Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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Chapitre 3


Une porte doit être ouverte ou fermée !

Un esprit aussi.
REPRÉSENTANT.

Représentant n’appartenait pas au petit groupe restreint des spécialistes observant régulièrement la planète Terre mais, en tant que vieille baderne, il visita des mondes de toutes sortes et savait s’adapter. Ceux qui, avant lui, vinrent observer les Terriens en ramenèrent des masses d’informations et de documents qu’il put consulter à loisir. Il utilisa ensuite, pour mieux comprendre, les enregistrements en version originale. Un système pédagogique spécialisé lui permit d’apprendre la langue locale en quelques séances. Il vérifia ses nouvelles connaissances en conversant un peu avec Betty laquelle l’aida à mieux assimiler bien des détails. Rassuré sur ce point il ne consentit à entreprendre son voyage qu’à la condition expresse d’atteindre, préalablement, deux de ses objectifs :

Connaître par coeur les procédures de consultations de Nounou.

Recenser tout ce que les voyageurs précédents apprirent au contact des Terriens, sur leur histoire, leurs sciences, leur éthique, leurs mœurs et habitudes.

Pour la Fédération, dirigée par les autorités de Floric, le premier vrai contact avec un nouveau partenaire valait bien une préparation sérieuse. Représentant prit le temps de s’adonner à ce travail en apprenant tout ce qui lui sembla indispensable et, dans son élan, engrangea aussi de nombreuses données superflues.

Betty possédait, comme tout le monde et suite à sa scolarité, des connaissances géographiques de base concernant la Terre, pourtant elle se trouva incapable, de mémoire, de préciser à Représentant le lieu précis où il trouverait le premier terminal lui permettant de contacter Nounou. Mais elle lui expliqua qu’il en existait partout et, en particulier au moins un par foyer ou domicile. Donc, aussitôt arrivé, il utiliserait ce terminal, où qu’il le trouve, pour expédier le message que Betty lui demanda de mémoriser. Il recueillerait ensuite les réponses de Nounou, les apprendrait par coeur et ne se livrerait au tourisme qu’ensuite.

La formation à laquelle Représentant se soumettait, put se voir complétée par celle que Betty lui inculquait uniquement durant les périodes de présence de la jeune Terrienne sur Floric. Car, entre les voyages qu’elle effectuait dans les mondes de la Fédération, elle revenait se poser sur Floric. Pressée de tout voir et de tout explorer, elle ne restait dans la planète capitale que pour quelques jours à la fois, puis repartait. Ce complément d’initiation apporté par Betty à Représentant, s’étala donc sur une longue période ce qui entraîna deux conséquences :

  • D’une part, il disposait d’assez de temps pour assimiler ce qu’elle venait de lui expliquer.

  • -D’autre part, que le voyage ne se ferait que quinze mois Terrestres après l’arrivée de Betty sur Floric (ou Port Spring 0001, comme elle disait pour désigner la ‘porte’).

Représentant se rendit donc à la porte de son Mandala de départ, nu comme un ver, mais sachant parfaitement les premiers gestes qu’il devrait accomplir en arrivant.

 

De son côté, Betty laissait volontairement les choses traîner un peu. Elle ne voulait rien engager de sérieux avec la Fédération avant l’arrivée de Kog (Clone 001 Traoré) dans son Mandala ! Certes, elle savait qu’elle maîtrisait désormais le moyen de se balader en utilisant les portes des autres, mais cela ne justifierait en rien qu’elle risque de compromettre la mission normale ! Cette mission, choisie par les Sages de la Terre assistés par Nounou, consistait à construire d’autres portes et à les expédier au loin. Montrant ainsi à d’éventuels extraterrestres que la science des gens de la Terre ne s’arrêtaient plus à leur propre système solaire. Mais, l’espiègle Betty agissait également sous une impulsion personnelle peu défendable : Elle formait, dans sa tête, l’idée amusante de se propulser, par un Mandala de la Fédération, vers la planète d’arrivée de Kog, si celle ci possédait une porte répertoriée sur Floric ! Elle espérait pouvoir le surprendre par sa visite inespérée et lui apporter son aide si nécessaire, accentuant ainsi, une sorte de pied de nez, tiré à la ‘barbe’ des Sages et de Nounou !

