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La classe de ville : enjeux et finalités

Sommaire



  1. Introduction.

I.Pourquoi organiser des sorties scolaires?


  1. Exemples de sorties personnellement vécues dans le cadre de la classe de ville.




  1. Les déplacements en ville

Préparation, déroulement, exploitation.


  1. Le port autonome de Marseille.

Préparation, déroulement, exploitation.


  1. L’observatoire.

Préparation, déroulement, exploitation.


  1. Le milieu naturel marseillais.

Préparation, déroulement, exploitation.


  1. Rencontre avec un journaliste d’EuroMéditerranée.

Préparation, déroulement, exploitation.


  1. Quelques autres sorties possibles.

  2. Rappel sur la réglementation régissant les sorties scolaires.

  3. Conclusion, limites des sorties scolaires.

  4. Bibliographie.

Introduction




Les enjeux des sorties scolaires ont, depuis longtemps, été source de nombreuses discussions.

En effet, dans les années 1930, les détracteurs étaient sévères et associaient les sorties scolaires à une pure « perte de temps » et peu d’enseignants utilisaient cet outil d’apprentissage.
Par la suite, le nombre de demandes de sorties scolaires a considérablement augmenté et l’on a pu recenser que 155597 jeunes élèves ont participé à des sorties scolaires durant l’année scolaire 1991/1992.

Pourtant, depuis, cette tendance à organiser des sorties est à la baisse.

C’est pourquoi madame Ségolène Royal, ex-ministre déléguée chargée de l’enseignement scolaire a publié le B.O. spécial n°7 du 23/09/1999 visant « à simplifier et à clarifier les modalités d’organisation des projets pour les sorties scolaires ».

Cette nouvelle circulaire répondant à des questions portant sur la sécurité des élèves et la responsabilité des enseignants dans le cadre de ces sorties.
Durant un de mes stages, j’ai pu participer à une « classe de ville » avec une classe de cycle 3 (niveau CM2) d’une école en ZEP dont le projet était axé sur la socialisation de l’enfant. Ceci étant notamment basé sur le développement d’un vocabulaire français plus riche, dans la mesure où la plupart des enfants étaient émigrés ou fils d’immigrants et qu’ils avaient certaines lacunes dans ce domaine.

J’ai donc choisi ce thème de dossier dans lequel, après avoir essayé de montrer les aspects positifs des sorties scolaires, je décrierai les situations de mon stage qui m’ont paru intéressantes.

Par la suite, j’étendrai de manière non exhaustive le sujet à d’autres sorties possibles dont je n’ai pas eu l’occasion de voir le déroulement.

Pour finir, je résumerai les aspects positifs des sorties scolaires tout en essayant de montrer les limites de cet outil pédagogique.


Visite de la gare SNCF de Marseille.



Pourquoi organiser des sorties scolaires ?




Je vais tout d’abord essayer de définir ce que sont les sorties scolaires : il s’agit de « séquences de classe ne se situant pas dans les locaux de l’école ».
Comme toute séquence, chaque sortie doit être minutieusement préparée tant sur le plan pédagogique, que sur le plan matériel (notamment afin d’assurer la sécurité des enfants).
De plus, et les instructions officielles le précisent parfaitement, « toute sortie doit s’inscrire dans le projet  d’école ». Cette obligation ayant était faite dans le but d’éviter les sorties « garderie » non préparées au préalable et donc ne comportant quasiment aucun objectif pédagogique.
Le rapport demandé le 02/07/98 par le directeur du Cabinet de Madame l’ex-Ministre déléguée, chargée de l’enseignement scolaire est clair : « Trop nombreux sont encore les projets standardisés habillés sous des objectifs généraux comme l’apprentissage de la vie en commun et la découverte du milieu. Les sorties de fin d’année, tradition sans doute sympathique, restent trop fréquentes et ne sont pas toujours justifiées par une véritable perspective pédagogique. Bien des sorties correspondent plus à une succession d’opportunités qu’à un projet inscrit dans la programmation des apprentissages ».
Toutefois, dans la mesure où les consignes précédentes ont été correctement appliquées et afin de se rendre compte de l’utilité des sorties, je pense qu’il est utile de citer la circulaire n° 97-176 du 18/09/97, B.O. hors série n° 6 du 25/9/97, p. 4. : « L’école est un lieu d’expérience et d’apprentissage qui est ouvert sur le monde qui l’entoure. Tout ne s’apprend pas dans la classe et ce principe justifie à lui seul que les maîtres suscitent constamment l’intérêt des élèves par l’organisation d’activités à l’extérieur de l’école. »
En effet, le décloisonnement des enseignements lié aux sorties scolaires aide les enfants à s’approprier le savoir en confrontant leurs représentations des apprentissages scolaires avec la réalité, et ainsi les aide à mieux comprendre le monde qui les entoure.

