendance nationale » poussé par le « Parti communiste, seul parti français » (sic) n'était qu'un vernis de circonstance loyolitique à plein, comme la suite de la chanson de Cogniot : « Les victoires du marxisme, depuis un siècle, ont été autant de victoires pour l'idée de l'inter­nationalisme prolétarien », lequel « s'exprime par-dessus tout dans la fidélité à l'Union Soviétique qui marche à la tête de l'humanité progressiste ; qui protège la liberté et les droits nationaux des peuples. C'est pourquoi, selon la promesse de Maurice Thorez et de notre Parti «; le peuple de France ne fera pas et ne fera jamais la guerre à l'Union Soviétique ». Et voilà nos cocos grimés en patriotards au double coefficient: nationalistes russes et nationalistes français [Mais russe avant d'être français : Maurice Thorez, en 1939, mobilisé près d'Arras, déserta son unité, fut condamné à six ans de détention par contumace, puis déchu de la nationalité française. Il se réfugia en U.R.S.S., où il demeura jusqu'à la Libération. Il béné­ficia ensuite d'une mesure d'amnistie et fut gratifié d'un Ministère d'Etat, ce qui effara même un blasé comme Paul Léautaud : «  Je ne suis pas patriote. Le civisme, l'héroïsme guerrier, le sacrifice de la patrie, je n'en sens rien en moi. Je comprends très bien qu'on dé­serte — ce qui est considéré comme un crime, un déshonneur. Mais voir Maurice Thorez, parce que devenu ministre, passer devant les troupes qui lui rendent les honneurs... ! » (Journal Littéraire, tome XVI).]

. (« Tout ce qui est antinational est antisovié­tique », Lecœur dixit), et se piquant d'être « la force prin­cipale d'indépendance et de paix, porteur de l'avenir de la France » (Cogniot - 9 mars 1951) ou fouaillant ceux qui con­sidéraient que « la notion d'indépendance nationale serait périmée et envisageaient d'un cœur léger, semble-t-il, la liquidation de l'indépendance française » (Waldeck-Rochet - 16 mars 1965).

A côté de ces paladins du combat pour la souveraineté nationale, un autre communiste agrégé de l'Alma Mater Henri Lefebvre, paraît timide avec son essai sur « le natio­nalisme contre les nations » (1934), où il se bornait à l'habi­tuelle ritournelle mi-figue, mi raisin :
— « II n'est pas prouvé que le sentiment national soit nécessairement autarchique et impérialiste. Ses origines sont révolutionnaires. D'autre part, il n'est pas davantage démontré que l'internationalisme soit exclusif du sentiment national. Certes, Marx et Engels ont déclaré que les prolé­taires n'ont pas de patrie ; ils ne doivent pas se considérer comme liés par un sentiment de fidélité à un ensemble de choses et d'institutions qui n'ont de réalité et de sens que dans certains rapports de propriété. Mais Marx et Engels n'ont jamais dit que le prolétaire était sans nationalité et ne se trouvait pas devant des problèmes nationaux [En effet, Marx et Engels ont accordé vif intérêt à l'étude de toutes les formes du mouvement national. Dans une lettre à Engels 20 juin 1866, Marx a « contre » la thèse proudhonienne « nation = concept périmé » ; son gendre Lafargue, lui, semblait entendre par négation des nationalismes leur absorption par la nation modèle, la nation française.

Au moment du Plan Marshall, l'U.R.S.S. consentait bien à divul­guer ses besoins, mais non ses ressources, parce que ce serait une « atteinte à sa souveraineté nationale » — argument comparable, mutatis mutandis, à celui invoqué par notre bourgeoisie, vers 1910, pour repousser l'impôt sur le revenu. En 1948, lors de la « querelle des chromosomes », le professeur Jebrak fut accusé d'avoir commis un « acte antipatriotique » en publiant un article dans une revue amé­ricaine. En 1963, le biologiste Olchanski raillait la « complaisance en­vers la science étrangère ». En 1964, le poète Brodski fut condamné a cinq ans de travaux forcés pour avoir scandé « Monotone est la foule russe » et parlé d'une autre terre natale que la sienne. Voilà ce qu'il en coûte d'oublier que « la tâche essentielle de l'œuvre politique dans les écoles est d'éduquer les élèves dans un esprit de patriotisme so­viétique ». L'écrivain officiel Michel Cholokhov, qui jouit là-bas d'un crédit insoupçonné, ici, n'est pas de ces oublieux, nombre de ses con­frères cosaques dénonçant chez lui un chauvinisme égal à celui de Dostoïewky. Ce singulier Prix Nobel 1965 n'a pas manqué de vitupérer fielleusement ses deux compatriotes figurant avant lui au palmarès du Nobel, Boris Pasternak (« poète pour vieilles filles... émigré de l'inté­rieur ») et Ivan Bounine (« apatride »), et son zèle d'accusateur ne chôme pas déplorant ainsi que n'aient pas été frappés de peines plus lourdes Daniel et Siniawski coupables de s'être fait éditer — quelle .abomination — ... à l'étranger.]