Donc Représentant, fin prêt et plein de curiosité, se retrouva sur la Terre dans la semaine qui suivit celle du départ de Clone 001 Traoré.

A quelques jours près, (elle se sentait incapable de le calculer avec précision), Betty arriva sur la planète, classifiée comme sauvage, numéro cent cinquante sept de la Constellation de la Vierge, où une porte Fédérée existait effectivement. Mais son Mandala de réception se trouvait à trois jours de marche de l’endroit précis prévu, en principe, pour le débarquement de Kog. A son arrivée elle remarqua, dans la salle d’accueil, qu’en plus des combinaisons standard de la Fédération, se trouvaient des outres pendues, en attente de remplissage, au distributeur d’eau installé. Une note, en langage véhiculaire commun aux Fédérés, assorti de pictogrammes, indiquait que la planète n’offrait pas de ressources naturelles pour se désaltérer et que tout voyageur devait emmener, avec lui, une quantité d’eau suffisante pour sa promenade. Le message déconseillait vivement au voyageur de s’éloigner à plus de huit jours de marche. On peut même dire qu’il décourageait les initiatives intempestives et les tentatives de découvertes ou d’aventures. Pour les éviter la note indiquait tout d’abord que ce monde ne comportait aucune espèce intelligente décelée, ni de curiosités géographiques particulières qui puissent valoir la visite. Elle insistait lourdement sur le manque flagrant et donc dangereux de ressources en eau. Le voyageur, juste avant de revenir, devait examiner le niveau des ressources en eau du distributeur, le noter mentalement et l’indiquer aux autorités de Floric dès son retour. Un vaisseau effectuait une navette depuis une planète Fédérée proche, veillait au bon état des filtres et aérateurs et le remplissait régulièrement.

Plus loin, Betty trouva, dans une case réservée sans doute à cet usage, quelques exemplaires d’un opuscule qui résumait ce que les explorations systématiques avaient révélé de la géographie du lieu, de sa flore et des rares animaux qui parvenaient à y survivre. Elle put y lire que les plantes appartenaient toutes à des espèces saprophytes qui se maintiennent en vie en absorbant l’humidité de l’air du petit matin et qui puisent leurs éléments nutritifs dans les poussières qui volent sous l’effet de la rotation de la planète. Le monde animal se résumait à quelques espèces végétariennes qui mangeaient ces plantes. Il n’existait rien qui ressemble, de près ou de loin, à un grand prédateur car, ici, le prédateur naturel de ces rares vivants c’était la difficulté de survivre dans les conditions si sévères de la planète elle même. Certains visiteurs croyaient avoir vu un genre de renard, d’autres des buses, mais rien de confirmé scientifiquement.

Le petit bouquin précisait que les relevés des explorations, agrémentés de photos, de notes et d’enregistrements figuraient parmi les archives de la Grande Bibliothèque des Mondes Fédérés et que chacun pouvait confortablement les consulter sur console dans n’importe lequel des mondes de la Fédération. Bref, rien d’encourageant !

Betty, en d’autres circonstances, aurait accepté de suivre les conseils de la notice, se contentant seulement de tourner à courte distance du Mandala de réception avant de revenir vers Floric. Mais là, il en allait autrement puisque le but qu’elle se fixait consistait à atteindre le site où se trouvait normalement le vaisseau contenant le Mandala récepteur  péniblement envoyé six ans plus tôt par les Terriens  et duquel Kog devait surgir (ou venait de sortir ?)

