Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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Décisions et choix.

Ainsi, on savait désormais que Nounou, prouvant une fois de plus son efficacité, pouvait même résoudre des problèmes paraissant sans solutions apparentes. Un individu, issu d’un clone, certes, se trouvait capable de résister aux difficiles conditions d’un débarquement sur une planète inconnue. On ne pouvait garantir sa survie, ni même estimer combien de temps il tiendrait. Simplement on espérait qu’il pourrait envoyer assez d’informations pour qu’un autre voyageur puisse tenir plus longtemps que lui et, ainsi de suite, jusqu’à ce qu’une base puisse fonctionner. Il appartenait aux responsables du Projet d’inventorier, maintenant, le peu de ressources génétiques dont ils disposaient :

Pour les trois clones restant (ceux qui provenaient d’agents contractuels) l’espoir de succès restait des plus faibles. De plus, l’un d’entre eux mourut, pour des raisons inconnues, mais comme périrent avant lui tous les clones abandonnés avant que l’on ne redécouvre l’étage moins trois et, sans doute, de vieillissement ? Or il ne restait plus que vingt cinq ans avant la date du premier départ. Comme il ne subsistait, de la sélection, qu’une femme et que deux hommes (et plus rien d’autre à espérer) le comité décida d’envoyer le nouveau clone de Palmer (Fox 3) pour le premier voyage et on commença immédiatement son développement. Les cultures des clones 01 Traoré et 01 Spring restaient programmée et s’effectueraient en temps et en heure. Il fallait, de toute évidence, choisir celui qui rejoindrait, au terme de son voyage, l’un des deux survivants éventuels, sur le monde de son arrivée.

BaFeSi.

Autour d’un soleil lointain de notre galaxie qui en comporte environ quinze milliards, la civilisation locale des Cralangs ne comprenait qu’une planète habitée et trois lunes mortes qui leur servirent de bases de lancement quand ils explorèrent quelques systèmes solaires avec l’espoir de retrouver de la vie ailleurs. Mais tous les mondes qui les entouraient se révélèrent comme bien trop secs ou trop froids ou trop brûlants. Les soleils les plus proches du leur, là où un espoir pouvait encore se concevoir, se trouvaient à des siècles lumières et hors de toute portée. Civilisation pensante et savante, ils connurent un développement constant. Leurs sciences en chimie, physique, mathématiques, astronomie les conduisirent beaucoup plus loin que celle des Terriens. Au moyen de puissants télescopes et des enregistreurs d’ondes ils surent qu’à moins de douze mille années lumières aucun corps céleste n’abritait la moindre trace de vie et ils en arrivèrent à formuler l’hypothèse qu’ils représentaient sans doute un phénomène unique. Ils admettaient que, peut être, dans l’infini de l’univers, d’autres pouvaient, comme eux, se trouver isolés dans de quelconques lieux inaccessibles. L’idée ne les effleura jamais qu’eux mêmes pouvaient venir d’ailleurs !

Sur Cralang, le milieu liquide prédominait largement car le sol sec ne couvrait pas plus de six pour cent de la surface et n’existait que sous la forme d’îlots disséminés, peuplés d’insectes et d’espèces inférieures. Dans le milieu marin des milliards d’êtres nageant et munis d’organes de respiration adaptés constituaient le ‘ vivant’.

Parmi eux il existait deux espèces pensantes et dotées d’une forte intelligence. L’une, celle des Cralangs se caractérisait par son allure caparaçonnée, et son tempérament actif particulièrement dynamique. L’autre, molle inactive et contemplative, celle des Cephs, se consacrait uniquement à assurer sa propre survie et passait le reste de son temps en spéculations et à la réalisation d’oeuvres picturales ou poétiques. Les Cralangs adoraient les Cephs qu’ils considéraient comme leurs dieux. L’avantage des Cralangs venait de ce qu’ils appartenaient aux espèces amphibies et se montraient capables de vivre dans l’atmosphère gazeuse de leurs îles presque aussi bien que dans l’océan. Munis d’organes articulés, de pinces, de pattes, d’antennes et de solides carapaces ils ressemblaient à un compromis entre un crabe et une langouste mesurant deux mètres de long et un demi mètre au diamètre. Ainsi outillés par l’évolution génétique ils purent développer une civilisation industrielle complète qu’ils répartirent sur les îles et îlots. Rien n’y manquait car tous les secteurs d’activité se complétaient naturellement les uns les autres. Certaines implantations se consacraient principalement à la métallurgie lourde ou légère. D’autres traitaient de la chimie sous toutes ses formes. Des sites, proches de ressources minérales, riches en énergies fossiles, leur donnaient toute la puissance électrique, magnétique ou thermique souhaitée. Selon la qualité des reliefs ils implantèrent : ici des ports comportant des chantiers navals capables de produire des bâtiments énormes destinés aux transports pondéreux et là des aéroports pour les engins volants qu’ils utilisaient pour les frets légers ou le plaisir. Ailleurs, la plupart des grottes naturelles, mais parfaitement aménagées, contenaient, bien à l’abri des intempéries, leurs précieux ateliers d’électronique, de chimie fine ou de recherches fondamentales.

