Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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Quatre : La Centralité.

La majorité des Cephs, restés sur leur monde, entreprirent d’essayer de détruire Hydros, pour éviter de devoir partir ou mourir. Mais n’y parvinrent pas. Alors, pour que le reste de l’Univers ne connaisse jamais une telle menace, ils prirent la résolution de supprimer toute l’eau de leur globe en l’expédiant vers un autre monde, trop sec, celui là ! Ils savaient pertinemment qu’en même temps, et bien avant que Hydros n’en souffre, ils n’existeraient plus.

Ils ordonnèrent aux Cralangs d’installer des dispositifs capables, en premier lieu de vaporiser l’eau sous le flux thermique dégagé par leurs engins rayonnants. Ces appareils fonctionnaient à l’énergie solaire et, même si aucun Ceph ou Cralang ne restait vivant, rien ne les arrêterait. Puis, ils construisirent des machines à ionisation dont le canon s’élevait à plus de cent mètres au dessus du niveau des atolls et ces engins transformaient la vapeur d’eau en ses composants élémentaires : Hydrogène et Oxygène. Ils récupéraient l’énergie ainsi libérée et la dirigeaient vers leur milieu naturel, la mer, dont la température montait. Les gaz élémentaires obtenus partaient, par Mandalas et en continu, vers un monde lointain et inhabité à l’aide de dispositifs de transport simplifiés n’utilisant que six des dimensions.

Leur programme se déroula jusqu’au bout comme prévu, la planète devint aride et seules quelques plantes capables de survivre avec un taux d’humidité bas, s’y développèrent. Hydros, recroquevillé dans une des zones polaires, jadis riche en glace, ne mourut pas, mais sa croissance se trouva fortement ralentie et pratiquement stoppée. C’est dans cet état que Betty et Kog le découvrirent sur le monde qu’ils rebaptisèrent ‘ Love’ !

Après cet épisode de l’évolution des Cephs, vint celui de La Centralité. En changeant de monde, les Cephs perdirent quatre vingt quinze pour cent de leur population mais réalisèrent, néanmoins, une assez bonne affaire. Cette planète de la voie lactée comportait un volume liquide (de mers et d’océans) propice à leur développement. La température s’en révéla plus douce, la gravité moins importante et les prédateurs nettement moins bien armés que sur leur monde d’origine. Les Cralangs, emmenés avec eux, s’y complaisaient et tendaient à y pulluler. Ils s’adaptèrent donc parfaitement, gardant une reconnaissance éternelle envers ceux qui les sélectionnèrent pour les accompagner dans cette grande migration.

Les Cephs, pendant le million d’années qui suivit, connurent leur époque la plus faste. Ils retrouvèrent vite la population qu’ils maintenaient jadis sur Love et qui correspondait à un bon équilibre. Les conditions locales, sur Centrale, amenèrent un notable accroissement de leur taille. La quantité d’informations à enregistrer, à analyser et à mémoriser provoquait, génération après génération, un accroissement sensible de la taille de leurs cerveaux. De plus et simultanément, la surface développée de chacun d’entre eux croissait. Ils devinrent de plus en plus grands et intelligents et il semblait que rien ne limiterait jamais leur essor.

Cinq : Les Cephs Capitaines

.Puis vint l’époque où revint la question d’envoyer des Cephs sur l’ensemble des planètes dont les conditions pouvaient convenir à d’autres émigrations. L’opération de transfert depuis Love jusqu’à la planète Centrale prouvait que toutes les possibilités leurs restaient ouvertes dans cette voie. Les Cephs voulurent continuer à explorer l’espace à l’aide de leurs télescopes et instruments d’observations à distance. Ils y trouvèrent de nombreuses planètes très convenables pour que leur espèce envisage de s’y reproduire et d’y prospérer. Le corps des Cephs Capitaines changea ses objectifs. Plus question de quitter un monde perdu pour aller se réfugier là où l’on pouvait. Ils voulurent choisir sans hâte leurs destinations et se donner le maximum de chances de réussite. Ils se lancèrent donc, pendant quelques milliers d’années, dans une campagne d’explorations plus poussées que celles aux instruments qui leur suffisaient jusque là ! En fait, et compte tenu de la quantité de planètes existant dans la voie lactée, ils en trouvèrent, relativement, très peu qui pouvaient leur convenir. Ils en recensèrent moins de dix mille parmi plusieurs milliards examinés et ensuite ils interrompirent leurs recherches.

