Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








télécharger 0.82 Mb.
titreChapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …
page14/21
date de publication19.05.2017
taille0.82 Mb.
typeDocumentos
b.21-bal.com > loi > Documentos
1   ...   10   11   12   13   14   15   16   17   ...   21
Chapitre 5

LES SEICHES.

Qui part en voyage

S’emporte en bagage !

M. H.
Secco avait tout de même posé une condition à Kog avant de se décider à ouvrir les fichiers de BaFeSi traitant du paradigme à six dimensions. Les Terriens, par l’intermédiaire de Kog, acceptèrent cette légitime demande. Les seiches voulaient pouvoir participer, si elles le souhaitaient, à l’aventure extraterrestre. Elles demandaient que l’on étudie les moyens techniques afin qu’elles puissent bénéficier du système des Mandalas dans la perspective de visiter d’autres planètes. Il ne semblait pas évident qu’un Mandala puisse fonctionner dans l’eau de mer, cela soulèverait des problèmes d’isolation électrique, de transmission de courant et surtout d’étanchéité à l’intérieur de la ‘ porte  Mandala’. Il faudrait donc surtout envisager de recourir à des bonnes volontés pour amener un Ceph terrien, en bon état, depuis un bassin de transition, puis, pendant quelques instants de le porter à l’air libre, vers un premier Mandala pendant qu’une autre bonne volonté les attendrait au second Mandala avec un aquarium ! Le service que venait de rendre l’amie Secco, valait bien ces modestes contraintes. Car, grâce à la seiche, les plus grands physiciens et savants mathématiciens de la Terre pouvaient enfin disposer, de la connaissance que possédaient les Cephs du monde ancien des Cralangs d’où venait BaFeSi. Ils se mirent à travailler d’arrache pied et parvinrent à une bonne compréhension du paradigme en cinq jours et cinq nuits. Traduit en langage courant par Betty à l’intention de Kog, cela donnait quelque chose comme ceci :

« Mat Ducerf essaya de mettre au net un nouveau paradigme qui comportait six dimensions, et, en cela, il poursuivit un but raisonnable. Mais, il se trompa sur la nature des dimensions. Lui, il concevait un système symétrique dans lequel il voulait voir trois dimensions spatiales mêlées à trois dimensions temporelles. Pour les anciens Cephs, et sans doute aussi pour ceux de la Fédération, cela ne correspond pas à la réalité. Aux trois dimensions géométriques ou spatiales bien connues et très directement compréhensibles, ils en ajoutaient une quatrième comme le proposa Einstein. Celle ci n’était perceptible que par son effet : la gravité.

Ensuite, pour le temps, ils distinguaient une dimension (ou un effet) ondulatoire et une dimension (ou une propriété) corpusculaire. Mais la quatrième dimension, celle définie par Einstein, ne jouait pas que sur l’espace, elle produisait également un effet sur les deux autres dimensions du temps. Voilà en quoi résidait toute la différence ! »

Kog écoutait et cherchait, de bonne foi, à comprendre, comme le tentaient tous ceux qui suivaient le symposium sans appartenir au monde des spécialistes en la matière. Alors il posa, à son amie, quelques questions dont voici la première :

« Quand tu parles de la quatrième dimension géométrique dont nous ne percevons que l’effet sous forme de force de gravitation, que veux tu dire au juste ? ».

« Je vais essayer de t’amener à le comprendre avec un mauvais exemple : Imagine un oreiller en plastique transparent et assez peu gonflé avec de l’air. O.K. ? Poses dessus, en équilibre, deux balles de tennis, tu suis ? Maintenant, avec le bout d’une règle, enfonce le dessus de l’oreiller vers le bas, que va t il se passer si tu pousses de plus en plus ? >>

<< A la fin, les balles vont rouler vers le creux causé par la règle et se rencontrer, c’est bien cela ? ».

« Oui ! Seulement, Einstein ne considère que la force de poussée de la règle et ne voit que l’attraction potentielle des balles vers le centre. En un mot, la règle, on ne la voit pas, on sait par calcul qu’elle existe et crée une force d’attraction. Voilà ta réponse ! Autre question ? ».

« Evidemment : D’abord je croyais avoir compris, comme tout le monde, que Mat Ducerf envisageait, pour son paradigme, une dimension du temps en rapport direct avec une quantité consommable, que devient elle maintenant ? Et s’il ne reste que deux dimensions du temps peuvent elles être non abéliennes ? ».

« C’est sans doute pour une raison de symétrie (trois pour l’espace, trois pour le temps) que Ducerf imagina ce troisième facteur temps. Il faut dire que, à son époque, aucun savant ne prit au sérieux ce qu’il écrivait ! Lui même buta toujours sur le développement de sa théorie car il savait que ce point là de son raisonnement ne tenait pas la route. Tout le monde pouvait imaginer la dimension granulaire du temps, de petites unités de dix puissance moins quarante trois secondes, séparées par du non temps de même valeur. D’autres y songèrent et les désignèrent sous le terme de chronons. De la même façon, une onde dont il restait à définir la longueur et la fréquence, pouvait se concevoir et les tenants de la nature ondulatoire de la matière s’en réjouissaient. Mais, là où le bât blessait, venait dans cette notion de consommation. Car cela revenait en fait à répéter que le temps existait dans le temps ! Ce pauvre Mat tomba dans le panneau et ne vit pas qu’il commettait une faute de logique. Quant aux utilisateurs de Mandalas, étudiants ou professeurs, venus après lui, du fait que le système fonctionnait, ils ne prirent jamais vraiment la peine de remettre la théorie en question.

Pour répondre à ta seconde interrogation, je vais encore te donner un exemple : prends un dé à jouer de forme cubique avec ses points bien marqués. Poses le, par exemple avec le un en haut. Supposes que tu doives exécuter deux mouvements : Un vers toi plus un à gauche. Eh bien ! Tu pourras vérifier aisément que selon que tu exécutes en premier le mouvement à gauche ou le mouvement vers toi le résultat final sera totalement différent car les deux mouvements ne sont pas abéliens. Il faut donc les exécuter dans un ordre prédéterminé sinon, nous arriverions à autre chose que ce que nous espérions obtenir. Comprends tu ? Je continue. Je te disais, il y a un instant, dans le paradigme des Cephs, la quatrième dimension géométrique intervient également sur les dimensions du temps. En fait, elle joue principalement sur la dimension ondulatoire et presque pas sur l’autre. Les calculs différentiels qui l’établissent restent hors de ta portée car tu ne connais que les mathématiques du second cycle ; mais, accordes moi ta confiance à cet égard ! Donc, de même que s’ajoute, aux dimensions géométriques, un effet dû à la vision d’Einstein d’une dimension de plus, pour les deux dimensions du temps, s’ajoutent de même un effet supplémentaire. Ce qui entraîne que, sous cet angle, l’idée qu’évoquait Mat Ducerf à propos du confinement des quarks, semble toujours valable. Mais, pour le savoir, il va falloir que nous creusions un peu plus dans ce que nous venons d’apprendre. Veux tu encore des explications sur tout cela ? ».

« Non, je crois que je comprends en gros, et j’y réfléchirai une autre fois. Pour moi et donc pour nous tous, je me demande ce que ce paradigme va nous apporter dans l’immédiat, outre le fait que nous pouvons maintenant montrer à Représentant que nous possédons cette théorie ? Quelles applications devons nous en espérer ? ».

« Bien sûr, le fait de montrer aux autres, à ceux de la Fédération, que nous savons, constitue un premier grand pas. Plus rien ne s’oppose à ce que nous entrions dans leur système. Mais devons nous le souhaiter ? Je ne me permettrai pas de donner la réponse, elle viendra d’une réunion de nos sages et sans doute après une consultation générale de la population Terrienne. Pour répondre à tes interrogations je te rappelle que notre science des Mandalas reste embryonnaire ! N’oublie pas que seul le hasard entraîna que, lorsque Ducerf réalisa ses essais, BaFeSi se trouve dans les parages de Pluton. Ainsi il put capter les corps dissociés, les copier et les renvoyer par le jeu d’un simple automatisme. Donc, à part le fait d’avoir confectionné des solénoïdes d’ordre trois, le niveau inventif des Terriens peut être qualifié de ‘plutôt bas’ ! Nous commençons seulement à devenir capables d’envoyer des gens d’une planète vers une autre à l’aide de nos divers bricolages. Le voyage que tu as effectué pour aller sur Love reste le premier qui ne doive rien aux Mandalas déjà mis en place par la Fédération. Moi, mon peu de mérite consista à comprendre que les leurs pouvaient exister et ensuite de savoir m’en servir ! Je ne vois là dedans rien qui montre la supériorité de notre intelligence ! Nous ne comprenons même pas comment les gens de la Fédération s’y prennent pour remplir les outres pleines d’eau que j’ai trouvées en arrivant sur Love ! Il doit bien exister un moyen de transmettre autre chose que du vivant ? Nous pouvons choisir de le rechercher nous mêmes ou de le demander aux autres.

Par contre ce que BaFeSi peut accomplir, et dont nous disposons, se rapporte au retour dans le temps sans aucun déplacement de matière. Même si ce ne devient réellement possible que dans des circonstances exceptionnelles. Il nous faudra bien essayer de comprendre, avec ou sans l’aide des Fédérés ou en interrogeant le vaisseau BaFeSi, comment tout cela fonctionne. Je me réjouis de savoir que de nombreuses générations devront se pencher sur ces problèmes et que cela leur procurera un travail digne d’intérêt. Cette perspective me réjouit le coeur. Pas toi ? ».

« Je ne sais pas trop quoi penser, je laisse le soin aux autres de choisir la meilleure solution pour la Terre. Moi, je suis un homme d’action et je me satisferai assez bien de pouvoir visiter tous les mondes de la Fédération et, encore plus, d’aller un peu traîner sur quelques planètes peu explorées. Ceci m’amène à une autre question : Je conçois très bien que sur une planète où vivent des humanoïdes aboutis ceux ci puissent construire des Mandalas. Par contre, je comprends mal comment nous pouvons en trouver sur des mondes inhabités, sauvages ou mal connus ! Je me demande comment ils purent réussir cela ? ».

« Je ne sais pas ! Je pense que les Fédérés ont dû procéder comme nous et envoyer, il y a plusieurs milliers d’années, des Mandalas, par vaisseaux vides, vers toutes les planètes où l’humain pouvait vivre ? Du fait qu’ils se comptent au nombre de soixante dix neuf, au bout de quelques millénaires, cela doit répondre à ta question ! ».

« Il m’en reste une et pas la moindre : Dans les explications que nous avons recueillies sur Floric, ils prétendent connaître notre Terre depuis dix mille ans au moins. Selon eux, ils y construisirent une ziggourat, (dissimulant un Mandala) pour faciliter leurs venues postérieures. Bon, je veux bien l’admettre ! Mais par quels moyens arrivèrent ils jusqu’à nous la première fois ? ».

« Je ne le sais pas. Je ne peux qu’envisager des hypothèses et te répondre par exemple : Comme toi sur la planète Love ! Ils envoyèrent d’abord un vaisseau avec Mandala et sans équipage, puis ils arrivèrent nus dans leur vaisseau. Lorsque je me trouvais sur Floric, j’ai lu leur histoire quelque part. Quand ils voulurent repartir de la Terre, les plaques tectoniques venaient de bouger, le champ magnétique terrestre local s’en trouva profondément modifié et leur Mandala leur parut hors d’usage. Il leur a fallu des années pour comprendre pourquoi ils se trouvaient bloqués là ! Ils vécurent dans leur vaisseau, se nourrissant des fruits et légumes de leur jardin pendant tout ce temps, puis ils prirent une décision. Ils disposaient du matériel nécessaire à la construction d’un autre Mandala mais pour obtenir quelques uns uns des éléments indispensables il leur fallait détruire leur propre vaisseau. Alors, ils se mirent à construire un autre Mandala, à grande distance de leur point d’arrivée (en Mésopotamie), et surtout éloigné de l’accident magnétique local qui les privait de possibilités de retour. Ils le dissimulèrent dans la ziggourat et lui choisirent une taille suffisante pour assurer, mieux que le vaisseau, les voyages futurs. Ensuite, quand ils parvinrent au bout de cette difficile tâche, se sentant sans doute fins prêts, ils mirent le feu à ce qui restait de l’épave et rentrèrent chez eux. Ce qu’on peut en déduire me semble assez effrayant. Il y a plus de dix mille ans qu’ils possèdent la technique à laquelle nous venons seulement d’accéder ! Peut être même onze ou douze mille années, puisqu’il a fallu bien du temps pour qu’un engin vide parte de chez eux et arrive jusqu’ici. De plus, rien ne nous dit que ce transporteur là, était le premier de la série ! Ils possèdent une telle avance sur nous que cela me donne le vertige. Pourtant, sur place et dans les mondes que je viens de visiter, seules quelques différences de mœurs ou d’us et coutumes me frappèrent. Devons nous envisager, qu’après tant de progrès, ils subissent maintenant une régression ou simplement qu’ils stagnent par absence de motivations ? Peut être manquons nous des informations qui nous l’expliqueraient ? »

Ils continuèrent ainsi à bavarder, puis décidèrent de rentrer chez eux et, une fois là, de suivre les débats du grand symposium sur leurs écrans.
Le grand Symposium.

Ce qui se dit pendant cette conférence débat se ramena finalement à trois grands chapitres :

Le premier, explicatif, se rapportait à des thèmes et à des échanges. Tout à fait comme ceux que venaient d’établir Betty et Kog entre eux. Un peu plus techniques certes et, partant, bien moins compréhensibles pour le commun des terriens, mais cela revenait peu ou prou au même.

Le second se trouva principalement centré sur la question de savoir si, oui ou non, le voyage de Pim vers le passé avait produit le moindre effet ? Cela donna lieu aux plus belles des empoignades durant trois jours jusqu’à ce que Varo prenne la parole et les coupe par le petit speech suivant :

« Nous ne possédons aucun moyen de comparer ce qui est à ce qui aurait pu être, puisque nous ne vivons qu’un seul temps. Mais, du fait que nous sommes en possession maintenant du paradigme des Cephs, je dirais que cela a dû fonctionner. En effet, si nous laissons Représentant sortir de sa convalescence et que nous l’autorisons à vérifier auprès de nous (ou de Sapiens) l’état actualisé de nos connaissances, il arrivera à des conclusions favorables. Je dirais donc que Pim nous a, au minimum, procuré un gain d’une douzaine de jours. Ceux qui viennent de s’écouler entre son entrée et sa sortie (imminente) de l’hôpital. Donc disons que cela a effectivement fonctionné ! »

La polémique se termina par cette manière particulièrement commode de voir les choses.

La troisième partie concernait le choix offert à la Terre, d’adhérer ou non à cette Fédération ? Après exposé des raisons pour et contre, on décida finalement de convoquer la population à une votation pour le lendemain matin. Chacun, sur son terminal, entre neuf et dix heures, (heures de Washington), donnerait son avis ! On procédait comme cela à chaque fois qu’une importante question devait se voir tranchée par l’assentiment de la majorité. Nounou s’occuperait des décomptes, comme à l’accoutumée. Vers midi, au plus tard, la réponse de la Terre deviendrait évidente et les Terriens se trouveraient en mesure de la donner à la Fédération. Les Sages décidèrent de laisser Représentant sortir de son hôpital très exactement à l’heure où le résultat définitif s’afficherait sur tous les écrans publics situés à chaque coin de rues de la planète.

Représentant.

Au soleil, direct pour la première fois depuis presque deux semaines, Représentant éprouva un peu de difficultés à supporter la lumière durant le premier quart d’heure. Mais, cela se confirmait, les Terriens venaient de lui rendre une forme physique qu’il n’espérait même plus depuis bien longtemps. Certes, l’âge restait une donnée incontournable, la fatigue aussi, mais il la ressentait tellement moins qu’avant !

A l’hôpital, sa première surprise lui vint de ce que, en se regardant dans le miroir de son cabinet de toilette, il s’adressa un sourire. Il constata alors, qu’il possédait à nouveau toutes ses dents et l’examen plus détaillé auquel il se livra, lui montra qu’elles étaient en parfait état. Même constat concernant sa chevelure qui venait de retrouver une abondance oubliée depuis son plus bel âge. Ensuite, très vite, simplement en se déplaçant dans sa chambre et en se livrant aux simples gestes de la vie quotidienne du convalescent, il ressentit à la fois un manque et un plaisir ! Représentant se demanda durant quelques minutes ce qui lui causait un tel trouble avant de comprendre qu’il ne ressentait plus ses rhumatismes. Puis, d’autres détails se surajoutèrent : Par exemple, le retour de son appétit qui le poussait à dévorer ses repas et à réclamer sans vergogne un peu de supplément ! Il lui fallut plus de trois jours avant qu’il ne se rende compte que sa vue ne nécessitait plus l’emploi de lentilles de contact.

Ainsi, chaque matin, il constata une nouvelle amélioration de son état et comprit à quel point le système de guérison par Mandalas se révélait précieux. Jamais, dans son esprit, il ne pensa que les deux semaines passées en repos constituaient un moyen simple et efficace de le mettre hors d’action. Il éprouvait bien trop de reconnaissance envers la population de ce monde qui, non seulement venait de lui sauver la vie, mais encore lui procurait un bain de jouvence. Il se sentait très pressé de rentrer sur Floric pour exposer, preuves à l’appui, tout cela à Présidente.

Représentant, constatant une certaine agitation, dans les rues et dans les magasins, se renseigna sur les événements qui s’y déroulaient ? On lui expliqua que les Terriens venaient de se prononcer sur une question de première importance et que les résultats allaient sous quelques instants, s’afficher sur tous les écrans. Ceci, considérant la vive agitation du public et les petits groupes de discussions qui se formaient spontanément entre des inconnus sur la voie publique, semblait imminent. Quand il demanda sur quel sujet précis portait ce vote et, que ses interlocuteurs lui répondirent que cela concernait le choix, pour les Terriens, d’entrer ou non dans la Fédération, il attendit avec la même impatience que les autres.

Il en éprouvait une grande surprise car, en effet, jamais ce cas là ne s’était produit auparavant. Chaque monde considérait comme une faveur et un honneur de pouvoir figurer dans le groupe. Or, pour la première fois, une planète voulait soigneusement peser le pour et le contre avant de s’engager. La démarche, si on y réfléchissait bien, restait la preuve d’une grande intelligence partagée par tous les citoyens ! D’autant plus que lui, Représentant, devait garder comme objectif de pouvoir trancher, en son âme et conscience, de la même question. Pour y répondre convenablement, il faudrait qu’il consulte la machine. Il devait savoir si, oui ou non, le paradigme à six dimensions admis chez les Fédérés figurait effectivement parmi les connaissances enregistrées de ce monde. Dès que le résultat du vote en cours tomberait, il consulterait Nounou/Sapiens depuis le premier poste terminal ou depuis le premier temple qu’il trouverait sur son chemin. Il en arrivait juste à ce point de sa réflexion quand il vit, se dirigeant nettement vers lui, l’agent Fégael ! Il la connaissait assez bien pour des raisons de travail, mais surtout depuis qu’il savait que la très médiatique Jiko était sa fille.

Fégael s’enquit de l’état de sa santé et se réjouit de constater à quel point il paraissait bien remis. Elle le trouva même rajeuni d’au moins vingt ou trente années. Puis, elle lui exposa le motif de sa présence en ce lieu. Elle ajouta qu’elle revenait de Samye d’où elle venait d’expédier un ‘titane’ destiné à Présidente. Ensuite, elle émit une suite de questions dont elle n’attendait pas les réponses ! Comme pour se défouler de la très grande tension qui venait de l’habiter durant tout ce temps où Représentant resta bloqué à l’hôpital ! : Quand pensait il rentrer ? Que pensait il finalement de cette planète ? Et une douzaine d’autres du même acabit. Représentant la coupa dans sa tirade afin de lui exposer que dans quelques instants ils connaîtraient le résultat de la votation. Ensuite il prévoyait de se diriger vers un terminal pour y poser quelques questions clefs. Sous réserve, bien sûr, que les Terriens répondent par l’affirmative et que, conséquence directe, aucun secteur de Sapiens ne lui reste désormais fermé.

Quinze minutes plus tard, Représentant et accessoirement Fégael, obtinrent les réponses aux questions principales qui les interpellaient :

- Oui la Terre acceptait de devenir le quatre vingtième membre de la Fédération.

- Oui, Représentant put se brancher sur Sapiens, désormais ouvert à toutes ses questions.

- Oui, dès que les moyens techniques se trouveraient en place, Sapiens se mettrait en communication ouverte et permanente avec le réseau central de Fédération.

- Oui enfin, les données essentielles à la compréhension du paradigme admis chez les fédérés existaient, bel et bien, dans l’ordinateur central des Terriens.

Il ne restait plus à Représentant qu’à prendre langue avec les autorités de la Terre ! Sa première démarche consista donc à introduire une demande dans ce sens. La réponse s’afficha immédiatement sur le terminal qu’il utilisait :

« Une vidéo conférence s’organise et d’ici moins de dix minutes vous pourrez vous entretenir avec nos principaux Directeurs. Nous vous prions de rester là où vous vous trouvez actuellement pour que nous puisions vous brancher en même temps en image et en phonie »

Au bout d’un laps de temps très vite écoulé, l’image du terminal se subdivisa en une vingtaine de cases plus petites. Sur chacune l’un des personnages clefs du débat, y compris Représentant, apparaissait. Puis, la lumière verte s’alluma au bas de son écran et il sut qu’il pouvait s’exprimer, initiant ainsi la conversation. Il se lança et, après un exposé aux Sages sur les conclusions auxquelles il parvenait, il les remercia vivement des bons soins qu’il venait de recevoir. Non seulement ils l’avaient sauvé de la mort mais, de plus, ils lui avaient lui conféré, par la même occasion, une nouvelle jeunesse. Il ajouta que, à cet instant précis, seuls les Terriens se trouvaient au courant de ce nouvel accord ; Il devait donc impérativement et le plus vite possible, apporter ses conclusions aux autorités dont il relevait. Pour cette raison, ses amis Terriens comprendraient qu’il devait les quitter illico afin de rentrer chez lui en utilisant la porte du Temple de Samye. Il ne dit rien au sujet de la belle Fégael afin de ne pas révéler directement sa réelle identité aux sages. A ceux ci de consulter Sapiens s’ils voulaient en savoir plus ! Mais tous ceux qui suivirent leur départ constatèrent qu’ils voyageaient de conserve ...
 ... Au temple de Samye, ils se tenaient tous les deux, prêts désormais, à passer dans le Mandala pour rentrer sur Floric. Sur le socle de départ, une petite surprise les attendait : Olaf, qui sachant, par les médias, que le retour de Fégael devait s’effectuer ce jour là, avait, tout de même, pris la peine de venir assister à ce départ.

Après les quelques phrases échangées au téléphone avec la fausse Arc, il se sentit envahi par une sorte de remords. Il se rendait parfaitement compte, à la réflexion, du peu de naturel qui entoura jadis la manière dont leur aventure amoureuse s’acheva ! Il venait donc pour s’excuser de sa froideur au téléphone et pour lui dire, de vive voix, qu’elle et sa fille seraient toujours les bienvenues à son foyer ! Et cela, à chaque fois qu’elles le souhaiteraient. Son épouse, mise au courant, espérait vivement pouvoir recevoir un jour, chez elle, cette si belle Jiko ! Cette merveilleuse et improbable créature aux cheveux bleus. Les anciens amants se quittèrent donc un peu plus émus que les convenances ne le permettaient.
Sur Floric, Présidente put se rendre compte de la forme exceptionnelle dans laquelle lui revenait le vieillard (que, dans son esprit elle avait pratiquement sacrifié en l’envoyant en mission). Elle se convainquit aisément de tout le bénéfice que la Fédération tirerait de l’acceptation en son sein de ce nouveau monde. Les études, que ne manqueraient pas de rédiger de futurs historiens, diraient que cela se produisit au cours de son mandat. Cela constituerait un ‘plus’ et un honneur qui rejaillirait sur tout Floric. Elle s’en sentit très heureuse, et se laissant un peu aller, annonça à Représentant, qu’en tant que messager d’une si bonne nouvelle et pour sa réussite d’une si magnifique mission, il pouvait désormais l’appeler ‘*****’. Il s’agit d’un nom de cinq lettres, mais beaucoup trop confidentiel pour que je me permette de le révéler ici ! Je respecte les usages et je ne veux pas que les Fédérés parlent de moi comme d’un horrible mufle.
1   ...   10   11   12   13   14   15   16   17   ...   21

similaire:

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … icon“Essai de contribution à l’étude de la problématique du pin noir...
«Séminaire International sur la Biodiversité, l’environnement et la Santé». El Tarf. Algérie. 12-14 Novembre 2007

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconVariabilité morphogénétique des graines des populations de Pin maritime...

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconFaculté de médecine d’Alger
«alcool» a pour origine le mot Arabe Al Koh’l qui désigne une poudre subtile, très fine à base de stibine : le sulfure d’antimoine....

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconChapitre Préliminaire : introduction épistémologique à la Sociologie Politique
«la plus ancienne et la plus neuve des disciplines Scientifique et Morale». Nous allons démarrer notre ensemble de cours sur cette...

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconEr Les sections I à III du chapitre II du titre troisième du livre...
R. 6132 I. La convention constitutive de groupement hospitalier de territoire est constituée de deux volets

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconChapitre

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconChapitre 5 I epidémiologie

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconBienvenue Chapitre 2 (p. 61)

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … iconChapitre 1 – La rencontre

Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? … icon1- la biosphère (chapitre 50)








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com