Semaine 1








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Une grammaire pour écrire
Véronique REY & Marie-Noëlle Roubaud




SEMAINE 1 3

Phrases et propositions 3

SEMAINE 2 12

Les groupes de mots 12

SEMAINE 3 37

Les emplois des temps (harmonie entre les temps employés) et la concordance de temps (emploi obligatoire des modes et des temps) 37

La ponctuation 39

Ecrire 40


Quand le sens gouverne la grammaire….

On a l'habitude de présenter la grammaire comme un ensemble de règles, reposant sur un principe logique, voir mathématique. Une fois ces règles apprises, des exercices structuraux permettent de vérifier si cela est bien manipulé par la personne

Mais il existe plusieurs types de grammaire et l’un d'entre eux est la grammaire qui aide à la compréhension des textes. L'analyse des constituants des phrases permet de mieux comprendre le sens de la phrase. Cette grammaire était particulièrement employée lors de la traduction des textes classiques européens, rédigés en grec et en latin. L'analyse de la morphologie des mots (comment les mots se construisent), de leur fonction dans une phrase et des marqueurs morphologiques liés à cette fonction, leur place et enfin, l'enchâssement des phrases les unes par rapport aux autres offraient et offrent, au lecteur expert, la possibilité de comprendre un texte rédigé dans une langue morte.

A partir de cette tradition, nous proposons, à l'attention des futurs rédacteurs professionnels, d'étudier les relations entre le sens et les composants d'une phrase ; certaines notions sont directement liées à la grammaire scolaire, d'autres, par l'approche du sens de la phrase, montrent qu'il peut y avoir plusieurs solutions en fonction du sens que le rédacteur veut donner. Enfin, certains repères morphologiques illustrent comment la langue est un objet patrimonial générant des contraintes que le rédacteur doit suivre. L'objectif de ce syllabus n'est pas d'apprendre à décrire une langue. L'objectif est de donner au rédacteur professionnel une grammaire qui lui permette de faire des choix au sein de la phrase et dans les enchâssements des phrases. Le matériau du rédacteur francophone est la langue écrite française. Nos exemples seront principalement des exemples littéraires car ils constituent des gabarits, c'est-à-dire des modèles de mesure pour construire de nouvelles phrases : on n'invente rien, on déforme et de là, naît le style ... Il s’agit de pratiques partagées entre amoureux de la langue française.
Ce n’est pas une grammaire du français mais une grammaire pour écrire en français : elle est non exhaustive, elle donne une façon de penser la langue et non une description scientifique d’une langue.


SEMAINE 1




Phrases et propositions



Un peintre connaît le nom des couleurs et celui de ses instruments ; il en est de même pour celui dont l’écriture est un métier. Ces mots apparaîtront au fur et à mesure, mais ils constituent la trousse du rédacteur professionnel.
Les mots assemblés en un sens constituent une proposition :

  • «  Au loin, très loin, sur ma droite, au-delà des collines plus basses, la mer matinale brillait » [Pagnol, Le temps des secrets, 15]

  • «  La musette à l'épaule, et mon bâton à la main, je partis tout seul vers les collines enchantées » [14]

= propositions indépendantes car il n’y a pas d’autres propositions enchâssées.
Si une proposition est liée à une autre par une conjonction de subordination ou un pronom relatif, cette proposition est subordonnée à la première qui devient proposition principale.
« Les jours forment les années

Dont (pronom relatif) le siècle grossit son cours.»
L’ensemble forme une phrase. Il faut apprendre à équilibrer la phrase selon un rythme.
« Des moments, des heures sont nés,

Et les heures forment les jours,

Et les jours forment les années,

Dont le siècle grossit son cours. » (Lamartine)
« Sans doute il est trop tard pour parler encor d'elle;

Depuis qu'elle n'est plus quinze jours sont passés,

Et dans ce pays-ci quinze jours, je le sais,

Font d'une mort récente une vieille nouvelle.

De quelque nom d'ailleurs que le regret s'appelle,

L'homme, par tout pays, en a bien vite assez. »

(Musset)
« Une soirée perdue

J'étais seul l'autre soir au Théâtre Français,

Ou presque seul, l'auteur n'avait pas grand succès!