Le phénomène de la vie semblait les concerner toutes mais constituait une exception, un phénomène improbable et presque une aberration, dans le tissu ou la trame de l’Univers. Mathématiquement, la vie ne pouvait être considérée que comme un phénomène allant dans le sens inverse de l’Entropie et, pour cela, ne pouvait exister que de façon précaire. La  vie ne constituait qu’un emprunt provisoire à l’entropie et la mort ramenait l’équilibre. Dans les mondes où la vie existait, un sur dix seulement,convenait aux Cephs car les conditions qui y régnaient concernaient des êtres composés de molécules de la chimie dite ‘organique’ sur Terre à savoir : carbone, hydrogène, azote et oxygène pour les éléments gazeux, calcium, sodium, potassium, fer pour les métaux. Dans les neuf dixièmes des mondes restants, vivaient et même grouillaient des êtres dont la chimie se construisait sur des bases différentes de celles qui nous caractérisent. Dans ces mondes, vivaient toutes les espèces pensables et imaginables dont les constitutions chimiques appartenaient aux groupes des silicones ou des titanyles. En général, les atmosphères ou les conditions climatologiques de ces planètes les rayaient de la liste des futures conquêtes potentielles.

La planète Centrale envoya donc ses Capitaines vers ces mondes dans des expéditions sans retour. Leur mission consistait d’abord à s’y installer, puis ensuite à devenir les maîtres naturels du monde marin. Et cela, sans devoir utiliser autre chose que leur force de persuasion et l’exemplarité de leurs comportements. Ce genre de tâche ne peut s’entreprendre en gardant l’espoir d’un retour. Aussi, l’une des conditions impératives que tout élève Capitaine devait accepter sans réserves, concernait elle l’absence de tout espoir de marche arrière. Au cours de l’opération d’essaimage généralisé il ne pouvait se concevoir de revenir !

Les Capitaines, une fois sur place et installés entant que divinités vis à vis des autres espèces intelligentes, devaient automatiquement accepter leur ‘neutralisation’. Celle ci était effectuée par les équipages, les coupant ainsi de toute possibilité de revenir vers Centrale. La neutralisation se réalisait par une concentration de flux mental qui, dirigé vers leur Capitaine, ôtait à ce dernier la mémoire du paradigme à onze dimensions. Il ne savait plus piloter son propre vaisseau ! Nous y reviendrons dans le paragraphe suivant ! Pourquoi tant de rigueur ?
Six : Le schisme.

Il faut comprendre que sur Centrale, eut lieu un grand débat au cours duquel les Cephs ne purent parvenir à une unanimité de point de vue. Comme on peut le constater à chaque fois que cela se produit chez des espèces intelligentes, s’il n’y a pas accord et que chacun campe sur ses positions, il se produit obligatoirement un schisme.

Près de la moitié des Cephs désiraient de toutes leurs âmes revenir à cet état de purs penseurs abstraits qu’ils connaissaient et dont ils jouissaient avant l’entreprise ayant abouti au changement de planète. Ils ne voyaient aucunement le besoin de se rendre dépendants d’objets fabriqués, pour eux, par les Cralangs. D’accord, ils en avaient accepté l’intérêt pendant un temps et cela leur donna l’occasion d’apprendre bien des sciences de la matière, mais, maintenant ils souhaitaient que tout rentre dans l’ordre ante ! Alors, pourquoi ne pas redevenir les aimables philosophes qu’ils étaient avant la naissance intempestive de Hydros ?

L’autre moitié des Cephs se montrait d’un avis diamétralement opposé. Ses philosophes pensaient qu’en se rendant maîtres des sciences concrètes, ils allaient dans le sens d’une évolution positive pour leur espèce. Donc, ils ne voulaient pas se laisser aller à un de retour en arrière. Ils désiraient conquérir d’autres mondes et que ceux ci profitent de tout ce qu’ils savaient.

La façon de penser des Cephs ne connaît pas l’hostilité ouverte. Il leur reste, par atavisme, les compétitions entre mâles pour la séduction des femelles. Celles qui donneront naissance à leur engeance respective. Mais, leur agressivité se limite à cela. Lorsque deux points de vue opposés s’affrontent sans que ni l’un ni l’autre ne sache emporter l’adhésion générale, ils se contentent de se séparer en conservant les deux branches de l’alternative. Rien n’empêchait que l’on pousse le développement de chaque branche pour savoir si l’une se révélait à moyen ou à long terme préférable à l’autre ? Finalement ils transigèrent ainsi : Sur Centrale, resteraient les penseurs qui collecteraient les informations envoyées par les Cephs Conquérants.

