Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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CLONE 001/BETTY SPRING


Nue comme un ver et comme l’enjoignait Ducerf pour obtenir un parfait transfert, Betty arriva dans une station de réception parfaitement aménagée :

Sortant du Mandala, elle repéra une inscription de type pictogramme lui indiquant la direction à suivre : en avant. Ceci se symbolisait par une forme humaine en bleu ciel sur fond noir et, au dessus, une sorte d’œuf allongé dont le plus gros bout s’orientait vers l’avant. Comme il semblait hautement improbable qu’un arrivant veuille retourner dans la direction du Mandala ce signe devenait clair pour tout être pensant humanoïde ! Il apportait, en même temps, le premier enseignement pour un voyageur étranger. Ce signe correspondait bien à ce que nous représentons par une flèche directionnelle.

D’abord, elle dût franchir un genre de sas qui, sans doute, se chargeait de détruire tous microbes ou virus indésirables. Elle dut traverser un pédiluve et accepter de stagner une minute au milieu d’émanations de gaz et sous une vive lumière bleue. Puis, elle remarqua des armoires (vestiaires ?) le long de deux murs, avec des serrures garnies de douze touches portant des symboles, sûrement pour un code, et qui devaient contenir les vêtements des voyageurs de retour. Ceci lui enseigna aussi que les mathématiques de ce monde semblaient exprimées en base douze. Sur le troisième mur se trouvaient des patères ou du moins des triangles sphériques qui en tenaient lieu. A chacune pendait un vêtement d’une seule pièce. Donc, il s’agissait sûrement de combinaisons ou d’uniformes de différentes tailles. Uniformément jaune de chrome, ils comportaient une barre en biais de teinte rouge vif qui partant de l’épaule gauche se terminait au niveau de la taille, mais à droite ... Ces tenues devaient se trouver en attente pour des étrangers ne possédant aucun vêtement personnel dans une des armoires vestiaires ? Un pictogramme représentait une forme humaine en train de se glisser dedans. Betty en choisit une adaptée à sa morphologie et l’enfila aisément. Sous les pieds, elle sentait une sur épaisseur, indiquant un rôle de semelles. Le vêtement s’ajusta à ses dimensions. La matière en évoquait un non tissé de fibres et ne semblait pas imperméable au passage de l’air. Il n’existait pas de fermetures à glissières mais Betty comprit vite comment fonctionnait le genre de système autocollant magnétique qui l’équipait.

Devant elle, se trouvait une porte de grande taille qu’elle poussa simplement. Dehors des hommes et des femmes marchaient dans une rue animée et où les véhicules passaient assez rarement. Ils étaient de tailles nettement différentes. Les adultes montraient, pour les plus nombreux, à peu près celle de Betty, mais certains autres celles de pygmées ou pour certains autres la taille des joueurs de basket. En gros tout cela se baladait dans une fourchette allant de un mètre trente à deux mètres quatre vingt. Betty franchit le seuil et devint, historiquement, la première personne de la planète Terre à arriver sur Floric, le monde le plus important et la capitale des soixante dix neuf planètes habitées par des ‘humanoïdes aboutis’ positionnés dans différentes régions de notre galaxie. Comme ailleurs, dans la Fédération, la capitale et la planète portaient le même nom.
Juste à côté de la sortie qu’elle venait d’emprunter, elle suivit un signe directionnel qui l’amena à prendre sur la droite, pour une courte marche d’une vingtaine de pas. Puis un panneau lui intima d’entrer dans ce qui ressemblait à une cabine téléphonique, sauf qu’elle constata en y pénétrant l’absence totale de cadran ou de numéroteur. Au lieu du combiné espéré, elle ne vit qu’un unique fil au bout duquel pendait un double prolongement qui évoqua pour elle une paire d’écouteurs ! Les gens de la rue jetaient un coup d’œil indifférent sur la combinaison qu’elle portait, savaient qu’elle venait de débarquer, n’en semblaient pas étonnés le moins du monde et poursuivaient leurs balades. Nul ne lui adressa la parole, pourtant elle remarquait que certains tenaient des conversations dans une langue totalement inconnue d’elle et qu’ils gesticulaient volontiers en s’exprimant. En dehors du fait que les vêtements combinaisons semblaient coupés sur le même modèle pour tous, ils différaient néanmoins par la couleur, les motifs et décors divers incrustés dessus et qui pouvaient correspondre ou non à des significations.

Elle entra dans la cabine, se posa sur une sorte de fauteuil bien rembourré et coiffa les écouteurs. Elle se demandait ce qu’elle allait entendre et ce qu’elle pourrait bien comprendre de ce qui lui serait dit dans une langue ignorée d’elle. Mais elle ne perçut rien de plus qu’un léger bourdonnement. Puis elle sentit comme une grande lassitude l’envahir, se laissa aller en arrière et s’endormit en observant, au mur ce qui devait servir, ici, de machine à compter le temps. Cela s’apparentait à une sorte de montre avec trois aiguilles qui tournaient en sens inverse des nôtres sur un cadran gradué en seize positions. Elle nota, machinalement, la position en coiffant son ‘bidule’. A son réveil elle comprit que son sommeil venait de durer plus de la moitié d’un de leur cycle. Elle éprouvait une grande faim.

Sortant de la cabine, elle demanda au premier passant venu où elle pourrait avoir de la nourriture et il lui montra, de son bras tendu, un porche à une centaine de mètres. Elle se rendit alors compte qu’elle venait de s’exprimer dans la langue en usage dans ce monde et qu’on lui répondit de même. Cette cabine ne correspondait pas à un moyen de communication orale, mais agissait en système sophistiqué de formation de base pour les étrangers arrivant pour leur première visite ! Betty pensa que ses propres connaissances, sa langue et tout le reste de ce qu’elle même savait venaient sûrement d’enrichir utilement la documentation de ces gens là ?

Marchant vers le porche indiqué par le passant, elle se rendit également compte de ce qu’elle ne sentait plus identique à elle même depuis son départ. Elle synthétisait sa personnalité de clone et celle de la Betty Spring d’origine. Elle en éprouva à la fois de la surprise et du contentement ! La nouvelle Betty attribua provisoirement cette fusion à son passage dans le Mandala. Elle y repenserait plus tard, se dit elle. Pénétrant un peu plus avant dans ce qui ressemblait à une sorte de self service, elle se mit à suivre la courte file d’attente. Elle décida de prendre ce que choisissait la femme qui la précédait. Au bout, pas de caisse, mais une grande salle avec des tables individuelles. Elle trouva une place libre, au hasard, et goûta ce qu’elle venait de déposer sur son plateau carré. Cela ne sentait pas grand-chose mais rien en ce plat ne la repoussait. Au bout de quelques bouchées, elle jugea cette alimentation comme suffisamment bourrative. Elle s’en empiffra copieusement en l’accompagnant à l’aide de la boisson rose sortant du robinet de chaque table. Le liquide lui parut frais, un peu acidulé et agréable à boire.

Elle observa que la plus grande partie des consommateurs se dirigeaient après leur repas et juste avant de repartir, vers une salle différente et pensa que ce devait un lieu utilisable pour les ablutions et se soulager, un genre de « toilettes ». Elle s’y rendit donc à son tour, vit par le pictogramme quel endroit se voyait réservé aux personnes de sexe féminin (silhouette de profil avec poitrine en avant) Betty y entra, choisit une cabine libre et y trouva toutes les commodités désirées. En quittant ces lieux, elle s’observa dans un miroir, rectifia sa coiffure et sortit dans la rue en se demandant par quoi elle allait commencer ? Vaine question ! Deux personnages de hautes tailles, (en combinaison vert foncé comportant des incrustations de métal brillant), l’attendaient et lui demandèrent poliment mais avec la fermeté qui, dans tous les mondes, caractérise les forces de l’ordre, de bien vouloir les accompagner.

Ils marchèrent pendant une dizaine de minutes tout en s’éloignant des rues les plus passantes et arrivèrent sur une voie où quelques véhicules circulaient dans le plus parfait silence. Ils la prièrent de monter dans l’un d’eux, de teinte semblable à celle de leur uniforme et ne dirent pas un mot de plus jusqu’à l’arrivée. Cela ressemblait à une voiture à moteur magnétique pouvant contenir six à huit personnes.

