Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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La Planète AMIBIOS.

Sur la Terre, les Sages se livraient à l’étude des éléments ramenés de Bilunes, et Secco communiquait aux autres seiches ce qu’elle venait d’apprendre. Betty et Kog décidèrent ensuite de suivre les recommandations des ordinateurs et d’effectuer une courte visite sur la planète Amibios afin de rencontrer les étranges ‘Silicones’ qui la peuplaient.

Lorsqu’ils sortirent de leur Mandala, ils constatèrent, avec la plus grande satisfaction, que les Silicones se préoccupaient de leur procurer de bien meilleures conditions d’accueil que celles trouvées par leurs prédécesseurs ! En effet ils se rendirent compte du très important progrès qui s’opéra entre la date de la dernière visite d’un membre de la Fédération et leur propre voyage. Ils se trouvèrent, dès leur sortie du Mandala, à l’intérieur d’un vaste local dans lequel ils pouvaient respirer librement et non plongés dans l’atmosphère générale trop riche en fluor pour eux ! La température devait se situer autour de vingt degrés Celsius à deux degrés près, car ils n’éprouvèrent ni chaud ni froid particulier. Les Silicones comprenant sans doute les raisons qui raréfiaient les visites des humanoïdes et leur brièveté. Ils tentaient donc d’y porter remède en espérant les prolonger. D’où la présence d’un air respirable et la température agréable ! Leurs analyses avaient dû les mener encore plus loin car des pans de toile se trouvaient ostensiblement en attente et ils purent les utiliser comme des toges. En fait, ils se trouvaient isolés des Silicones, à l’intérieur d’un immense local en matériau transparent. Exactement dans la position d’animaux en cage ! Et regardant mieux, ils virent que cette ‘cage transparente’ se trouvait elle même placée à l’intérieur d’une construction encore plus vaste. Ils décidèrent d’attendre patiemment une manifestation des autochtones. Lorsque, sept minutes plus tard, ils virent s’avancer vers eux quelques uns de leurs hôtes, ils n’éprouvèrent pas la moindre surprise.

Les Silicones se présentaient effectivement sous l’allure décrite par les précédents visiteurs ! De grosses gouttes aplaties translucides, qui se mouvaient sur de petits pseudopodes. Arrivés de l’autre côté de la baie transparente qui les séparait, ils entreprirent d’examiner Betty et Kog pendant un long moment. Ils semblaient se communiquer leurs impressions, non en utilisant un langage audio phonique ou sémaphorique, mais à la manière des cellules. C’est à dire en échangeant des ions sur l’interface qui se produisait lors du rapprochement au contact de deux ou plusieurs participants.

Betty exprima cette hypothèse à Kog, lequel en déduisit que, si elle ne se trompait pas, ces créatures ne pouvaient pas communiquer à distance. Ce détail hypothétique ne révélait pas une civilisation aussi poussée que celle décrite par les précédents visiteurs fédérés. Au moment même où il le disait, il pensa que rien ne l’autorisait à conclure aussi rapidement ! L’hypothèse d’un autre moyen de communication, télépathique celui là, ne pouvait encore s’exclure. Il se positionna mentalement, ainsi que Hydros le lui enseigna sur la planète Love, en état de totale réception. Il se produisit aussitôt une intensification des échanges entre les Silicones présents ! Ceci se remarquait aux changements, multiples et très rapides, des nuances se produisant aux interfaces des Silicones en communication qui se touchaient. Puis Kog reçut, non des mots mais une idée simple que l’on peut traduire par :

« Vous ? Comprendre ? »

Et il s’efforça de répondre en adressant mentalement vers eux une idée affirmative. Cela sembla bien leur parvenir et manifestement devait leur poser un problème important car, ils se retirèrent dans les minutes qui suivirent.

Trois heures plus tard, ils (ou d’autres, car comment les distinguer ?) se trouvaient de retour poussant devant eux une machine complexe, construite en métal brillant et relié à l’extérieur par de gros câbles. Cela ressemblait à un énorme crayon d’une longueur de six mètres et d’un diamètre de un mètre trente, dont la pointe située à une hauteur de un mètre cinquante environ du sol, pointait dans leur direction et touchait la paroi qui les séparait. Les Silicones, quelque part, durent établir ou ordonner un contact car l’engin émis un faisceau de lumière jaune d’or dirigé vers les Terriens. Instinctivement ils se livrèrent tous les deux à un mouvement de recul pour s’en écarter. Kog perçut alors mentalement que les silicones lui demandaient de laisser le faisceau lumineux les baigner. Ils émettaient, simultanément, des pensées rassurantes. Alors, il le dit à Betty et, ouvrant bien son esprit, accepta de se soumettre à la lumière émise par l’engin. Rien de spécial ne se produisit pendant les dix minutes qui suivirent, puis les Silicones tirèrent leur machine en arrière et d’autres vinrent pour l’emmener ailleurs. Un de leurs hôtes, ouvrit dans la paroi, par simple poussée, une petite trappe circulaire d’un diamètre de deux centimètres au plus et y poussa un pseudopode qui l’obstrua complètement, continuant ainsi à assurer l’étanchéité de leur cage.