Ceci, dans la mesure où l’enfant, en voyant concrètement ce qui se passe, peut donner du sens à certains enseignements.
Ce que décrivent également les chercheurs de l’I.N.R.P. « en développant les aptitudes d’observation, d’analyse, de synthèse, de mise en ordre, de clarification, en créant un désir de poursuivre seul une investigation dans un domaine pour lequel l’intérêt est nouveau, on peut espérer que le transfert se réalise, en particulier pour l’acquisition de savoirs disciplinaires ».
Pourtant, il peut parfois paraître difficile de mesurer les savoirs développés durant ces sorties.

Je citerai alors, comme base de réflexion, la liste des aides des chercheurs de l’I.N.R.P. qui pourrait servir à évaluer la qualité d’une sortie scolaire, à la fois du point de vue des élèves, mais également du coté de l’enseignant :

Pour les élèves :

  1. Ont-ils vu ce qu’ils s’attendaient à voir ?

  2. Sont-ils satisfait ?

  3. Les présentations leurs ont-elles paru claires ?

  4. Que n’ont ils pas compris ?

  5. Qu’est ce qui les a le plus impressionnés ?


Pour l’enseignant :

  1. Les objectifs ont-ils été atteints ?

  2. D’autres sont-ils apparus au cours de la sortie ?

  3. Celle-ci s’est – elle déroulée comme prévu ?

  4. Vous a-t-elle appris quelque chose sur vous-même ? sur vos élèves ?

  5. A refaire plus tard, que modifierez-vous ? (durée, pertinence, lieu,..).



De plus, afin d’assurer un bon déroulement de ce type d’activité, il est impératif que l’enseignant garde à l’esprit les objectifs de ces sorties.
En effet, les textes officiels précisent bien que « les apprentissages pratiquées à l’occasion d’une sortie scolaire viennent nécessairement en appui des programmes », ainsi, elle doit « constituer une étape initiale, un temps fort dans un domaine d’activités ou encore un aboutissement à une série d’activités et d’apprentissage ».
De surcroît, de par le déroulement même d’une sortie scolaire bien préparée, les aspects transversaux des apprentissages sont mis en valeur, la sortie permettant aux enfants de « développer leur autonomie, leur esprit d’initiative ».
Elle peut également les aider à « acquérir ou à perfectionner leurs méthodes de travail ».
Ainsi, et nous le verrons plus tard, l’observation du terrain, la prise de note, l’écoute d’explications,… sont des aspects qu’il est nécessaire de faire acquérir aux enfants.



Je pense que, comme le soulignent les chercheurs de l’I.N.R.P., il est nécessaire de poursuivre trois objectifs précis au cours de ces sorties :


  1. Objectif pédagogique : la sortie illustre, complète une partie ou sert à

préparer une activité en classe.


