Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii»








télécharger 0.74 Mb.
titreProgramme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii»
page7/15
date de publication19.11.2017
taille0.74 Mb.
typeProgramme
b.21-bal.com > loi > Programme
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   15

2.2. Nouveaux défis du sous-secteur forestier


La gestion des ressources forestières du pays fait l’objet d’une plus grande attention des autorités du pays. Les perspectives politiques à court et moyens termes sont focalisées sur l’aménagement de plans d’aménagement de massifs soumis à exploitation, l’intensification des initiatives de reboisement, une meilleure gestion des aires protégées, l’intensification et la moralisation du contrôle forestier, l’adoption et l’application du code de déontologie du service des Eaux et Forêts, la relecture du statut particulier du cadre des Eaux et Forêts, le développement du partenariat public/privé et la préparation des outils de transfert de compétences aux collectivités territoriales.
Au regard de ces perspectives, un certain nombre de défis se posent dont l’instabilité institutionnelle constante du cadre politique de gestion du secteur de l’environnement, l’insuffisance de synergie entre les projets et programmes développés dans le secteur et surtout l’inconstance de volonté politique pour soutenir durablement les orientations pertinentes adoptées.

2.3. Pertinence et bienfondé d’une approche intégrée de gestion des ressources forestières



Au regard des résultats d’expériences antérieures, il est aujourd’hui évident que pour assurer plus d’efficacité aux initiatives de gestion durable des ressources forestières, il faut une approche intégrée. En effet, la pauvreté des populations, l’insécurité alimentaire, les crises sociales et sécuritaires, les catastrophes naturelles sont autant de facteurs qui impactent directement sur la gestion des ressources forestières. Il devient donc nécessaire d’intégrer dans les approches de gestion des ressources forestières les problématiques de la sécurité alimentaire, du changement climatique, des crises et catastrophes et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
L’analyse du contexte de développement du pays articulée autour de la problématique de gestion durable des ressources forestières a dégagé les arguments pertinents en faveur de l’approche intégrée.
Toutefois, cette approche intégrée ne s’oppose nullement à celle de la gestion décentralisée des forêts à la réalisation de laquelle elle pourrait d’ailleurs contribuer fortement en créant les conditions favorables au transfert de compétences.

2.4. Analyse du contexte de développement du sous secteur forestier


Les ressources forestières sont constituées des formations forestières naturelles, des plantations, du couvert herbacé, des sols à vocation forestière boisés ou non, des arbres hors forêts et parcs arborés, des Produits forestiers.

Depuis les travaux effectués par le Projet Inventaire des Ressources Terrestres (PIRT 1979 – 1982) et le Projet Inventaire des Ressources Ligneuses (PIRL 1985-1991), on ne dispose aujourd'hui d'aucune donnée récente sur l'évolution des ressources ligneuses au Mali excepté celles de l’inventaire forestier des régions Nord (Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal).

Le PIRL1 estime le domaine forestier national à 100 millions d'ha (1 million de km²) qui concentrent l’essentiel des ressources ligneuses du domaine forestier national.

Au Mali, les forêts jouent un rôle crucial en assurant la résilience des systèmes de production alimentaire face au changement climatique et à l’instabilité économique, sociale et politique. Les sources de revenu basées sur les forêts et les arbres peuvent contribuer à assurer la résilience. En effet, les services éco-systémiques fournis par les forêts et les arbres offrent des contributions essentielles aux communautés tributaires des forêts et à l’agriculture, notamment en protégeant le sol et les eaux, en maintenant la fertilité du sol, en régularisant le climat et en fournissant un habitat aux pollinisateurs sauvages et aux prédateurs et ravageurs agricoles. En outre, le rôle des forêts et des arbres hors forêt dans la lutte contre la faim exige beaucoup plus d’attention et devrait être intégré dans les stratégies pour la sécurité alimentaire et la nutrition.