Ce n'était que Molière et nous savons de reste,

Que ce grand maladroit qui fit un jour Alceste,

Ignora le bel art de chatouiller l'esprit

Et de servir à point un dénouement bien cuit.

Grâce à Dieu nos auteurs ont changé de méthode

Et nous aimons bien mieux quelque drame à la mode

Où l'intrigue, enlacée et roulée en feston,

Tourne comme un rébus autour d'un mirliton. »

(Musset)
Les phrases courtes sont un gage de monotonie et de manque d’appréhension de l’ensemble des possibles. Mais elles sont aussi un gage d’une facilité de lecture et donc d’une rapidité de compréhension.

Dans une situation d’appréhension de la grammaire comme un outil d’écriture, il vaut mieux donc appréhender la phrase de départ dans ses contextes énonciatifs et dans un deuxième temps, apprendre à simplifier en raison d’une commande particulière comme l’écriture de textes administratifs et non le contraire. En effet, il est plus aisé d’éliminer que de rajouter des éléments. Si l’on sait écrire des phrases longues, les phrases courtes seront aisées à construire…l’inverse est plus problématique.

Découvrir les phrases consiste donc à appréhender les phrases longues : ce sont les phrases longues qui assurent à l’écrit le transfert d’informations et d’émotions car elles répondent à une question qui intègre la phrase déclarative dans un contexte.
Le principe est d’éclaircir une situation : faire comprendre, faire connaître, bref vérifier que l’interlocuteur possède les informations nécessaires. Comme on le verra plus loin, convaincre relève d’un autre domaine, à savoir la rhétorique. Pour l’instant, l’objectif est de transmettre une information. Pour se faire, il y a des « explicitants », ces questions auxquelles il faut penser afin de rétablir le contexte à l’écrit ; ils peuvent être facultatifs, mais ils constituent une trame structurelle des phrases et des paragraphes. C’est dans ce jeu avec les « explicitants » que l’on passe de la désignation à la signification. La désignation montre un objet (c’est un avion), la signification est le sens dégagé à partir d’un tissage comme l’atteste l’exemple ci-dessous.

Désignation/information : il faisait beau

Signification :

« C’était, comme nous l’avons dit, un jour merveilleusement beau avec un air qui invitait au vol, si frais, si léger. » Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, Selma Lagerlöf, trd T. Hammar, delagrave : Paris, 1960.
Les explicitants : ils permettent d’expliciter le contexte.

Qui ? animés

Quoi ? inanimés

Où ? lieu

Quand ? temps

Comment ? manière

Pourquoi ? cause

Combien ? nombre

Lequel ? déterminant
Qui, que, quoi, dont et renvoient à des constructions de type phrase relative, c’est-à-dire, relative au mot précédent (les pronoms relatifs seront repris plus loin) :

Partout où j’ai voulu dormir, je n’ai rencontré que des amis

J’irai là-bas où le manguier nous fait de l’ombre

Nous irons là où vous êtes allés cet été

Ici où vous êtes vous ne pourrez que travailler

C’est la maison aux nombreuses lézardes où le lierre attache ses griffes.
Mais autorise aussi une construction subordonnée : Nous allons où tu veux.

Voici quelques exemples des différents statuts de où :

le village où j’ai vu le jour

C’est là que j’habite, c’est là où j’habite

C’est là où je vous arrête ; c’est là que je vous arrête ; c’est où que je vous arrête ?

Où que : où qu’il soit, je le trouverai (subjonctif)

D’où ; dont : d’où est employé pour duquel, de laquelle lorsqu’il s’agit d’une action physique, de sortie, d’éloignement : Vénus remonte dans un nuage d’où elle était sortie (Fénelon)

Si l’on exprime l’action morale d’être issu, il faut employer dont : la famille dont il est issu ; les peuples dont nous sommes descendants.
Exercice : Donner 10 exemples de ce type de construction à partir d’une lecture de presse ou de littérature.
Qui & Quoi

Dans la construction, la distinction animé/inanimé est fondamentale :

Sais-tu ce qu’il fait ? Il fait cela.

Sais-tu qui vient ? Pierre vient.