  1. Objectif culturel : sensibilisation des élèves à des formes d’art.




  1. Objectif relationnel : les sorties transforment et améliorent les relations

entre enseignants et élèves.
Dans cette préparation de la sortie, il est primordial de partir des besoins des enfants pour aboutir aux activités et non l’inverse. Ceci assurant un fil conducteur dans les apprentissages.
L’aspect motivant des sorties scolaires doit être également pris en compte.

En effet il suffit de regarder les enfants pour voir à quel point ils apprécient ces moments de découverte.

Les enfants que j’ai pu accompagner, provenant en grande partie de quartiers défavorisés, n’avaient jamais eu l’occasion de visiter Marseille en bateau, d’aller à l’observatoire ou encore de visiter une galerie d’art.

Et lorsqu’on passait dans des endroits qu’ils fréquentaient habituellement, le maître donnait des explications historiques ou faisait remarquer certains détails apportant ainsi aux enfants une toute autre vision de leur environnement quotidien.

Ceci me parait d’autant plus important que les chercheurs ont situé la motivation entre la personne et son environnement en notant « qu’elle prenait son origine dans les perceptions et les attentes d’une personne à l’égard des événements qui lui arrivent ».

Je vais à présent présenter 5 types de sorties différentes que j’ai eu l’occasion de pouvoir observer durant mes stages et pour lesquelles j’essaierais de mettre en valeur les trois étapes indispensables qui sont : la préparation, le déroulement et l’exploitation.

Toutes les 5 permettant la découverte de l’environnement marseillais et ayant pour objectifs le développement de l’autonomie, le respect des autres et de l’environnement, mais également le perfectionnement des méthodes de travail (observation, description, prise de notes, analyse,…).

Exemples de sorties personnellement vécues :

  1. Les déplacements en ville.



Tout le monde s’accorde à reconnaître le danger que représente la ville pour les élèves. L’enfant peut facilement s’y perdre, sans compter la forte circulation des voitures, source de trop nombreux accidents. Néanmoins, elle contient d’innombrables outils d’apprentissage.

Pour les enfants que j’ai eu l’occasion d’accompagner, la ville représente un quotidien dont la plupart ne connaissent en définitive pas grand chose. C’est pourquoi je vais maintenant décrire, selon le moyen de transport, quelques une des notions qui pourront être développées lors des déplacements en ville. Dans la plupart des cas, la sortie a permis un réinvestissement du travail fait auparavant en classe, ce qui montre encore une fois la nécessaire préparation de la sortie.


  1. A pied.

Ce moyen de locomotion est, évidemment, le plus souvent utilisé par les enfants mais aussi le plus dangereux, surtout dans une grande ville comme Marseille.
L’enseignant avait fait précédé la sortie en ville par une sensibilisation aux dangers liés à la circulation en utilisant notamment, en classe, des photos de panneaux de signalisation. L’enseignant ayant ensuite proposé aux enfants de travailler sur les pictogrammes, un panneau symbolisant une idée ou une phrase.

Dans un second temps, un travail a été fait sur l’orientation et le repérage en ville grâce à l’utilisation d’une carte. L’étude des photos, représentant les plaques indiquant les noms des rues, a permis aux enfants de les repérer lors des déplacements en ville. Cette activité a également initié un travail sur les échelles en Mathématiques.

Durant l’un des déplacements dans la ville, un aide–éducateur spécialisé en histoire nous a accompagné et a expliqué aux enfants l’évolution de leurs quartiers en relation avec l’histoire de Marseille. Ce travail servant de réinvestissement pour ces enfants qui avaient, quasiment tous, travaillé en détail l’histoire de Marseille à l’occasion des 2600 ans de cette ville.

  1. Dans les transports en car ou en métro.


La présentation des différents moyens de transport a fait l’objet, en classe, d’un travail

en technologie sur l’étude des différents moyens de propulsion (bateau, avion, car,…) et du carburant dont ils avaient besoin pour fonctionner (travail sur l’énergie).