Ceux ci iraient de part l’Univers pour essaimer, mais ne reviendraient jamais perturber à nouveau la sérénité de Centrale. Donc, lorsqu’un vaisseau arrivait dans un monde, les Cephs et les Cralangs en débarquaient. Puis, le vaisseau se trouvait placé en stase intemporelle et leur Capitaine ‘neutralisé’. Qu’entendaient donc les Cephs par cette expression ? S’agissait-il d’une mise à mort ? Non, dans ce cas plus aucun Capitaine ne voudrait prendre un commandement. Il s’agissait simplement d’un traitement télépathique, volontairement accepté, de surcharge de concepts. Son but consistait à ce que le Capitaine se trouve amené, sous la surabondance de données, à occulter sa connaissance du paradigme de l’espace à onze dimensions. Lui interdisant ainsi toute possibilité de l’utiliser pour piloter ou de le transmettre. Cela fonctionna très bien. Sur chaque monde investi par un vaisseau Ceph et, après environ une dizaine de générations, les Cephs Conquérants savaient toujours que le paradigme existait mais se trouvaient incapables de l’énoncer, de le concevoir ou même de l’utiliser. Cent générations après leur débarquement, ils ne pensaient plus que dans le simple et confortable paradigme à six dimensions !

Sept : les guerres.

Il exista donc La Centralité qui se dispersa dans toute la galaxie. Chacun des mondes accaparés par les Cephs(au niveau marin) développa sa propre civilisation. Mais les Cephs continuaient à transmettre tout ce qu’ils apprenaient vers Centrale, leur planète mère. Après un million d’années harmonieuses et fructueuses, de petites différences apparurent et se développèrent entre les Cephs de la Diaspora. Ces particularismes entraînèrent des tensions, les tensions amenèrent des ruptures, ces dernières débouchèrent sur des guerres. En très peu de temps tout le travail réalisé par les générations précédentes se trouva détruit. Il ne resta, parmi les Cephs, que ceux de Centrale qui se comportaient encore en philosophes !

Les autres se transformèrent en guerriers qui se détruisirent les uns après les autres, s’envahissant réciproquement, créant, selon leurs envies, des machines et des armes de plus en plus sophistiquées et meurtrières. Ces luttes fratricides durèrent des millénaires et ce, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques combattants sur chaque planète.

Les survivants, sur chaque monde, comprirent enfin que la position que ceux, restés sur Centrale, avaient choisie avant le schisme restait la seule valable. Ils rejetèrent la guerre et tout ce qu’elle entraînait de négatif et décidèrent d’un commun accord d’abandonner ce qui restait de leurs armes et machines sur un monde inhabité que les humabs nommèrent, bien plus tard, Mécanica. Pour pouvoir concrétiser cette option, ils obtinrent, non sans réticence, que Centrale leur prête le seul vaisseau resté sur Centrale en réserve et le seul Capitaine qui allait avec. Tous deux, depuis le grand schisme, se trouvaient maintenus en stase intemporelle en cas de besoin.

La fin sanglante des émigrants batailleurs de la Centralité entraîna de lourdes conséquences ! Il ne restait plus qu’une demi douzaine de mondes, hors de Centrale, qui possédaient encore une population de Cephs. Pour les Cralangs, le résulta final se montra un peu moins négatif car ils continuèrent à survivre dans presque tous les mondes. Libérés, en quelque sorte de leur soumission aux idées guerrières des Capitaines, ils abandonnèrent les sciences concrètes pour en revenir à leurs besoins prosaïques et à leurs ballets d’antennes. La guerre laissa de grands stigmates dans les esprits des Cephs de la diaspora et les chocs psychologiques qu’ils subirent entraînèrent souvent une régression en même temps que la perte des données principales.

Huit : La fin des Capitaines et de Mécanica.

La communication entre ces mondes potentiellement dangereux et Centrale se trouva interrompue par cette dernière et chaque planète où restaient encore des Cephs se replia sur elle même. Au cours des millénaires certains mondes disparurent suite à des phénomènes astronomiques normaux tels que trous noirs ou super novae. Au moment où Kog et Betty visitèrent Mécanica, il existait encore des Cephs sur quelques mondes comme Centrale, mais on ne savait pas où se trouvait cette planète, La Terre, dont les seiches venaient de recevoir les connaissances des Grands Cephs du monde des Cralangs par l’intermédiaire de BaFeSi. Et, aussi, au moins un autre monde qui devait se trouver dans la constellation Magenta. Mais, les machines de Mécanica ne purent en indiquer les coordonnées exactes. La seule chose qu’elles purent préciser se rapportait à un guerrier Ceph de cette planète, plus qu’à demi mort, qui vint pendant leur guerre, s’échouer sur la Terre vers l’an deux mille de l’ère chrétienne. Nous pouvons penser que ce Ceph (par l’intermédiaire d’une seiche locale ou directement ?) influença Mat Ducerf lors de sa visite à l’aquarium de Monte Carlo et provoqua son évanouissement.