La grande tour devant laquelle ils s’arrêtèrent devait être le plus haut bâtiment de la ville et culminait à au moins trois cents cinquante mètres. Il semblait construit en alternance, de plaques de plastiques, opaques et d’autres identiques mais transparentes. Des cordes colorées de différentes couleurs pendaient au bout de perches placées tout en haut. Ceci devait remplacer pour eux, nos drapeaux.

Ils pénétrèrent dans un immense hall plein de monde et allèrent droit vers un ‘ ascenseur’ ? En fait, ils entrèrent dans une pièce ronde, l’un des accompagnateurs appuya sur un bouton dans le mur et, quasi instantanément, se retrouvèrent au dernier étage en sortant de là. Ils débouchèrent dans une grande salle qui, vu par une Terrienne, pouvait aussi bien servir de théâtre que de tribunal tant elle contenait de monde. Sur ce qui ressemblait à une scène centrale se trouvaient, assis autour d’une immense table ovale, un grand nombre de personnes habillées de combinaisons oranges. Il restait un seul fauteuil libre vers lequel un ‘garde’ la conduisit. On lui demanda de prendre place et le garde se retira dans l’ombre.

La femme qui semblait diriger les opérations se tourna vers elle dans le but évident d’initier un entretien que tous les spectateurs présents pouvaient sûrement suivre. Il restait probable, pour Betty, que la retransmission atteigne des distances dépassant cette simple salle, cet immeuble, cette ville et qui sait, cette planète ?

« Au nom de la Fédération universelle des Humabs, humanoïdes aboutis, permettez moi de vous souhaiter la bienvenue parmi nous. Nous représentons les soixante dix neuf planètes de cette galaxie habitées par des humains arrivés à un degré suffisant de civilisation et nous sommes heureux d’accueillir, avec vous, la représentante d’un éventuel quatre vingtième monde. Nous connaissons la planète d’où vous venez et nous la surveillons depuis dix mille de vos années. Nous n’attentions votre aboutissement que d’ici quelques siècles et nous exprimons notre grande surprise de vous voir arriver si précocement. Nous en sommes heureux, malgré tout, et espérons que votre voyage sur Floric vous enchantera. Les codes des portes interplanétaires vous seront officiellement remis au cours d’une cérémonie qui se déroulera dans cinq cycles diurnes. Ainsi, et désormais, vous et les gens de votre planète, pourrez visiter tous les mondes de la Fédération. Vous pourrez également accéder à quelques unes des planètes dont le degré de civilisation n’arrive pas encore au degré souhaité, mais que nous classons parmi les plus prometteuses.

Nous pouvons vous affecter un guide officiel pour la durée de votre séjour parmi nous. Nous vous réservons, selon notre protocole, un logement dans votre ambassade, ici, dans ce palais que nous classons comme territoire commun à toutes les planètes. Vous habiterez à l’étage qui se trouve deux niveaux plus bas que celui de cette salle de conférence. J’assure depuis onze de nos années et suite à des élections, la Présidence de notre Fédération. Mon nom, selon l’habitude locale, se confond avec ma fonction. Vous pouvez me désigner par ‘Présidente’. L’année prochaine je vous dirais le nom sous lequel vous me connaîtrez un peu mieux et vous agirez de même. Car une des coutumes pratiquées dans la plupart de nos planètes consiste à porter un nom particulier pour chaque interlocuteur et cela, selon tout un code de degré d’intimité et de confiance. Respectant ce code nous vous nommerons Terrienne, du nom de votre planète.

Je ne vous cacherai pas la grande curiosité qui nous tient tous d’entrer dans les détails du savoir que vous atteignez actuellement sur votre Terre. Nous souhaitons pouvoir interconnecter au plus tôt nos réseaux informatiques respectifs avec le vôtre. Mais notre curiosité se porte en premier lieu sur les résultats de l’analyse de votre personnalité que nous venons de réaliser au cours de votre formation primaire lors de votre passage dans la cabine que chaque nouvel arrivant doit utiliser à son premier voyage. En effet, nos appareils vous classent comme un être double et non unique ! De plus, il existerait un important décalage temporel entre vos deux personnalités ce qui nous interpelle et nous pose un énorme problème de compréhension. Nous aimerions savoir à quoi tout cela correspond et ce qui motive l’existence de ce phénomène ? Pouvez vous répondre ou bien préférez vous différer ? Désirez vous consulter les autorités de votre planète avant de donner une suite à notre curiosité ? »