Elle emmena, à l’intention de son collègue, l’un des opuscules imprimés, approvisionna donc une quantité d’eau largement calculée et se munit des rations alimentaires qui la soutiendraient tandis qu’elle essaierait d’aller jusqu’au vaisseau. Avec la chance des innocents, dès le second jour, elle croisa une piste montrant une large trace d’ancien brûlis. Manifestement, en se posant, un vaisseau grilla la végétation et laissa une zone noire au milieu d’une très courte végétation clairsemée. Malgré le temps, rien n’avait repoussé depuis. Le paysage se montrait aussi décevant que décrit par les précédents visiteurs, une monotonie qui entraînait qu’on croyait à chaque kilomètre parcouru devoir recommencer la même route jour après jour. Tout se montrait comme extrêmement sec, comme aux abords du Sahara, là où le Sahel laisse la place au désert. Elle arriva en vue du vaisseau terrien plus vite qu’elle ne l’espérait, et ceci, la veille du jour où Kog devait y apparaître, du moins si l’estimation de Betty restait valable.

De loin, les structures du vaisseau, artificielles, mécaniques et issues du travail des hommes, injuriaient ce paysage sauvage ! En approchant, elle constata successivement que le Mandala se trouvait bien en place et que la porte s’ouvrant, comme prévu en pivotant sur ses gonds, le positionnait à l’extérieur, au ras du sol et prêt à recevoir un voyageur. Elle évita d’y toucher pour ne rien dérégler et en manœuvrant la roue extérieure, puis après trois tours, en composant le code standard, ouvrit le sas du vaisseau et décida de s’y installer. Son périple sur ce monde venait de la forcer à marcher, sans difficultés particulières certes, mais durant cinq jours. Bien que périodiquement réhydratée et nourrie, elle se sentait complètement épuisée par cette trop longue balade. Manque d’entraînement ? Réagissant comme la Betty originale qui suivait toujours ses instincts primaires, elle voulut immédiatement s’allonger sur l’une des couchettes. Elle y dormit sans rêves.
 

Représentant

Comme il sortait du temple de Samye, Représentant se sentit vivement impressionné par l’altitude des montagnes surgissant majestueusement à l’entoure. Il portait, pour tout vêtement, la robe de bure trouvée à son arrivée sans se rendre compte que ce vêtement était celui que portent les plus hauts dignitaires de la religion encore pratiquée dans ces lieux. Toutes les personnes rencontrées baissaient les yeux à son passage, s’inclinaient où se prosternaient à son approche. Il lui fallut user de patience pour atteindre une barrière posée en travers de son chemin entre deux maisons banales et qui symbolisait, de toute évidence, le point d’entrée dans le village. Représentant venait d’un monde où les habitants mesurent habituellement un peu plus de deux mètres de haut et pèsent environ cent soixante kilos à l’âge adulte. Pour des Terriens de base, son allure rappelait celle des anciens lutteurs japonais, les Sumos. Pour les adeptes et les religieux de la culture du tantrisme, il illustrait la plus parfaite beauté et ressemblait à Bouddha !

Au village, son passage ouvrait la foule qui se refermait derrière lui en murmurant admirativement. Il cherchait un point à partir duquel il pourrait contacter Nounou. Le moindre terminal suffirait mais où en trouver un dans cette population de miséreux vivant apparemment comme vivaient leurs plus lointains ancêtres ? Il attrapa par le bras un passant agenouillé, le releva et lui posa la question. L’autre sembla stupéfait de la demande, puis prenant sa décision, lui répondit qu’il en possédait un chez lui, comme il en existait chez tout un chacun. Il pria Représentant de bien vouloir entrer dans sa modeste demeure. Celui ci dut se contorsionner pour passer la porte et se tenir courbé à l’intérieur. Il évitait de casser pour ne fâcher personne. Cinq minutes plus tard Représentant entra en contact avec Nounou en utilisant les coordonnées fournies par Betty.