En profondeur, dans l’océan, une autre industrie, principalement minière et extractive, comportait également des secteurs de pointe traitant surtout de l’électrolyse ou du magnétisme. Le degré d’évolution des Cralangs se compare difficilement à celui que les hommes atteignaient sur la Terre vers l’an mille A.A. On ne compare pas des choux avec des carottes ! Mais, tout en affichant des différences considérables, on pouvait dire qu’il existait le même degré de mûrissement. En gros seulement , car, pour le reste tout différait ! Les Cralangs, lorsqu’ils se trouvaient à l’air libre, communiquaient par télépathie. Mais, dans l’eau et pour les entretiens de proximité, ils préféraient largement employer un fort complexe langage sémaphorique qui s’exprimait par le biais de leurs antennes : les deux plus grosses pouvaient chacune prendre soixante quatre positions directionnelles très précises dans l’espace et chaque antenne se mouvait indépendamment de l’autre. La combinaison des deux offrait bien plus de possibilités que notre système de phonèmes. De plus, tandis que les deux importantes antennes donnaient l’essence du message, les petites antennes latérales émettaient, en même temps, les commentaires s’y rapportant.

Les Cephs, sur la planète Cralang, apprirent (nous verrons plus tard comment) à devenir d’excellents télépathes, même à longue distance, et pouvaient en milieu aqueux, percevoir les pensées des Cralangs. Ils se laissaient quelques fois aller à leur exprimer leurs volontés ou à les conseiller s’ils se trouvaient sollicités. Les Cralangs, pour obtenir cette aide, devaient observer tout un rituel qu’ils se créèrent d’eux mêmes. Par conséquent tout nous entraîne à dire que nous pouvons considérer les Cephs comme les prêtres ou les Dieux des Cralangs. La puissance de la civilisation des Cephs se fondait d’une part sur leur mémoire, de type héréditaire et d’autre part sur le fait qu’ils communiquaient en permanence les uns avec les autres. Vivant simplement ils ne ressentaient jamais le besoin de recourir à des artefacts. Ils passaient le plus clair de leur existence à penser, à philosopher et à classer leurs souvenirs. Il leur fallait séparer mentalement ce qu’ils devaient conserver de leur vivant de ce qu’ils devaient rejeter vers le Monstre. A eux tous, du fait que chacun émettait et recevait les autres, ils ne formaient qu’un grand tout pensant.

La civilisation des Cephs et celle des Cralangs, lorsque la catastrophe devint certaine et inévitable, possédaient une avance considérable sur celle que nous connaissions sur Terre au même temps absolu. On peut avancer sans risque que seule l’explosion de leur Soleil, les empêcha, de dominer tout l’univers. Leurs astronomes prévoyaient la fin de leur monde depuis vingt siècles et ils tentèrent de s’y préparer.

Ils savaient qu’ils disposaient encore de plus d’un millier d’années, non pour sauver leur planète, ce qui restait impossible, mais pour laisser une trace de leur civilisation et de leurs espoirs religieux. Ils décidèrent de lancer, vers un soleil lointain, un grand vaisseau dans lequel ils introduisirent tout ce qu’ils savaient et se montraient capables de réaliser. Ils y ajoutèrent également, archivées sur ferrite magnétique, les mémoires de l’ensemble de leurs spéculations intellectuelles.

A ce moment, sur la planète Cralang dont le volume pouvait se comparer à celui de Mars, vivaient un peu plus d’un milliard de Cralangs et pas plus de cinq cent mille Cephs lesquels, intellectuellement n’en formaient qu’un seul. Chaque Ceph, pris séparément, ressemblait beaucoup à l’une de nos seiches ou calmars, mais de bien plus grande taille. Ces contemplatifs, sollicités par les Cralangs, contribuèrent à la conception du vaisseau et au calcul des paramètres de son lancement. Ils spéculaient à l’aise dans un système à six dimensions alors que les Cralangs ne percevaient que trois dimensions spatiales et une seule temporelle. Certains des Cephs se montraient capables d’envisager un paradigme à onze dimensions ce qui les aidait à résoudre des problèmes plus complexes que ceux dont ils traitaient habituellement.