Kog compris qu’il devait maintenant accepter de prendre le risque d’un contact physique et enfonça son index dans ce qui lui paraissait comme le bout d’une corde en matière plastique. Son doigt s’y enfonça aisément jusqu’à la seconde phalange. Dès la réalisation de ce point d’interface entre eux, ils se trouvèrent en parfaite communication. Le langage ionique se transformait en idées, à l’intérieur de l’esprit de Kog. Et, fait important, il le recevait comme des idées émises en son propre langage le plus fondamental, le Bambara. Tout cela, ils le devaient sans doute à l’engin en forme de crayon géant qui, par des moyens inconnus venait, trois heures plus tôt, de transformer les capacités des esprits en présence.

La peau de son doigt, enserré dans la gaine que constituait le pseudopode, échangeait-il avec ce dernier des ions de métaux alcalins et alcalino terreux ? Exactement comme opèrent, en permanence,  toutes les cellules de tout être dans les planètes dont le vivant se trouve construit à partir de la chimie du carbone! Etonnamment, il se trouvait capable d’en comprendre les messages au niveau supérieur, celui de son intelligence.

Lorsque, au cours de cet échange, Kog expliquait à Betty ce qui se passait et ce qu’il comprenait, les Silicones participaient de plain pied, à cette communication entre Terriens. De temps à autre, ils précisaient ou donnaient des compléments d’informations. Ce qui restait curieux, et donc notable, se rapportait aux temps de réponse. Pour les Silicones, il restait très court, comme lors d’une conversation parlée sur la Terre ou sur Floric. Mais, Kog, lui, ne recevait que quelques secondes plus tard ce que ses yeux voyaient de l’émission du message à l’interface. Il pensa que, sans doute, cela venait il de son manque d’habitude à ce type d’échanges ? Il supposa qu’à la fin de leur bref séjour sur ce monde, ce temps se raccourcirait un peu plus chaque jour ?

Ensuite, Silicones et Terriens s’installèrent dans une routine qui leur convenait parfaitement. Ils menaient des entretiens qui durèrent à peu près une heure chaque matinée et deux heures chaque soir, les échanges se déroulant, de part et d’autre, sans aucune retenue. On se communiquait absolument tout, car il n’existait aucun moyen de dissimuler ou de retenir la moindre information au cours de ce type de communication intégrale. Peut être les Silicones en connaissaient-ils une qui, manipulant les ions échangés, pouvait retenir ou fausser un message ? Mais rien ne permettait de le savoir et surtout rien ne les autorisait à le croire.

Les deux espèces en présence, les humanoïdes et les Silicones ne se positionnaient respectivement ni en rivalité, ni en conflit car elles ne possédaient en commun que la grande curiosité qui les animait. Ce que Betty en comprit et ce qu’elle nota sur son rapport se réduit à quelques mots : La plus grande des différences entre deux espèces aussi éloignées l’une de l’autre, ne vient pas toujours du fait que l’air respiré présente une composition différente ! Elle ne résulte pas, non plus de ce que les corps appartiennent à d’autres groupes de molécules ! Non, ce qui changeait tout, venait de la conscience personnelle que chacun cultivait de ce qui constituait son ‘moi’ propre et de ce qui constituait le ‘moi’ collectif. Les habitants de la Fédération, humains ou humanoïdes, les animaux les plus évolués sur chaque monde, Présidente aussi bien que Secco se considéraient tous comme des individus parfaitement distincts de leurs semblables. Ils se savaient, certes, composés de cellules, mais chaque personne conservait une individualité, son ‘moi’ intérieur se trouvait bien défini et surtout parfaitement ressenti. (Les cas de Betty et de Kog restent des exceptions puisque chacun résultait de deux individualités plus ou moins fusionnées).

