Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7








télécharger 212.76 Kb.
titreAdresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7
page7/21
date de publication19.11.2017
taille212.76 Kb.
typeAdresse
b.21-bal.com > loi > Adresse
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   21

Comprendre le vécu des enfants : comment s’assurer d’une meilleure

collaboration de leur part lors des examens ou des traitements médicaux


Par Dominique Duchesne, psychologue, M. Ps. au CHU Sainte-Justine
Résumé : Discuter des raisons, des avantages et des façons de privilégier une meilleure compréhension et collaboration des enfants et des parents dans la pratique ainsi que du rôle des parents et des professionnels de la santé.
Bonjour à vous, chers parents et intervenants, membres de l’AQPEHV. C’est la première fois que j’ai l’occasion de m’adresser à vous et j’en suis très heureuse. Je suis psychologue au CHU Sainte-Justine au programme de Chirurgie-Traumatologie depuis quelques années déjà. Mon mandat premier consiste à rencontrer des enfants qui reçoivent des soins médicaux en externe ou qui sont hospitalisés suite à une intervention chirurgicale ou à un accident. Deux des motifs très souvent évoqués pour demander les services du psychologue en milieu hospitalier pédiatrique sont le manque de collaboration d’un enfant, de même que l’anxiété suscitée par les examens, par les traitements ou par une intervention chirurgicale envisagée.
Vous serez sûrement d’accord avec moi, que l’hôpital et ses salles d’attente ne sont généralement pas des endroits agréables pour une grande proportion d’enfants !!! Il en est de même des vêtements qu’on leur demande de revêtir, des machines ou appareils bizarres qui peuvent faire peur, des gestes inconfortables ou dou-loureux qui leur sont imposés… Que ce soit pour un examen, un traitement ou une intervention chirurgicale, diverses émotions peuvent envahir l’enfant surtout s’il a déjà vécu des expériences passées difficiles. En effet, le souvenir d’un moment désagréable risque de demeurer dans sa mémoire et la prochaine fois, il s’en rappellera et son anxiété renaîtra, mais en augmentant. Donc, l’expérience d’un examen ou d’un traitement peut être un moment difficile où tout peut devenir sujet d’anxiété pour l’enfant, mais aussi pour son parent et pour ceux qui en prennent soin. Voilà pourquoi il faut aider l’enfant à appri-voiser cet environnement étranger.
Je vous entends me demander : « Que peut-on faire pour favoriser la collaboration d’un enfant aux soins et rendre cette expérience plus posi-tive d’abord pour lui, mais aussi pour nous ? » Dans cet article, nous allons discuter de certains principes qui m’apparaissent importants pour favoriser la collaboration des enfants et rendre cette expérience plus positive pour tous. Certains aspects peuvent être pris en charge par le parent et d’autres par l’équipe soignante.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il m’apparait nécessaire de rappeler deux idées importantes. Le premier point à souligner est le fait qu’un enfant est un être en développement, donc qui change et évolue avec le temps. Ainsi, selon son âge, il va percevoir, comprendre et réagir de façon différente. En effet, un jeune enfant de six ans ne vivra pas une situation comme un adolescent pourrait le faire. Il en est de même pour les soins reçus en milieu hospitalier. Il est donc fondamental pour les parents, mais aussi pour les intervenants d’adapter leur discours et leur comportement à l’âge de l’enfant.
Deuxièmement, un enfant, quel que soit son âge, capte tous nos sentiments ressentis par notre langage non verbal (préoccupation, impatience, frustration, peur, etc.). Donc, si un parent est anxieux à cause d’un traitement ou d’une intervention chirurgicale, l’enfant percevra cette anxiété et deviendra lui-même inquiet. Il comprendra alors que la situation est dangereuse.
