Centre rhone –alpes d’ingenerie sociale solidaire & territoriale








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« La connaissance de la connaissance »

Il nous semble aujourd’hui, plus que nécessaire, vital, d’intégrer dans notre enseignement dès le primaire et jusqu’à l’université, la « connaissance de la connaissance », qui permet de faire détecter aux âges adolescents, où l’esprit se forme, les perversions et risques d’illusion, et d’opposer à la réduction, au manichéisme, à la réification une connaissance capable de relier tous les aspects divers, voire antagonistes, d’une même réalité, de reconnaître les complexités au sein d’une même personne, d’une même société, d’une même civilisation. En bref, le talon d’Achille dans notre esprit est ce que nous croyons avoir le mieux développé et qui est, en fait, le plus sujet à l’aveuglement : la connaissance.

En réformant la connaissance, nous nous donnons les moyens de reconnaître les aveuglements auxquels conduit l’esprit de guerre et de prévenir en partie chez les adolescents les processus qui conduisent au fanatisme. A cela il faut ajouter, comme je l’ai indiqué (Les sept savoirs nécessaires à la connaissance), l’enseignement de la compréhension d’autrui et l’enseignement à affronter l’incertitude.

Tout n’est pas résolu pour autant : reste le besoin de foi, d’aventure, d’exaltation. Notre société n’apporte rien de cela, que nous trouvons seulement dans nos vies privées, dans nos amours, fraternités, communions temporaires. Un idéal de consommation, de supermarchés, de gains, de productivité, de PIB ne peut satisfaire les aspirations les plus profondes de l’être humain qui sont de se réaliser comme personne au sein d’une communauté solidaire.

Avoir foi en l’amour et la fraternité

D’autre part, nous sommes entrés dans des temps d’incertitude et de précarité, dus non seulement à la crise économique, mais à notre crise de civilisation et à la crise planétaire où l’humanité est menacée d’énormes périls. L’incertitude sécrète l’angoisse et alors l’esprit cherche la sécurité psychique, soit en se refermant sur son identité ethnique ou nationale, puisque le péril est censé venir de l’extérieur, soit sur une promesse de salut qu’apporte la foi religieuse.

C’est ici qu’un humanisme régénéré pourrait apporter la prise de conscience de la communauté de destin qui unit en fait tous les humains, le sentiment d’appartenance à notre patrie terrestre, le sentiment d’appartenance à l’aventure extraordinaire et incertaine de l’humanité, avec ses chances et ses périls.

C’est ici que l’on peut révéler ce que chacun porte en lui-même, mais occulté par la superficialité de notre civilisation présente : que l’on peut avoir foi en l’amour et en la fraternité, qui sont nos besoins profonds, que cette foi est exaltante, qu’elle permet d’affronter les incertitudes et refouler les angoisses.

  • Edgar Morin (Sociologue et philosophe) En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/07/peut-on-prevenir-la-formation-du-fanatisme_4860871_3232.html#x0TySYI5TjD5sVJ8.99 


Le dialogue social régional pour les TPE en marche

mercredi 27 juillet 2016

Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles, Commissions Paritaires Régionales de branche, Commissions Paritaires Régionales de l’Artisanat, futures Commissions Paritaires Régionales des Professions Libérales, Espaces Régionaux de Dialogue social dans l’économie sociale et solidaire, sont autant de dispositifs qui vont être mis en place à la suite de la Loi Rebsamen ou par des accords passés entre partenaires sociaux pour assurer une représentation effective des salariés des TPE (- de 11 salariés).

Les nouvelles instances : quelles modalités et pourquoi faire ?

La loi du 17 Août 2015 dite loi Rebsamen permet à tous les salariés des très petites entreprises d’être représentés dans des instances régionales de dialogue social : les Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles (CPRI) ou de Branches (CPRB).

Les CPRI sont composées de 10 représentants patronaux et de 10 représentants des salariés répartis entre syndicats sur la base des élections TPE et des élections aux Chambres d’agriculture. Elles ont pour mission d’informer et de conseiller les salariés et les employeurs sur les dispositions légales et conventionnelles, d’apporter des informations et de débattre de toute question relative à l’emploi, la formation, les conditions de travail, d’égalité professionnelle, de mixité des emplois et de temps partiel. Elles doivent aussi, et c’est très important, faciliter la résolution de conflits individuels et collectifs. Elles pourront aller plus loin si elles le désirent en organisant des activités sociales et culturelles. Les salariés candidats et désignés dans ces instances sont protégés et bénéficient de 5 heures de délégation par mois.

Des négociations pourront mettre en place des Commissions Paritaires Régionales spécifiques à une ou plusieurs professions. Ces commissions composées au minimum de 10 représentants patronaux et syndicaux (2 fois 5) auront les mêmes missions que les CPRI mais pourront aller au-delà. Ainsi, un salarié pourra saisir si besoin sa Commission Paritaire Régionale concernant sa profession et à défaut la CPRI qui servira en quelque sorte de voiture balai.