Au cours d’un transport en car spécialement affrété pour nous, deux agents de la R.T.M. (Réseau de Transport Marseillais) sont intervenus pour expliquer aux enfants l’utilité des transports en communs (pollution,…) mais également les risques encourus en cas de dégradations de matériels, d’agression,…

Cet échange oral avait été préparé en classe par un travail sur la citoyenneté, le respect des autres et sur la politesse (laisser les gens sortir du métro avant d’entrer, laisser les places assises aux personnes âgées,….).


  1. Lors des repas

Les repas se prenaient dans des restaurants. Or la plupart des enfants n’y étaient jamais allé auparavant. Ainsi, un jour, pour appeler un serveur, un enfant a dit : « Garçon ! » ce qui a donné l’idée à l’enseignant de faire un travail sur la langue orale, et plus précisément sur les expressions de ce type et ainsi, comme le soulignent les programmes de l’école primaire, « d’apprendre à utiliser à bon escient les registres de langue en fonction des situations. »
On aurait pu également envisager un travail en français sur les contraintes de texte imposées par le « menu » en le comparant avec le repas de la cantine.

Dans cette première description des observations sur la classe de ville nous avons pu voir quelques unes des innombrables activités qu’il était possible de faire avec des enfants pour et durant le transport. Ces quelques exemples que j’ai pu observer ne constituent en rien une liste exhaustive.
Je vais, à présent, décrire une partie importante du paysage marseillais que nous avons eu l’occasion de visiter : le port autonome de Marseille.
  1. Visite du port autonome de Marseille.



Durant une journée entière, nous avons eu l’occasion de visiter le port de Marseille.

La première partie de la visite s’est faite en bateau le long des quais, et la deuxième partie en car. Nous étions accompagnés par un guide du port qui nous présentait les endroits importants en nous expliquant leurs fonctions et leur histoire puis qui répondait aux questions des enfants.
Avant cette visite, l’enseignant avait expliqué aux élèves les principaux termes marins (la digue, les amarres, à tribord,…), travail qui a été réinvesties durant la visite grâce à des questions orales à la classe. Ce travail a été reprit après la visite, en classe, sous forme de production d’écrit en relation avec la mer et contenant ces termes spécifiques.
Un travail d’analogie sur les plaques d’immatriculation des voitures et des bateaux a été fait. En effet, une explication a été donné sur les numéros et les noms des bateaux (par exemple MA… signifie que le bateau vient de MArseille) ce qui a permit d’organiser un « concours – devinette » au cours duquel les enfants s’interrogeaient sur la provenance des bateaux que l’on croisaient.
Après la sortie, et en réinvestissement de la visite du port, un travail important sur le commerce et les échanges a été organisé. Un travail sur les conversions a pu ainsi être mené en mathématiques, les enfants devant transformer des kilos de riz en tonne, des francs en lires,…

En géographie, en accord avec les programmes de l’école primaire, les enfants ont appris à « situer la France en Europe », à « montrer son intégration dans l’Union européenne » grâce notamment aux liaisons commerciales.

Par exemple la fiche suivante a été donnée aux élèves et a été suivi d’un échange oral servant à son évaluation :

Dans le domaines des arts plastiques, une maquette du port a été réalisée en classe par groupe de 4 enfants. Pour cela, les enfants ont dû définir, organiser et recréer les éléments essentiels d’un port (une grande entrée avec un phare,…) en essayant de respecter au mieux les échelles de grandeurs.
Je pense que c’est une grande chance pour ces enfants d’avoir pu faire cette visite et découvrir ainsi une partie de l’immense richesse pédagogique que représente un port maritime. Le maître aurait également pu exploiter cette sortie en faisant faire aux enfants un travail sur les textes poétiques issus du milieu marin et sur les moyens qu’ont les bateaux de s’orienter la nuit, sur la pêche,…
  1. Visite d’un observatoire.



