Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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Arc.

Voici comment Arc, la Terrienne, la vraie, vécut la chose. Nous pouvons la classer comme une grande jeune femme, bien faite et portée sur l’élégance vestimentaire ainsi que sur la beauté en général. Elle cultivait son corps en se livrant avec passion à la natation et à la danse classique. Figurant parmi les meilleures, elle n’était pourtant pas classée comme super championne, mais il arrivait, de temps à autre, que l’on sollicite son inscription pour compenser une défaillance dans l’équipe de sa région. Arc vivait avec un gros problème d’élégance que toutes les grandes femmes coquettes comprendront. Compte tenu de sa taille, elle devait éviter les chaussures à talons hauts car elle dépasserait en hauteur ses compagnons de danses ou de sorties. Il se produisit, pourtant et à trois reprises, durant sa vie d’adulte, que l’assistance ou la réunion comporte un célibataire très grand. Désignons les par leur activité principale sans nous encombrer de leurs noms. Donc, Arc rencontra, dans l’ordre, un basketteur, un joueur de volley-ball et pour le dernier, un plongeur. Elle se sentit attirée à chaque fois et tenta honnêtement sa chance. Mais tous les hommes très grands adorent les femmes les plus petites Et réciproquement ! Nounou consultée à ce propos, le lui expliqua en développant des théories sur le comportement instinctif des partenaires en vue de la régularisation des caractéristiques de chaque espèce considérée. Donc, en dehors du plaisir de tourner quelques danses avec de hauts talons qui mettaient bien en valeur la beauté de ses jambes, elle n’obtint rien de plus à son grand dam. Bien sûr, et hors des sorties accompagnées, elle menait la vie sexuelle normale des Terriens de l’époque. Arc pouvait, en utilisant les moyens et commodités que les autorités et les mœurs permettaient et même favorisaient, assurer sa quotité moyenne minimale d’orgasmes : une petite série de deux à quatre, selon le partenaire, tous les deux mois. Cela ne l’empêchait nullement de rêver du Prince Charmant qui, un jour, l’aimerait.

Au moment de la substitution, donc, un Eloïen vint sur la Terre afin de prendre livraison du colis qu’elle représentait pour les services secrets de la Fédération. Il l’emmena à demi droguée vers Samye, puis composa le code qui les conduisit directement chez lui, sans passer par Floric. Pendant le voyage aérien, entre Paris et le Mandala, elle n’eut de regards que pour lui, tant elle le trouvait charmant malgré l’engourdissement étrange qui la gagnait et qu’elle attribua à un ‘effet’ que cet homme produisait sur elle. Sa taille dépassait les deux mètres mais on ne remarquait rien de disproportionné en lui et il fallait s’en approcher de tout près pour se rendre compte de sa grande taille. Ses cheveux, blonds et souples qu’il portait très longs, descendaient et s’étalaient dans son dos jusqu’à la ceinture, en longues mèches qui évoquaient, pour elle, un flot d’or. Ses yeux montraient une couleur comprise dans les bleus mais dans une nuance inhabituelle tirant un peu vers le violet. Ils tranchaient sous d’épais sourcils aussi blonds que la tête. Son âge restait indéfinissable pour la pauvre Arc entièrement conquise. Elle tenta de l’estimer en se disant que certes, il ne présentait plus rien d’un adolescent ou d’un grand gamin, malgré le peu de rides griffant son visage. Mais il se montrait très dynamique, plein de vigueur, d’autorité et d’énergie et elle le crédita de quarante ans à peine. Complètement subjuguée, Arc ne s’aperçut même pas qu’ils entraient et sortaient du Mandala tant elle restait en contemplation béate de son idéal masculin. Lorsqu’ils parvinrent à destination, et d’un geste naturel, elle lui donna le bras tandis qu’il la dirigeait à travers un dédale de couloirs et de portes. En réalité ce pseudo laboratoire secret se situait dans le sous sol d’un complexe administratif et analytique dont la tâche consistait à contrôler en routine les prélèvements sanguins.

L’Eloïen lui déclara, avec une certaine gêne, que ses relations de travail le nommaient ‘Préleveur’ car son boulot consistait à prélever des échantillons dans des tubes et à les introduire ensuite dans l’appareil qui les analysait. Arc déclina son identité officielle et lui demanda de la nommer Arc, tout simplement. Seulement trois lettres ! Sur ce monde, comme dans la plupart de ceux appartenant à la Fédération, plus on autorisait un autre à vous donner un nom court, plus on lui montrait son affection. Indiquer un nom de trois lettres correspondait à une déclaration enflammée avec désir de relations stables et durables. Elle lui plaisait beaucoup avec sa taille un peu petite et ses beaux yeux noirs, rarissimes ici, et donc, de ce fait, se voyaient particulièrement prisés. Il lui donna l’un de ses noms, en le choisissant parmi ceux de six lettres car, il ne souhaitait pas précipiter les choses ni aller trop vite en besogne avec cette souris : Il répondit donc : « Vous pouvez me nommer Mikael ».

Ce prénom, dont il existait un homonyme employé sur la Terre, ne devrait pas la surprendre et il le sélectionna surtout pour cette raison. Moins elle saurait ce qui lui arrivait et mieux cela vaudrait pour tout le monde des Fédérés ! Donc, à partir de ce jour là, Mikael et Arc travaillèrent chaque jour dans le même labo, mangèrent ensemble et conversèrent de tout et de rien en se connaissant de mieux en mieux. Mais le soir, chacun regagnait son dortoir ! Un matin, vers la fin du premier mois, Arc, désirant que Mikael lui passe un instrument s’adressa à lui en lui disant : « Miki, peux tu me passer le porte tube s’il te plaît ? »

Il en devint cramoisi de confusion, ne sachant plus où se mettre devant les collègues ! L’utilisation, devant d’autres personnes, d’un prénom plus court que celui employé d’habitude entre eux, revenait à annoncer à la cantonade, qu’ils vivaient ensemble. Cela correspondait à un enregistrement à l’état Civil sur une planète comme la Terre ! Mais, sur le monde de Ballant cela se considérait comme une demande d’autorisation de procréation commune ! Impossible de révéler à Arc qu’elle se trouvait dans un monde lointain dans lequel d’autres règles jouaient. Interdiction aussi de mettre les autres travailleurs du centre dans la confidence, sinon plus rien ne mériterait le nom de secret ! Et combien de temps passerait il avant qu’un imbécile ne se coupe ? Il ne trouva aucune autre possibilité que celle d’entériner. Il ne souhaitait aucunement en arriver là, car dès le début, depuis qu’il la conduisit en ces lieux, il ne la nomma qu’en utilisant le nom du travail qu’elle effectuait : ‘Conductrice sept’. En effet son rôle consistait à alimenter le septième bloc d’analyse en tubes à traiter. Et voilà qu’il devait employer devant les autres le nom qu’il utilisait pour elle dans ses pensées les plus intimes lorsqu’il se disait qu’il vivrait volontiers un ou deux siècles en sa compagnie. Il se trouva brutalement obligé de brûler les étapes et, répondit donc : « Tiens, le voilà, Arc ! »

A cet énoncé toute la salle se mit à applaudir à l’ébahissement de la pauvre Terrienne. En quelques minutes, les paillasses se trouvèrent totalement débarrassées des éléments qui les encombraient et transformées en tables. Sur celles ci, vinrent bientôt s’étaler des plats de nourritures sortis avant l’heure prévue des frigorifiques et des congélateurs. Les boissons alcoolisées arrivèrent à la fin pour couronner le tout. En peu de mots, car ces détails ne présentent pour nous aucun intérêt, le mariage se célébra officiellement par la prise de ce petit repas improvisé. Les jeunes époux, immédiatement ensuite, se virent raccompagnés jusqu’aux appartements de Mikaël. Si Arc se sentait effectivement très attirée par Miki, ce dernier, depuis cette déclaration dévergondée, venait de ressentir une poussée hormonale intense. Encore sans la moindre descendance, il éprouvait effectivement un fort sentiment pour Arc qu’il n’osait pas désigner sous le terme d’amour, mais qui y ressemblait fort. Mikaël ne comptant que cent quarante neuf ans à l’époque de leur union, se trouvait donc au seuil de son âge adulte. L’espérance de vie de ces gens là, les Eloïens, avoisine le demi millénaire. Donc, Miki, sachant que la relation ne pouvait s’envisager que comme précaire, et avec regret, n’entreprit rien en vue d’obtenir une confirmation officielle. Ceci ne surprendrait personne, souvent de jeunes couples attendaient leur âge mûr pour s’en acquitter. Ainsi ils pouvaient mener leur vie amoureuse avec toute l’intensité de la jeunesse, en remettant à plus tard le plaisir de pouvoir se consacrer aux joies parentales.

Les femmes de la Terre avaient toujours beaucoup de succès auprès des Eloïens car l’odeur de leur peau entraînait, par l’émission d’une phéromone spécifique, un énorme effet aphrodisiaque sur eux. Ecrire que Arc et Miki vécurent heureux ensemble ne donnerait qu’une faible idée de la qualité de leur union. Ils ne voyaient pas le temps passer, entièrement absorbés dans leur passion. Quand Arc se retrouva, plus tard, de retour sur Terre, elle resta persuadée qu’elle sortait d’un labo enfoui sous l’Himalaya et pensa que dès que son Miki en terminerait avec son boulot il la rejoindrait. Donc elle l’attendait patiemment en élevant, seule, l’enfant de lui qu’elle portait sans la moindre autorisation. En effet, Mikaël se sachant protégé par les contraceptifs que Arc absorbait chaque jour avec sa pitance, ne jugea pas utile de prendre de précautions particulières. De son côté Arc, se croyant sur Terre, pensait également que sa ration alimentaire et son médic opéraient comme d’habitude ! Grossières erreurs d’interprétation de la situation ! En effet, dans le pseudo labo secret, l’ordinateur qui servait Arc, ne la considérait que comme une visiteuse. Il n’introduisait donc aucun produit spécial dans ses rations. Agir autrement constituerait une ingérence grave d’un monde dans un autre. Il ne lui servait pas plus ce qu’aurait demandé toute visiteuse ne désirant aucunement procréer puisqu’elle ne donna, dès son inscription aux effectifs, aucune consigne particulière dans un sens ou dans un autre. En résumé, revenue dans sa vie normale, elle se retrouva avec un môme et sans pouvoir en désigner le père autrement que par son prénom ‘ Mikaël’. Quand quelqu’un de ses intimes insistait pour en savoir plus, elle se laissait aller à toucher un mot de son travail ‘secret’ effectué pour Nounou dans un laboratoire souterrain ... et alors, tous rigolaient de sa fantaisie. Ne pouvait elle donc pas dire simplement qu’une nuit, lors d’une fin de semaine loin de chez elle, un peu ivre, sans doute, elle oublia de prendre les précautions d’usage ? Avouer qu’elle se retrouva engrossée par un gars de passage qui, durant une nuit, lui plut assez pour qu’elle se laisse aller ? Elle ne serait pas la première et certainement pas la dernière. Ses relations finirent par s’habituer au petit qui, en grandissant, devint très beau et dépassait en taille les enfants du même âge. Sa carte de crédit devant insuffisante pour deux, elle alla un jour se plier aux formalités de l’enregistrement et la machine sortit son nom : Bhoz 006 Diom, mais tout le monde le nommait Iomael, sobriquet que Arc, la mère, choisit pour lui et qu’il garda toute sa longue vie.

Beaucoup plus tard, pour une raison purement administrative et alors que son fils atteignait l’âge de quarante six ans, Miki, alias Mikael, alias Préleveur, mais de son vrai nom Garboxipael, consulta sa propre fiche dans l’officiel des Fédérés. Il y constata, avec stupéfaction, que lui et Arc engendrèrent un enfant parfaitement en vie et qui atteignait son âge adulte (point de vue d’un Terrien). Il se souvenait encore fort bien de cette Arc, cette petite Terrienne si charmante et qui lui plut tant. Il nota les références, le nom officiel sur Terre et le sobriquet sous lequel tout le monde connaissait son rejeton : Iomael. Miki s’en réjouit et se décida à entreprendre, un jour, les démarches nécessaires pour régulariser officiellement ses liens avec Arc. Il ne songea pas que Arc, maintenant âgée de soixante dix années, dépassait d’un peu la moitié de sa vie probable de Terrienne. Il renvoya cette reconnaissance de paternité au moment où la Terre se trouverait définitivement admise dans la Fédération. En attendant, il décida de se documenter un peu mieux sur ce que donnèrent jadis, dix mille années plus tôt, les croisements entre les Eloïens et les Terriennes.

Ce qu’il constata dès le début de son étude et sans difficulté, se rapporta à l’absence de volonté de conservation des lignées initiées mais au contraire que tout alla vers une sorte de dilution progressive. Les premiers hybrides se croisèrent à leur tour avec des humains plutôt que de se croiser entre eux. La loterie génétique entraîna que, sporadiquement, il naissait un individu plus près des Eloïens que des humains et que cela contribua largement aux progrès de l’humanité Terrienne. La seconde remarque statistique se rapportait à la longévité naturelle de ces Terriens à l’époque de la panne des eloïens qui les bloqua des dizaines d’années sur la Terre. Si on enlevait les morts par maladies, guerres ou famines, cette longévité s’évaluait statistiquement à une cinquantaine d’années de moyenne. Les plus anciens parvenaient rarement à l’âge vénérable de soixante ans. Les Eloïens vivaient, en moyenne, six cent cinquante années de leur planète, ce qui correspondait, en temps absolu, à cinq cent ans sur la Terre. Les cas limites observés et racontés par les autochtones atteignaient péniblement cinq pour cent de plus. Or, comme cela se produit souvent avec les hybrides de première génération, certains caractères se trouvent bien plus développés que celui de chaque parent considéré seul. Un type de cotonnier croissant à un mètre vingt de haut, croisé avec un plant dont la taille va jusqu’à deux mètres, peut donner un hybride H 1 qui croit à plus de trois mètres ! Eh bien, les premiers descendants ‘mixtes’ vécurent bien plus de huit cents ans ! L’histoire des Terriens le mémorisa dans un texte nommé La  Bible. Un Adam vécut neuf cent trente ans, son fils Seth neuf cent douze et son petit fils Enoch neuf cent cinq ! Le record appartint à un Mathusalem qui tint jusqu’à neuf cent soixante neuf années. Lamech, ensuite, ne vécut que sept cent soixante dix sept ans tandis que son fils atteignit, lui, neuf cent  cinquante années. Puis, cela baissa de façon très rapide ensuite pour arriver à rejoindre la moyenne générale quelques générations après. Garboxipael en retenait que son fils possédait de sérieuses chances de devenir, un jour lointain, l’Ancien de toute la Fédération. Honneur suprême ! Honneur qu’il ne partagerait pas, bien sûr, mais dont il se réjouissait pour sa lignée.

Sa décision en découlant immédiatement : Il retournerait sur Terre et verrait Arc. Il officialiserait sa demande et ils choisiraient tous les deux sur quel monde ils souhaitaient vivre. Il lui dirait tout ! Le secret devait éclater et la vérité se voir révélée à tous. Et ceci, dès l’admission effective de la Terre dans le groupe des planètes fédérées. Cela ne pouvait se concrétiser que lorsque les ordinateurs centraux de la Terre se mettraient en réseau avec ceux de la Fédération. Pourvu que cela se produise sous peu !

Fégael.

Se glisser dans l’identité de Arc ne posa aucune difficulté à Fégael, il s’agissait d’une de ces tâches auxquelles elle se trouvait, parfaitement préparée de longue date. La mission qu’elle devait accomplir pendant les six mois de substitution restait simple : Chercher à savoir ce qui sous tendait l’entraînement guerrier auquel les Terriens soumettaient de futurs voyageurs de l’espace et dont d’autres agents venaient d’entendre parler. En annexe, se renseigner sur ce qui concernait les essais de voyage à distance que les Terriens entreprenaient dans la zone désertique du Sahara.

Fégael accomplit le principal de sa tâche en se contentant de lire attentivement les bulletins d’information publiés dans la presse courante. En fait cet entraînement ne concernait qu’un très petit nombre d’individus et ne cachait aucune intention belliqueuse. Il s’agissait d’une formation spécifique destinée à l’étude de mondes extérieurs inconnus. Quand la substitution de Arc par Fégael avait eu lieu, la Terre ne savait même pas que la Fédération existait !

(NB de l’auteur : Elle ne l’apprendra que bien plus tard, lorsque Betty revint de Floric.)

Pour effectuer au mieux sa mission subsidiaire, Fégael participa, en personne, aux essais qui se déroulèrent dans une gare désaffectée du chemin de fer transsaharien. En arrivant en ce lieu désertique, elle rencontra pour la première fois l’un des plus éminents savants de la planète : Olaf 000 Sterne que tous nommaient Olaf. Ce gaillard musclé, bien moins grand qu’elle, portait la lourde responsabilité du projet de lancement d’un vaisseau porteur de Mandala vers une planète lointaine. Ce qui l’amenait dans ce trou, pour les quelques mois à venir, consistait surtout à vérifier la distance maximale de fonctionnement. Déterminer donc, jusqu’à quelle distance deux Mandalas synchronisés pouvaient fonctionner en tant que transporteurs d’humains. Fégael, dans le rôle de Arc, technicienne standard, polyvalente pour des tâches simples, n’éprouva aucune difficulté à obtenir l’un des six postes à pourvoir. En effet, les amateurs ne se bousculaient pas ! Elle prétendit vouloir, en travaillant quelques mois d’affilée, se constituer un capital de kilomètres assez grand pour pouvoir ensuite, entreprendre le tour de la planète. Elle programmait d’y consacrer, dit-elle, toute une année de congés, quand ce travail, auquel elle postulait, arriverait à son terme. Une motivation de ce type, restait l’une des seules qui ne surprendraient personne. En effet, la fausse Arc se trouva admise sur le site et se montra capable d’assurer les tâches qui lui incombaient.

Fégael arrivait, en réalité, à un âge beaucoup plus conséquent que celui de Arc, puisqu’elle vivait depuis déjà deux cent vingt trois années. Sur sa planète d’origine cela correspondait à la pleine force de l’âge et devenait également le bon âge pour songer à procréer. Olaf, quant à lui, atteignait tout juste ses soixante cinq ans, ce qui, en tant que Terrien, le mettait à mi chemin de son espérance de vie. En cela, ils se trouvaient au même point : Chacun d’eux pouvait vivre encore autant (et un peu plus) que ce qu’il venait de vivre.

Une des constantes universelles que l’on retrouve sur tous les mondes humanoïdes, veut que, si un motif de coquetterie n’intervient pas, (comme celui du fantasme de la vraie Arc pour les talons hauts), les grands hommes se trouvent attirés par les petites femmes et que les grandes dames regardent avec complaisance les mâles plus petits. Donc, Fégael trouva très attractive la musculature compacte d’Olaf. Tandis que celui ci enflammait son imaginaire à propos de l’immensité de la conquête potentielle que représentait cette magnifique femme. Elle ne brillait guère par l’esprit car son intelligence restait des plus moyennes. Lui, comptait parmi les meilleurs cerveaux de la Terre. Il aima sa simplicité, elle admira sa puissance intellectuelle. Un jour, timidement, il se permit une discrète tentative qu’elle ne repoussa pas et, sans réfléchir, elle lui demanda son plus petit nom. Elle oubliait, sous l’émotion qui l’envahissait, qu’elle se trouvait sur Terre ! Olaf lui répondit que sa mère, dans son âge le plus tendre le surnommait affectueusement Oli et qu’elle pouvait agir de même. Elle se sentit toute chose devant cette réponse : ainsi, il acceptait l’union ! A son tour, elle le pria de ne plus l’appeler que Fael et se considéra comme liée à lui pour un long bail. Puis, cette tête de linotte se rendit compte que, sur la planète Terre, cet échange de petits noms ne signifiait rien de plus qu’une affectueuse camaraderie. Elle passa outre et ils devinrent amants à leurs satisfactions réciproques. Un jour, Oli lui demanda si elle voulait bien porter un enfant de lui, mais, précisa t il, sans passer par les services de la Génétique, qui, habituellement, se chargeaient de toute procréation autorisée sur Terre. Cette femme active, mais normalement constituée, pensa que depuis trop longtemps, elle retardait cette échéance. Maintenant, elle voulait procréer dans le but de constituer une cellule familiale. Sans se soucier le moins du monde de la précarité de sa situation, ni de l’interdit qui frappait encore les croisements avec des humains ‘ non aboutis’, elle se laissa porter par ses pulsions ! Ou, si vous le préférez, par ses phéromones. Elle se disait, pour se trouver une bonne excuse, qu’avant cent ans, la Terre entrerait dans la Fédération et que son geste ne représentait qu’une simple anticipation. En un mot, elle se trouva suffisamment de bonnes raisons pour commettre cette grosse bêtise.

Sa mission terminée, elle provoqua entre eux deux une rupture explosive et définitive. Elle agissait en dissimulant ses vrais sentiments mais en obéissant aux ordres de son chef de groupe. De retour sur sa planète d’origine, elle se trouva amenée à entreprendre la même démarche que Préleveur, alias Mikaël. Elle chercha donc à se renseigner sur tout ce qui concernait les hybrides ayant pu exister entre humains et femmes de sa planète. Elle dut vite constater que ce cas ne se trouvait ni décrit, ni même répertorié ! Des hommes de la Fédération, plus précisément des Eloïm laissèrent en partant des descendants aux femmes de la Terre, mais jamais le contraire ne se produisit. Elle innovait en quelque sorte ! Toujours aussi sotte que d’habitude, elle se dit qu’elle ne voyait aucune raison pour que ce genre de croisement ne marche pas. Elle attendit, qui plus est, avec impatience la naissance de son enfant. Elle put enfin apprécier sa chance, car effectivement un bébé naquit, une petite fille bien humaine avec de jolies proportions. Mais cette enfant présentait une caractéristique physique unique et bien particulière. Quelque chose que nul ne rapporta jamais comme ayant déjà été vu depuis que les mondes de la Fédération existaient ! Elle portait une chevelure de couleur bleue ! Assez clairs et presque délavés à la naissance, ils foncèrent rapidement après quelques mois et se stabilisèrent en un joli bleu ressemblant à celui du ciel Terrestre. Fégael la nomma Jikosibaelle ce qui veut dire ‘ciel lointain’. Oui, elle se montra assez hardie pour proposer aux autorités de l’inscrire sous un nom se terminant en ‘aelle’ ce qui ne se concevait que pour les anciennes impératrices. Mais comme l’enfant semblait tout à fait unique en son genre, ce nom se trouva accepté et officialisé. Dans l’intimité elle la nommait Jiko, tout simplement.

La mère conservait en elle une sourde et constante inquiétude car elle se demandait quelle espérance de vie elle pouvait envisager pour Jiko ? Les médicastres consultés, ne purent que tenter de pronostiquer d’après la vitesse de son développement osseux et celle de la maturation de son intelligence. Finalement et très doctement, ils dirent que, pour eux, Jiko vivrait autant que la moyenne de la population. Ce qui ne les mouillait pas beaucoup car ils omirent de préciser s’il s’agissait de la population auquel le père appartenait ou celle dont la mère venait ? Mais Fégael ne chercha pas plus loin. Elle oublia ses angoisses consacrant sa vie à élever au mieux cette belle enfant et à poursuivre sa vie professionnelle normale. Bien des années passèrent ...

 ... Ainsi, vingt et une années plus tard, Fégael fut, à la fois, surprise et ennuyée lorsque, par la voie des Ambassades, elle reçut une convocation personnelle venant de Présidente. Celle ci précisait vouloir l’expédier encore une fois sur Terre. Dans un premier but de voir comment évoluait une mission qu’elle venait de confier à Représentant. Mais aussi, pour transmettre à ce dernier l’ordre de revenir au plus tôt lui exposer les conclusions de son rapport. Reprendre du service, juste maintenant, ne l’enchantait guère, même pour une aussi brève mission. Car, tous les agents vous le diront, on sait avec précision quand on part, mais on ignore souvent quand on reviendra. Il existe tant de dangers et d’avatars possibles. La seule raison qui pouvait un peu la motiver se trouvait dans la vague perspective de rencontrer Olaf. Si l’occasion s’en présentait, elle voulait pouvoir lui parler de leur fille Jiko, devenue la coqueluche de la Fédération ! Mais, cela représentait vraiment trop peu de satisfactions comparé à la nécessité de laisser en plan tout ce qu’elle entreprenait en ce moment ! Ce à quoi elle consacrait le maximum de son énergie depuis trois bonnes années et qui visait à lancer Jiko de la plus belle manière possible ! Introduire son enfant dans l’impitoyable univers de la communication lui prenait tous ses instants de liberté. Partir vers une autre planète juste maintenant, au moment du grand rassemblement du solstice d’été, ne l’enchantait guère.

Seulement, les Fédérés diffèrent fondamentalement des Terriens, notamment en ce qu’ils ne se comportent jamais en humabs ressentant des humeurs ou des pulsions de rébellion. Quand une autorité décide quoi que ce soit, l’individu qui reçoit les ordres sait que ce qu’on lui demande vise le bien commun. Donc, un bon Fédéré obéit et rien de plus. Il oublie ses états d’âme ou ses projets.

Fégael, un peu rétive et le coeur gros, se retrouva donc quelques jours plus tard au Temple de Samye munie de sérieuses copies des papiers de Arc qu’elle y avait dissimulées une génération plus tôt et à tout hasard ! Son voyage vers Washington se déroula sans incident et, à peine sur place, elle se mit en quête de Représentant. Or, elle apprit avec stupéfaction que ce dernier se trouvait en grand danger de mort. Il venait de subir une crise, une attaque ischémique dans la jambe gauche. Les Terriens essayaient désespérément de sauver sa vie dans l’hôpital central de Washington. Les visites restaient formellement interdites, le malade semblait, d’après les médias, considéré comme perdu, mourant plus de vieillesse et d’épuisement que des suites de son bouchage artériel. D’après ce qu’elle put glaner comme informations, nul ne pouvait préciser depuis combien de temps exactement les soins intensifs duraient ? Personne ne sut lui confirmer s’il existait, ou non, un réel espoir de le sauver ? Pour Fégael, cela devenait extrêmement ennuyeux ! Elle devait maintenant se décider à un choix sans pouvoir solliciter une aide extérieure. Il lui fallait prendre une initiative sans autorisation de ses supérieurs. Or, elle détestait cela ! Comment pouvait elle trancher ? Si elle revenait aussi vite que possible vers Floric pour avertir la Présidente de la situation cela n’aiderait en rien cette dernière. Si elle restait sur place pour tenter d’obtenir des informations utilisables sur le réel degré d’évolution des terriens, cela risquait de durer un peu trop longtemps à son goût. De plus, elle ne se sentait pas la personne la plus compétente en la matière. Finalement, elle opta pour un moyen terme et décida de rester une semaine de plus. Elle en profiterait pour tenter de voir Olaf afin (prétexte) d’obtenir de lui quelques informations complémentaires. Et de surcroît, de lui demander des passe droits lui donnant accès à Représentant. Mais, cette fois ci, il se présentait à elle un difficile problème. Elle ne pouvait entreprendre, à elle seule, d’enlever la véritable Arc pour prendre sa place. Il n’existait sur place, à cette période précise, aucune équipe d’agents de la Fédération qui se trouve parfaitement opérationnelle et attende ses ordres. Autant dire qu’elle ne pouvait compter que sur elle même. Elle se dit que, parfois, exprimer la vérité reste la plus simple et la plus efficace des solutions ! Fégael décida donc de se présenter au premier centre/temple de Nounou et d’entrer dans une des cabines afin de converser avec la machine. Elle voulait, sous le système confidentiel, lui révéler sa véritable identité. Ensuite elle exprimerait qu’elle voulait des nouvelles plus complètes sur l’état de santé de Représentant. Il existait un temple de Nounou assez monumental à moins de deux cents mètres de l’entrée de l’Hôpital et Fégael s’y rendit à pied.

Profondément enfoncée dans son fauteuil, les bras le long du corps, les mains sur le clavier et la tête dans ce qui ressemblait à un terminal son, elle déclina sa véritable identité et posa sa question. Elle dut attendre environ deux bonnes secondes avant d’entendre les phrases suivantes : « J’ai enregistré votre identité et votre provenance. Depuis votre arrivée vous utilisez des cartes sous un code existant ailleurs et cette situation me cause des problèmes. Vous trouverez dans le tiroir sous la planchette du terminal, le texte intégral de notre entretien et de vraies cartes à votre nom. Ceci vous évitera d’utiliser de fausses références à l’avenir. L’envoyé de la Fédération que vous désignez comme ‘Représentant’ se trouve encore en vie. Malgré son vieillissement et la fragilité de ses organes, il existe un réel espoir de le sauver. Ceci, grâce à une technique thérapeutique purement Terrienne ».

« De quoi s’agit il au juste ? »

<< Ici, nous utilisons des Mandalas travaillant par paire sans déplacer géographiquement le ‘passager’. D’après les entretiens que votre ambassadeur Représentant et moi échangions depuis son arrivée première, cette méthode reste encore inconnue des techniciens de la Fédération. Elle participera à l’apport de la planète Terre à votre groupe, si (et quand) les terriens décident d’y entrer en tant que quatre vingtième monde. Cette décision devient imminente. Je la communiquerai, telle quelle, à Représentant, si sa santé est complètement rétablie ou à vous même dans le cas contraire. Actuellement, et sans autres détails de la technique des Terriens, Représentant existe mais seulement sous une forme ‘dissociée’. Nous ne déciderons de procéder à sa reconstruction que quand sa guérison deviendra hautement probable ! Je précise : Lorsque ses chances de survie dépasseront les deux tiers du total des possibilités. D’ici là, vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez, sauf, bien sûr, celles qui concerneraient les Mandalas »

Fégael ne comprenait pas grand chose à ce que la machine expliquait sinon que, sous un délai inconnu, mais bref, elle saurait si Représentant vivait encore ou non. Elle en déduisit qu’elle devait encore rester sur place au moins quelques jours de plus. Pour le reste elle rendrait compte à Représentant ou à Présidente et lui communiquerait tout ce que l’ordinateur Nounou lui imprimerait et qu’elle apprendrait par coeur. En attendant, elle se sentait assez libre de ses mouvements et initiatives. Pour ces raisons, elle posa la seule autre question qui l’intéressait : « Pouvez vous me communiquer l’adresse et les détails de l’état civil d’une personne nommée : Olaf 000 Sterne ? ».

« Olaf 000 Sterne 156 Avenue Mathieu Ducerf à Milan en Italie   Europe. Marié, enfants : 2, Demande de permis de procréer en attente : 0, Profession : Physicien, Spécialisation : Super hélices et Mandalas, âge : quatre vingt cinq ans locaux. Désirez vous ses coordonnées téléphoniques, télex, et terminal personnel ? ».

« Oui, j’aimerais bien que vous les imprimiez sur la copie de notre entretien. Existe t il un inconvénient à ce que je tente de le contacter ? ».

« Non, mais auparavant sachez que Olaf 000 Sterne est tenu au secret pour tout ce qui concerne les Mandalas et, ce, jusqu’à l’entrée des habitants de la planète Terre dans votre Fédération. »

-<< Fin de consultation »

Sous la tablette, quelques instants plus tard, Fégael trouva ses cartes d’identification et de distribution ainsi que le compte rendu de l’entretien. Sans sortir de la cabine elle composa le numéro qui devait la mettre en contact avec Olaf 000 Sterne, et, par chance tomba directement sur lui. Elle lui révéla son identité et tenta de l’amener à se souvenir de la période où ils travaillaient tous les deux dans cette ancienne gare située à la limite du Sahara, vingt et un ans plus tôt. Mais il ne gardait, de cette époque, que quelques flashes se rapportant à son travail, sujet dont il ne pouvait pas trop parler. Oui, en y repensant, il admit qu’il se souvenait un peu d’une aventure amoureuse sur ce site et qu’il lui semblait qu’à la fin, il se trouva rejeté comme du linge sale. Comme ce genre de choses ne lui arrivait presque jamais, il se dépêcha d’oublier l’incident. Maintenant, il vivait en homme marié, heureux en ménage et ne comprenait pas bien pourquoi, après si longtemps, elle reprenait contact avec lui ? De son point de vue, Fégael perçut cette réponse comme une douche glacée et en demeura toute saisie. Elle s’imaginait depuis toujours qu’elle rencontrerait chez lui une attitude de joie et d’allégresse si elle le retrouvait un jour. Donc qu’elle lui parlerait à ce moment là de leur fille comme d’un cadeau qu’elle lui apporterait ! Elle se rendit compte qu’elle venait de passer toutes ces vingt dernières années dans un bain de romantisme injustifié et que, lui n’en portait aucunement la responsabilité. Voulant, à son tour, le choquer, elle lui exposa que sous le nom de Arc, il fréquenta, sans le savoir, une personne de la Fédération envoyée pour connaître le degré des progrès de l’évolution des terriens. A son tour, il en demeura sans voix. Pour parfaire sa revanche à l’accueil si froid qu’elle venait de recevoir, elle lui parla de Jiko. Insistant sur la réputation de la fille aux cheveux bleus, connue de toute la Fédération, et considérée à l’unanimité comme la plus belle jeune femme des soixante dix neuf mondes fédérés.

Olaf restait muet et, sûrement, se demandait s’il ne discutait pas depuis quelques minutes avec une douce piquée. Il ne savait pas quoi dire, alors, pour gagner du temps il demanda de lui transmettre, via Nounou, une photo actuelle de la mère et de la fille. Fégael accepta de s’en occuper, puis sur des adieux presque glaciaux, elle quitta le Temple de Nounou. Pas très loin elle remarqua un appareil automatique qui prenait le visage de ses clients en photos et y entra. Elle introduisit sa nouvelle carte de crédit dans la fente réservée à cet usage et deux minutes plus tard se trouva en possession de quatre photos sur papiers et des numéros de dossiers qui pouvait les reproduire dans n’importe quel terminal.

Elle revint au temple de Nounou et de là expédia à Olaf la plus belle de ces images par le terminal. Puis, dans un fichier texte qu’elle y joignit, elle lui expliqua qu’elle venait d’arriver par Mandala et n’amenant donc rien d’autre que son propre corps. Elle ne pouvait lui montrer aucune photo de leur commune fille. Mais, ajouta t elle, dès que la Terre entrerait officiellement dans la Fédération, elle l’invitait cordialement à venir leur rendre visite pour la voir. Olaf exprima en réponse que l’idée lui paraissait bonne et méritait effectivement qu’il se déplace. Puis, du bout des lèvres, posa la question de savoir si, elle, Fégael et non plus Arc, souhaitait ou non entreprendre un voyage pour pouvoir le rencontrer physiquement. Elle savait parfaitement, et depuis plusieurs minutes, que de ce côté là, elle ne trouverait ni appui, ni passe droit, alors elle remercia avec politesse mais déclina son invitation. Malgré tout, avant de terminer, elle se sentit obligée de lui demander ce qu’il savait à propos de l’attaque subie par Représentant et sur le pronostic des médecins concernant son rétablissement ? Heureux de laisser tomber le sujet scabreux de leurs anciennes relations, Olaf, qui n’en savait pas plus que le commun de mortels sur le sujet, lui livra un petit détail sans même s’en apercevoir en lui disant :

« Le passage par Mandalas se réalisant en quelques instants, Représentant doit se trouver hors de cette paire d’appareils depuis belle lurette et, remis aux bons soins des services de réanimation ou en soins intensifs ou moins drôle, en soins palliatifs »

Fégael ne prolongea pas la conversation. Elle venait de comprendre que Représentant serait déclaré mort ou guéri avant peu. Elle prit la décision de s’installer à Washington dans un hôtel proche de l’hôpital et d’attendre. Au moment où elle se levait de son siège, elle entendit qu’un document arrivait dans le tiroir et elle s’en saisit. Il comportait deux feuillets, l’un, en provenance de Nounou, disait :

« Veuillez trouver ci joint le message que Représentant laissa, avant son opération Mandalas, et que je dois remettre aux personnes de la Fédération. Comme le langage dans lequel il se trouve rédigé correspond à une écriture complètement inconnue ici, je vous en adresse cette photocopie. J’apprends, à l’instant même, que l’opération de votre Ambassadeur a eu lieu et semble réussie. Mais il doit rester dans l’isolement le plus total pendant encore quelques jours. »

L’autre page, écrite dans une langue secrète réservée aux Ambassades et aux services secrets, lui donnait plusieurs confirmations très utiles : La signature et les codes d’identification nécessaires existaient et paraissaient bien sûr, incontestables. Donc cette page ne pouvait venir, effectivement que de Représentant ou d’un autre envoyé de la Fédération. