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REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

(Mémoires et Thèses de fin d’études)

Oumou SIDIBE

Bamako, 06 mai-06 juillet 2009

PRESENTATION GENERALE

Les informations de ce rapport bibliographique qui constitue la deuxième phase du terrain, ont été récupérées dans différents établissements du 06 mai au 06 juillet 2009 à Bamako.
Ces données se situent dans le temps de la période des grandes écoles (Ecole Normale Supérieure, Ecole Nationale de Médecine et de pharmacie…) et des instituts de formation ( Institut Supérieur de Formation et de la Recherche Appliquée, Institut Polytechnique Rural) du Mali dans les années 1974 et de la période des différentes facultés ( Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines, Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie) de l’Université de Bamako de 1996 à nos jours.
De plus, le thème général du projet Niger-Loire sur ‘’ Les pratiques culturelles liées au fleuve Niger des sociétés riveraines du Mali’’, a été aussi traité dans les mémoires de fin d’études des étudiants maliens qui ont étudié dans d’autres établissements hors du Mali. Ces documents ont été exploités à la Bibliothèque

Nationale du Mali.
A cet effet, soixante six (66) mémoires et thèses ont pu être exploités pendant le délai de terrain dans les départements évoqués ci-dessus dont les notes de lecture sont soulignées dans les pages qui suivent par établissement et par ordre alphabétique.
Ainsi les 66 documents sont repartis par établissements :

  • Ecole Normale Supérieure : 22 mémoires ;

  • Ecole Nationale de Médecine de Pharmacie et d’Odontostomatologie : 02 ;

  • Institut Supérieur de Formation et de la Recherche Appliquée : 08 ;

  • Institut Polytechnique Rural : 09.

  • Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie : 04 ;

  • Faculté des Lettre, Langues, Arts et Sciences Humaines : 18 ;

  • A l’étranger : 03.



ECOLE NORMALE SUPERIEURE

1-Amadou BAGAYOKO, La spéculation foncière sur la rive droite du fleuve Niger à Bamako : Apparition et extension de quartiers sous intègres, Mémoire de maîtrise en Histoire-Géographie, ENSUP, Bamako, 1989, PP-3-14.
Note de lecture :
Dans ce mémoire, l’auteur a étudié l’historique et l’urbanisation de la ville de Bamako. Ensuite, il a parlé des différents régimes fonciers, coutumiers et modernes à Bamako.
I°) Histoire de la ville : (Page-3)
Il y a plusieurs étymologies autour du nom de Bamako pour expliquer son origine, parmi lesquelles celle des Niaré est choisie par l’auteur pour relater l’origine de la ville.

Les Niaré qui se disent Kassonké, sont venus au XVIIe siècle, après 1640.

Ils étaient des Diarra du cercle de Nioro. A la suite d’un adultère commis par son fils et ayant entrainé la mort de celui-ci, le vieux Sériba NIARE a quitté son village. Il est passé par Ségou, où il a rencontré le roi Biton COULIBALY dont il a épousé sa sœur Soumba. Ils ont eu un fils du nom de Diamoussa dia. Alors Sériba s’est installé à Grigouné sur le bord du plateau mandingue. Son fils allant chasser sur l’emplacement de Bamako, a tué le caïman d’un marigot. Ayant reconnu à cet endroit le lieu d’une prédiction faite à son père, il s’est installé. Alors est venu Sidi Mohamed TOURE qui a épousé la première fille de Diamoussa et a construit la première mosquée qui est celle de Dabanani, c’est lui qui de Ngamina a fait venir les Bozos, et les a installé au bord du fleuve Niger et leurs a donné des esclaves, des somonos.
II°) Urbanisation de la ville : (Page-4)
Le développement de l’urbanisation bamakoise a surtout été conditionné par un élément géographique qui est le fleuve Niger.

Le fleuve qui est resté longtemps une limite infranchissable vers le sud explique actuellement la différenciation de l’urbanisation d’une rive à l’autre.

Bamako s’est d’abord développé sur la rive gauche du fleuve en direction de l’Est et l’Ouest à partir d’un noyau central administratif et commercial encore très marqué jusqu’à présent.

L’extension atteint la rive droite à partir de la construction du pont Vincent AURIOLE, actuel pont des martyres dans les années 60.
III°) Les régimes fonciers : (Pages-12-14)
La propriété privée de la terre n’existait pas en Afrique noire traditionnelle. Le rapport entre les Africains et la terre dans le cadre traditionnel était déterminé par les croyances traditionnelles, le système de parenté et l’organisation familiale ou villageoise du travail. Ces réalités font de la terre un bien collectif, sacré, inaliénable.
1°) La terre : un bien collectif, sacré et inaliénable
Les génies particuliers de la famille du clan, de la tribu du village ; génies qui sont représentés matériellement par des fétiches installés par des ancêtres très lointains, et le plus souvent par l’ancêtre créateur, fondateur du groupement (village, clan).

Ces fétiches font l’objet de rituels périodiques dont l’ancêtre fondateur s’est engagé à respecter dans le cadre du pacte qui lie aux génies du milieu. Ce pacte engage non seulement cet ancêtre premier occupant, mais également toute sa descendance. C’est pour respecter ce pacte que tous les membres de la famille travaillent sur la terre commune, car se sentent responsable devant les génies possesseurs du milieu. De même pour s’assurer dans l’avenir le respect des engagements avec le génie de la terre, la famille préfère ne céder le droit d’usage de cette dernière à personne d’autre que ses propres membres et descendants.
2°) Evolution du régime foncier coutumier
Le contact de l’Afrique avec l’extérieur a amené des transformations importantes dans les coutumes, les modes de vie et les modes de pensée.

Ce contact a permis indirectement l’évolution des droits fonciers traditionnels vers le droit de propriété privée. Cependant deux facteurs ont surtout joué un rôle important dans le processus de transformation du droit foncier coutumier qui sont : le facteur d’ordre économique et le facteur d’ordre sociopolitique.

  • Facteur d’ordre économique


La pénétration étrangère a transformé le système économique de l’Afrique traditionnelle en un système d’économie de marché fondé sur la monétarisation et sur l’appropriation privée. Cette transformation conduit au développement de l’individualisme dans la société africaine et à la dislocation de la famille élargie.


  • Facteur sociopolitique


Sur ce plan ce sont les découpages territoriaux arbitraires effectués par la colonisation qui ont en premier lieu agi sur l’organisation sociopolitique des populations africaines.

Ces découpages ne pouvaient pas tenir compte des réalités sociales et politiques des populations africaines dans la mesure où ils démembraient certains groupements ethnique, clanique qui perdaient ainsi le contrôle de leur organisation politique traditionnelle et avec cela l’ordre social qui garantissait les rapports particuliers de l’homme avec la terre.
En plus se ces facteurs évoqués, le pouvoir politique et administratif a une part de responsabilité en ce sens qu’il n’a rien entrepris pour contrecarrer ce processus de désagrégation du droit coutumier vers le droit de propriété privée.

En tout état de cause le pouvoir politique est tenu pour responsable car il est impensable que dans une société moderne qui s’organise l’Etat n’a pas un droit de regard et un moyen d’action pour stabiliser les sols surtout par des moyens administratifs.
3°) Le mode d’acquisition coutumier du sol
La terre est commandée par le chef de la terre, il est avant tout un personnage religieux et n’a de comptes à rendre qu’aux ancêtres. A la terre et aux diverses divinités ayant des rapports avec la terre, quiconque désirera utiliser l’autorisation du chef de la terre. Les usagers de la terre verseront une redevance au chef de la terre généralement en nature.

Mais ce mode d’acquisition qui se faisait sur la base des rapports sociaux, se fait maintenant sur la base des rapports d’argents, donc substitution d’une société à une autre (de la société traditionnelle à la société capitaliste). D’ailleurs les chefs coutumiers en font une source d’accumulation de richesse en vendant de façon plus ou moins onéreuse les lopins. Ainsi le citadin désireux de cultiver un champ, mieux de faire un verger non loin du village, d’un processus d’appropriation des terrains ruraux d’abord par auto-fixation d’exploiter suivant la coutume, ensuite par procédure administrative normale, il devient alors propriétaire définitif des terres qu’il exploite souvent doublement (en habitat et production agricole). C’est ainsi que de nombreux paysans particulièrement aux environs immédiats de Bamako se trouvent progressivement déposséder de leurs terres.
4°) Analyse critique du mode d’acquisition coutumier
Ce mode d’acquisition apparemment simple et moins coûteux comporte en son sein quelques insuffisances.

Il arrive que des personnes profitant de l’imprécision du droit coutumier s’attribuent abusivement des droits de ‘’propriété terrienne’’. Cette situation est préoccupante car elle ne manquerait pas de conduire au chaos en matière foncière.

