Invention de «moments» Symbolistes








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Gustave Moreau, Odilon Redon

> Quels sont les effets du symbolisme en France ? Focus sur Gustave Moreau, peintre préféré de HUYSMANS (Joris-Karl), grand ami de Zola, devenu son plus grand ennemi. Raconte la vie étrange d’un perso inspiré d’un perso réel, le marquis de Montesquieu. A rebours, 1884, héros esthète qui s’isole pour ravir son plaisir esthétique. L’idée de refus de la vie contemporaine. Enfermement dans une « cellule » et entouré uniquement d’art, son seul intérêt,la seule délectation qui se présente à son esprit. Idée lié aussi à une sorte d’ébranlement nerveux = esprit surexcité par ces figures, il finit par vivre un cauchemar les yeux ouverts, emplit de visions. Gustave MOREAU, Salomé, h/t, 1876, Los Angeles, The Armand Hamme Collection. Avec constructions architecturales fantastiques, fabuleuses, richesse décorative. Maison atelier du peintre (Musée Gustave Moreau). Technique : incrustation dans la pâte de la peinture d’émaux, la peinture devenait un matériau précieux, avec perte de l’idée de réalisme spatial et de réalisme des figures , transcendées dans une sorte d’érotisme exacerbé. Tableau emblématique, aquarelles novatrices qui vont vers l’abstraction. – L’Apparition, aquarelle, Louvre. Rodolphe BRESDIN, lithographe, graveur, mort très pauvre, aimé par bcp d’artistes, dt Manet et Odilon Redon, qui fut son élève. Gravures : visions cauchemardesques, très noires proches des gravures anciennes de Dürer. Il n’a eu aucun succès de son vivant. C’est l’une des figures mythiques de cette époque symboliste. Odilon REDON, Vision, 8e planche du recueil Dans le Rêve, 1879. Odilon Redon grand admirateur de Corot, Millet, Delacroix (génération romantique) et Moreau, artiste autodidacte qui a vécu une enfance très spéciale, étrange, solitaire, sans aucune culture. Lié à un botaniste célèbre, André Clavaud, qui le rapproche finalement de la nature. Chez Odilon Redon : conception très particulière de la nature, obscession de la germination, de la floraison..Il y a un mélange entre biologie et peinture. Série de lithographie : les Noirs où il évoquent des poèmes de Baudelaire, Edgard Allan Poe, et regarde aussi bcp GOYA. Rend hommage à la génération romantique, capitale pour les symbolistes. Personnages minuscules dans des endroits colossaux. Idée de la tête coupé qui revient (//Saint Jean-Baptiste, Orphée, Salomé) Tête de martyr dans une coupe, 1877, Otterlo, Rijksmuseum, Kröller-Müller. Artiste très confidentiel qui ne publie pas ses œuvres, très peu connu. Ses lithographies sont vendues aux seuls amateurs. Il rejette totalement l’Impressionnisme, c’est à lui qu’on doit la phrase de juger les artistes trop « bas de plafond ». Il pense que l’Impressionnisme n’a aucune postérité. Entre 1883-85 il publie d’autres albums de lithographie, Les Origines et Hommage à Goya, se lie à Mallarmé, Francis James. Odilon REDON, L’araignée souriante, avt 1887, fusain sur papier, Orsay. Apparition, face humaine plaquée sur des yeux qui se baladent, bcp d’insectes, visions cauchemardesques et ironiques qui nous extraient de notre quotidien. Il arrive à la couleur au milieu des 80’, par le pastel ntm, technique délaissée à cette époque, que Redon comme Degas vont remettre en vogue. Redon qui avait une très grande maîtrise du noir va arriver à une explosion de couleurs, et obtient avec le pastel des résultats très éclatants (plus que l’huile qui se ternie et se noircie). Les yeux clos, pastels, 1890, Paris Musée d’Orsay. Figure = même thématique : sa femme. Les yeux sont soit fermés soit vides, idée de quelqu’un tourné vers sa propre interiorité et coupe le lien avec la réalité extérieure. (obsession qui revient chez Burne-Jones ntm). Revisitation de la mythologie, très intéressante.

Le Char d’Apollon, pastel, 1905-1914, allusion à Delacroix, plafond du Louvre. Déploiement de bleu, vert, jaune. Portrait de Gauguin, admiration réciproque de ces 2 peintres. Paul Gauguin, h/t, v. 1903-1905. Orsay, tête entourée de fleurs (G. vient de mourir). Portrait sacralisant ? Perception d’une figure mythique et mystique.

Rodin

Le Symbolisme en sculpture – comment suggérer l’infini par le fini ?

Auguste RODIN, considéré comme le sculpteur emblématique de cette période symboliste. La Pensée – Portrait de Camille Claudel, marbre, 1886-1889, Paris Orsay. Figure coupée sur un bloc informe. Rodin reprend la technique de M-Ange, ne finit pas ces sculptures, le non finito, suggestion de l’infini cher au symbolisme Réalisation des sculpture par des praticiens italiens virtuoses. Contraste entre la tête, la pensée et la forme brute. Yeux baissés. « Ici se livre la seule acceptation du mot fini… » la main de l’artiste revient tout le têmps. La main = le génie de l’artiste, la main crispé (idée romantique du génie torturé). La Porte de l’Enfer, œuvre non fini par excellence, stade intermédiaire : 1880-88, plâtre, Orsay. Rodin en 1900 avant d’exposer sa porte enlève les reliefs de sa portes et expose une porte recouverte d’une sorte de magma informe plus compréhensible par le public. Le plâtre –ci n’est pas la porte telle que Rodin l’aurait voulue. Allusion à l’Enfer de Dante, allusion romantique. Cette porte a été la mine principale de toute l’œuvre de Rodin qui a tiré au fur à mesure de smorceaux de la porte pour en faire des sculptures. Fugit Amor ou Le Rêve ou Amour qui passe, Rodin ne donnait jamais un titre précis à ses œuvres, qui changeaient de signification en fonction du titre qu’on lui donnait (au départ représentation des amoureux Paolo et Francesca). Autre artiste, Camille CLAUDEL, plus puissant encore que Rodin dans cette valeur symbolique de l’œuvre, dans l’idée d’utiliser le fragment. Création de figure mythique. LA femme implorante, la femme jeune. L’âge mûr, 1893-1899, bronze, Orsay. titres différents, sens variables.

Albert Aurier, Gauguin, Maurice Denis et les Nabis

Retour au Symbolisme tel que définit par Albert Aurier : critique mort très jeune ayant écrit 2 articles : Les Symbolistes, Revue encyclopédique, 1892, où il donne une assise artistique véritablement au symbolisme artistique, et pour le Mercure de France, mars 1891, sur Gauguin, Le Symbolisme en peinture, Paul Gauguin. – Pour Aurier Gauguin = artiste symboliste par excellence, grâce à qui, les traits, la couleur deviennent une véritable grammaire artistique, en 80’-86 on vise à l’autonomisation des signes plastiques, qui ont une signification en eux-même (la courbe, la droite,etc.) tout cela est réutilisé par Kandinsky ntm. AURIER donne les manières de pouvoir exprimer le sentiment, des idées, uniquement par la suggestion des traits plastiques. Dans son article sur Gauguin, Aurier revient sur la symbolique de l’Idée, platonicienne. (idéiste) – symboliste : exprime cette Idée par des formes – synthétique : écrira ces formes, ces signes, selon un mode de compréhension général. – subjective, puisque l’objet n’y sera jamais considéré en tant qu’objet, mais en tant que signe d’idée perçu par le sujet. – (c’est une conséquence) décorative – car il n’y a plsu de contenu précis, d’anecdote, de sujet, elle doit transmettre des impressions, sensations par des lignes et formes qui doivent être synthétiques. Paul Gauguin, Les quatre Bretonnes // Vase décoré de scènes bretonnes, 1886-87, technique rudimentaire, forme synthétique et couleur simple, sjet qui ne raconte rien, japonisant, idée de décoratif qui découle du symbolisme comme une chose logique, quasiement automatique pour Aurier. Proche de Degas. Refus de la civilisation contemporaine ; EN 1886, va à Pont-Aven (pour des raisons éco) et retrouver une société un peu primitive. Retour à Paris, il décide de se consacrer aux arts décoratifs. Il élabore la technique du cloisonnisme = suite p-ê à l’observation de vitraux. Avec cernes noirs qui enserrent la couleur. Inspire les Nabis. – Paul Gauguin, La Vision du sermon, h/t, 1888, Edimbourg, National Gallery. = œuvre manifeste pour Gauguin, qu’il revendique lui-même comme une œuvre nouvelle. « je crois avoir atteint dans les figures une grande simplicité rustique et superstisueuse » = il symbolise là les traits du symbolisme. Du point de vue de la forme = abandon du ton local (couleur réelle qui agit selon l’atmosphère dont elle est entourée), premier pas très important vers l’abstraction, l’abandon de l’imitation. Emile Bernard, Pardon de Pont-Aven, h/t, 1888, bernard revendique lui aussi le cloisonnisme. La transmission de ce nouvel art se fait par le biai du Talisman, peint par Paul Sérusier sur une petite boîte à cigares, en 1888 (Paris, Orsay). Témoigne au Nabis de la grande nouveauté de cette peinture avec la couleur absoluement arbitraire. Maurice DENIS, porte-parole des Nabis. > Dictée plastique de la modernité. Touches de peinture comme une tapisserie, une peinture. Paul gauguin, Autoportrait, 1888 ; veut s’abstraire de la réalité, arriver par l’expression pure de la couleur, et les motifs de ce qu’il veut exprimer. Paul Gauguin, Oviri, 1894, grès cérame sculpté, Orsay. Espagne, terre natale. Paul GAUGUIN « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? », 1897, Boston Museum of Fine Art, suite à la mort de sa fille Aline. Toile testamentaire. Toile très classique, qui reprend Puvis de Chavannes. Réf à l’âge d’or, le Paradis terrestre, les âges de la vies, symboliques essentielles. Par cette synthèse il transmet un art nouveau aux artistes de l’école de Pont-Aven et aux Nabis. Maurice DENIS, Hommage à Cézanne : tous les jeunes Nabis autour de la toile.