J’ai choisi de présenter cette sortie car c’est une de celle qui a le plus éveillé la curiosité des enfants, la quasi-totalité d’entre eux n’ayant jamais eu l’occasion voir les instruments d’astronomie et étant fortement intéressés par ce qui se passe dans le ciel.

De plus, cette sortie très motivante pour les élèves a permis non seulement un important travail en sciences et technologie sur le ciel et la terre mais également en Mathématiques, géographie,….
Dans le cadre de la classe, l’enseignant a initialement définit les termes propres à l’astronomie et notamment sur la mesure des temps (année lumière,…). Ceci, en liaison avec le travail sur la visite du port autonome, a permit d’apprendre les conversions de mesure sur les grands nombres (supérieurs à 10000) aux élèves.

Cet enseignement a été réinvestit au cours de la visite par la découverte des différents objets de mesures (cadran solaire, clepsydre,…).
Pendant la visite, une discussion avec une astronome a été organisée au cours de laquelle les enfants ont posé de nombreuses questions (« y a t il une vie sur une autre planète ? », « peut on aller sur les étoiles ? », « comment marche le soleil ? »,…) autant de demandes qui, je le pense, justifient une telle sortie dans la mesure où les enfants semblaient avoir un réel besoin d’information dans le domaine du ciel et de la terre.
De plus, les enfants ont pu observer une maquette respectant les échelles de grandeurs entre les planètes. Ils ont demandé au maître s’il ne serait pas possible d’en faire une en classe, ce que l’enseignant envisage de faire prochainement en arts plastiques. En effet,
Cette sortie aura servi également de point de départ à un travail sur le mouvement apparent du soleil et sur la rotation de la terre sur elle–même. Celui ci étant, je pense, facilité par cette visite dans la mesure où elle leur a montrée de manière plus concrète ce qu’il se passe dans le ciel.
  1. Le milieu naturel marseillais.




Toujours en accord avec le projet d’école, il était important pour l’enseignant de faire découvrir l’environnement marseillais aux élèves afin de répondre à une problématique simple : « bien connaître son environnement pour mieux le protéger ». Ainsi, durant toute une journée, nous sommes partis, dans les calanques de Marseille, à la découverte de ce milieu naturel.
Un travail important avait été fait en classe avant la sortie sur le respect de la nature, et sur une sensibilisation aux feux et à la pollution. Cette dernière a été source de beaucoup de questions de la part des élèves notamment à cause des informations sur le naufrage de l’Erika » : « est ce que le pétrole va rester longtemps ? », « est ce que la pollution va venir jusque chez nous ? », comment faire pour enlever tout le pétrole ? »,…

De même le maître avait fait travailler les enfants en géographie et en biologie marine, savoirs qu’ils ont ensuite pu confronter à la réalité.
Durant la sortie, les élèves ont dû ramasser différentes plantes dans le but de créer un herbier une fois de retour en classe. A l’aide d’une table d’observation, le maître a fait une leçon sur l’utilisation d’une boussole et la lecture d’un plan et l’a mis en relation avec les plans que les enfants avaient vu précédemment dans le métro. Ceci était le point de départ d’un travail, une fois de retour à l’école, sur la création de différents plans (de la classe, de la cour,…).

Cette sortie a pu être exploité dans le domaine de l’E.P.S. par le

maître et un intervenant agréé qui ont fait faire de l’escalade aux enfants.

Elle a également permit la mise en place d’une petite initiation au secourisme.
De retour à l’école, et comme exploitation de la sortie, le maître a mis en place une séquence sur le développement des êtres vivants (végétaux et animaux) ainsi que sur la chaîne alimentaire donnant lieu à un travail de dessin en art plastique.

De part les nombreux avantages géographiques et pédagogiques que nous offre l’environnement marseillais il est, je crois, très important de sensibiliser les enfants à sa découverte ainsi qu’à sa protection. Ceci permettant de responsabiliser les enfants à la nature qu’ils n’ont, habitant en centre ville, pas souvent l’occasion de voir.