Le système coutumier se désagrège et l’Etat, héritier légitime des pouvoirs se doit d’urgence assurer la gestion des terres et promouvoir une organisation démocratique du monde citadin et rural dans son cadre de vie traditionnel.

2-Kadidia BOCOUM, Apparition et pression de l’économie marchande dans la société traditionnelle agro-pastorale de la vallée du fleuve en 7ème région (de Bourem à Ansongo), mémoire de maîtrise en Histoire-Géographie, ENSUP, Bamako, 1980, PP-19-79.

Note de lecture
L’auteur a d’abord fait un aperçu sur le passage du fleuve Niger dans le nord du Mali. Ensuite, elle a traité l’historique de l’occupation humaine en faisant ressortir les différentes activités économiques et enfin elle a souligné l’économie marchande et les rapports de production marchande entre les couches sociales.
I°) Aperçu sur le passage du Fleuve Niger dans le nord du Mali: (Pages-19-20)
Après avoir traversé les lacs au nord de Mopti, le Niger se dirige brusquement vers l’Est. De Tombouctou à Bourem, il coule suivant une direction Ouest-Est puis à partir de Bourem il se dirige vers le Sud-Est et il garde cette dernière direction jusqu’à l’océan au Nigéria. Sur sa direction, le Niger traverse divers paysages, diversité qui explique par la différence des conditions climatiques et par l’évolution géomorphologique.

Le Niger, fleuve originaire des régions foutaniennes de Guinée, est un véritable axe de vie qui met à la disposition des riverains une réserve d’eau importante, une voie de transport, de plaines cultivables régénérées chaque année par humification et par apport d’alluvions à la suite d’inondations des bourgoutières dont le rôle est essentiel dans les activités pastorales, une précieuse réserve piscicole.
II°) Historique de l’occupation humaine : (Pages-78-79)
L’histoire de l’occupation humaine de la vallée du fleuve n’est autre que l’histoire générale de tout le Songhoy, qui fut l’objet de plusieurs études entreprises par différents historiens.

L’empire songhoy remonte à une époque contemporaine de l’empire du Ghana mais longtemps il se cantonnera dans le Dendi autour d’une ville centrale primitive Koukia.

La société songhoy reposait sur un équilibre entre 3 couches sociales :

  • Les pêcheurs ou sorko en sonrhaï : Ils paraissaient vers le Ve –VIe siècle, les colonies sorko se seraient développées le long du fleuve Niger. La tradition rapporte qu’un ancêtre mythique du nom de Faran Makan BOTE né d’un père sorko et d’une mère génie aurait rassemblé sous son autorité les sorko de la région, organisa ce peuple et poussa la colonisation sorko plus au nord. Ces sorko sont donc les maîtres de l’eau.

  • Les cultivateurs ou Gabibi : Ce sont des cultivateurs et éleveurs sédentaires qui se sont rendu maîtres de la terre sur le plan technique et religieuse. Ils furent pendant longtemps les compatriotes des sorko. Le régime foncier est caractérisé par une forte appropriation par les sonrhaï à savoir :

La maîtrise familiale : le champ est héréditaire, c’est le Kagafary en sonrhaï ou Laboukoy ;

La maîtrise communautaire : les champs appartiennent à tout le monde, les chefs de la communauté se chargent du partage entre les déshérités terriens ;

Les terres de dune : elles sont libres, accessibles pour tous, mais les étrangers demandent l’autorisation d’en disposer.

  • Les chasseurs ou Gow sont quant à eux les maîtres de la brousse. Ils jouent un rôle subsidiaire, établissent des relations entre les divers groupes ethniques, aussi favorisent les migrations des agriculteurs grâce aux découvertes de terres propices à la culture qu’ils faisaient au cours de leur tournée dans la brousse.


III°) Les activités économiques : (Pages-22-33)
A°) L’agriculture :
L’agriculture est basée sur le riz, le mil le sorgho, le niébé et les cultures maraîchères.
B°) L’élevage
L’élevage dans la vallée du fleuve est une activité très importante après l’agriculture.

La population agricole et pastorale se confondent, les agriculteurs sont en même temps des éleveurs.

  • Les peulhs sont plus ou moins fixés, qui dépend des points d’eau ;

  • Les sonrhaïs sont fixés, le troupeau n’appartient pas à une personne, c’est le rassemblement de bêtes productifs confiés à un berger Hawdji en sonrhaï loin du village.