Maurice DENIS, figure essentielle de ce tournant vers l’abstraction. 1900-1910 «  se rappeler qu’un tableau – avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote – est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certaine ordre assemblées. » phrase qui favorisait l’abstraction, avec laquel il n’était pas d’accord ! Il y a un sujet mais le sujet n’est pas la 1ère chose, idée de planéité comme retour à l’art primitif : idéal de Denis, Giotto (paradoxe, Giotto était le 1er à essayer de retrouver le volume). Présence d’un ordre, essentiellement classique. « l’allégorie parle à l’esprit, le symbole parle aux yeux » chez Denis différence claire entre un symbolisme littéraire (ref aux mythes, anecdotes) et symbolisme qui parle que par les formes étalées sur la toile. Un peintre ne doit que peindre.




Maurice Denis, au début de sa carrière, commence par le tableau Tache de soleil sur la terrasse, // au Talisman de Paul Sérusier : peintres de l’académie Julian.

Dès 1900-05 on connait des écrits de Denis, des articles, un journal qui décrit tous les débats artistiques jusqu’à 1900 et même jusqu’au années 1940. Il a donc un poids extraordinaires toutes ces années. Il a une influence importante sur les mouvances du XXème siècle et surtout sur le retour à l’ordre.
En 1889 ils sont frappés par cette exposition du Café Volpini organisée par Gauguin juste à côté de l’Exposition Universelle, où Gauguin décide d’exposer ses tableaux et les nabis sont frappés par ses œuvres : ils en prennent l’idée du néo-traditionnisme : on revient à la tradition pour la renommer, avec des nouvelles bases. Maurice Denis était très catholique et dès 1905-10 il se lie à l’Action Française (Extrême Droite de Charles Moras ex-communiquer par le Pape en 1926, éjecté), qu’il abandonne en 1926. Cette mouvance néo-traditionniste est donc une mouvance très réglée, retour à un idéal spiritualiste, nationalisme exacerbé.

Paul Sérusier lui aussi va travailler dans les années 1910-14 dans les ateliers d’art sacré fondés par Maurice Denis qui veut apprendre aux artistes à créer des décors muraux avec des thèmes comme la religion, un renouveau de l’art à partir de la tradition religieuse.

Pour Maurice Denis ce qui est important c’est le mariage, il s’est marié deux fois, a eu des enfants et l’une de ses grandes inspiratrices est sa femme. Son voyage en Italie en 1895 le fait revenir à l’art italien du Quattrocento Florentins, art italien primitif d’avant Raphaël : un préraphaélisme à la française.
En 1912 il publie un recueil important, Théories, qui réuni ses intervention sur les arts de 1890 à 1910 et en 1922 un autre recueil : Nouvelles théories sur l’art moderne et l’art sacré. Ces deux recueils seront fondamentaux pour le retour à l’ordre.