  1. Rencontre avec un journaliste.




Au cours de la visite des docks de Marseille qui constituent un endroit important de l’histoire de cette ville, une rencontre avec un journaliste d’EuroMéditerranée à été organisée. La société EuroMéditerranée s’occupant essentiellement des travaux dans les quartiers où résidaient les élèves, cette sortie m’a paru particulièrement pertinente.
Un travail avait été effectué au préalable sur le vocabulaire utilisé pour réaliser un journal (éditorial,…), cette rencontre a permis aux enfants de discuter avec un journaliste qui leur a expliqué son travail et leur a présenté les éléments principaux d’un journal. De retour en classe, l’enseignant a demandé aux enfants de faire, par groupe de trois, un mini-journal retraçant toute la semaine de classe de ville. Cette production a pu être complétée par des photos que les enfants ont pris durant les sorties grâce à des appareils photos numériques et mise en page grâce à l’utilisation d’un traitement de texte sur ordinateur.

La meilleure production étant destinée par la suite à être tirée en plusieurs exemplaires destinés aux parents d’élèves et a être également disposée à la B.C.D. où toutes les classes de l’école ont accès.

Une diffusion de ce journal sur Internet sera, dés que possible effectuée, dans le but d’effectuer des échanges avec d’autres écoles.
Ce travail est venu en complément de la production journalière de compte rendu par chaque enfant, travail demandant des compétences de repérage des éléments principaux, de prises de notes et, par la suite, de travail sur le brouillon en vue de rendre un compte rendus clair et propre.
La rencontre avec un journaliste aurait pu se faire dans le cadre de l’école, mais je pense que le fait de changer d’endroit a été bénéfique pour les enfants qui se sont révélés particulièrement attentifs et intéressés. Le fait que nous soyons dans des bureaux entourés d’adultes en train de travailler et demandant donc un certain calme à certainement favorisé la rencontre avec le journaliste c’est très bien passée, les enfants posant des questions dans l’ensemble pertinentes, demandant la parole pour intervenir et écoutant les autres.

Autres sorties possibles.



N’ayant eu l’occasion d’assister qu’à un nombre restreint de sorties, je vais décrire, dans cette partie plus théorique, d’autres sorties qu’il est possible de faire en école primaire. Tout ceci en gardant à l’esprit que toute sortie scolaire se doit de partir d’un besoin des enfants.
Les sorties scolaires de longues durées les plus habituelles concernent les classes de neige où, comme il est vrai pour toute sortie, l’enseignant ne doit pas favoriser le divertissement au détriment de l’apprentissage.

Ainsi, je citerai le B.O. : « Pour une sortie courte, il est normal de se centrer davantage sur les activités spécifiques que le milieu favorise ;pour un séjour plus long, on veillera à une pratique quotidienne visant l’entretien des principaux apprentissages en cours ». C’est pourquoi, dans ce genre de sortie, l’enseignant fait activité de ski durant une demi journée, l’autre demi journée servant à la pratique plus traditionnelle de l’apprentissage.
Dans un registre de sortie souvent plus courte, mais non moins intéressantes se trouvent les sorties ayant un but artistique : visite d’un musée, représentation théâtrale,… Toutes ces activités pouvant être préparées avant la sortie puis être ensuite exploitées en classe.
Une sortie hors de l’école est bien souvent nécessaire pour pratiquer des activités physiques et sportives avec les enfants. Elles sont, au même titre que les autres activités, obligatoires et peuvent être de différentes formes : activités de production de forme, de performance,… durant lesquelles, et selon les programmes de l’école primaire, le maître veillera « à rapprocher les activités de l’éducation physique des notions acquises dans les autres disciplines ». C’est dans cette catégorie de sortie que s’inscrivent les activités de natation. Ces pratiques physiques sont très fréquentes à l’école primaire (et dans le secondaire) et permettent à l’enfant de construire des habiletés motrices spécifiques au milieu aquatique, de se sentir en sécurité dans un milieu étranger, mais également de prendre du plaisir à se baigner. Une attention particulière devra être apporté à ce type de sortie du point de vue de la sécurité, notamment en augmentant l’encadrement habituel : en maternelle, un enseignant et un maître nageur pour 8 non nageur, et à l’école élémentaire, un enseignant et un maître nageur pour 16 non nageurs ou pour 25 nageurs.