L'opposition absolue entre le sentiment national et l'inter­nationalisme n'est pas marxiste, car aucune affirmation absolue n'est dialectique. [Donc, Cogniot ne serait pas marxiste...]. Pas de nationalisme de principe... pas d'anti­nationalisme de principe... La culture pleinement nationale doit être le fondement du nouvel humanisme. Il ne peut y avoir d'opposition, mais une unité d'ans la multiplicité, entre l'universel et le particulier, donc entre l'humain et le national. L'humanité n'est pas au-dessus des nations, comme dans le vieux schéma libéral. Elle ne se superpose pas abstraitement à la nation. Elle naît au cœur même des nations, dans ce qu'elles ont de plus secrètement accompli et personnel. C'est en étant véritablement et profondément membre de la communauté nationale populaire que l'on est humain ».

Joseph Prudhomme pas mort : ni la cocarderie tricolore aussi vive chez Maurice Thorez que son adoration du dra­peau rouge :
« Dans mon rapport, je proclame que les communis­tes, ces internationalistes, sont légitimement fiers de la grandeur passée de leur pays, fiers de leurs grands ancêtres de 1793, fiers des combattants de février et de juillet 1848, fiers des héros de la Commune... [... ce qui aurait pu causer la perte de Paris, en août 1944, où le général Chaban-Delmas était convaincu « que les communistes étaient prêts à risquer la destruction de la plus belle ville du monde pour saisir cette chance unique qu'offrait la possibilité d'une nou­velle Commune » (Cité dans « Paris brûle-t-il ? », par Dominique-Lapierre et Larry Collins]. Contre les parasites, contre les traîtres, nous voulons l'union de la nation fran­çaise... Notre amour du pays, c'est l'amour de ses plus glo­rieuses traditions, c'est la volonté de le rendre à ses des­tinées de porteur de flambeau. Notre amour du pays, c'est l'amour d'e son peuple, que nous voulons libre et heureux, c'est la France aux Français ». (» Fils du peuple» - 1937).
Franchement, on préfère encore l'ingénuité d'un Déroulède à cette papelardise d'Arlequin — moins écœurante en­core cependant intellectuellement — puisque n'émanant pas d'un intellectuel, mais d'un simple manœuvrier — que les étapes caméléonesques d'un Louis Aragon, d'une force poétique certes plus brillante que sa force d'intelligence et de caractère. Quel pèlerinage sur le chemin du déjugement. encore qu'il puisse se réclamer, pour ses pantalonnades, de cet aveu majeur : « Un beau jour, je compris que je nour­rissais en moi ce démon : le besoin de trahir » (« Moscou-la-Gâteuse »...) saillies de cette époque, distribuées dans « La Révolution surréaliste », ses conférences ou ses livres :
— « La révolution russe, vous ne m'empêcherez pas de hausser les épaules. A l'échelle des idées, c'est au plus une vague crise ministérielle... Les problèmes posés par l'exis­tence humaine ne relèvent pas de la misérable petite acti­vité révolutionnaire qui s'est produite à notre orient au cours des dernières années. J'ajoute que c'est par un véritable abus de langage qu'elle peut être qualifiée de révolu­tionnaire... Je n'admettrai de personne, fût-ce de vous-même [Jean Bernier] une leçon au nom d'un dogme social, fût-ce celui de Karl Marx » (25 novembre 1924).

— « Un Français, vous me prenez pour un Français... Si vous me lancez mon pays à la tête, je le désavoue ; il est la bêtise, en tant qu'il sert à me qualifier, j'arrache de moi cette France, qui ne m'a rien donné, que de petites chan­sons et des vêtements bleus d'assassin » (15 juillet 1925).

— « Mon pays, remarquez bien, que je déteste, où tout ce qui est français me révolte à proportion que c'est français. Riez bien, nous sommes ceux-là qui donnerons toujours la main à l'ennemi » (18 avril 1925).

— « Je dis ici que je ne porterai plus jamais l'uniforme français, la livrée qu'on m'a jetée il y a onze ans sur les épaules ; je ne serai plus le larbin des officiers, je refuse de saluer ces brutes et leurs insignes, les chapeaux de Gessler tricolores... J'ai bien l'honneur, chez moi, dans ce livre, à cette place, de dire que, très consciemment, je conchie l'armée française dans sa totalité ». (« Traité du style » - 1928), au- même moment où un autre coprologue, le pseudo-historien du cinéma Georges Sadoul, éructait :

« Nous crachons sur les trois couleurs bleu, blanc, rouge... Si on nous oblige à la guerre, nous combattrons au moins sous le glorieux casque à pointe prussien ».

1930 — Aragon s'inscrit au Parti communiste, et nous avons droit aussitôt au psittacisme de rigueur :
« Gloire à la dialectique matérialiste

et gloire à son incarnation

l'armée

rouge

L'éclair de vos fusils fait reculer l'ordure

France en tête

……………

J'appelle la Terre du fond de mes poumons

Je chante les Guépéous de nulle part et de partout

Vive le Guépéou, véritable image de la grandeur matérialiste ».
On vit notre funambule approuver ferme, in «Ce Soir », le pacte hitléro-stalinien d'août 1939, où il n'y avait pas non-agression, neutralité, ignorance réciproque, comme on voudrait trop souvent nous le faire accroire, mais coordination, coopération — collaboration. Puis, lui qui avait vomi : « La France peuple de vidangeurs », et martelé : « Nous saisissons cette occasion pour nous désolidariser publique­ment de tout ce qui est français », mirlitonna résistantialistement :
« Vous pouvez condamner un poète au silence

et faire d'un oiseau du ciel un galérien,

mais, pour lui refuser le droit d'aimer la France

il vous faudrait savoir que vous n'y pouvez rien ».
Cet individu ne se flattait plus, alors, d'avoir brait, in « Le Libertinage » :
« Je fais appel aux jeunes gens, qu'ils désertent en mas­se... A bas le clair génie français... La France et son cortège, les roses pompons du goût. N'exagérons rien : cette vérole du monde n'atteint plus ses 40 millions d'habitants » (1924) ou en 1932 :
« Les trois couleurs à la voirie.

Le drapeau rouge est le meilleur.

La France, jeune travailleur,

n'est aucunement ta patrie.

…………………………………..

Tournez vos yeux vers la Russie

Défends l'U.R.S.S., jeune prolétaire. »
Discours à la Sorbonne, 28 novembre 1946 :
« J'ai entendu récemment dire qu'il s'agissait de consti­tuer l'internation aux dépens des nations, par l'abandon des points de vue nationaux, et comme c'était un Français qui parlait, il demandait que, comme toujours, la France don­nât l'exemple. Eh bien, non, ni l'homme occidental, ni l'Euro­pe, ni aucune grue métaphysique ne me fera l'abdication de cette réalité vivante qui s'appelle la France... [ Cf. Le critique d'art Waldemar George : « Si nous admettons que la France incarne l'idée du droit, une guerre française ne peut être qu'une guerre juste. Ceci dit, notre premier devoir est de refuser de sacrifier la France à l'idée de droit. Le droit est un concept, la France est une réalité... La France synonyme du droit — ou la France au-dessus du droit. Il n'est pas d'autre alternative pour un esprit français » (« L'humanisme et l'idée de patrie » — 1937). Ce n'est point par hasard que ce Waldemar a fait l'apologie d'Hitler « défen­seur des valeurs de l'esprit ».]. Qu'ils (les initiateurs de l'U.N.E.S.C.O.) tâchent honnêtement de repen­ser chacun, non dans un volapük incontrôlable, mais dans leur langue natale, les termes des accords et des échanges qu'ils sont chargés d'établir ». C'est, à s'y méprendre, du de Gaulle, y compris l'allusion au volapük.
Sans sourciller, en mai 1953, in « Les Lettres Françai­ses » (alias : « Je suis Moscou »), le voilà à genoux devant le dictateur rouge : « La France doit à Staline son existence de nation... Merci à Staline qui a rendu possible la formation de ces hommes (les cocos) garants de l'indépendance fran­çaise ». La condamnation de Staline par K et Cie ? L'écra­sement de la révolte ouvrière de Budapest ? Broutilles pour ce « paillasse bien renté du P.C. » (Jean Galtier-Boissière). toujours enclin à se retrancher derrière cette référence :

« Mon parti m'a rendu les couleurs de la France ». Du reste, cet estomaquant génie de tourne-casaque ou tourne-cosa­que aurait bien tort de se gêner : toutes tribunes et radios lui sont ouvertes, et il ne faudrait pas s'étonner outre-me­sure qu'il fût élu un jour à l'Académie... Française (pour la russe, n'est-ce pas déjà fait ?). A peine si, de temps en temps, il se fait tapoter sur les doigts, comme lorsque Clau­de Roy, en février 1964, ironisa : « Aragon n'a jamais — lui qui a tant varié — changé de feu central, de religion secrète et de «folie profonde» (Elsa). Le gros Louis prit fort mal la chose et riposta à l'ancien collaborateur de « Je suis partout » qu'il y avait quelque impudence de sa part à s'enhardir à une telle remarque. A renégat, renégat et demi... Entre néo-nationalistes, ça s'arrangera.
A propos du néo-nationalisme thorézien, lorsque, le 2 mars 1938, eut lieu, à Londres, la vente aux enchères de 262 lettres de Napoléon, la presse du P.C.F, s'empressa de réclamer que notre gouvernement affectât un crédit à l'achat de ces « précieuses reliques de notre histoire ». L'Empereur à l'encan, quelle honte ! Afin que l'étranger ne nous ravît point pareil trésor, le Comité exécutif du Parti ouvrit une souscription permettant de restituer les missives aux archi­ves nationales et s'inscrivit en tête pour 2.500 francs. L'Ogre avec nous ! Et si la guerre d'Algérie ne fut pas sévè­rement condamnée, comme le voulait Sartre, par le « Mou­vement de la paix », c'est que le Parti communiste « crai­gnait de se couper de la masse s'il se montrait moins nationaliste que les autres partis. Il s'opposa officiellement au gouvernement, mais il n'incita plus les disponibles à la désobéissance. Il ne combattit pas le racisme des ouvriers français qui voyait dans les 400.000 Nord-Africains fixés en France à la fois des intrus qui leur volaient leurs places et un sous-prolétariat méprisable ». Simone de Beauvoir («La force des choses »).

A couteaux tirés avec la Soviétie (« Mao, c'est Hitler » — « L'Etoile Rouge » du 11 septembre 1964), la Chine po­pulaire n'en diffère point sur notre sujet :
— « Pour nous, le patriotisme est intimement lié à l'internationalisme. Notre slogan est « S'opposer à l'envahis­seur pour la défense de la patrie... Le patriotisme est l'appli­cation de l'internationalisme dans la guerre révolutionnaire mondiale... Le vrai patriotisme est ce fervent amour que l'on éprouve à l'égard de sa patrie, de son peuple, de sa langue et de ses meilleures traditions qui ont derrière elles des mil­liers d'années et des générations de développement histori­que. Le Patriotisme n'a aucun rapport avec le nationalisme bourgeois, arrogant, égoïste et xénophobe ».
Mao Tsé Toung galèje : pas xénophobe, la virulente cam­pagne « culturelle » (sic) contre tout ce qui est occidental, notamment américain, sans omettre, à présent, ce qui est russe ? Cf. le slogan : « Les dirigeants soviétiques sont un tas d'ordures » (2 novembre 1966), ou les 119 extraits d'arti­cles antichinois de la presse moscovite publiés à Pékin pour justifier l'ire jaune prête à ressusciter la revendication de territoires jadis spoliés par les tsars. Les gardes rouges abat­tent à coups de marteaux une statue de la Liberté, à Kwanchow, hurlent : « Si besoin est, nous ensanglanterons le Pacifique... Nous devons provoquer un immense gâchis. Plus grand sera ce dernier, mieux cela vaudra », pendant que des gosses de huit ans sont exercés au maniement d'armes, que tel ballet a pour argument de jeunes chinoises qui, le fusil à la main, « sont animées de l'ambition révolutionnaire et pensent à défendre leur patrie plutôt qu'à l'élégance... », ou qu'un lecteur du « Quotidien du peuple » s'y accuse d'avoir été contaminé par la 9è Symphonie de Beethoven, propre à « donner des illusions sur les idées d'amour uni­versel et d'humanitarisme bourgeois ». Quel souci de la fraternité chez les camarades marxistes ! A bas la mélodie infinie de la 9è Symphonie ! Vivent les orgues de Staline...