Voyage à Moscou en 1908 où il livre des grands décors ; il devient le grand décorateur des années 1910-20 et notamment le décorateur du Théâtre des Champs Elysées, il décore la grande rotonde de la salle de concert.
Lutte de Jacob avec l’Ange, 1893, hst, Coll.part. : // avec la Vision du Sermon de Gauguin, une sorte de danse plutôt qu’une lutte, on a ce caractère de Denis qui est plus décoratif même si la signification religieuse compte beaucoup dans ce tableau.

Cet épisode de la Genèse raconte la lutte de Jacob qui dura toute la nuit contre l’Ange, Jacob gagne et est nommé roi.
Les muses, 1893, hst, Orsay : // Bois Sacré de PPDC. Cette ambivalence de la femme muse, pure. Ici un procédé décoratif, rythmique avec les troncs d’arbre qui se suivent, les ombres des feuillages par terre forment un tapis, les aplats, monochromie calme qui suggère un apaisement et le procédé (Rodin, Ming) de répétition qui veut répéter une figure plusieurs fois, vue sous différents angles.
PPDC, Le Bois Sacré, Paris, Amphithéâtre de la Sorbonne, 1889, hst marouflée : idée de la fresque qui revient, ampleur du décor, volonté de synthèse, recherche rythmique des figures, le bois sacré habité par des muses qui se déploie par ses troncs. La peinture de chevalet devient risible et les grandes compositions décoratives sont mieux vues.

Jan Verkade, Le tourment de Dieu, 1893 : « … »
Ce mouvement de l’art nouveau est très lié au Symbolisme.

Le papier peint de Maurice Denis, Les bâteaux roses était destiné à la chambre de ses enfants. On a aussi l’idée de paravent peint qui arrive, reprenant la forme du tryptique pour celui d’Edouard Vuillard : Jardins publics : les nourrices, la conversation, l’ombrelle rouge, 1894, hst, Orsay : influence du japonisme avec les tâches de soleil sur le sol, tout est à plat et rappelle les décors japonais.
Le paravent des quatre saisons : femmes en peignoirs, à plats, costumes décorés, colorés qui cachent les visages des femmes, il n’y a aucune psychologie on veut juste avoir cette idée de surface par des lignes, arabesques et taches.

On est en plein essor du Japon, des estampes japonaises et ce mouvement d’art décoratif débouche sur l’idée d’une nouvelle décoration prônée par les artistes qui font partie de l’Art Nouveau.
Dans la salle à manger de Henry Van De Velde on a la tapisserie de Paul-Elie Ranson dans la galerie Bing en 1895 : un magasin de Sigfried Bing, un marchand de céramique, ouvrit un magasin de céramique pour tous les étrangers qui viennent acheter par exemple des assiettes peintes par des artistes connus, œuvres de Rodin, de Ming et autres artistes.

William Morris a donné cette idée : il a fait construire une maison par Philipp Webb, La Maison rouge, un prototype de maison construite par un artiste et meublée par un artiste.

William Morris ouvre un atelier de tapisserie en 1891 et fait notamment le Pivert (100% coton).
Henry Van de Velde construit notamment la Bloemenswerf, maison participant aussi au mouvement symboliste.
Henry Van de Velde était peintre jusqu’en 1893, abandonne la peinture et devient décorateur. Construit une maison pour son mariage et conçoit une broderie : La veillée des anges, broderie de feutre qui montre un nouveau né (// Pauvre Pêcheur de PPDC avec enfant couché) : un art moderne décoratif essentiellement. On a la naissance de ce messie attendu et toute la nature se plie à cette naissance, les arbres convergent vers l’enfant, les femmes et le chemin aussi avec la procession // Maurice Denis. HVDV est un belge, qui va vivre en Allemagne, un mouvement qui traverse l’Europe. Tout est à plat, les couleurs son associées selon les écrits de Chevreul pour obtenir un résultat pur, des couleurs pures au maximum.

L’esthétique de l’Art Nouveau se repend, essaime de la Belgique à l’Espagne en passant par la France avec notamment un décor total par Victor Horta.

