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Matériel et méthodes



La pluridisciplinarité


La récolte de données relatives au Bois du Foux a représenté la majeure partie de notre travail. Elle s’est révélée capitale dans le sens où elle constituait une base solide sur laquelle nous pouvions ensuite construire des perspectives de gestion future pour cette forêt.

Le rajeunissement drastique de la forêt du Bois du Foux a attiré l’attention. Il est néanmoins très courant que les forestiers neuchâtelois effectuent des coupes dépassant largement l’envergure de ce bois sans pour autant susciter de réactions (annexe 5). Nous voulions savoir quels facteurs rendent le Bois du Foux si sensible aux yeux des riverains. Notre étude ne devait donc pas se limiter à des analyses de sciences naturelles uniquement. Pour comprendre cette forêt avec une vision plus large, nous avons donc décidé d’ajouter des données sociologiques à nos données pédologiques et phytososiologiques. Nous voulions mêler les deux approches : sciences naturelles d’une part et sciences sociales d’autre part. Le Bois du Foux est une forêt au cœur de la ville. En incluant les sciences sociales dans notre étude, nous apportons une autre dimension à notre compréhension du terrain. Nous avons eu l’opportunité d’aborder le contexte historique, social, les réseaux d’acteurs et d’institutions en lien avec ce projet, et de découvrir les différences de point de vue ainsi que les contraintes liées à la gestion de cette forêt urbaine. Nous devions également comprendre ce qu’est finalement une forêt urbaine, comment elle s’appréhende.

Pédologie


Le 8 mai 2014 nos profils de sol ont été réalisés avec l’aide de notre encadrante Mme Le Bayon et avec l’autorisation de l’ingénieur forestier du district de Neuchâtel Mr Boni. Pour ce faire, nous avons tout d’abord effectué quelques sondages à la tarière pour connaître les différents sols présents au Bois du Foux. Pour effectuer ces profils, nous avons utilisé :

  • Une pelle

  • Une pioche

  • Une tarière

  • Une caisse pédologique du Laboratoire de Sol & Végétation

Pour les deux profils, nous avons effectué un trou d’environ 50 cm de profondeur. Le protocole de descriptions des sols (2007, Jean-Michel Gobat, G. Vadi and al.), nous a permis de décrire les différents horizons de sols et d’humus à l’aide des descripteurs suivants:

  • Couleurs

  • Roche sous-jacente, matériel parental

  • Texture

  • Structure

  • Vides, porosité

  • Matière organique

  • Organismes vivants

  • pH Hellinger

  • Effervescence

  • Traits pédologiques particuliers

Une fois la description des sols effectuée nous avons pu établir le diagnostic de notre sol à l’aide de la clé des sols (2013, Jean-Michel Gobat & Claire Le Bayon). Enfin, un échantillon de chaque horizon a été prélevé pour les analyses de laboratoire qui se sont portées sur les mesures suivantes:

  • Teneur en eau, humidité résiduelle et perte au feu

  • La CEC

  • Le rapport C/N

  • La granulométrie

  • Le pH

Ces mesures nous ont permis d’appuyer et de confirmer notre description du sol faite sur le terrain.

Phytosociologie



Tout d’abord un recensement botanique a été effectué entre le 13 et le 14 mai 2014 afin d’avoir un aperçu global de la diversité des espèces présentes sur la parcelle. Cette collecte permet de mieux cerner la richesse du milieu (en termes spécifiques) et d’avoir des informations sur le climat, la topographie, la pédologie et l’écologie de l’endroit. Cette première approche est essentielle afin déterminer quels seront les meilleurs sites à utiliser lors de l’étude phytosociologique. Un inventaire a été dressé en spécifiant pour chaque espèce présente : L’espèce, la sous-espèce, le genre, la famille, l’habitat, l’appartenance à une alliance et les caractéristiques écologiques. Le but de cette liste est de mettre en avant certaines spécificités récurrentes au sein des taxons rencontrés. Ainsi les strates arborescentes (35-8m.), arbustives (8-0.5m.), herbacées (100-2cm.) et muscinales (40-2mm.) ont été identifiées (1998, François Gillet). Ces dernières nous donnent une idée de la structure de la parcelle et de son éventuelle évolution. La détermination des espèces a été faite selon les ouvrages suivants : « Flora Helvetica-Flore illustrée de Suisse » et « Flore de Suisse- Le nouveau Binz ». La correspondance de certains taxons avec une alliance particulière a été soulignée à l’aide du « Guide des milieux naturels de Suisse ».
Ensuite nous avons fixé des sites pour une analyse phytosociologique. Les sites ont été choisis par l’homogénéité floristique et écologique (2011, Rachid Meddour), sur les conseils de Dylan Tatti. L’emplacement des sites est représenté sur l’annexe 3.