Revenons maintenant à notre sujet. C’est après plusieurs années de pratique auprès des enfants malades et de leur famille que je me suis rendue compte que c’est en comprenant mieux ce que ces derniers vivent et ressentent lors des visites médicales que nous, parents et intervenants, pouvons ajuster nos façons de faire pour que ces moments deviennent plus positifs et ainsi améliorer la collaboration des enfants. Ainsi, il m’apparait important, compte tenu de cette expérience, de vous faire part de ma réflexion sur le sujet. Plus spécifiquement, j’ai réalisé qu’il faut reconnaitre et adresser les peurs ou les autres émotions négatives que les enfants peuvent ressentir, puis, dans la mesure du possible, leur redonner un certain contrôle sur la situation.
1- Reconnaitre et adresser les peurs des enfants
Tel que mentionné précé-demment, le milieu hospita- lier peut susciter des peurs chez les enfants. Ces peurs peuvent s’exprimer de diffé- rentes façons, selon l’âge et la personnalité. Nous observons généralement une plus grande excitation, des pleurs, un mutisme, de l’agressivité ou de la passivité et bien évidemment un refus net de collaborer avec les soignants. Il est aussi important de préciser que certains enfants ont beaucoup de difficulté à nommer ou à identifier qu’ils ont peur. C’est alors le rôle des adultes de reconnaître les sentiments des jeunes. Enfin, les peurs peuvent avoir différentes origines ou objets. Ainsi, certains peuvent avoir peur d’être séparés de leurs parents, peur d’avoir mal ou peur des conséquences d’un geste ou d’un traitement médical ainsi que des séquelles.
La majorité des enfants ont peur d’être séparés de leurs parents. D’ailleurs, quelque soit notre âge, lorsque nous sommes appelés à vivre des moments difficiles, nous ressentons le besoin d’être accompagné d’un proche. De la même façon, pour un enfant, la présence de son parent est rassurante et nécessaire pour lui permettre de faire face à la situation. Cette présence doit d’ailleurs être encouragée dans la mesure du possible.
Pour d’autres, c’est la peur d’avoir mal qui est très envahissante. Cette peur est d’autant plus importante si l’enfant ne comprend pas sa condition médicale ou la raison des traitements. Il est important d’évaluer la douleur ressentie. Précisons aussi qu’à partir d’environ 4 ans, un enfant est en mesure d’identifier où il a mal avec précision mais aussi de qualifier et de quantifier son niveau de douleur.
Finalement, j’ai réalisé que de très nombreux enfants se construisent des représentations tout à fait fausses de leur condition médicale, de ses origines ou même des conséquences des gestes ou actes médicaux, des examens ou des soins. En effet, comme adultes, nous prenons souvent pour acquis qu’un jeune qui vient régulièrement à l’hôpital, et ce, depuis de nombreuses années comprend ce qu’il a et la nécessité des soins ou des interventions qui lui sont imposés, ce qui n’est pas le cas pour une grande proportion d’enfants. En effet, le langage médical est difficilement accessible pour ces derniers et aussi ils ne maitrisent pas encore suffisamment bien le fonctionnement du corps humain. Ils ne peuvent donc pas saisir correctement l’impact d’un examen ou d’un traitement. D’ailleurs, pour plusieurs enfants, l’hôpital représente une forme de punition. Ils peuvent aussi s’imaginer être responsable de leur maladie. De la même façon, certains croiront que leur blessure ne se referme jamais, que leur cicatrice restera énorme, qu’ils ne pourront plus marcher après une fracture de la jambe, qu’ils se videront de leur sang lors d’une prise de sang… ou encore que l’objet médical utilisé pour les examiner ou les soigner pourrait les blesser davantage.
Au cours des dernières années, j’ai constaté les bienfaits de reconnaitre que ces peurs sont possibles, réelles et présentes pour les enfants. Cette reconnaissance permet d’ailleurs un certain apaisement chez les enfants. Par contre, bien qu’elle soit fondamentale, elle n’est toutefois pas suffisante. Il faut aussi les aider à la gérer. Un des moyens pour le faire est de transmettre à l’enfant des informations en mots simples sur sa condition médicale et sur ce qui doit être fait pour le soigner. L’enfant a besoin de comprendre ce qui se joue dans son corps de même que la pertinence et l’importance d’un examen ou d’un soin. Pour bien comprendre le geste, l’enfant doit avoir une idée de la procédure, des étapes, du matériel utilisé, des personnes présentes, de la durée ainsi que des moyens qui seront mis en œuvre pour limiter la douleur, l’inconfort, ou l’inquiétude. Donc, donner du sens à quelque chose qui risque d’être difficile, permet de mieux le supporter.