Pour les Silicones, il en allait tout autrement ! Chacun d’entre eux se considérait comme une foule ou une population de cellules dont chacune possédait une intelligence individuelle qui lui restait propre. Selon leur point de vue, chaque cellule du vivant de leur planète constituait un individu, correspondant avec les autres individus la jouxtant. Cela se produisait par le biais d’échanges ioniques ! Chacune contribuait pour sa part au maintien, dans le meilleur état possible, de la république qu’elles formaient à elles toutes. Ils admettaient bien volontiers qu’il existait, en plus de la conscience individuelle de chaque cellule, une conscience collective. Qui plus est, ils déclaraient que certains groupes de cellules constituant telle ou telle partie de leur anatomie, poursuivaient des objectifs différents de ceux de l’organe voisin. Transposé en langage humain, cela reviendrait à dire qu’une cellule du foie posséderait une intelligence et saurait ce qu’elle doit accomplir en tant que cellule au degré un. Mais aussi qu’il existerait une conscience collective de rang deux, pensante et active pour l’organe foie, ne visant qu’au bon fonctionnement de cet organe. Ensuite, existerait une conscience encore plus haute, au niveau de l’individu possédant ce foie. Et pourquoi pas, une conscience ensuite de ce que pouvait représenter l’ensemble des individus possédant les mêmes caractéristiques générales, une foule ou même la population totale d’un pays, d’une ethnie ou des habitants de la planète ?

Ce qui en résultait pour les Silicones, au plan pratique, résidait dans le fait que la communication passait en permanence entre tous les niveaux de conscience alors que chez les humains, rien de tout cela n’existait. Un être Silicone pouvait ordonner à l’un de ses organes d’exécuter la tâche qu’il voulait qu’il accomplisse. Alors, cet organe obtenait immédiatement, de chacune des cellules qui le composaient, un travail dirigé dans le sens voulu. La notion de cancer n’existait tellement pas dans leur forme de raisonnement qu’il fallut y consacrer cinq séances pour qu’ils l’intègrent. Chez eux, si une cellule se trouvait en dysfonctionnement, on tentait de la ramener dans le droit chemin. Soit en lui apportant les oligo éléments éventuellement manquants, soit en l’aidant à rétablir les bonnes proportions entre alcalins et alcalino terreux. En variante, si cela s’avérait impossible, en l’éliminant et en la remplaçant par une cellule neuve venant de la scission d’une cellule saine.

Kog et Betty s’émerveillaient de constater l’existence d’une telle multiple conscience à plusieurs étages et ils regrettaient que cela ne puisse s’envisager pour les humains. Mais, chez l’homme le lien n’existe pas, ou pas encore, entre les différents niveaux de conscience. Cela pouvait devenir, un jour, un magnifique programme de recherches ! Lesquelles aboutiraient sans doute à la guérison de nombreuses maladies et à la disparition complète de certaines autres.

Pour autant, tout ne se déroulait pas non plus aussi simplement que le texte ci dessus le raconte. De gros problèmes pratiques restèrent assez difficiles à régler entre Terriens et Silicones. Le plus urgent concerna celui de la nourriture. En effet, l’alimentation des autochtones se basait sur la consommation de plantes et d’animaux dont la chimie comportait les mêmes radicaux qu’eux. Ils ne pouvaient aucunement convenir au métabolisme des Terriens et la synthèse d’aliments, spécialement réalisée pour eux, demanda du temps aux techniciens des Silicones. Après trois jours ils ne purent leur fournir que quelques hydrates de carbone, du type sucre. Ils en reçurent une quantité suffisante pour calmer leur faim immédiate et éviter une hypoglycémie. Mais il devint évident que leur séjour devrait se réduire s’ils ne voulaient pas risquer de graves carences. Les Silicones comprenaient et promirent qu’à la prochaine visite de gens venant de la Fédération, toute une chimie spéciale existerait qui comprendrait des protéines et des lipides et qu’ils se trouveraient à même de nourrir les visiteurs sur une longue période. Mais que, pour le présent, ils se trouvaient pris de court. Les Terriens dirent, que, dans ces conditions, ils ne tiendraient pas plus de huit jours. Pour l’eau, il n’existait aucun problème, les Silicones en utilisaient en permanence pour leur chimie et leur en fournirent autant qu’ils en demandaient.