Cependant, il peut se présenter une confusion entre des objets animés et des objets inanimés selon le verbe. Par exemple, avec arriver, une personne ou un objet (un train) peut arriver. Dans ces cas-là, on emploie la formule ce qui : sais-tu ce qui est arrivé ? sais-tu qui arrive ? Mais jamais *sais-tu ce qu’arrive ?
Le sens du verbe, comme nous le verrons par la suite, conditionne la construction avec un objet ou non. Le verbe dormir, enrager (on ne peut pas enrager quelqu’un ; on enrage et on fait enrager quelqu’un) ne reçoit pas d’objet à la différence d’acheter : on achète forcément quelque chose ! Les grammairiens nomment le premier type de verbes, verbes intransitifs et le deuxième, verbe transitif. Certains verbes intransitifs, suivant leur sens en contexte, peuvent devenir transitifs indirects : plaire & plaire à.

Dans le cas d’un verbe transitif, l’objet est nécessaire pour satisfaire le lecteur. Il mange, il regarde évoque un style littéraire
Cependant, que est un élément relevant de plusieurs natures : pronom interrogatif (que vois-tu ?), pronom relatif (le soleil que je regarde), conjonction de subordination (il est évident que le ministre peut recevoir des mensualités), comparaison (il est plus grand que moi) … Le propos ici n’est pas de résoudre un problème de grammairien mais de repérer que cet élément est à manier avec précaution car son suremploi peut obscurcir le propos et alourdir la mélodie.
Exercices :

1- Repérer dans les phrases suivants les subordonnées ayant une fonction de COD ou COI :

1. L’expérience enseigne que la paresse avilit.

2. Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.

3. Nicolas se rappela que le rez-de-chaussée était habité par des gens simples.

4. J’entendis marcher derrière moi et je sentis qu’on me touchait l’épaule.

5. Demande-toi si toi-même tu ne l’as pas un peu vexé.

6. Je me demandais si j’irai ramasser ma canne qui avait roulé dans le fossé.

7. Un homme avisé ne s’attend pas à ce que les difficultés se résolvent d’elles-mêmes.

8. Les anciens croyaient que la Terre était plane.

9. Parfois nous nous apercevons que nous avons fait une erreur.

10. L’avare croit que tout son bonheur est dans sa fortune.
2- Proposer 10 phrases du même type extrait de la littérature et/ou de la presse.
3- Compléter les phrases suivantes avec une subordonnée objet :

1. Parfois nous nous apercevons …

2. Les gens se demandent …

3. Nul ne sait…

4. Les enfants croient…

5. Les enseignants se plaignent…

6. La mère se rappela…

7. Je ne savais pas …

8. Brusquement, il se souvient …

9. Les employés sont convaincus…

10. Il aura du mal à faire croire…
Revenons aux explicitants. Voici le tableau comprenant les liens logiques des explicitants et les contraintes de conjugaison générées.


lien logique

conjonctions

subjonctif

but

afin que, pour que, de crainte que, de façon que, de manière que, de peur que

toujours

cause

comme, parce que, puisque, non que, attendu que, étant donné que, sous prétexte que, vu que

avec non que

comparaison

ainsi que, comme, de même que, aussi bien que, autant que, mieux que, moins que, plus que, selon que, tel que

jamais

concession/opposition

alors que, bien que, même si, quoique, encore que, quel que, quelque...que, qui, que, quoi que, si...que, tandis que, tout...que

oui avec bien que, encore que, quel que, quelque que, si que, tout que

conséquence

de sorte que, si bien que, pour que, au point que, de façon que, de manière que, tant que, tellement que

subjonctif avec assez, pour que, suffisamment pour que, trop peu, pour que, trop pour que

Temps

quand, après que, alors que, avant que, lorsque, au moment où, aussitôt que, tandis que, comme, depuis que, dès que, en attendant que, jusqu'à ce que, pendant que, toutes les fois que, une fois que

subjonctif avec avant que, en attendant que, jusqu'à ce que.