Bien que l’espoir de survie tangente zéro, les Cralangs installèrent dans leur ultime vaisseau, et sous la direction des Cephs, un dispositif particulier. Il s’agissait d’une piscine d’eau de mer, recyclée en permanence, dans laquelle un Ceph accepta de prendre place au moment du lancement. Mais il demanda qu’on ajoute, pour lui, certaines installations particulières : Tout d’abord, il exigea un dispositif de régénération génétique se réactivant tous les deux siècles pour le sortir de l’état dissocié durant une heure. De plus, ce système devrait se déclencher automatiquement si, accidentellement, un autre être dissocié se trouvait à proximité. Cela maintiendrait le Ceph en état de poursuivre le voyage bien plus longtemps. Ils fournirent les moyens techniques et les calculs permettant de suivre leurs instructions. Les Cralangs obéirent, fabriquèrent, et installèrent et fixèrent tout cet appareillage là où les Ceph le commandaient.

Les Cralangs ignoraient complètement quels concepts sous tendaient le fonctionnement de ce système. Ils perçurent toutefois quelques points qui leurs restaient intelligibles : Par exemple que le Ceph se verrait complètement dissocié et ramené à l’état de particules élémentaires. Quand il se trouverait dans cet état, un automatisme déclencherait une reconstruction totale à partir de ses éléments dissociés et de son A.D.N., mais éliminerait, dans cette double opération, toute cellule non conforme au modèle génétique d’origine. Ce qui reviendrait à remplacer tout élément usé, fatigué, abîmé, surnuméraire ou absent par un neuf en parfait état! Puis, le Ceph continuerait sa vie à raison d’une heure tous les deux siècles dans l’eau de son aquarium sans cesse épurée et recyclée. Ce qu’aucun Cralang ni aucun Ceph ne purent exprimer venait de l’ignorance totale dans laquelle ils se trouvaient quant aux possibilités de communications télépathiques à des distances aussi lointaines. En l’honneur du passager et des espoirs qu’emportait le vaisseau ils le nommèrent simplement ‘Messager’ mais, dans la précipitation du lancement ils oublièrent d’incorporer cette donnée dans la mémoire de l’engin.

L’engin, d’intelligence autonome, se considérait lui même comme un composé à plus de quatre vingt dix pour cent de Baryum, de Fer et de Silicium. De ce fait, il signa, une fois lancé, tous les messages qu’il envoyait régulièrement dans l’univers du nom de BaFeSi. Le lancement définitif se produisit et la direction du voyage vers le total inconnu se décida au hasard. Le vaisseau prit son essor, accéléra et disparut au loin. Certes, quelques télescopes suivirent sa course durant plusieurs décennies, mais rien ne venait troubler sa trajectoire. Puis le soleil de Cralang commença à émettre de plus en plus d’infrarouges et cela détruisit toute vie en quelques années.

BaFeSi, selon son programme initial émettait donc régulièrement son message. Il ne recevait en réponses que des ondes émises par des pulsars ou quelques quasars. La communication entre le Ceph passager et ceux de la planète cessa à neuf cent cinquante ans du départ. Le signal de la disparition qui mit fin au monde des Cralangs fut perçu dans les récepteurs de BaFeSi comme un brutal grand vide.

Environ quatre cent mille ans plus tard, BaFeSi, entré dans notre secteur galactique, se trouva malencontreusement happé, d’abord par l’attraction de Jupiter, puis réussissant à s’en éloigner en grillant son dernier propulseur, devint captif de ce minuscule monde de Pluton sans posséder la moindre possibilité de libération. L’homme, sur la Terre se trouvait sur le point de découvrir la radio et commençait à bricoler des postes à galène ...

… BaFeSi, restait à l’écoute de tout l’univers qui l’entourait. Ses capteurs scrutaient en permanence tout signe de présence d’une planète où le Ceph passager pourrait trouver des conditions de vie acceptables. Planète qui lui permettrait de sauver les connaissances accumulées par la civilisation des Cralangs et des Cephs de la destruction définitive.

Malgré l’étrangeté de l’orbite de Pluton dont il eut tôt fait de déjouer les mécanismes, il mit en surveillance permanente la Troisième planète qui se trouvait posséder toutes les qualités cherchées. BaFeSi ne disposant d’aucun moyen lui permettant d’échapper à l’attraction de Pluton, savait que la seule hypothèse de réussite de sa mission impliquait une opération symétriquement inverse. Il fallait qu’un vivant, venant de la troisième planète, atteigne, un jour, une civilisation suffisamment avancée pour venir jusqu’à lui. Les organes astronomiques dont il disposait ne permettaient pas une précision d’observation de ce qui mesurait moins de deux cents mètres au moment où la Terre et Pluton se trouvaient les plus proches l’une de l’autre ...