Et le serve poète Evtouchenko n'a pu rentrer en grâce au­près du Kremlin, après ses incartades « libérales », qu'en déchirant à belles dents les tovaritchs chinois, le tout ac­commodé de l'éternel : « II faut être citoyen avant d'être citoyen du monde », tel un vulgaire étudiant de l'Université de Pékin, où l'on enseigne qu'une des éminentes qualités de la jeunesse est de « tout subordonner aux besoins de la patrie ». En 1951, on n'en était pas encore au sketch brouilles-rabibochages entre frères rouges, et Liou Chao Chi n'avait pas assez de flèches pour pertuiser « la position antisoviétique de la clique Tito... qui, émané du programme nationaliste de la bourgeoisie mène à la trahison de la cause de l'unité internationale des travailleurs et à une position nationaliste...
« Nous, les communistes chinois, nous sommes des inter­nationalistes prolétariens éprouvés, et, en même temps, des combattants (Quelle déchéance ! Une longue tradition de la philosophie chi­noise ne s'appliquait-elle pas à ne point exalter la guerre (« Un gé­néral vraiment grand n'aime pas la guerre. Il n'est ni vindicatif, ni passionné » — Confucius) et à se glorifier de la faiblesse militaire, puisant paradoxalement dans son mépris des valeurs guerrières la con­viction de la supériorité de la Chine sur les civilisations étrangères ? Dans la hiérarchie des valeurs, les sages jaunes plaçaient même le soldat au degré le plus bas — juste avant le brigand. Or, Suzanne Labin, in « Ambassades pour subversions », impute à Mao 30 mil­lions de victimes.) révolutionnaires nationaux et patriotes s'opposant de la manière la plus énergique à toute agression impérialiste contre la nation chinoise, défendant la liberté et l'indépendance de notre patrie et s'opposant à tous les traîtres... Le succès de ce mouvement de libération nationale représente un grand pas en avant sur la voie de la cause de l'internationalisme prolétaire, en ce sens qu'il donne une aide et une impulsion considérables à la révolution socia­liste du prolétariat mondial... Les communistes doivent être les défenseurs les plus résolus des intérêts légitimes de leur propre nation ! ».

Quelle différence avec la position archi-traditionnelle des pays capitalistes ? Liou Chao Chi va nous l'indiquer de façon biscornue :

« La question nationale est étroitement liée à la ques­tion de classe... Seuls, les intérêts de classe du prolétariat coïncident réellement avec les intérêts fondamentaux de sa nation ».
D'où il ressort que tout individu « s'il est vraiment patriotique », doit collaborer avec le Parti Communiste et s'attacher à la politique d'alliance avec l'Union Soviétique :

« Tout comme le camarade Mao Tsé-toung l'a souligné dans « De la démocratie nouvelle », on doit s'unir soit avec l'Union Soviétique, soit avec l'impérialisme ; le choix en est obligatoire. C'est là la ligne de démarcation entre le patrio­tisme et la trahison entre la révolution et la contrerévolution, entre le progrès et la rétrogression, quelle que soit la nature. S'opposer à l'Union Soviétique, c'est servir obli­gatoirement les intérêts de l'impérialisme et trahir ceux de sa propre nation ».
Vous voilà donc « traîtres », messieurs Mao Tsé-toung et Chou En-laï (complices ou rivaux) puisque, en résistant à l'U.R.S.S., vous trahissez les intérêts de votre propre nation... Quelle « devinette enveloppée de mystère à l'inté­rieur d'une énigme », ô Churchill ! Quel imbroglio ! Mais imbroglio sur lequel — sous l'angle où nous nous plaçons — il serait inutile de s'appesantir, la chose la plus sûre (n'im­porte soit le clan sorti victorieux du chaos né là-bas en jan­vier 1967) étant que le vainqueur ne sera absolument pas dépourvu de xénophobie ni d' « égoïsme sacré ».

De tout cet indigeste et malhonnête verbiage, ne rete­nons que la rage de chacun à vouloir être d'abord et surtout patriote, à quelque sauce que soit mijoté ce patriotisme («défendre les valeurs de la civilisation chrétienne » ou « monter la garde aux frontières sacrées de la communauté socialiste »), et le soin de vouloir le faire coïncider — mot clef en cette affaire — avec telle ou telle idéologie, comme si le nationaliste avait honte de déifier toute nue sa nation et tâchait de la revêtir d'une dignité plus noble, sentant confu­sément, malgré ses hauts cris, ce qu'aurait d'insuffisant et de dérisoire la mise sur l'autel d'une déité aussi contingentielle qu'une patrie — fût-ce la sienne. Et, bien entendu, cette sorte d'assimilation abusive est singulièrement détes­table quand elle provient d'un mouvement à l'étiquette in­ternationale ou révolutionnaire, car alors double est l'escro­querie, où l'affermissement d'un ancestral tabou apparaît grimé en émancipation et la furie autarchique en rassem­blement du genre humain.
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