Une autre question qui interpellait Terriens concernait la possibilité pour les humanoïdes de visiter un jour la planète ? Comment se rendre compte, non seulement des idées qui les gouvernaient, mais dans quel type de civilisation ils vivaient ? Au matin de leur sixième jour la question se trouva résolue ! Ils disposèrent d’un véhicule spécialement aménagé pour eux, avec un habitacle étanche et une réserve suffisante d’air respirable. La conduite en semblait simple, un levier donnait la direction avec une grande précision et un second réglait la vitesse. Ils purent ainsi, pour les deux jours qui leur restaient, aller visiter cette planète un peu plus loin que le hall abritant le Mandala.

La description des cités troglodytes où vivent les Silicones, la géographie et l’histoire de cette espèce figurent dans tous les bons ouvrages tenus à la disposition du public et n’ajouteraient rien au présent récit. Par contre, Kog aussi bien que les deux autres Terriens s’étonnèrent beaucoup de constater que les Silicones ne s’intéressaient aucunement à l’éventualité de l’existence d’autres Silicones vivant éventuellement sur d’autres planètes plus ou moins lointaines. Chaque silicone considérait que sa vie, avec tous les niveaux de conscience auxquels il accédait, constituait déjà toute une série de problèmes. Pour chacun d’entre eux, le seul fait de vivre avec les autres Silicones de l’entourage, complique encore son casse tête. Cela devenait limite avec la population complète de leur globe qui comptait cinq milliards ‘d’individus/gouttes’ ! Alors, l’idée d’en trouver d’autres ailleurs, ne les effleurait absolument pas, pas même la durée d’un court instant ! Ajoutons que chacun d’eux vivait très vieux car les phénomènes, de dégénérescence et de maladies, leur restaient inconnus. On réparait aussi sec tout ce qui n’allait pas. L’année de leur planète valait deux fois celle d’une année terrestre et sauf accident ils finissaient par mourir à plus de quatre cents de leurs années. Le contrôle des natalités restait strict et la population se maintenait au niveau actuel. Bien que bisexués, ils se reproduisent en se divisant et seulement quand ils recevaient une instruction opératoire venant du ‘conseil de la natalité’. Ne possédant pas de mémoire transmissible, les jeunes, comme les humanoïdes, doivent, à chaque génération, tout réapprendre.

Ils vivent groupés par quelques millions à la fois dans ce nous pouvons nommer des villes. En fait, ce type de regroupement se présente comme des étages de grottes artificielles et se rapprochent de ce que nous désignons par ‘habitations troglodytes’. Ces logements se trouvent installées dans les parois des nombreuses falaises ou montagnes résultant de l’histoire géologique de leur planète. Ils choisissent les versants se trouvant face au lever du soleil. Leurs demeures familiales se conçoivent comme de larges bandes en façade, à un seul niveau de hauteur et à un seul niveau de profondeur. Espace privatif fermé par une unique baie transparente, courant tout le long. Chaque famille dispose d’un espace qui parait d’autant plus important qu’il n’existe que très peu de meubles. La forme de leur corps et leurs possibilités infinies de les modifier ne requiert l’usage d’aucun lit ou siège. Mais ils affectionnent les étagères et les tables qui supportent leurs objets ou appareils personnels. Il n’y a aucun vis-à-vis indiscret à proximité et ils laissent tous les logements largement ouverts à la lumière. De loin, une ville ressemble à une gigantesque nappe de points, lumineux la nuit ou simplement brillants le jour. Les logements s’étagent en hauteur sur cent cinquante niveaux et, selon les villes, par rangs de plusieurs milliers en longueur. Les silicones y accèdent par des tunnels dont les entrées se trouvent aux points bas que l’on repère de loin par leur éclairage vert. Il leur est interdit de circuler avec des engins volants devant les baies. Seuls les services de sécurité, agissant uniquement lors d’interventions précises, peuvent en obtenir l’autorisation. Leurs lieux de travail, leurs magasins d’approvisionnement, les endroits affectés à leurs distractions se trouvent à l’intérieur. Ils constituent un réseau complexe de galerie, d’ascenseurs, de transports collectifs qui reste l’essence de la vraie ville, laquelle ne peut pas se voir de l’extérieur. En un mot, tout ce qui ne concerne pas la vie privée, reste souterrain.