La capitale de l’Art Nouveau est réellement Bruxelles, ville nouvelle développée en 1890-1900 peuplée par une bourgeoisie qui veut s’offrir un art nouveau à l’échelle de la ville en revanche en France la tradition est lourde donc Hector Guimard eut du mal à s’affirmer et réalise son Castel Béranger (1894-98) à Paris rue de la Fontaine.
Il ne s’agit pas de représenter quelque chose de totalement explicable, il faut toujours laisser une place à l’imagination, à la suggestion et l’arabesque peut facilement faire cela.
Un mouvement idéaliste beaucoup plus littéral dans son expression esthétique : Les Roses+Croix (1892-97, 6 Salons) notamment par un écrivain qui se réclame d’un courant spiritualiste ou idéaliste qui fonde ce mouvement des Rose+Croix lié au Symbolisme avec des côtés mystiques plus farfelus : le Sâr Péladan, portraituré par le peintre de ce groupe Alexandre Séon (1891, hst, Lyon Musée des Beaux-arts). Il fonde ce mouvement ne 1892, organise 6 expositions à la Galerie Durand-Ruel où seuls les Hommes sont acceptés avec Denis, Bourdelle etc. , un mouvement très étudié. Ces peintres s’appelaient aussi ‘les peintres de l’âme’ avec des portraits ou des paysages.

Ces peintres ont du succès mais la mouvance, trop mystique, s’épuise dès 1897.

Une affiche par Carlos Schwabe (1866-1926) un Suisse illustra l’affiche du premier Salon de la Rose+Croix (1892, lithographie, Bruxelles, Musée d’Ixelles) (Carlos Schwabe a illustré le Rêve de Zola, roman symboliste), grand dessinateur et affichiste : une femme touche quelque chose de gluant, elle essaye de se détacher de la laideur, réalité quotidienne du monde moderne et derrière deux femmes, une brune et une toute blanche montent des escaliers, quitte cette laideur pour aller vers un idéal.

Le moment Symboliste en sculpture en Europe.
C’est grâce à Rodin que le symbolisme en Sculpture se répand en EQUROPE, un atelier de 80 sculpteurs à la fois, soit des praticiens, soit des artistes qui faisaient leurs stages chez lui, artistes de toute l’Europe : finlandais, tchèques, allemands etc.

La porte de l’Enfer (1880-88, Orsay, plâtre) montre bien les athlètes courbés reproduits trois fois en haut.
Medardo Rosso (1858-1928) Aetas aurea ou L’âge d’or (vers 1885-1886), cire, Orsay : artiste italien dont on ne sait pas trop comment classer les œuvres, est-ce une sculpture impressionniste ou symboliste ? Cela dépend de la sculpture que l’on regarde. Il est né à Turin, enfance misérable, formé à Milan et dans les années 1880 le réalisme le plus trivial et littéral, le vérisme domine en Italie, sujets misérabilistes qui représentent le peuple pauvre.

Il a une attitude anarchiste, contre la société. S’installe à Paris en 1884. Il a eu une observation tendre et empathique envers le peuple ses sujets sont donc des mères, des enfants pauvres, des couples : paysage urbain paupérisé de l’époque.

Il choisit aussi, par nécessité financière, de sculpté avec de la cire, un médium très apprécié par les sculpteurs notamment Degas et c’est une manière expérimentale de faire de la sculpture, tester la beauté d’un mouvement, une cire mélangée à plusieurs matériaux hétérogènes. Ces sculptures du coup sont vite abîmées on les a donc coulées pour les préserver. C’est un matériau pauvre facile à modeler, c’est plus du modelage que de la sculpture.
Rosso réalise ses propres cires (contrairement à Rodin qui fait couler le bronze par les praticiens) : ici la mère et son enfant se perçoivent seulement sous un angle et sous une certaine lumière. Un non finit impressionniste, représentation de la vie quotidienne comme les impressionnistes aimaient la peindre.
Il photographie ses œuvres dans son atelier : une photo d’une sculpture de quatre figures modelées, photographiées sous un éclairage permettant d’identifier le sujet.

Madame X donne l’idée vague d’une femme perçue au hasard, peut-être vers 1896 ou plus tard, il s’agit en tous cas d’une femme mariée qui était l’amour secret de Rosso.

// avec les sculpture cycladiennes grecques, galets polis mais de formes finie alors qu’ici il suggère une forme dissoute par la lumière.
Il se détache de Rodin car à la fin il n’y a plus de sujets et même dès 1905 il ne sculpte, ne modèle plus. Il y a le mouvement qui aurait inspiré Boccioni : le mouvement d’un objet dissous fut inspiré de ce sujet dissout et impalpable, notamment // avec L’Homme qui marche, idée du temps qui passe, objet éphémère.