Quelques rappels sur la réglementation.




Après avoir évoqué toutes les catégories de sorties possibles, je rappellerai la réglementation au niveau des transports et en se qui concerne les sorties à l’étranger. Ensuite je classerai dans un tableau récapitulatif se les instructions concernant les taux d’encadrement et les obligations concernant l’assurance des enfants et des adultes.


  • Toutes les sorties scolaires sont regroupées en deux types :

  1. Sorties obligatoires : organisées pendant les horaires habituels de la classe et ne

comprenant pas la pause du déjeuner.

  1. Sorties facultatives : toutes les autres.




  • De plus, il existe trois catégories de sorties :

  1. Sorties régulières :

Correspondant aux enseignements réguliers, inscrits à l’emploi du

temps et nécessitant un déplacement hors de l’école.

Elle sont autorisées par le directeur d’école.

Une information est obligatoirement donnée aux familles.

Elles sont obligatoires et gratuites.


  1. Sorties occasionnelles sans nuitée :

Correspondant aux enseignements occasionnellement effectués au dehors de

l’école, organisées sans hébergement.

Elles sont autorisées par le directeur d’école.

Elles sont obligatoire et gratuites si elles ont lieu pendant les horaires de la

classe et n’incluent pas la pause du déjeuner.

  1. Sorties occasionnelles avec nuitée :

Correspondant aux enseignements occasionnellement effectués au dehors de

l’école, organisées sur plusieurs jours avec hébergement.

Elles sont autorisées par l’inspecteur d’académie.

Une information est obligatoirement donnée aux familles.

Elles sont facultatives, mais il est souhaitable que tout le monde participe.

Le projet de sortie s’inscrit obligatoirement dans le cadre du projet d’école.


  • Au niveau du transport, le départ et le retour se font à l’école. On discerne trois cas de figure :






Avant la sortie






Au moment du départ


Transports publics réguliers




Aucune procédure n’est à prévoir.



Transport par collectivité

locale (ou centre d’accueil)
La collectivité locale

(ou le centre d’accueil) délivre

une attestation de prise en

charge et remplit l’annexe 3.





  1. Le transporteur ou la collectivité

publique ou privé assurant le transport

fournissent l’annexe 4.
2. Le responsable du groupe vérifie

que le nombre de personnes

participant à la sortie ne dépasse pas

le nombre de place assise, hors

strapontin.



Société de transport choisie

par l’école


L’organisateur de la sortie

remplit l’annexe 3, choisit le transporteur parmi ceux inscrits au registre préfectoral.


Le recours à l’utilisation des véhicules personnels pour transporter les élèves est interdite avec

des enfants de maternelle et ne doit avoir qu’un caractère exceptionnel pour les enfants de

l’école élémentaire.




  • Dans le cas où la sortie se fait hors du territoire français, il convient de toujours se référer, dés

l’élaboration du projet de sortie aux formalités demandées par le pays d’accueil.

Sorties …






Régulières


Occasionnelles sans nuitée



Occasionnelles avec nuitée(s)


Taux minimum d’encadrement avec

des enfants de maternelle.



2 adultes dont le maître de la classe.
Au-delà de 16 élèves, un adulte supplémentaire pour 8.



Taux minimum d’encadrement avec

des enfants de l’école élémentaire.