  • Les coordonnées géographiques suisses des quatre coins du site N°1 sont :

562746/205640 ; 562745/205644 ; 562758/205650 ; 562760/205646

D’orientation Sud, généreusement ensoleillé, sur sol mince et pierreux d’une pente d’environ 35%, ce site a été sélectionné car il repose sur le premier profil pédologique précédemment réalisé. La forme d’humus étant un Dystero(terro)mull.

  • Les coordonnées géographiques suisses des quatre coins du site N°2 sont :

562767/205646 ; 562770/205647 ; 562772/205640 ; 562766/205636

D’orientation Sud, généreusement ensoleillé, sur sol épais et caillouteux d’une pente d’environ 25%, ce site a été sélectionné car il repose sur le deuxième profil pédologique précédemment réalisé. La forme d’humus étant un Dystero(terro)mull.

  • Les coordonnées géographiques suisses du site N°3 sont :

562768/205656 ; 562778/205660

Entre ces deux points GPS, nous avons étendu notre zone d’un mètre de chaque côté du sentier qui longe le sommet de la butte. Bien ensoleillé, sur sol épais et caillouteux d’une pente de 15 %, ce site a été choisi pour sa floristique homogène riche en herbacées. Nous n’avons pas déterminé la litière.

  • Les coordonnées géographiques suisses des quatre coins du site N°4 sont :

562757/205677 ; 562752/205634 ; 562756/205641 ; 562754/205635

D’orientation Sud, généreusement ensoleillé, sur sol mince et pierreux d’une pente d’environ 30%, ce site a été sélectionné car il a subi de fortes perturbations liées à l’activité des machines utilisées lors du déboisement. Il n’y a plus de litière.
Les données ont été récoltées sur le terrain le 19 mai 2014 pour les sites N°1 et N°2 et le 20 mai 2014 pour les sites N°3 et N°4. Nous avons suivis le code de l’abondance-dominance et de la sociabilité (agrégation) selon Braun-Blanquet (1998, François Gillet).

+ éléments peu ou très peu abondants, recouvrement inférieur à 5% de la surface végétale

1  éléments assez abondants, recouvrement inférieur à 5% de la surface végétale

2  éléments très abondants, recouvrement inférieur à 25% de la surface végétale

3  recouvrement compris entre 25 et 50% de la surface végétale, abondance quelconque

4  recouvrement compris entre 50 et 75% de la surface végétale, abondance quelconque

5  recouvrement supérieur à 75% de la surface végétale, abondance quelconque

Braun-Blanquet (1928)
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Schéma - l’indice d’agrégation (1998, François Gillet)
1  éléments répartis de façon ponctuelle ou très diluée (pieds isolés)

2  éléments formant des peuplements ouverts, très fragmentés en petites taches à

contours souvent diffus (touffes, bouquets)

3  éléments formant des peuplements fermés mais fragmentés en petits îlots

(nappes, bosquets)

4  éléments formant plusieurs peuplements fermés, souvent anastomosés, à

contours nets (réseaux)

5  éléments formant un seul peuplement dense

Braun-Blanquet (1963)
Pour le traitement des données phytosociologiques, nous avons calculé pour chacune des espèces présentes sur au moins un des quatre sites la fréquence brute, la constance en pourcent et la classe de fréquence selon le code suivant (2012, Dylan Tatti) : I=11-20% II=21-40% III=41-60% IV=61-80% V=81-100%. Cette classification nous permet de mettre en évidence les taxons les plus fréquents ainsi que leur abondance sur le terrain. Pour conclure notre analyse, nous avons regroupé les renseignements sur l’écologie des espèces et leur possible appartenance avec une alliance ; avec les résultats de l’analyse phytosociologique. Tout ceci nous donne une mosaïque paysagistique nécessaire pour notre étude sur la revitalisation de la chênaie du Bois du Foux.

Ethnologie


Nous avons pris contact avec différents acteurs provenant de diverses institutions, impliquées de près ou de loin dans notre problématique, dans le but de réaliser un entretien semi directif [Beaud & Weber, 2003] d’environ une heure avec chacun d’eux.

Voici les acteurs qui ont participé à notre enquête :

  • M. Jan Boni – Service des Forêts de la ville de Neuchâtel

Ingénieur forestier, diplômé de l’EPFZ, il est en charge depuis 2008 de l’arrondissement forestier de Neuchâtel (regroupant les communes de Neuchâtel, Hauterive, Saint Blaise, La Tène, Cornaux, Cressier, Enges, Le Landeron, Lignières). M. Boni a coordonné l’intervention de rajeunissement du Bois du Foux en novembre 2013.

  • Mme Stéphanie Perrochet& M. Eddy Macuglia – Service des Parcs & Promenades de la ville de Neuchâtel

Mme Perrochet est architecte paysagiste. Elle travaille au bureau technique du Service des Parcs & Promenades. Elle est en charge de la collaboration avec d’autres services (par exemple: le quartier de Microcity, ou les Jeunes Rives). Outre ses fonctions d’architecte, Mme Perrochet travaille également comme rédactrice pour la revue Anthos et est traductrice spécialisée pour une autre revue d’architecture paysagère.

Contremaître pour le Service des Parcs & Promenades M. Macuglia travaille entre autre sur la mise en place de mesures pour redynamiser les espaces verts (par exemple, le Bois des Cadolles).

  • M. Blaise Mulhauser – Jardin Botanique de Neuchâtel

Directeur du Jardin Botanique, Blaise Mulhauser a pris part au projet de rajeunissement de chênaies du Bois de l’Hôpital en tant qu’expert de groupe de travail, notamment dans pour étudier l’évolution des populations de pics.

  • M. Olivier Girardbille

Archiviste de la ville de Neuchâtel depuis 2001, successeur de Jean-Pierre Jelmini.

  • M. Jean-Michel Gobat – UNINE


Jean-Michel Gobat est professeur de pédologie à l’université de Neuchâtel depuis de nombreuses années. Remarqué par son charisme et sa qualité d’enseignement, et plus largement de vulgarisateur, il est auteur de nombreux ouvrages sur la biologie du sol. L’année 2014 est celle de sa retraite. Malgré cela il continue son activité professionnelle car il poursuit ses recherches en vue d’une publication « Les sols de Suisse occidental ».
Nous avons également pris contact avec M. Olivier Pascal, membre du comité de quartier du Mail, mais il n’y a pas eu de suite dans nos échanges.

Afin d’effectuer des rencontres relativement calibrées, nous avons au préalable réalisé un modèle d’entretien que nous avons ensuite adapté à chaque acteur (2003, Stéphane Beaud & Florence Weber) :

Les entretiens débutaient par une présentation et une explication de la démarche. Ensuite, une série de questions était posée, rapportée à une section nommée "présentation" afin que l’acteur nous décrive son parcours académique et professionnel, son travail, son rapport à la nature etc.

Puis nous posions des questions concernant les chênaies en général pour aboutir à la situation du Bois du Foux. Nous posions alors des questions concernant son histoire, l’opinion de l’acteur sur l’intervention, ses suggestions en vue d’une revitalisation etc.

Enfin, nous terminions notre entretien en demandant si l’acteur interrogé avait des remarques à rajouter.

Tous nos entretiens ont été enregistrés en accord avec les acteurs et retranscrits (annexe 5, 6, 7, 8, 9) et analysés.
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