Georges Minne (1866-1941) lui reprend le procédé rodinien de la répétition pour en faire un sujet symboliste : ici Le petit blessé en bronze reprend sa figure pour en faire La fontaine aux agenouillés (vers 1898, plâtre ici au musée de Gand) à Gand qui représente Narcisse se reflétant dans le miroir d’eau, il fixe l’eau par un regard vide.
La Belgique devient un foyer important du symbolisme notamment avec le Salon des XX fondé en 1884 par un avocat belge, un bourgeois qui veut promouvoir un Art Nouveau, exposition de 1884 à 1893, l’avant-garde belge et française mais aussi des artistes allemands sont présents. Ce salon s’appellera le Salon de la nouvelle esthétique où exposent Van de Velde, Seurat, les nabis refusés à Paris aux indépendants. Ce Salon institue des nouvelles mœurs, le monde de l’art s’organise de manière indépendante et autonome où se rassemblent les artistes européens de l’avant-garde internationale.

Le premier à instituer ces nouvelles mœurs est cet avocat Gustav Moss. Plusieurs artistes exposent notamment Fernand Khnopff avec sa Tentation de Saint Antoine, 1883, hst, coll.part // avec Gustave Moreau ; l’Homme face au mystère. Ici une masse lumineuse éclaire le saint qui la fixe et qui représente la tentation charnelle de l’Homme. L’artiste s’identifie toujours au héro christique, KHNOPFF est le fils d’un grand magistrat bruxellois formé auprès de Xavier Mellery graveur et dessinateur connu. C’est une caractéristique du mouvement symboliste : il met au premier plan les techniques considérées comme mineurs : pastel, cire, lithographie et Mellery met en scène la gravure qui devient importante.

Le corollaire est que ces artistes sont aussi des affichistes, elle n’est plus un art mineur. Van de Velde compose aussi des affiches et les affichistes belges profitent pleinement de cette vogue de mettre au premier plan les techniques nouvelles.

Khnopff rencontre Moreau et expose aussi au Salon de la Rose+Croix, un anglophile proche des préraphaélites aussi notamment Burne-Jones.
Il est aussi un adepte de la photographie comme Rosso ou Degas, photographie énormément et l’utilise pour concevoir ses tableaux.

La sœur du peintre 1887, hst, Bruxelles fondation roi Baudouin en prêt au musées royaux des beaux-arts de Belgique: la photo a été utilisée pour créer quelque chose d’irréaliste, un trouble cherchant l’épouvante qui va continuer durant le surréalisme. Ici // avec Whistler ou Burne Jones.
Sa sœur Marguerite était sa muse, il la photographiait sans cesse et le portrait ne correspond pas à la photo car en vraie imposante. Il mettait en scène les compositions d’après les photographies. Le jeu de porte donne un vertige, elle est sur le seuil de l’inconnu, on ne sait ce qui se cache derrière la porte et le disque sur le mur représente la tête de Méduse, associée à la femme fatale qui pétrifie l’Homme par son attitude, son mystère.

Memories (law tennis), 1889, pastel sur papier marouflé sur toile, Bruxelles musées royaux : la ligne et la couleur sont parfaitement maîtrisées, amènent une rêverie, représentation à partir d’une photographie et aspect onirique amené.

I lock my door upon myself, 1891, hst, Munich Neue Pinakotek : elle a le regard vide, // avec Rossetti et le vers en anglais vient d’un poème de la belle-sœur de Rossetti. Elle a fermé la porte, les yeux vides montrent qu’il n’y a rien à voir et derrière elle tout est fermé au spectateur, une sorte de jardin privé à l’arrière plan et au premier plan une masse noire non identifiée, un buste de gorgone.
James Ensor (1860-1949) est originaire de Belgique, ville balnéaire, au bord de la mer, mer plate, grise et morbide, un peintre expressionniste. Ville très aimée par les symbolistes aussi car rappelle un inconscient calme en apparence mais qui recèle des cauchemars.

Les masques, 1883, hst, Bruxelles Musées Royaux. Il a grandi dans la boutique de sa mère qui vendait des masques et objets étranges. Il a donc collectionné des objets étranges mais aussi des masques primitifs notamment venants des pays colonisés mais aussi des masques de carnaval, passion du grotesque, de l’ironie.

Des visions cauchemardesques rappelant sa peur de la mort.

Le squelette regardant des chinoiseries, 1885, hst, NY The Solomon R. Guggenheim Museum avec cette idée de la mort qui regarde des estampes chinoises.