Les secteurs professionnels s’adaptent

L’artisanat a d’ores et déjà signé un accord en mars 2016 avec les organisations représentatives qui adapte à la Loi Rebsamen les dispositions prévues en 2001 concernant les CPRIA (Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles de l’Artisanat). L’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL) devrait en faire de même en adaptant l’accord sur le Dialogue social dans les Professions libérales de 2012.

L’Union des Employeurs de l’Economie Sociale et Solidaire (UDES) s’inscrit dans cette démarche. Un accord signé avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC crée des instances de dialogue social au niveau régional appelées « Espaces Régionaux de Dialogue Social ». Ces instances sont des lieux de concertation et de proposition et ne se substituent pas aux CPRI ou aux éventuelles Commissions Régionales Paritaires de Branche.

Un plus pour le dialogue social !

La création de toutes ces structures fait évoluer considérablement le dialogue social au niveau régional. Il faudra certainement réussir leur articulation entre elles et avec les dispositifs existants. Mais l’essentiel n’est pas là. Au final, tous les salariés, qu’ils soient dans les grandes ou les toutes petites entreprises, vont maintenant bénéficier d’une représentation. Ce sera une première pour plus de 3 millions de salariés et donc une avancée pour le dialogue social.


Le robot tue-t-il l’emploi ?

mercredi 27 juillet 2016

C’est en ces termes que s’interroge la Fabrique de l’industrie dans un rapport qui évoque l’automatisation, l’emploi et le travail. En effet, pour les auteurs, l’amélioration de l’efficacité productive est au cœur de l’industrie du futur. Elle s’appuie sur l’introduction de nouvelles technologies de production et la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que sur une automatisation plus forte de la chaîne de production. Ces évolutions ouvrent à nouveau le débat sur l’impact de la robotisation, et plus généralement du progrès technique sur l’emploi et le travail.

L’impact de l’automatisation sur l’emploi est la résultante de 4 effets

  • moins d’emplois si la production reste à un niveau constant ;

  • une augmentation de la production et de l’emploi si l’entreprise est devenue plus compétitive et a gagné des parts du marché mondial ;

  • la création d’emplois qualifiés de conception et de fabrication des robots, logiciels et automates (qui peuvent être sur d’autres territoires) et d’emplois surtout locaux, liés à l’installation, la mise en œuvre et à la maintenance des robots ;

  • l’usage qui est fait du temps libéré et la répartition du supplément de richesse produite.

Les effets varient selon les secteurs et les contextes économiques

Ces effets varient beaucoup selon les secteurs et les contextes économiques, ce qui explique l’extrême dispersion des analyses prospectives, qui vont de la certitude que « le robot tue l’emploi » à l’annonce d’une nouvelle prospérité partagée. 

Pour les auteurs, des observations empiriques robustes indiquent cependant une forte corrélation positive entre le taux de robotisation de l’industrie et la croissance de la valeur ajoutée industrielle. Même si cette croissance est un peu moins riche en emplois par unité de valeur ajoutée, les pays qui ont conservé une forte valeur ajoutée industrielle comme la Suède ou l’Allemagne sont aussi ceux où l’industrie crée ou maintient le plus d’emplois.

L’impact de la robotisation sur l’emploi est un débat ancien qui se renouvelle

Une nouvelle vague d’inquiétudes s’exprime aujourd’hui avec l’intégration croissante de robots mais surtout la diffusion du numérique. Comme l’électricité en son temps, les TIC produisent des effets structurants qui affectent les procédés de production, l’offre de produits et services et la productivité globale.

La fin du travail : une thèse en vogue

On retrouve dans ce débat la peur du remplacement total de l’homme par la machine. Pour certains chercheurs, la mécanisation de l’agriculture qui a conduit à un basculement massif de main d’œuvre vers le secteur secondaire, puis les gains de productivité dans l’industrie qui ont abouti à « tertiariser » les économies développées seraient désormais arrivées à leur terme et nous serions aujourd’hui entrés dans une période de croissance sans emplois.

Mais d’autres chercheurs ou enquêtes prennent ce raisonnement à contrepied et critiquent sévèrement ce qu’ils appellent le « sophisme de la masse de travail fixe », selon lequel la hausse de la productivité serait nécessairement source de chômage car la quantité de travail à réaliser serait limitée.

Un rappel historique utile

S’il est encore impossible de connaître les nouveaux secteurs et métiers qui vont émerger, il faut souligner que c’était aussi le cas pendant l’ère industrielle. Les historiens rappellent que les gains de productivité massifs enregistrés dans le secteur agricole suite à la mécanisation de la production ont engendré des bouleversements économiques et sociaux extrêmement importants qui n’ont pourtant pas empêché la France de connaitre une longue période de prospérité et de plein-emploi.