Dans le milieu traditionnel, l’élevage est une nécessité socio-économique, un signe de prospérité et de distinction honorifique.

Dans certains villages, les populations ont confiance que la perte d’un animal constitue un grand malheur car se disent : quand on n’a pas d’animaux, seul Dieu t’aime.

Les sédentaires voient à l’élevage comme un facteur d’accumulation de richesse.

Le mode d’élevage pratiqué est le mode extensif, les éleveurs sont plus intéressés par la quantité d’animaux que par la qualité.
C°) L’artisanat
L’artisanat fait partie de la gamme d’activités secondaires de la zone.
D°) La pêche
Elle est pratiquée par les indigènes de la zone pour soutirer des moyens de subsistance quotidienne. Ce sont les Bozos et les Somonos du sud ou venant du Niger ou du Nigéria fortement équipés qui remontent le fleuve jusqu’à Gao, tirant à leur profit les immenses richesses halieutiques de la vallée sahélienne face à une population sahélienne désarmée.
E°) Le commerce
Le commerce traditionnel pendant très longtemps fut un tronc journalier qui se pratique de voisin en voisin surtout quand leurs activités principales diffèrent. Il est plus intense au moment des grandes récoltes et pêches.
IV°) L’économie marchande et les rapports de production marchande entre les couches sociales : (Page-52)
Les rapports en tant que faits sociaux se caractérisent par leur mobilité en rapport avec l’évolution générale de la production et de la productivité.

Les rapports sont remarquables à deux niveaux :

  • Au niveau de la production : ce sont normalement des rapports d’interdépendance économique mais, ici c’est surtout des rapports de conflit entre agriculteurs et éleveurs ;

  • Au niveau de la consommation : qui nécessite un échange.

Les autres couches sociales : les forgerons étant détenteurs, fabricants des moyens de production, il va de soit que des rapports soient tissés entre eux et les agriculteurs qui sont utilisateurs de leurs instruments.

3- Dramé Kadidia BOCOUM, La déstabilisation des structures traditionnelles agro-pastorales de la vallée (Boucle du Niger 1970-1980), mémoire de maîtrise en Histoire-Géographie, ENSUP, Bamako, 1982, PP-4-31.

Note de lecture

Dans ce mémoire, l’auteur a fait un aperçu général sur la vallée du Niger. Aussi, elle a souligné les structures agro-pastorales et les autres activités de la zone d’étude. Enfin, elle a signalé la place de la femme sonrhaï dans les activités.

I°) Aperçu général sur la vallée du Niger : (Pages-4-7)

Au cours de la décade de 1970-1980, les infrastructures socio-économiques dans la vallée du fleuve Niger connurent des modifications notoires dues pour une grande part à une conjoncture géo-climatique déterminée.

A partir de 1973, les équilibres fondamentaux des structures de production et de consommation se rompent. A la suite de la crise économique il en ressort une nécessité absolue de redéfinir les options essentielles, de restaurer la charpente de l’économie et de reconvertir la mentalité sociale.

En tout cas, la vallée du fleuve Niger dès lors, s’oriente vers la mise en place d’un nouvel ordre socio-économique qui pour les populations autochtones est plus conforme aux nouvelles réalités.

II°) Les structures agro-pastorales et les autres activités: (Pages-7-31)

L’infrastructure de la société traditionnelle et de l’économie reposaient essentiellement sur un mode de production presque exclusivement orienté vers la consommation de la collectivité villageoise et en porte nécessairement les marques :

A°) L’agriculture :

Orientée dans la production de cultures vivrières, céréalières dans le cadre des propriétés familiales ou communautaires, disposait de moyens techniques traditionnels élémentaires.

B°) L’activité pastorale :

Se déploie, pour renforcer l’infrastructure agricole, comme un appoint nécessaire.

Elle occupe presque autant de population active que l’agriculture et débouche souvent vers une commercialisation.

Le cheptel se constitue principalement de bovins, espèces plus résistantes aux conditions climatiques de la vallée, que le petit bétail surtout destiné à la consommation.

C°) La pêche :

A ce niveau, il peut être noté dans la vallée l’inexistence de pêcheurs professionnels.

Les autochtones de la zone depuis toujours, ont pratiqué la pêche uniquement pour en soutirer des moyens de subsistance.