Lieu







Avec l’indicatif :

ainsi que (comme, de la manière que, de la façon que) : cela s’est passé ainsi que je vous l’ai dit
alors que (lorsque, tandis que) : je chantais comme on chante alors qu’on tremble un peu
à mesure que (selon que, à la proportion et en même temps que) : la température monte à mesure qu’on descend dans l’intérieur du sol.
après que : il faut bonne mémoire après qu’on a menti (Corneille)
attendu que (vu que, parce que, comme, car) : attendu qu’il résulte des débats que l’accusé est coupable...
aussitôt que (dès que) : Dieu absout aussitôt qu’il voit la pénitence dans le cœur (Pascal)
cependant que (pendant que) : cependant que chez vous, mon peuple le redit (Victor Hugo)
de même que (comme) : il fondrait sur lui de même que l’oiseau fait sur la perdrix.
lorsque (à l’heure que) : j’en jugerai lorsque je serai mieux informé
outre que : outre que votre père vous le commande, l’honneur vous y oblige
selon que : selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir (La Fontaine)
si bien que (tellement que, de sorte que) : la nuit nous surprît en chemin, si bien que nous nous égarâmes
tandis que (alors que) : tandis que tout change et périt dans la nature, elle-même reste immuable et impérissable.
tant que (aussi loin que, aussi longtemps que) : tant que le monde durera.
tellement que (de telle sorte que) : notre cœur s’enfle tellement que nous regardons tous les autres comme étant d’un ordre inférieur à nous (Bossuet)
vu que (attendu que, puisque) : non élégant

Je m’étonne qu’il ait fait cela, vu qu’il n’est pas très hardi
Exercice : Trouvez des exemples avec vu que. Pourquoi son emploi est-il non élégant ?
Avec le subjonctif :

afin que : Le chef vous place au-dessus des autres afin que vous soyez clairement repéré
à moins que (si ce n’est que), à moins que de : il n’en fera rien à moins que vous ne lui parliez ; à moins que d’être un vrai sot…
avant que : l’on est mort avant qu’on ait aperçu qu’on pouvait mourir.
au cas que, en cas que : marque une supposition mais la première avec moins de certitude que la seconde : au cas que ce qu’on en dit soit inévitable (pascal) ; en cas que vous persistiez (Fénelon)
bien que (quoique, encore que) : nous chérissons notre patrie bien qu’elle soit ingrate.
de crainte que (de peur que) : de crainte qu’on ne vous trompe
de peur que (dans la crainte que, pour éviter que) : enfermez-le, de peur qu’il ne s’échappe (Racine)
encore que (quoique, bien que) : locution lourde et vieillie
jusqu’à ce que : il tempêtera jusqu’à ce qu’on l’ait écouté
loin que (au lieu que, tant s’en faut que) : loin qu’il soit disposé à vous faire des remerciements, il est homme à vous chercher querelle.
malgré que (quoique, en dépit de) Cette locution conjonctive ne peut s’employer qu’avec le verbe avoir : malgré qu’il en ait…
non que (ce n’est pas que) : non que je veuille m’y opposer
où que : où que vous soyez, vous êtes mort pour moi (rousseau)
pour que : pour grands que soient les rois, il sont ce que nous sommes (Corneille) ; pour qu’on vous obéisse, obéissez aux lois (Voltaire)
pour peu que (si peu que) : pour peu que vous y mettiez les mains, cette affaire réussira.
pourvu que (en cas que, à condition que) : on croit être en sûreté pourvu que l’on sauve les apparences (Fletcher)
quand (encore que, quoique, bien que) : emploie souvent avec deux conditionnels : quand je le voudrais, je ne le pourrais pas
quand même, quand bien même : je serai (ou je serais) votre ami quand même (ou quand bien même) vous ne le voudriez pas
quoique (encore que, bien que) : quoiqu’il soit pauvre, il est honnête homme.
quoi que (quelque chose que) : quoi que vous écriviez, évitez la bassesse (Boileau)
sans que : les puissances établies par le commerce s’élèvent peu à peu sans qu’on s’en aperçoive. (Montesquieu)
si peu que, aussi peu que (en si petite quantité que) : si peu que vous donniez, vous pouvez faire beaucoup par l’exemple
si tant est que (supposé que cela soit) : sa mère en mourra de douleur, si tant est qu’elle en meure (Mme de Sévigné)
soit que : soit qu’il le fasse
supposé que : supposé que tel accident arrive, vous êtes mort.
Avec le subjonctif ou l’indicatif suivant le sens :

de façon que (en sorte que pour l’indicatif, de telle manière que subjonctif) : la nuit vint, de façon que je fus obligé de me retirer ; vivez de façon que vous ne fassiez tort à personne.
De manière que : il s’exprima de manière que l’on vit clairement ses intentions ; il faut toujours agir de manière qu’on n’ait aucun reproche à se faire.
Si ce n’est que : il vous ressemble si ce n’est qu’il est plus petit ;