Son chef d’œuvre est L’entrée du Christ à Bruxelles, 1888-89, hst (Malibu the Paul Getty Museum) où il met en scène une ironie des masques méchante envers ses contemporains, grande œuvre de 430x257cm : grand format est une manière de se moquer de la peinture d’Histoire religieuse qu’il déteste. Il s’est représenté à la place du Christ au centre avec son halo jaune. On est déjà dans l’expressionnisme, une partie du symbolisme glisse peu à peu vers l’expressionnisme.

Cette œuvre ne sera pas vue à l’époque car refusée, même par le Salon des XX, exposée seulement en 1929, époque où l’expressionnisme en était arrivé à ce genre de résultats.
De l’autre côté du Rhin des foyers se créent, en Allemagne les villes étaient des pôles culturels très importants, chaque ville ayant ses Salons d’expositions, ses écoles, ses galeries et tout était plus décentralisé que la France où Paris dominait.

Dans ces villes germaniques des Salons et des Sécessions d’artistes qui font bande à part se créent : en 1892 La Sécession se crée à Munich avec Franz Von Stück (1863-1928) qui participe à toutes leurs manifestations et introduit en Allemagne des artistes étrangers, belges, anglais, russes, hongrois ; comme Rodin en France son atelier est fréquenté par des peintres de toute l’Europe.
Son style est assez traditionnel, une femme entourée par un python, femme pécheresse, une Eve satanique : Le péché, 1893, Munich.

Il va créer une Thébaïde à son image, une maison à son image, Maison-Autoportrait // au livre des frères Goncourt fréquentée par Klimt, De Chirico etc.

La Sécession de Vienne ouvre sa première exposition en 1898 avec l’affiche de Gustav Klimt pour la première exposition : Thésée qui se bat contre le Minotaure sous le regard d’Athéna. Idée de la femme intelligente devant la bête qu’il faut abattre.

Les sources d’inspiration sont plutôt du côté grec et mycénien. Affiche graphique : à plat, couleurs franches (rouge, doré et blanc) le centre de l’affiche contient du blanc.

Ils se dotent d’un lieu d’exposition exceptionnel : le Palais de la Sécession à Vienne construit en 1897 par Joseph Maria Olbrich, d’Art Nouveau mais d’inspiration de l’art grec classique qui offre ce plan et cet aspect géométrique.

Ces sécessions se dotent aussi d’une revue : Ver Sacrum (Le printemps) : une régénération, nature qui renait après le couvercle académique du XIXème siècle. Joseph Hoffmann était un des grands architectes de la Sécession.

Jugend, une autre revue de la Sécession viennoise : deux femmes qui malmènent un vieux rabougri : la jeunesse contre la vieillesse (page illustrée par Ludwig von Zumbusch, 1896).
Gustav Klimt (1862-1918), La musique, 1895, hst, Munich Neue Pinakotek. Une figure réaliste de femme sur un fond abstrait.

Il est issu d’une famille d’orfèvre, un peintre décorateur qui acquiert vite une virtuosité technique, il connait vient le répertoire de la peinture allégorique, on trouve beaucoup de mythe repris chez lui. Peintre de la Sécession très vite apprécié. Evolue vers la scène symboliste dès les années 1890 et se forme avec les grands noms comme Böcklin, Khnopff, PPDC, Rodin.

Judith I, 1901 : mélange de réalisme dans la représentation de cette femme fatale et de poinçonnage avec les pastilles d’or (feuille d’or) qui offre un irréalisme, œuvre décorative.

Rosiers sous les arbres, vers 1905, hst, Orsay : il revient ici à la technique pointilliste proche de la mosaïque qui n’a rien à voir avec ce que voulaient Seurat ou Signac, il veut le côté décoratif du tableau ; les troncs sont distincts et le reste est un amas de couleurs.

Le format carré du tableau est inhabituel, on peut choisir le sens de l’œuvre, veut affirmer l’absence de contenu et le côté décoratif du tableau.
Gaetano Previati, Maternité, 1890-91, hst, Novare.
L’art de l’Italie du nord est très en phase avec ce qu’il se passe ailleurs en Europe du nord.

Les deux artistes les plus importants sont Gaetano Previati qui introduit le divisionnisme qui ressemble au néo-impressionnisme ; filaments de peintures qui génère du mouvement dans la toile donc différent de Seurat ou Signac et les sujets sont aussi différents : religieux, symbolistes.

Il met des couleurs pures côte à côte dans des filaments avec des œuvres à sujets symboliques : Maternité, 1890-91, hst, Novare ici ou des poèmes tirés d’Edgard Allan Poe, Dante, Pétrarque, Boccace.

Il est apprécié en France, est accueilli à la Rose+Croix et à l’exposition Universelle de 1900.

En Italie le système des arts ressemblait à celui de l’Allemagne, par exemple avec la triennale de … avec des artistes qui devaient propagander. Le peintre poète De Dragon

Des peintres qui regardent beaucoup l’Angleterre et le mouvement de Ruskin, adopter ce paysage intérieur lié aux visions naturelles peu naturalistes.

Giovanni Segantini (1858-1899), Le châtiment de la luxure, 1891, hst, Liverpool Walker Art Gallery. Peintre influencé par ses lectures philosophiques, // PPDC, très tôt se retire dans les Alpes Italiennes (Angadines) très isolées et est mort là-haut par défaut de soin, trop loin de tout ; se rapproche beaucoup de toute la tradition bouddhiste, du syncrétisme religieux. Cette œuvre est // avec Paolo et Francesca de Dante. Ces femmes punies à cause de leurs désirs charnels.

Il a peint aussi les mauvaises maternités : Les mauvaises mères, 1894, hst, Vienne : mères enchaînées à des arbres, dans un paysage glacial avec une lumière vive, bleutée et un univers symboliste, fantastique. Inspiré d’un poème du Nirvana, et de Dante : vision très panthéiste de la nature.

L’amour aux sources de la vie, 1896 représente la vie de manière symbolique ou le Triptyque des Alpes, 1898-99 avec un paysage glacé où il n’y a plus de sujet, grand paysage symboliste qui représente la mort, le souffle de la vie (St Moritz, Musée Segantini).
Giuseppe Pellizza da Volpedo (1868-1907), Le Soleil, 1904, hst, Rome Galerie art moderne.

Cet artiste peint des toiles étranges, avec un sujet poignant, socialiste et mystique, une aube nouvelle. Un anarchiste italien. Dans cette œuvre représente la lumière est la lueur d’une aube nouvelle, la nature dans toute sa splendeur.

Il mène tout droit vers les futuristes.
Avec Balla Lampada ad arco, 1911, hst, NY MOMA : la lumière d’une lampe cache la lumière de la lune, l’éclabousse : futuristes sont inspirés par Volpedo notamment.
Un autre peintre symboliste est Ferdinand Hodler : Regard dans l’infini III, 1903-06, hst, Lausanne : // avec Friedrich et la mer de nuage. Le paysage est à la manière de Segandini.
La Finlande est un pays qui retrouve l’épopée de son pays, commence à célébrer les exploits du pays car sous le joug de la Russie. Comme la Suède et la Norvège tentait de trouver son chemin et notamment en Arts. Un Nationalisme exagéré se crée, les sujets nationalistes abondent surtout en Finlande qui voulait se détacher de la Russie.
Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), La mère de Lemminkäinen, 1897, détrempe sur toile, Helsinki : peintre mais aussi grand décorateur : le héro/artiste meurt dans les bras de sa mère, elle est la mère de l’artiste lui-même représentée.

La malédiction de Kullervo, 1899, hst, Helsinki Ateneum : mélange d’hyperréalisme, symbolisme avec la mythologie scandinave mais // à de la BD.

Une décoration : dessins pour le décor à fresques de la coupole du pavillon Finlandais de l’exposition universelle de 1900 à Paris, 1899, Helsinki.
Edvard Munch, L’enfant Malade, hst, 1885-86, Oslo, National Gallery (exposé au Salon d’automne d’Oslo) : peintre qui fait le lien entre le symbolisme et l’expressionnisme.

Ici, une des premières peintures, très lié au milieu Bohème de Christiana (ancien nom d’Oslo) et cette toile et la première à montrer la transformation d’un naturalisme modéré, plat et conventionnel vers un symbolisme puissant et visionnaire. Sa vie fut marquée par la mort sanguinolente, obsédé par la mort, la décadence physique, par la femme ; vie maladive.

Là il peint sa sœur malade en train de mourir (film sur Munch) : idée de la jeunesse fauchée par la mort commence avec ce tableau qui créa un gros scandale. Persécuté par les instances traditionnelles académiques il part en Europe : en 1889 à Paris, jusqu’en 1892 où il connait Toulouse-Lautrec, l’impressionnisme et se colle à cette avant-garde qu’il avait introduit dans cette œuvre.

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