Betty, avec le culot de ses vingt ans et la confiance qu’elle éprouvait en toutes circonstances à propos de ses propres facultés intellectuelles, se leva et répondit, d’une voix claire en détachant bien ses mots :

« Je suis très heureuse de me trouver parmi vous et vous remercie de bien vouloir envisager de recevoir ma planète, la Terre, dans votre groupe. Mais je voyage en indépendante et pour mon propre plaisir. Nul ne m’autorise à assumer les responsabilités et les charges incombant à une ambassade de ma propre autorité. D’autres viendront pour cela. Par contre, à titre privé et, en attendant, il me plairait de pouvoir visiter quelques uns de vos mondes et aussi plusieurs de ceux qui, en cours d’évolution, n’arrivent pas encore au niveau voulu d’évolution. J’accepte volontiers que vous me nommiez ‘Terrienne’, mais chez nous, nous ne disposons que d’un nom officiel de référence composé de lettres et de chiffres. Pourtant, dès que nous intégrons un groupe, nous sommes désignés par un surnom très court. Pour mes relations d’amitié ou de travail, mon nom, devient Betty et j’apprécierai que vous soyez amenés à vous en servir.

Je dois, pour répondre à votre question concernant ma dualité, consulter les autorités de ma planète ! Mais, compte tenu de l’énorme distance qui nous sépare, il faudrait que mon message leur soit apporté par l’un de vos messagers utilisant le système que chez nous, nous désignons par ‘Mandala’. Voilà comment je l’envisage : En utilisant les Mandalas, le temps de transmission se recalera sur le temps du départ et dès que vous introduirez dans notre ordinateur central le texte que votre messager devra apprendre par coeur, la machine vous fournira des réponses. Il ne restera à votre émissaire qu’à revenir sur Floric pour vous les apporter. Je lui expliquerai comment, chez nous, les hommes se connectent et je lui donnerai mon identification. Je ne peux vous proposer mieux pour l’instant. Toutefois, j’avoue que je dus moi même vaincre, beaucoup de difficultés pour trouver votre ‘porte’, je me sens à mon tour très curieuse de savoir quelle est celle que vous utilisez lorsque vous nous visitez ? ».

« Le processus que vous nous proposez nous semble des plus acceptables et nous allons nous y tenir. Accepteriez vous d’accompagner notre envoyé chez vous ou bien préférez vous rester un peu parmi nous et comprendre mieux ce que nous sommes ? Pour satisfaire votre bien légitime curiosité, je dirais que le Mandala que nous utilisons actuellement pour nous rendre sur votre planète se trouve dans un lieu que vous désignez sous le terme de ‘Temple de Samy’, dans une zone géographique appartenant à la chaîne des montagnes du Tibet. Nos ancêtres se servirent, jadis, de Mandalas bien plus anciens, qu’ils dissimulèrent soigneusement à l’intérieur de ziggourats déjà existantes et exactement là où des hommes inspirés les bâtirent, donc surtout en Mésopotamie. Mais l’oeuvre du temps accomplit inexorablement son oeuvre et la plupart disparurent totalement. Il doit en rester quelques ruines abandonnées que nous préférons ne pas fréquenter pour des raisons évidentes de sécurité car les hyènes aiment à s’y abriter du soleil. Celui dont je vous parle, à Samye se trouve, bien sûr, soigneusement dissimulé dans l’architecture même du temple. Mais votre entrée dans notre fédération va nous permettre d’ouvrir une autre porte, bien en vue, dans l’une de vos capitales. Nous n’aurons plus, désormais, à venir vous rendre visite en nous cachant et je m’en réjouis ! »