Eux et moi, nous avons la cervelle troublée

Si ce n’est qu’à dessein ils se soient concertés

Pour me faire enrager (Corneille)
du plus loin que, d’aussi loin que : Du plus loin que je me souvienne… ; D’aussi loin que je l’ai aperçu
Exercices :

1- Cherchez dans la littérature ou dans la presse des phrases relevant des 6 explicitants que vous n’avez pas l’habitude d’employer (par exemple : à mesure que, outre que, en cas que, de crainte que, loin que, non que, quand bien même que, si peu que, si tant est que, d’aussi loin que). Donnez au moins 2 exemples par explicitant.
2- Cherchez un exemple avec quoique et quoi que
3- Transformez les énoncés suivants en une phrase comprenant une subordonnée de temps (et générez les modifications de temps nécessaires)

  1. Le printemps s’annonce ; les coquelicots éclosent

  2. Planifiez votre travail ; après vous vous mettrez à écrire

  3. Je vous appellerai ; à ce moment-là, préparez vos affaires

  4. Il a évité un accident ; alors il téléphona à ses amis

  5. Elle battait les œufs ; pendant ce temps, le lait bouillait


4- Transformez les énoncés suivants en une phrase comprenant une subordonnée de but

  1. Apportez de l’eau ; j’ai une très grande soif

  2. Taisez-vous une minute ; j’y verrai plus clair

  3. Le jardinier protège les jeunes poussent ; la gelée risque de les brûler

  4. Il a téléphoné à ses amis ; la soirée est prête

  5. Elle battait les œufs ; ils montent en neige


5- Transformez les énoncés suivants en une phrase comprenant une subordonnée de cause

  1. Il n’a rien semé ; il ne récoltera rien

  2. Vous ne faîtes pas d’effort ; je renonce à vous aider

  3. L’avenir économique est incertain ; il faut prévoir des difficultés professionnelles

  4. Tu n’as pas faim ; tu ne finis pas le gâteau

  5. Son supérieur est en train de parler ; elle est bien obligée d’écouter


6- Transformez les énoncés suivants en une phrase comprenant une subordonnée de comparaison

  1. Les saisons/ les âges de la vie

  2. La marche en randonnée / l’évolution d’une carrière professionnelle

  3. La vie d’un chat / la vie d’un vieux

  4. Le levé du soleil / le début d’une journée de travail

  5. La force de l’eau / la force d’une jeune personne


7- Transformez les énoncés suivants en une phrase comprenant une subordonnée de concession/opposition

  1. On a beau être savant, on ne peut pas tout savoir

  2. Il a combattu avec courage ; il n’a pas pu résister très longtemps

  3. La maison des grands-parents était petite ; de sa taille d’enfant, elle lui paraissait immense.

  4. On peut préférer la beauté du printemps ; on ne peut rester insensible au charme de l’automne.

  5. Son visage avait des proportions heureuses ; son menton était un peu court.


8- Transformez les énoncés suivants en une phrase comprenant une subordonnée de conséquence

  1. Le temps est précieux ; nous ne pouvons le gaspiller

  2. La sobriété du chameau est impressionnante ; il peut se passer de boire pendant une semaine

  3. Il a dépensé tout son argent ; il est presque dans le dénouement.

  4. Divisez vos difficultés ; vous résoudrez vos problèmes plus facilement.

  5. La sécheresse était très grande ; les vendanges furent épouvantables.


Dans les cas que nous venons de voir, le contexte s’appréhende par la co-énonciation entre les partenaires. La question alors est du type « quand, comment ».

Des événements peuvent être contextualisés par une condition donnée par le locuteur. La portée de la signification de la phrase est réduite : « Si tu ne travailles pas, tu ne réussiras pas ». Ce n’est pas « tu ne réussiras pas car tu ne travailles pas » ou « tu ne travailles pas, donc tu ne réussiras pas ». Dans la circonstance d’une condition, on émet une hypothèse qui appartient au locuteur. Le jeu de nuance est intéressant et introduit le locuteur dans une démarche rhétorique que nous verrons au deuxième semestre.
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