Nounou savait de façon certaine où se trouvait le corps de Betty quinze mois auparavant et depuis, n’avait décelé aucun signe de son retour hautement improbable. Nounou utilisa donc la caméra vidéo du terminal émetteur pour voir qui s’adressait à elle. Elle posa, en phonie, les questions habituelles et prévues par Betty : « Qui êtes vous ? D’où venez vous ? Que voulez vous ? Pourquoi utilisez vous le code d’accès de Clone 001 Spring ? Comment l’avez vous obtenu ? »

Représentant répondit en donnant toutes les précisions que l’ordinateur souhaitait obtenir. Ensuite ils quittèrent la session des questions/réponses d’identifications diverses et Nounou conseilla à Représentant de retourner jusqu’au temple pour reprendre la conversation plus confortablement. Représentant revint au Temple et se dirigea vers la salle du Mandala récepteur, lieu de son arrivée. Là, comme il venait de l’apprendre, dans une pièce voisine mais spacieuse, se trouvait un terminal à partir duquel ils reprirent leur conversation. Chacun souhaitait tant apprendre de l’autre que la conversation se prolongea durant trois heures. Nounou, dès le début établit une liaison avec Sapiens pour que rien ne se perde des données et interrogations et éviter de devoir tout retransmettre à nouveau. Après ce riche échange, ils se séparèrent provisoirement, au prétexte que Représentant devait éprouver de la fatigue, mais pour la véritable raison que Nounou/Sapiens voulait informer les Sages de tout ce qu’il venait d’apprendre. Ils remirent au lendemain, la suite de leur entretien.

Sapiens, avant de transmettre ce nouveau savoir, se devait de tenter de le reformuler et de lui donner un caractère plus aisé à assimiler pour les êtres humains qui ne disposent pas des facilités de calcul des grands ordinateurs.

De tout ce qu’il venait d’apprendre, Représentant pour sa part, retenait deux informations qu’il ressentait comme explosives :

Un : Les Terriens utilisaient le système des Mandalas mais ne le comprenaient pas à fond ! On ne pouvait donc pas les considérer comme appartenant à une civilisation réellement aboutie. A ce titre, ils devaient rester là où ils en étaient en attendant leur aboutissement parfait.

Deux : Les Terriens venaient, par chance, d’hériter de la science de toute une civilisation non humanoïde maintenant disparue mais ils disposaient, dans ces données reçues par hasard, de plus de puissance que n’en possédaient les soixante dix neuf autres planètes de la Fédération. A ce titre cette dernière trouverait certainement plus d’intérêt à changer ses règles d’admission que de les maintenir en rejetant la Terre qui représenterait alors un danger potentiel.

Nounou/Sapiens, analysant les données tirées de Représentant, parvenait à des conclusions provisoires et à déterminer ce qu’il lui faudrait remarquer et mettre en évidence :

- Betty en arrivant à bon port venait de faire gagner quelques mois à la Terre.

- Les appareils inventés et mis au point par elle fonctionnaient.

- Les Terriens ne représentaient que l’une des formes de vie humanoïdes dans un univers où d’autres hommes existaient, vivaient et se développaient selon d’autres chemins.

- Le système des Mandalas tels que la Fédération les employaient, différait de celui que les Terriens expérimentaient. Il faudrait savoir en quoi ? Existait il, chez eux, quelque chose jouant le rôle que BaFeSi joua et continuait de jouer en tant que Sapiens ?

- La Fédération ne concernant que les humanoïdes, quelles autres formes d’intelligences purent ils rencontrer dans l’univers ? Quels genres de rapports entretenaient ils avec eux ?

- Représentant ne savait rien du monde des Cephs et des Cralangs mais souhaitait procéder à un échange de toutes les données stockées par les Terriens et en particulier s’intéressait à celles de BaFeSi. Pourquoi ?

- Existerait il une race intelligente ennemie de la Fédération, voire ennemie de tout genre d’humanité ?

En annexe et à voir ensuite :

- Kog se retrouverait sur un monde sauvage et sans humanoïdes. Sapiens devait il tenter de lui envoyer des compagnons ou des successeurs par le biais du Mandala déposé et, si oui, qui ?

- Betty ramènerait des informations car le voyage ‘retour’ vers la Terre se trouvait désormais assuré par le Temple de Samye. Mais les gens de la Fédération utilisaient cette même porte depuis l’antiquité et les Terriens ne les remarquèrent jamais tant ils se montraient discrets. Qu’en serait il maintenant ? Les Terriens devaient ils envisager de prendre des mesures pour se trouver à même de recevoir une invasion de touristes ?
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