Pour bien saisir, un enfant a besoin des explications verbales mais aussi de voir des images, des photos, des films ou de visiter les lieux. Un moyen souvent efficace est de lui montrer avec une poupée ou un toutou ce qui va être fait et de lui donner l’occasion de manipuler le matériel médical.
Finalement, il est important de parler clairement et simplement à l’enfant. Les explications doi-vent nécessairement être adaptées à l’âge (voir tableau plus bas). Il faut aussi chercher à le rassurer sans le tromper ni minimiser le soin ou le menacer. Il est préférable de dire : « Je comprends que tu as peur mais je suis avec toi et ça va bien aller. On va passer à travers cela ensemble » plutôt que « c’est pas beau de pleurer à ton âge » ou encore « si tu n’es pas sage je fais sortir tes parents ».
Il existe aussi différentes techniques pour soutenir les enfants lors de soins douloureux ou lorsqu’ils sont anxieux et qui permettent d’amé-liorer leur collaboration. Une de ces techniques est la distraction.
Cette dernière permet à l’enfant de centrer son attention sur quelque chose de positif pendant l’examen ou le traitement. Attention toutefois de ne pas déranger les intervenants dans leur travail !
Vous trouverez à la fin du texte un tableau qui donne certaines pistes de réflexion quant à la préparation des enfants en vue d’un examen ou d’un traitement ainsi que des suggestions de distraction adaptées selon l’âge des enfants.
2- Redonner du pouvoir aux enfants
Mon deuxième constat est le fait que lorsqu’un enfant est examiné, soigné ou hospitalisé, il a rarement le choix !!! En effet, même si un traitement est désagréable ou anxiogène, si sa condition médicale le requiert, il devra le subir. Cette situation entraine donc un important sentiment d’impuissance. Il m’apparaît donc nécessaire pour améliorer la collaboration d’un enfant de tenter de limiter ce sentiment en lui redonnant un certain contrôle. Il ne s’agit pas de lui laisser croire qu’il a tout le contrôle et que c’est lui qui décide tout. En effet, si un examen ou un traitement est nécessaire, il doit être fait.
Donc, lorsque possible, certains choix peuvent lui être proposés par le personnel soignant. Par exemple, lui permettre de choisir qui peut l’accompagner dans la salle d’examen, quand débuter le soin, dans quelle position se placer ou encore s’il souhaite ou non regarder la procédure.
Ces petits choix peuvent paraître banals mais c’est en tenant compte de son opinion, de ce qu’il ressent et en lui faisant confiance que nous l’aidons à s’adapter à une situation, ce qui géné-ralement a un effet positif sur la collaboration.

1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   21

similaire:

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 icon1111, rue St-Charles Ouest, Longueuil (Québec) J4K 5G4

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconRéunionnais du Québec Nou lé là !
«Québec, terre d’aventures» voir en Boutique, mais l’événement de cette fin d’année 2008 est incontestablement le 160e 20 désamn...

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconHypersexualisation: plaidoyer pour un retour des cours d'éducation sexuelle
«C'est impératif que ces cours reviennent», a affirmé, vendredi, la coordonnatrice de l'organisme Projet Intervention Prostitution...

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconBureau de la communication

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconReunion de bureau du 02/12/2015

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconReunion de bureau du 07/10/2015

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconMise à disposition d’un bureau médical

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconBureau de cooperation scientifique et universitaire

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconTél. (237) 223. 40. 25 Poste 4606 (Bureau)

Adresse 10, boul. Churchill, bureau 203, Longueuil (Québec) J4V 2L7 iconAdresse de l’établissement (mentionner l’adresse physique et l’adresse postale si différentes)








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com