Sur Mécanica les machines et les armes, sans aucun programme commun, mais munies de batteries solaires, exécutaient les tâches pour lesquelles elles avaient été inventées et construites. Elles se détruisaient au moindre déclenchement, se reconstruisaient anarchiquement dans une ronde qui ne se trouvait interrompue que si un être vivant se posait sur leur monde. Alors, en quête d’ordres ou d’instructions, elles sondaient les esprits après avoir immobilisés les corps et ne relâchaient leurs pressions que lorsqu’une autre machine ou arme provoquait une coupure de courant. Pour Kog et Betty, la dualité de leurs personnalités grilla les fusibles de la machine à sonder en y créant une surtension.

Un jour l’intelligence pouvait y naître par hasard et cela représentait un danger potentiel énorme pour la Fédération. Celle ci ne se connaissant, apparemment, aucun ennemi et n’entrevoyait aucune raison valable de garder ce dépotoir en entretenant une arrière pensée d’y rechercher des moyens de destruction contre qui que ce soit.

Kog et Betty, en conclusion, recommandèrent vivement un anéantissement total. Ils furent suivis dans cette voie.

Par ailleurs, cette fois ci, ils comprenaient désormais pourquoi BaFeSi leur avait proposé cette destination !

°°°°°°°°

Compte tenu de la contribution important apportée par les deux clones, ils devinrent les personnages les plus en vue lors du Grand Symposium spécialement convoqué sur la Terre, pour les entendre raconter leurs voyages et ce qu’ils en comprenaient. Les Sages voulaient leur poser bien des questions et obtenir d’eux beaucoup de précisons. Cette convocation exceptionnelle, se déroula durant plus d’un mois. Tous les mondes fédérés voulurent y prendre part. Finalement, toutes ces têtes pensantes conclurent et parvinrent à s’accorder sur les principales décisions suivantes :

- Betty et Kog rejoindraient le groupe fermé des Sages de la Terre.

- Kog prendrait la direction d’une Académie, pour enseigner, à tous ceux qui le souhaiteraient, la façon d’ouvrir son esprit à la télépathie et à l’art de communiquer avec les seiches.

- Des ateliers et des laboratoires se consacreraient à l’étude de toutes les formes possibles de machines destinées à traduire les langues.

- Une équipe spécialisée prendrait comme principal programme l’étude du langage sémaphorique des Cralangs et se fixerait comme but de créer des robots capables de reproduire ce langage visuel et de le traduire en langue standard de la Fédération.

- Betty deviendrait le premier chef de file du corps des savants qui mèneraient les études théoriques concernant les différents paradigmes. Ces études s’étaleraient sur plusieurs générations et ne prendraient fin que lorsque l’humanité se montrerait capable d’utiliser la Bulle qui restait en stase sur Bilunes.

- Les liens en cours de création, avec les autres mondes de la Fédération se développeraient et les Terriens, en égaux, ne devaient plus conserver le moindre complexe d’infériorité vis-à-vis des autres mondes fédérés. Réciproquement, les Terriens collaboreraient loyalement et donneraient à la Fédération toutes les informations recueillies par les deux nouveaux Sages.

En corollaire :

- La Terre insista et obtint que les mondes humanoïdes considérés comme non encore aboutis reçoivent une aide qui les amène à progresser et non simplement observés de loin.

- Les humabs devraient tenter de garder une communication avec les seiches ou les Cephs partout où ils en trouveraient. Ils devraient réviser leur façon de considérer ces espèces intelligentes. Ils tenteraient d’agir de la même façon avec tous les crustacés. Mais comme l’exprima avec humour l’un de ceux ci par l’intermédiaire de Secco :

« Nous ne pouvons nier que nos deux espèces s’apprécient énormément l’une l’autre ! ».
La moisson ramenée par nos deux amis prenait une telle importance qu’il faudrait plusieurs milliers de générations pour aller au bout de toutes ses implications. Cela donnerait du travail à tous car cela débouchait sur toute une ramification de tâches auxquelles devraient participer, pendant très longtemps, les quatre vingts mondes humanoïdes. Ceci, ajouté au potentiel que représentaient les neuf cents autres mondes à visiter, composait un magnifique programme pour l’avenir ! Plus personne ne sombrerait dans l’ennui.