Les robots ne sont pas les fossoyeurs de l’emploi industriel

Comme l’indique Gabriel Colletis, professeur à l’université Toulouse 1, il ne faut pas s’arrêter au simple raisonnement où les robots se substituent inéluctablement au travail humain. D’abord, comme il a déjà été indiqué, il faut souligner que l’automatisation ne menace l’emploi que dans le cas où les gains de productivité qu’elle permet sont supérieurs à l’augmentation de la production. Ensuite, les gains de productivité réalisés par une entreprise sont forcément réinvestis dans le circuit économique sous une des formes suivantes : hausse des profits, baisse des prix ou hausse de salaire pour les employés de l’entreprise. Le premier permet de dégager des capacités d’investissement, qui concourent au développement de l’entreprise. Les deux derniers ont pour conséquence de stimuler l’activité économique en soutenant la demande.

Une opportunité pour enrichir le travail industriel

La robotisation a donc un impact sur la composition de l’emploi d’un pays. Mais, pour les auteurs, au-delà de ces effets de structure, elle entraîne également des changements dans le contenu et les modes de travail au cœur des usines. Les hommes ne disparaîtront pas des usines mais leur place sera très probablement amenée à évoluer pour au moins deux grandes raisons. La première est que, dans un système complexe, la capacité d’adaptation face aux incidents générés par cette complexité même, la prise en compte raisonnée de l’événement ainsi que la capacité à y répondre de la façon la plus appropriée resteront, longtemps encore, l’apanage de l’homme. La seconde raison est liée à la compréhension fine du produit lui-même, sur toutes les problématiques d’amélioration de la qualité et d’interaction des systèmes connectés, l’homme reste très largement supérieur à tous les systèmes automatisés que l’on peut, aujourd’hui, imaginer.

Une complémentarité à inventer

Dans ce contexte se dessine une nouvelle manière de considérer la relation entre le travail humain et celui des robots, dans un esprit de complémentarité plutôt que de substitution. Les robots semblent pleinement indiqués pour réaliser des tâches répétitives, dangereuses ou pénibles, nécessitant de la fiabilité et de la précision dans la répétition. 

Cela signifie que les opérateurs ne seront plus assignés aux tâches d’exécution mais qu’ils interviendront en support sur des tâches de contrôle, de maintenance, etc. 

Avec ces tendances, l’usine du futur porte l’espoir d’un enrichissement du travail industriel, facteur d’attractivité pour le secteur. La formation des salariés représente dès lors un enjeu majeur pour réussir cette transition.

Les entreprises doivent donc s’emparer de ce sujet et se préparer à accompagner leurs salariés, à les faire monter en compétences pour qu’ils puissent assurer ces nouvelles fonctions. Et ce d’autant plus, même si les auteurs du rapport ne l’indiquent pas, que tout changement doit être appréhendé dans sa temporalité et qu’il peut s’écouler beaucoup de temps entre une phase destructrice d’emplois et une phase créatrice d’emplois.


Un big-bang politique s'impose de toute urgence : lettre à François Hollande

Mercredi 27 Juillet 2016 à 13:36

André Gerin député-maire honoraire de Vénissieux (PCF)

J'ai adressé un courrier à François Hollande, Président de la République, hier matin, mardi 26 juillet. Hasard de l'actualité. Un nouvel attentat barbare de l'État islamique était en train d'avoir lieu à Saint-Etienne-du-Rouvray, ciblant une église. Le prêtre a été égorgé. J'ai entendu les propos du Président de la République, François Hollande, hier au soir, prôner l'union nationale. J'ose espérer qu'on ne tournera pas autour du pot. Je ne voudrais pas que l'on se retranche derrière l'État de droit car, rien ne nous empêche, d'avoir des ripostes plus fortes et plus fermes. C'est le sens du courrier que je lui ai adressé. Comme je lui propose, un big-bang politique s'impose de toute urgence. C'est aussi ce qu'attendent impatiemment les Français devant cette menace omniprésente dans la vie quotidienne.

Monsieur le Président de la République, Cher François,

J’ai écouté attentivement vos interventions lors du soutien que vous avez exprimé en direction des familles des victimes de l’attentat de Nice et plus largement au peuple niçois. C’est en ma qualité de communiste et républicain que je me permets de réagir car je considère que l’heure est grave.

Dans votre discours, vous avez appelé la France « à faire bloc », en leur assurant que « l'exécutif ne céderait pas face à une guerre que le terrorisme nous livre ».

Cet appel ne sera entendu que si vous affichez votre détermination et votre fermeté pour lutter contre le terrorisme. Les Français veulent avoir la certitude que le gouvernement met tout en œuvre pour les protéger. Jusqu’à ce jour, le peuple a fait preuve d’une infinie patience, d’un remarquable sang-froid face à la barbarie et aux violences quotidiennes qui traversent notre pays. Mais jusqu’à quand cette patience va-t-elle durer ?

Notre démocratie est en danger. Le délitement de la société que l’on a tous constaté, contient des germes de guerre civile. Il ne faut pas non plus exclure un séisme d’une ampleur inconnue que la crise politique et sociale peut provoquer.
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