2 adultes dont le maître de la classe.
Au-delà de 30 élèves, un adulte supplémentaire pour 15.


2 adultes dont le maître de la classe.
Au-delà de 20 élèves, un adulte supplémentaire pour 15.



Taux minimum d’encadrement spécifique aux A.P.S. ne nécessitant pas un encadrement renforcé, avec des enfants de maternelle.



Le maître seul .


Jusqu’à 16 élèves, le maître de la classe plus un intervenant, qualifié ou bénévole, agréé ou un autre enseignant.
Au-delà de 16 élèves, un intervenant, qualifié ou bénévole, agréé ou un autre enseignant supplémentaire pour 8 élèves.



Taux minimum d’encadrement spécifique aux A.P.S.

ne nécessitant pas un encadrement renforcé, avec des enfants de l’école élémentaire.



Jusqu’à 30 élèves, le maître de la classe plus un intervenant, qualifié ou bénévole, agréé ou un autre enseignant.
Au-delà de 30 élèves, un intervenant, qualifié ou bénévole, agréé ou un autre enseignant supplémentaire pour 15 élèves.




Obligation d’assurance pour les élèves.




Pas d’assurance responsabilité civile / individuelle accidents corporels n’est demandée.


Si sortie obligatoire : Pas d’assurance responsabilité civile / individuelle accidents corporels n’est demandée.
Sinon : l’assurance est obligatoire.



Assurance responsabilité civile / individuelle accidents corporels obligatoire.



Obligation d’assurance pour les accompagnateurs bénévoles.




Assurance responsabilité civile / individuelle accidents corporels recommandées.

Conclusion, limites.




Malgré tous les avantages pédagogiques que le maître peut retirer des sorties scolaires, il me semble néanmoins important d’en préciser les limites afin de les replacer en tant que très bons outils didactiques parmi d’autres.
Ainsi, la sortie scolaire comporte quelques désavantages qu’il me paraît juste de décrire : Tout d’abord, son organisation demande beaucoup de temps (organisation pédagogique et pratique, organisation administrative, autorisation des parents, de l’administration,…).

Il y a également le problème qui se pose avec des enfants très indisciplinés qui peuvent être à la source de chahut, de vol, de dégâts matériels,… et, dans ce cas là, l’enseignant est bien plus attentif aux problèmes de discipline qu’aux contenus des savoirs.

Bien souvent, et ceci s’est réalisé durant mon stage, les élèves les plus intéressés pendant la sortie sont les mêmes que ceux qui sont intéressés en classe. Et cela accroît encore davantage les différences au niveau des connaissances entre les élèves.
De plus, et comme le précisent les chercheurs de l’I.N.R.P, « si l’on sort de l’école, c’est pour revenir à l’école : en effet les apprentissages de la rue sont bien souvent illusoires car ils ne dépassent pas le stade de perceptions spontanées. Ils doivent être ensuite mis en forme, organisés, généralisés, rendu transférables afin de contribuer à une réelle construction de connaissance ».

Ainsi, la sortie scolaire ne doit pas être une fin en soi ni un acte spontané et donc non préparé, au risque de n’être qu’un simple spectacle où la « promenade » prendrait le pas sur l’efficacité.

Il faut donc considérer la sortie scolaire comme une autre voie d’accès aux connaissances, comme une stratégie différentes qui s’ajoute aux autres.

Bibliographie.


  • Le monde de l’éducation janvier 1995

(sujet sur les sorties scolaires)


  • Sciences humaines hors – série n°12 de Février – Mars 1996

(sujet sur la motivation )


  • Les sorties scolaires : temps perdu ou retrouvé ?

I.N.R.P, 2ème édition 1992

A. Gonnin-Bolo, M. Bouchon, F. Pedemay



  • B.O. Hors – série n°7 du 23 Sept. 1999




  • Programmes de l’école primaire CNDP



  • La maîtrise de la langue à l’école CNDP


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