 ... Puis vint une époque où, sur Terre, la radio sortit des essais de laboratoires, prit de plus en plus d’importance et se répandit dans la plupart des régions du globe. Commencèrent alors toutes sortes d’émissions mais celles qui revenaient le plus régulièrement comportaient des séquences avec ou sans trains d’ondes particuliers. BaFeSi ne savait distinguer musique, variétés et informations, mais en saisissait les nuances. Il enregistrait absolument tout et le conservait dans la ferrite de ses mémoires qui, à l’échelle humaine, paraîtraient infinies. Oui, BaFeSi, enregistrait, mais il ne comprenait absolument rien. Aucune clef ne lui permettait de passer d’un système de langage sémaphorique, basé sur la dualité de soixante quatre positions possibles de deux antennes principales à un langage verbal humain. Conçu pour un certain nombre d’automatismes, dont celui de capter et d’enregistrer, il réagissait ainsi que ses concepteurs le prévoyaient ...

 ... Plus tard, mais quelle signification prend le temps pour un mécanisme qui voyage ou stationne depuis un million d’années ? Donc, un certain jour, Mat Ducerf, introduisit dans un dispositif de type dissociateur, un animal terrestre, (des lustres plus tard BaFeSi apprit que les humains désignaient cet animal par le terme de chien). L’automatisme de défense et de protection du passager Ceph réagit, comme prévu, à la présence d’une autre créature dissociée arrivant à proximité : il enregistra toutes les structures génétiques de l’intrus, puis, avec un retour temporel tout aussi programmé pour respecter l’entropie générale, il reconstitua cet être dans le dispositif approprié existant sur le vaisseau, et ce, l’instant même de sa dissociation en temps absolu. Mais un chien diffère d’un Ceph par de nombreux détails ! Ainsi, plongé dans l’eau de mer du bassin, il montra des signes négatifs concernant ses capacités d’ordre respiratoires et mourut en quelques minutes. Le bras articulé qui permettait de changer la place des coraux pour que le Ceph reçoive une illusion de paysage modifié servit d’outil à BaFeSi pour extraire l’animal de l’aquarium et le déposer au sol. Mais, il se corrompit assez vite et BaFeSi dut l’évacuer par un sas. Il éclata dans le vide et ses débris, vinrent troubler la vision des capteurs. Alors, BaFeSi dut prendre une décision radicale, très consommatrice d’énergie et réservée aux cas les plus graves. Il remonta le temps jusqu’au moment où il se préparait à ouvrir la porte du premier sas. Puis il se débarrassa du corps par incinération.

Il examina avec soin toutes les données de base qu’il possédait concernant cet animal et se demanda comment ce dernier avait pu arriver jusqu’à lui sous sa forme dissociée ? Il en conclut que cela signifiait, qu’à une échéance plus ou moins lointaine, le jour arriverait, où un habitant intelligent et industrieux de la troisième planète viendrait jusqu’à lui. Cela impliquait aussi que tout être dissocié capté par BaFeSi devait en premier lieu se trouver entièrement enregistré et, en second lieu, reconstitué à partir de sa formule génétique, mais jamais à l’intérieur de BaFeSi ! Donc finalement et désormais, le mieux consisterait à retourner l’être reconstitué vers le lieu d’où il arrivait, ce qu’il pouvait facilement déceler par l’onde émise.

Lorsque Mat Ducerf se décida à essayer son « dispositif » sur lui même, il se trouva entièrement enregistré dans BaFeSi et renvoyé comme prévu. Mais à l’endroit de la réception, BaFeSi enregistra la présence de deux appareils qui émettaient exactement dans la même modulation d’onde. Il renvoya sur l’appareil le plus grand et nota que ce dernier penchait selon une orientation légèrement oblique par rapport au plus petit qui adoptait une parfaite verticalité. Cela paraissait voulu et il décida que cette façon de renvoyer deviendrait, pour lui, la procédure normale. Pendant toute la période qu’on nomma celle des ‘ coucous’, il procéda de même, enregistrant les ‘voyageurs’ à chaque fois avant de les renvoyer vers le second Mandala. Il arriva une fois un cas particulier pour lequel les deux appareils se situaient en des lieux éloignés, il continua à appliquer la procédure désormais normale. Après le premier passage de Ducerf il se produisit un incident avec la soeur de celui ci : (BaFeSi ignorait que dans le garage de Ducerf, la batterie alimentant le second Mandala, ne donnait plus de jus). BaFeSi constatant que le second dispositif manquait à la procédure appliquée la fois précédente pensa qu’il devait palier à cette absence ou à cette panne technique. Il reconstitua cette femme dans le dispositif de taille supérieure à celui de l’émetteur, le plus proche qu’il put trouver sur cette planète, à savoir le temple de Samye dans la région du Tibet. Mademoiselle Ducerf, nerveusement fragile et peu résistante se sentit complètement ahurie de ce qui lui arrivait et décéda à la suite de l’arrêt cardiaque, immédiatement causé par cette surprise.

