Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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Mécanica.

Sur Bilunes, aussi bien que sur Amibios, Betty et Kog reçurent un accueil digne de ce nom et, au cours de ces voyages ils ne coururent aucun réel danger. Leur court séjour sur Mécanica se révéla, au contraire, des plus périlleux. Ils n’en revinrent que par une sorte de miracle que provoqua la constitution particulière de leur personnalité double. Pourtant, ce qui leur arriva sur place peut tenir dans les cinq lignes qui suivent :

« Capturés à leur arrivée, soumis à la question et sondés, jour après jour, pendant près de deux semaines, ils purent s’évader à la faveur de l’un des nombreux courts circuits se produisant entre engins. Ceci, leur donna l’occasion de rejoindre et en se dissimulant, la zone toute proche du Mandala. Ils en revinrent physiquement indemnes, psychologiquement assez secoués, mais beaucoup plus instruits sur l’Histoire de l’univers ».

Incise de l’auteur :

Pour éviter toute redondance, je prie le lecteur de bien vouloir relire ce que je vous disais de Mécanica aux pages antérieures. Je peux également développer les cinq lignes ci dessus en un chapitre complet qui n’apporterait rien de nouveau ni d’utile, mais répondrait à quelques questions évidentes que tout lecteur attentif se posera. Je préfère vous donner les précisions indispensables suivantes :

Les Terriens, dès qu’ils dépassèrent de trois mètres la zone du Mandala d’arrivée, furent saisis par des robots de formes invraisemblables qui les emmenèrent à l’intérieur d’un enclos complètement grillagé et couvert de barreaux. Cet enclos se trouvait à une trentaine de mètres seulement du Mandala. Placé sur ce qui ressemblait à un lit d’hôpital, poignets et chevilles liés par des bracelets de métal, chacun d’eux reçu un casque sur sa tête qui le forçait à communiquer en permanence avec un ordinateur fou. On leur injectait des liquides et des aliments nutritifs à l’aide d’un goutte à goutte. Certaines des machines savaient encore comment extraire tout cela de la rare végétation ambiante. Deux fois par jour, l’interrogatoire s’interrompait et ils se voyaient libérés de leurs entraves. Ceci leur permettait de se livrer aux exercices physiques indispensables au maintien de leurs muscles. Un fort courant électrique passait dans les grilles et aucune tentative d’évasion ne pouvait s’imaginer. Puis, les robots les saisissaient comme des fermiers attrapent les poules et ils remettaient chacun sur son lit de supplice. Mais cette communication forcée les reliait en permanence avec les données historiques stockées dans la mémoire de la machine qui les sondait. Ils en tirèrent de précieux enseignements sur l’Histoire avec un grand H des Cephs depuis la plus haute antiquité.

Cette Histoire constitue le plus important apport d’informations ramenées par un si petit groupe en si peu de temps ! Ce haut fait leur valut de devenir des ‘Héros de l’année’ dans la Fédération. Ils purent accéder à cette connaissance au cours de sondages qui cherchaient à explorer leurs propres cerveaux. Car, durant ces opérations, il se produisait un échange total de données établissant une compréhension réciproque. Les machines ne semblaient poursuivre aucun but réel ni travailler dans aucune perspective. Peut être cherchaient elles des ordres ou des instructions venant d’intelligences organiques ? Elles fonctionnaient et nous ne pouvons rien en dire d’autre ! Ce qu’elles concrétisèrent à partir de ce qu’elles apprenaient et recueillaient en tant qu’éléments nouveaux restera un mystère. Tout ce que nous pouvons déduire de leur comportement nous amène à penser qu’elles se contentaient de stocker ces nouvelles données sans chercher plus loin. Mais elles ne manifestaient aucune volonté de mettre un terme à leur emprisonnement ni au supplice de ces communications forcées.

Après l’évasion et le retour de nos deux héros, compte tenu de l’accueil qu’ils venaient d’y recevoir, le monde Mécanica se trouva jugé, condamné, détruit et transformé en pure énergie ! Ce que ceux qui régnaient sur Centralité auraient dû réaliser depuis cette époque lointaine. Le résumé de l’Histoire antique du peuple des grands Cephs et de la Centralité se trouve exposé et donné ci après, avec ses lacunes et les hypothèses indispensables pour combler les pans inconnus ou imprécis de ce qui se passa.
Résumé de l’Histoire des Cephs.

(Extrait des manuels scolaires de la classe de quatrième)

Un : Le temps des artistes.

…Ainsi, on ne pouvait fixer une date précise quant à l’avènement d’une première civilisation qui prit naissance dans une planète tournant autour du soleil désigné comme le numéro vingt sept appartenant au secteur galactique de la région dite : centre de la voie lactée. On savait qu’au début cela ne concerna qu’un seul monde. Cette planète, presque entièrement recouverte d’eau se trouvait parsemée d’une multitude d’atolls de type corallien. On y trouvait aussi quelques volcans éteints complétant la partie émergée. Si nous prenons comme références le calendrier Terrien et la durée d’une année sur notre planète, cela remonte à un passé lointain se situant dans une fourchette de deux à deux virgule deux millions d’années.

Au fond de l’océan unique, la nature multiplia ses essais et quelques milliards d’espèces cohabitaient et s’entre dévoraient allègrement en suivant leurs évolutions respectives. Elles finirent par constituer un écosystème à peu près stable. Puis, l’intelligence naquit progressivement et, en premier lieu, au sein de l’espèce la plus accomplie, celle des céphalopodes. Très longtemps, elle ne leur servit qu’à des fins de chasse à la nourriture ou pour arbitrer des conflits de reproduction. Puis, apparut le langage lumineux lequel, à son début, ne constituait qu’une parade nuptiale de séduction. Il devint, en quelques milliers d’années, un langage codé extrêmement complexe en même temps qu’une expression artistique sophistiquée. La seule vague comparaison qu’on puisse évoquer pour un habitant de la Terre concerne celle de certains écrits. Par exemple ceux rédigés en langues arabes ou asiatiques qui allient le sens du message à la beauté de sa forme calligraphique.

Durant encore de nombreux millénaires, les céphalopodes échangèrent ainsi des idées, des théories, de la philosophie et de la beauté en se positionnant l’un en face d’un autre. Mais leurs possibilités de se communiquer des messages se trouvaient limitées par la portée de leur vue, donc elles ne fonctionnaient qu’à une courte distance.

Deux : le temps des télépathes :

Des générations de Cephs se penchèrent sur ce problème et observèrent les espèces qui les entouraient. Les crustacés, autres intelligences parmi les plus proches de celle des Cephs, disposaient quant à eux, de deux possibilités pour réaliser leurs échanges. L’un, spatial et de proximité, s’apparentait à un type sémaphorique. Ils utilisaient leurs systèmes d’antennes et les positions des deux plus importantes de celles ci, en les positionnant chacune sur soixante quatre directions possibles. Chaque espèce de crustacé utilisait son langage particulier mais celui qui montrait le plus de complexité, donc d’intelligence, appartenait à l’espèce des « Crabes/Langoustes » (ou Cralangs) pour prendre ce qui y ressemble le plus sur la Terre. Les Cephs entreprirent donc, par curiosité intellectuelle, de déchiffrer leurs codes et purent comprendre leurs échanges. Puis ils surent que, pour les communications hors de l’eau, lorsque les Cralangs allaient chercher des noix de coco sur les atolls, leur vue devenait trop mauvaise dans l’air ! Sans doute cette difficulté provenait elle d’indices de réfraction différents ? Ils communiquaient alors, entre eux, par télépathie. Les Cephs ne disposaient pas de ce mode de communication et ils le déploraient ! Ils savaient parfaitement à quel point leur civilisation progresserait plus vite en devenant télépathes. Dans cette éventualité, se trouvant aussi bien pourvus que les Cralangs, et ils pourraient mieux s’informer aux sens actif et passif du terme.