Comme les humains, ils s’adonnent aux arts et aux sciences ! La qualité de leurs sculptures ne manqua pas de frapper leurs visiteurs. Leurs tableaux, uniquement réalisés en noirs et blancs et représentant des sujets non figuratifs, demeuraient hermétiques à Kog. En musique, la gamme semblait tridécaphonique et donc était sûrement assez mal perçue par des oreilles de Terriens. Il fallait sans doute s’y habituer comme c’est le cas pour certaines musiques orientales ou asiatiques sur Terre. Mais ils se montrent des experts avertis dans la création de rythmes. En sciences, leurs priorités vont vers les matières traitant de la biologie et surtout de la chimie. Sur ces plans particuliers, les humains apprendront, auprès d’eux, plus qu’ils ne leur enseigneront.

Les continents, très montagneux, représentent les trois quarts de la surface de la planète. Les Océans, de teinte ‘vert jade’ à cause des fluorures contenus dans l’eau, ne se trouvent soumis à aucune marée, puisque la planète ne compte aucun satellite naturel. Par contre, un vent violent, soufflant en permanence à une vitesse élevée (plus de deux cents kilomètres à l’heure, estima Betty) y creusait de fortes vagues. Ce vent explique, sans doute, l’aérodynamique de toutes les formes naturelles ou artificielles, de ce monde. Depuis la position de goutte aplatie que prennent les habitants pour mieux tenir au vent, jusqu’à la façon dont ils conçoivent leurs logements ou leurs appareils et engins de transport.

Lorsque les Terriens se virent contraints, par la faim et le délabrement de leurs forces, de quitter ce monde ils ignoraient encore tout de leur éthique ou de leurs éventuelles religions ou croyances mystiques. Ils ne savaient rien, non plus de leurs perspectives à long terme. Mais ils fixèrent, en commun accord, un rendez vous pour une visite prochaine avant vingt années.

Les futurs voyageurs qui viendront en ce lieu trouveront des Silicones prêts à échanger des idées et ils bénéficieront d’un séjour rendu bien plus confortable.

Avant de se séparer, Silicones et Terriens s’offrirent, réciproquement, des cadeaux utiles. Betty, remarquant l’absence totale d’éléments colorés autres que ceux de la nature, leur donna des informations de base sur la chimie des colorants organiques. Elle leur indiqua quels principaux groupes chimiques à caractères ‘chromophores’ ils devraient introduire dans leurs radicaux pour obtenir différentes teintes. Elle les initia aux applications possibles de ces couleurs pour la décoration ou l’embellissement de leur milieu. Ils se montrèrent intéressés et curieux de s’y atteler au plus tôt.

Pour leur part ils exposèrent, tant bien que mal, le principe des moteurs de leurs engins de transports, qui semblait il, fonctionnaient sur l’inversion de la gravité ou sur son annulation. Betty avoua qu’elle ne comprenait pas tout et reconnut que des pans complets de savoir semblaient manquaient à sa formation pour que tout lui devienne accessible. Mais, les Terriens le constataient, les engins fonctionnaient et cela donnerait du grain à moudre à quelques générations de techniciens de la Fédération.

Nos deux voyageurs humains revinrent donc sur Floric amaigris et très affaiblis. Ils décidèrent de s’offrir deux mois de repos et de remise en forme. Les Mandalas jouèrent certes un rôle dans le rétablissement de leurs fonctions vitales normales mais ils devaient compenser les carences graves de certains apports alimentaires. Ils ne rendraient leur rapport qu’ensuite. Rien ne pressait. Les médics confirmèrent le bien fondé de leur décision et ils entrèrent dans un établissement de soins. Ils ne désiraient pas encore se rendre directement sur Terre pour passer dans une paire de Mandalas de type Ducerf afin de rétablir leur santé. En fait, ils voulaient disposer d’un assez long temps de réflexion ? Cela leur semblait nécessaire. Si Floric ne les retapait que médiocrement, ils utiliseraient le système Ducerf en rentrant sur la Terre. Les éléments qu’au cours de leur passage sur Bilunes ils purent noter et qu’ils rapportèrent de leur visite ne se trouvaient encore ni entièrement traduits ni exploités. De plus, à propos de la planète Amibios, ils ne pouvaient encore dire que peu de choses aux Fédérés. La raison pour laquelle BaFeSi les y envoya leur échappait totalement ! Cette question les incitait donc à y réfléchir. Rien, en effet, dans cette dernière balade ne concernait les Cephs ni les paradigmes, alors ? Ils en conclurent, qu’au cours de leur prochain voyage, ils en sauraient plus ! En attendant, ils se dirent qu’au retour de leur troisième voyage, ils retourneraient sur la Terre. Là, ils poseraient directement la question à Nounou   devenue Sapiens depuis sa fusion avec BaFeSi. L’ordinateur n’attendait peut être que cela ?

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