Après la dernière séance, les Terriens restèrent encore quelques heures entre eux, alors que tous les délégués de la Fédération venaient de regagner leurs pénates. Betty et Kog trouvaient indispensable de souligner un point qui leur tenait à coeur. Ils se dirent que les Terriens devaient tenir leur promesse envers Zaon 438 Pim, alias Manius, alias Mat Ducerf, alias Oleg, etc. Cet homme, après l’accomplissement de sa difficile mission, méritait, à leur avis, une sorte de nouvelle vie au même titre qu’eux mêmes. Donc, d’après eux, il fallait désormais mettre son clone en chantier et programmer son éducation comme cela s’était fait pour eux-mêmes. Ensuite, lorsque ce clone atteindrait l’âge convenable, on devrait en passer par BaFeSi. Ils espéraient que cet engin trouverait, parmi ses données, une personnalité de ce Zaon assez conforme à celle de l’homme qu’ils connurent sous le nom de Mat Ducerf. Les Sages de la Terre se rangèrent à cet avis mais soulevèrent une difficulté. En effet, dans la Fédération, le clonage humain restait un tabou imprescriptible.

Or, nous le savons, les dirigeants de notre planète ne s’étaient pas toujours montrés aussi stricts en cette matière ! Souvenons nous qu’ils acceptèrent assez volontiers d’envisager quelques transgressions. Cela remontait à l’époque où ils créèrent le corps restreint des  ‘lisseurs de temps’, alors qu’ils se pensaient confrontés à une exigence absolue. Maintenant, on devait en revenir à une application stricte des lois de la Fédération. Ils décidèrent de n’en rien dire à leurs nouveaux commensaux et de poursuivre en restant très discrets. Il suffirait de profiter de la dernière semaine qui leur restait avant la Cérémonie de l’adhésion officielle de la Terre. Dans cette occurrence, le cas de Zaon Pim serait considéré comme exceptionnel et ne se répéterait plus jamais puisque, ensuite, les Sages donneraient l’ordre de détruire les installations des laboratoires génétiques de Washington et tous les clones qu’ils y soignaient.

Dans ces conditions il n’existerait plus, dans toute la Fédération, que quatre humains à double personnalité. Cette décision pouvait être classée comme une bonne mesure, car tout ne se passait pas au mieux pour ceux ci :

La fusion, pour ces quatre là, se réalisa plus ou moins bien au cours de leur dissociation première quand ils quittèrent la Terre pour la première fois. Ensuite, ils affrontèrent les difficultés de vies pleines d’actions, d’aventures et de découvertes qui les occupèrent à temps complet. Maintenant, ils se trouvaient à nouveau sur la Terre et pratiquement au repos, mais ils s’y sentaient assez mal à l’aise. Les personnages fabriqués à partir des clones dans le but précis des missions à accomplir, cohabitaient de moins en moins bien avec les personnalités enregistrées par BaFeSi, des siècles plus tôt. Ils éprouvèrent de violentes migraines, quelques troubles psychomoteurs et allèrent jusqu’à subir des crises épileptiques.

Impossible de l’éviter cela car le fait demeurait que, dans chaque corps, se trouvaient deux esprits, deux mémoires et deux conceptions du monde qui les entourait. Les seuls cas où la dualité leur procurait une synthèse aisée à vivre se réalisaient seulement dans le contexte de voyages aventureux à accomplir au mieux dans des mondes extérieurs. Là, les personnalités s’ajoutaient pour répondre aux nécessités de survie sans provoquer de malaises. Au contraire, dans l’inaction, la tranquillité ou le repos, les divergences prenaient le pas sur le reste.

Pour cette raison le reste de leurs longues vies respectives,( Fox, Betty et Kog, rejoints ensuite par celui qu’ils nommèrent toujours Mat), sillonnèrent sans relâche les planètes où les Grands Cephs de la Centralité laissèrent des Mandalas.

Mais ceci ne se trouve t il pas raconté dans les douze disques compacts de ‘La Grande Légende’ que vous regardez tous sur vos écrans au cours de votre première jeunesse ? De même, vous régaliez vous, plus tard à l’adolescence, des histoires d’amour et de la saga (en vingt cinq DVD) de Jiko la fille aux cheveux bleus et de Iomael le musicien ?

Fin du chapitre 5


Chapitre 6
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