En effet, dotés de mémoire transmissible, ils accéderaient alors, par le biais de cette télépathie, tous au même niveau de connaissances. Ils consacreraient alors la durée de leur vie à la création ou à la réflexion partagée. Les Cephs savaient que leurs degrés d’évolution, d’abstraction, de conception et d’intelligence dépassaient de très loin ceux que les Cralangs pouvaient espérer atteindre dans les meilleures hypothèses ! Aussi, consacrèrent ils pendant plus de vingt mille ans, une grande partie de leur énergie à essayer de devenir télépathes. Mais toutes leurs tentatives échouèrent lamentablement car le principal élément leur manquait : le savoir faire ! Mais qui donc pouvait leur enseigner et les guider dans cette transformation de leurs façons d’émettre et de recevoir des pensées ?

Puis, un jour arriva une météorite qui créa une grande perturbation, car l’énormité de sa masse entraîna un considérable dégagement de chaleur qui augmenta de trois degrés Celsius la température de toute l’eau de la planète. A l’énoncé de trois degrés, ceci peut paraître de faible importance, mais il faut considérer le volume total de l’eau à réchauffer et surtout le gradient de température qui s’établit à partir de l’endroit de l’impact. En ce lieu, l’océan fusa sous les mille quatre cents degrés. La température baissait progressivement depuis ce lieu jusqu’à l’endroit qui s’en trouvait le plus éloigné. L’équilibrage final - sur un isotherme de plus trois degrés - demanda plus de huit années. Mais, ce qu’il faut principalement en retenir est que, suite à cet accident astronomique, il se forma un polymère principalement composé d’eau (quatre vingt seize pour cent) et de silice sous forme de gel. Très exactement comme pour les silicogels que nous utilisons, sur la Terre, pour garnir les boites de Pétri dans les laboratoires de microbiologie. L’eau et la silice de la météorite, se combinèrent sous l’effet catalytique de quelques métaux nobles présents dans le corps céleste et aussi sous la force de la pression de vapeur qui localement monta à plus de deux cent cinquante atmosphères. Bref, il se réalisa une improbable synthèse qui créa un nouvel être pensant. Celui ci se mit immédiatement à évoluer et à rechercher, pour croître, des sels métalliques dans les nodules métalliques qui parsèment le fond de l’océan.

Les Cephs, tenaient en permanence les Cralangs sous surveillance, en gardant l’espoir de percer un jour le secret de la télépathie. Ils constatèrent très vite que les Cralangs et ce nouveau venu, procédaient à des échanges télépathiques, qui les conduisaient à une certaine forme de troc. Les Cralangs poussaient des nodules vers Hydros (nom que lui attribua Kog bien plus récemment) et recevaient, en échange, des informations sur les endroits où ils trouveraient de la chair corrompue constituant l’essentiel de leur alimentation.

Un Ceph, particulièrement malin, têtu ou veinard, décida de tenter une expérience et, s’emparant d’un nodule de gros volume le présenta, sans le donner, à Hydros. Celui ci émis un violent message télépathique de proposition d’échange que le Ceph reçut. Tout s’enchaîna ensuite très logiquement :

Les Cephs apprirent d’Hydros comment s’y prendre pour ouvrir leurs esprits et comment envoyer des messages. Les débuts se montrèrent pénibles et leurs demandèrent des efforts de concentration. Les progrès dans ce domaine ne se produisirent que pas à pas et extrêmement lentement. Mais, cinq ou six mille ans plus tard, tous les Cephs savaient comment s’envoyer ou recevoir des pensées. Ils savaient les transformer en messages de nature purement télépathique qu’ils pouvaient échanger entre eux, entre les Cralangs et eux, entre Hydros et eux et plus tard, bien plus tard, entre certaines autres espèces intelligentes (humanoïdes, lémuriens, tadaridas, siffleurs ... etc.) et eux.

Trois : La première migration   Hydros.