Mais, pas plus que pour la réception des ondes radio, BaFeSi ne détenait la moindre clef pour comprendre ce qu’il stockait. Au cours des siècles suivants il enregistra de plus en plus de signaux venant de la Terre et dut à procéder à de nombreuses reconstitutions ...

 ... .BaFeSi, fabriqué par les Cralangs mais conçu par les Cephs, qui connaissaient bien l’Univers à six dimensions, se trouvait doté d’appareils lui permettant de repérer à chaque fois l’utilisation de tout dispositif exigeant une connaissance certaine dans ce domaine. Les Cephs, en effet, considéraient que tout ce qui concernait, de près ou de loin, la compréhension d’un univers à six dimensions, constituait la preuve d’une intelligence à leur niveau. Ils en concluaient que toute réception se rapportant à des phénomènes extérieurs concernant un transfert spatial en deviendrait le meilleur signal. Quand les voyages par Mandalas, de la Terre vers la Lune, devinrent fréquents au moment où les humains décidèrent de construire les vaisseaux sous une moindre pesanteur, les automatismes de BaFeSi, les considérèrent comme événements classables en tant que déclencheurs ! BaFeSi se mit à émettre, vers la Terre et en continu, le programme de signaux mathématiques qui devrait permettre à des civilisations différentes de commencer un contact. Car quel que soit le mode de communication, il semblait que 1+1= 2 pouvait se symboliser de façon à ce que tout être intelligent puisse le comprendre.

Nounou, sur terre, continuait ses spéculations et ses recherches dans tous les secteurs de la pensée et poussait aussi loin que possible chacune d’elles lorsque les plus intelligents de ses créateurs lui posèrent des questions à propos des ‘ Voyageurs’. C’est à la même période que tous les récepteurs d’ondes de la planète Terre reçurent, comme parasites, une série de vingt minutes de signaux qui troublaient les émissions et provoquaient beaucoup de gêne pour tous. Suivait une interruption d’un temps égal et cela recommençait. Tout ce qui, sur la Terre, se concevait ou se réalisait passait obligatoirement par Nounou. Elle reçut donc l’information en provenance de dix milles lieux à la fois et enregistra la perturbation. Il ne lui fallut pas plus de douze minutes pour en saisir l’idée générale : Hors de la Terre, une entité douée d’intelligence cherchait un contact. La symbolique mathématique paraissait évidente mais d’où provenait ce message ? Nounou finit par situer la source de l’émission à la limite du système solaire. Puis, dans une recherche plus fine, faisant intervenir tous les observatoires astronomiques et leurs ‘grandes oreilles’, elle repéra que l’objet qui émettait se trouvait sur Pluton ou plus précisément, en orbite autour de cette petite planète. Comme la perturbation sur les ondes continuait et devenait une nuisance, elle envoya une réponse en utilisant le plus puissant des émetteurs ! Cette réponse se présentait sous la forme d’une alternance entre des sections de ce que la Terre recevait et de sa transposition en langage mathématique humain. Ne sachant pas comment ces extraterrestres comptaient, Nounou l’exécuta d’abord en base dix, puis dans toutes les bases de deux à cent. Immanquablement elle passa par le langage en base huit que Cralangs et Cephs employaient dans leurs les mathématiques.

A partir de là, et en quelques jours, la communication s’établit entre BaFeSi et Nounou. Ces deux machines trouvèrent un langage commun et ouvrirent chacune leurs principales banques de données. On ne saurait envisager le terme de mariage, mais celui de fusion convient assez bien ! L’intelligence de Nounou devint leur commune propriété et vice et versa.

Lorsque Nounou se trouva amenée, par une interrogation trop pointue, à répondre :

« Je ne sais pas je vais demander » cela signifiait qu’elle initiait des recherches poussées dans les bases de données de BaFeSi et espérait y trouver une réponse. Il en existait effectivement une, et une très bonne ...
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