« Je préfère, en effet, puisque je quitte ma planète natale pour la première fois, prendre le temps de jouer un peu au touriste ! Mais je fournirai à celui ou celle que vous enverrez porter mon message aux terriens, tous les éléments nécessaires à cette mission. Je dois aussi vous signaler que, si j’arrive la première, d’autres se préparent activement à de tels voyages, mais sans utiliser les Mandalas préexistant dont ils ne soupçonnent même pas l’existence. Sachez donc que d’autres individus courageux, et je dirais un peu intrépides, partent ou partiront sous peu de notre planète. Elles se lanceront dans l’exploration de planètes dont nous ne savons pas grand-chose et qu’elles choisiront pratiquement au hasard, prenant ainsi des risques considérables. Grâce à vous et au réseau de Mandalas que vous nous venez de me proposer, nous pourrons abréger cette période d’errance et utiliser vos portes. De mon côté, si l’un de nos explorateurs découvre quelque chose d’intéressant je vous donnerai les coordonnées du Mandala de sa réception. »

Betty se fatiguait à parler tant et souhaitait prendre le temps d’absorber tout ce qu’elle rencontrait, voyait ou entendait pour la première fois. Malgré ses capacités d’adaptation, elle sentait qu’elle devait laisser son esprit reprendre son équilibre. De plus sa double personnalité l’encombrait un peu et, là aussi, il fallait donner du temps au temps. Alors elle reprit dans l’idée d’abréger l’entretien :

« Je pense que la gravité de votre planète dépasse un peu celle de la mienne car j’éprouve une certaine fatigue que rien d’autre ne peut expliquer. Aussi vous demanderais je de bien vouloir, aussi tôt que possible, désigner une personne pouvant me conduire vers l’appartement que vous me destinez. Je vous en remercie. Je pense qu’après quelques cycles solaires, je me sentirai mieux adaptée et je crois que je me montrerai plus à même de participer utilement à la cérémonie officielle de remise des codes de vos ‘ portes’. Cérémonie qui concrétise, si j’ai bien compris, l’acceptation de la Terre en tant que quatre vingtième membre de votre Fédération ... »

Betty s’écroula plus qu’elle ne s’assit et Présidente décida de terminer la conversation :

« Je reconnais que nous venons de précipiter un peu le mouvement, mais vous devez comprendre à quel point nous n’acceptons que rarement de nouveaux partenaires ! Cinq mille deux cent trois ans viennent de s’écouler sans que nous ne trouvions l’occasion d’admettre un nouveau monde. Tous les ambassadeurs, ainsi que moi même, ont tenu à vous accueillir aussitôt. J’aurais dû mieux me renseigner sur la manière dont cela se déroula la fois précédente et j’aurais sûrement constaté que tout nouvel arrivant devait affronter trop de nouveautés et trop de fatigue pour qu’on le questionne dès le premier jour. Au nom de tous je vous présente mes excuses et lève la séance. Je demande que des gardes vous accompagnent chez vous. »

Un garde conduisit Betty dans une luxueuse suite attenante à une série de pièces destinée à l’organisation d’une ambassade. Ne connaissant pas la taille des gens qui viendraient un jour s’y établir, tout se montrait disproportionné car très grand ! Cela ressortait du principe universel que : ‘qui peut le plus peut le moins’ ! Le lit carré dans lequel elle s’affala avec délice mesurait trois mètres environ. Le matelas semblait fabriqué dans un nuage enveloppé d’un linon, il épousait la forme du corps du ou des dormeurs. Pas de draps ni de couvertures mais un système isotherme adaptable aux besoins attendait qu’elle y effectue tous les réglages. Betty tâtonna un peu avant de trouver un bon équilibre.

Une pièce voisine semblait réservée aux ablutions. Pas de baignoires ni de douches mais un profond pédiluve, une émission de gaz et des lumières bleues comme en sortant du Mandala. Pour les besoins naturels quelque chose qui pouvait ressembler à un ‘turc’ pour géants, mais avec jets de lavage et séchage automatique. Il faudrait s’y habituer !

Dans ce qui servait d’endroit réservé à la prise des repas, des portes murales dissimulaient des armoires pleines de nourriture congelée, des plats, des instruments de cuisine et de nombreux appareils électroménagers dont l’un s’affichait manifestement en tant que four à micro ondes. Pour se le prouver, et aussi pour ne pas entamer sa nuit à jeun, elle se réchauffa un plat sans problèmes et le mangea. Betty n’aurait pas pu dire de quoi il s’agissait, mais il lui apparut comme parfaitement évident que la gastronomie pouvait devenir un apport important des Terriens aux autres Fédérés !
Fin du chapitre 2
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