Cette nouvelle faculté mentale les amena à réaliser d’énormes progrès dans leurs spéculations intellectuelles. Mais tout ne fut pas positif car, six cent mille ans plus tard, ils se trouvèrent confrontés à un grave problème : Celui du développement exponentiel de Hydros. Ils comprenaient que cet être unique, né d’un hasard phénoménal, ne pouvait pas mourir et qu’il continuerait à croître aussi longtemps que la planète contiendrait de l’eau, de la silice et des traces de métaux lourds. Un choix, une alternative entre deux seules décisions possibles, lourdes de conséquences, s’ouvraient à eux. En effet ils pouvaient ou bien tenter de détruire Hydros si cela s’avérait possible ou si non, quitter ce monde pour aller survivre dans un autre. Les deux cas supposaient l’acquisition, par eux mêmes, de sciences concrètes. Ils impliquaient donc l’abandon de leurs habitudes de vie statique, philosophique et artistique.

Ils utilisèrent les Cralangs comme ouvriers et apprirent la chimie, la mécanique, l’optique, l’astronomie, la métallurgie, l’énergétique et milles autres sciences de la matière. Puis, lorsqu’ils se sentirent parfaitement capables d’obtenir ce qu’ils souhaitaient, ils entreprirent la conquête de l’espace ! Ils voulaient trouver au moins un autre monde habitable qu’ils envahiraient. Mais, l’acquisition de toutes ces sciences à caractère technique ne pouvait suffire à une telle entreprise. S’ils voulaient que les Cralangs fabriquent, pour eux, des vaisseaux susceptibles de les emmener en nombre et sans trop de dégâts, à travers l’Univers, ils devaient, au préalable, reprendre leurs études conceptuelles pures.

Ils trouvèrent, encore douze mille années plus tard, que l’Univers pouvait se considérer sous l’angle d’un système à onze dimensions. Par l’utilisation de l’hyperespace et des lignes de tensions temporelles ils se verraient à même de franchir en des temps courts, voire nuls, des espaces intersidéraux considérables.

Il faut préciser que tous les Cephs pouvaient accéder aux informations totales accumulées par leur espèce. Mais il faut remarquer que le degré de compréhension, les possibilités d’abstraction et d’une manière plus générale, le coefficient intellectuel dépendait de l’individu. Cela restait chez les Cephs, aussi variable que dans n’importe quelle autre espèce pensante. Tous savaient quelles bases fondaient le paradigme à onze dimensions, certes, mais à peine un sur cent mille, intégrait vraiment le concept dans son entier. Quant à la possibilité de diriger un vaisseau en utilisant ce concept, seul un sur mille pris dans ceux qui comprenaient pouvait s’y risquer. On les nomma : les ‘Capitaines’ ou : les ‘Cephs capitaines’. Ces Capitaines reçurent la formation nécessaire et ils devinrent les membres d’une sorte de corps d’élite au milieu des autres Cephs. Ils s’entraînèrent, génération après génération, durant des millénaires, jusqu’à se sentir sûrs de pouvoir tenter l’aventure.

La plus proche des planètes présentant toutes les caractéristiques voulues se trouva choisie comme destination. Elle se trouvait dans notre Secteur galactique, ce qui ne correspond aucunement à une idée de proximité avec la Terre. N’oubliez pas que notre galaxie, la Voie Lactée, comporte environ quinze milliards de soleils et les astronomes divisaient (à l’époque des clones Betty et Kog) l’espace dans lesquels ces astres se répartissent en soixante quatre secteurs.

Pendant tous ces préparatifs, Hydros prospérait et atteignait déjà la taille d’une belle chaîne de collines. Avant deux ou trois siècles il parviendrait au bout de son expansion et la planète deviendrait inhabitable. Les Cephs lancèrent alors un programme accéléré visant à la construction de trente vaisseaux pouvant chacun emporter plus de cinq mille d’entre eux. Les autres resteraient sur place et chercheraient les moyens de détruire Hydros. Cent cinquante mille Cephs s’en allèrent vers cette planète ‘proche’ et s’y installèrent. Elle devint, par la suite, le centre d’une diaspora importante, en prenant le nom générique de ‘Centrale’ et resta durant toute cette dispersion, le siège, la base, le cerveau, la direction, l’autorité de ce qu’on appela ‘la Centralité’.
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