D°) Les échanges :

Les populations de la vallée ne sont pas de grands commerçants. Leurs activités commerciales se limitent à de petits produits de première nécessité (thé, savon, sucre…) dans les marchés locaux.

Cependant, dans les centres urbains (Ansongo, Gao, Bourem), les échanges sont beaucoup plus développés avec des produits tels que : tabac, sel, dattes,…

E°) Les migrations :

Dans la vallée, les migrations locales concernent surtout les femmes et les enfants. Quant aux hommes, ils se dirigent vers l’extérieur du pays.

III°) La femme sonrhaï dans les activités traditionnelles : (Pages-16-17)

Il est fréquent aux dires que la femme sonrhaï, est paresseuse, fainéante, ne vit qu’au dépend de son mari. Alors, le rôle économique qu’elle joue semble être négligé ou ignoré.

Les enquêtes de l’auteur menées dans différents villages ont démontré qu’en réalité, comme la femme bambara, sénoufo ou malinké, la femme sonrhaï en milieu rural contribue énormément au développement économique de sa famille.

Elle participe activement aux travaux champêtres (désherbages, battage, manage, stockage), entretient toujours à côté un petit commerce, vend de nattes, d’éventails, de cordelettes, de produits maraichers. Avec cet argent, elle aide son mari à payer l’impôt, elle s’occupe de l’habillement de ses enfants, de l’aménagement de sa case, de la constitution du trousseau de mariage de ses filles et de l’achat de grains pendant la période de soudure.

4- Boubacar COULIBALY, Production, commercialisation et consommation du poisson dans le District de Bamako, mémoire de maîtrise en Histoire-Géographie, ENSUP, Bamako, 1991, PP-3-44.
Note de lecture
Cet auteur a retracé l’historique de la ville de Bamako et a fait ressortir les différentes couches sociales pratiquants la pêche. Ensuite, il a signalé la commercialisation du poisson. Enfin, il a évoqué les différents types de consommateurs.
I°) Historique de Bamako : (Page-3)
La ville créée par Bamba SANOGO vers 1650, est située entre le 7è et le 9è degré de la longitude Ouest et entre le 12è et le 14è degré de la latitude Nord.

Le fleuve Niger qui la traverse revêt une importance agricole et piscicole. De Juin à Octobre, il sert également de voie de communication entre Bamako et Kankan.
II°) Les couches sociales pratiquants la pêche : (Pages-10-12)
Toutes les zones de pêche sont parcourues par des exploitants venus de divers horizons et sont de composition ethnique diverse.
A°) Les pêcheurs :
Les pêcheurs sont constitués par diverses ethnies. Ils sont Bozo, Sorko, Haoussa et Somono (en son sein d’autres ethnies du Mali). Les Bozos et les Somonos constituent 80% des pêcheurs professionnels.


  • Les Bozos


Vivent en vase clos et sont des chasseurs convertis en pêcheurs. Ils deviennent maîtres des eaux par des sacrifices d’appropriation fait aux génies.

Actuellement le sacrificateur n’a aucun droit sur les eaux, mais on a besoin de son concours pour organiser les grandes pêches. L’institution des permis de pêche a réduit l’influence des traditions.

  • Les Somonos


Quant à eux évoluent dans une société plus ouverte et sont généralement des cultivateurs qui après les récoltes se livrent à la pêche. Ils peuvent même souvent prendre goût à la pêche au point d’en faire leur activité principale.


  • Les exploitants sédentaires


Ils sont devenus de plus en plus nombreux en raison des années de sécheresse qui ont provoquées la diminution des ressources halieutiques. Pour l’ensemble du Mali, les 80 000 pêcheurs recensés, 70% seraient sédentarisés devenant de plus en plus cultivateurs ou éleveurs. Généralement installés dans leurs villages et mènent leur activité de pêche.


  • Les exploitants nomades


Ils représentent les 30% des pêcheurs recensés par l’OPM (Opération Pêche de Mopti).

Les exploitants nomades et sédentaires utilisent tous un troisième type d’exploitant qui sont ceux qui demandent un salaire.


  • Les exploitants salariés


Ce groupe de pêcheurs est constitué de jeunes bozos et somonos des familles totalement démunies, en chômage. Ils se repartissent en pêcheurs salariés temporaires et en pêcheurs salariés permanents.

Les exploitants salariés temporaires et permanents ne sont pas traités de la même façon chez les exploitants sédentaires et nomades.
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