Les forêts contribuent largement à la satisfaction des besoins alimentaires et énergétiques des populations rurales. Aujourd’hui, la déforestation et la dégradation des forêts constituent un phénomène inquiétant qui risquent d’entraîner la perte d’un grand nombre d’espèces et la réduction drastique à moyen terme du potentiel de production face à des besoins croissants. Les mauvaises pratiques agricoles et l’exploitation sauvage du bois à des fins de commercialisation ainsi que la dégradation naturelle sont entre autres des facteurs qui contribuent à ce phénomène. Le changement climatique et la crise politico sécuritaire qui prévaut dans le pays ont exacerbé la pression des populations sur les ressources forestières astreintes à développer des stratégies de survie.

Ainsi, face au défi de la durabilité des ressources forestières, il apparait urgent de promouvoir des politiques publiques, des stratégies adaptées et efficaces de conservation et de protection impliquant l’ensemble des parties prenantes. Dans cette perspective, l’approche basée sur la participation et la responsabilisation des acteurs à tous les niveaux semble plus porteuse de résultats. En ce qui concerne les communautés locales organisées au sein des collectivités territoriales, elles ont un rôle crucial à jouer. La collecte, la documentation et une meilleure utilisation des savoirs traditionnels et des connaissances scientifiques pour valoriser de façon contrôlée les ressources forestières dans le cadre de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et la création de richesses constituent des enjeux importants. La prise en compte spécifique des connaissances des femmes sur les forêts (en termes de diversité spécifique, d’utilisations pour divers objectifs), de pratiques de conservation et de gestion durable, ainsi que leur rôle pour assurer la sécurité alimentaire et la nutrition des communautés rurales doivent être assurés. Aussi, des possibilités existent d’augmenter la production agricole et de protéger les forêts, grâce à la restauration des terres forestières dégradées (GDT), l’utilisation accrue des arbres en agriculture et en adaptant dans ce sens les politiques et les cadres institutionnels.

Le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gestion des ressources forestières est une exigence pour l’atteinte des objectifs du programme. La formation en matière d’entreprises forestières durables par exemple peut aider les communautés dépendantes des forêts, notamment les femmes et les jeunes, à acquérir des compétences pour accéder aux marchés et intégrer des chaînes de valeur améliorant leur sécurité alimentaire, leur nutrition et la génération de revenus.

La problématique de la gestion forestière s’inscrit désormais au cœur des préoccupations nationales et est inscrite dans les objectifs du CSCRP. Ainsi, le gouvernement, la société civile, les populations, les organisations bilatérales et multilatérales d’aide au développement, le secteur privé et les autres parties prenantes ont des rôles importants à jouer pour contribuer à instaurer des systèmes et mécanismes de gestion des ressources forestières qui assurent la durabilité de ces ressources.

Le Programme GEDEFOR II s’inscrit dans cet élan.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   15

similaire:

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconBonjour Danielle. Quel est l’animal que nous évoquons aujourd’hui ?
«d’ingénieur» doublé d’un industriel. IL est maître des forges de Montbard. IL s’intéresse de près à la gestion de son domaine, de...

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconL'absorption est un processus de transfert de masse d'un composé...

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconGestion électronique des documents … Acquisition de documents papier...
«papier» pour les intégrer dans le système de gestion électronique des documents produits et exploités au sein de l’organisation

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconDes eaux et des forêts dossier de Motivation / Notice
«dossier de motivation», d’émettre un quelconque jugement de valeur sur les candidats

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconElaboration du sros 3 – cahier des charges – phase 2

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconInterviews 44
«refuge d’écosystèmes naturels», participant à la biodiversité des agglomérations urbaines [4]. IL est donc nécessaire de préserver...

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» icon1. Qu'est-ce que c'est "la gestion sociale" et "le management social"
Политология comprend la gestion comme l'influence sur la société du côté de l'Etat par les méthodes politiques etc

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconProgramme ci-dessous Programme des activités 2015/2016

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» icon2/- adjoud-Sadadou D., Halli-Hargas R. Effectiveness of mycorrhizal...
«Étude de la diversité floristique de la forêt de l'Akfadou (Algérie)». Bois et forêts des tropiques 2007, no291, pp. 75-81

Programme de gestion decentralisee des forets phase II «gedefor ii» iconApport du laboratoire de Biologie Clinique dans le diagnostic des allergies
«sensibilisés». Cette phase est dite silencieuse car elle n’entraîne pas de signes cliniques








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com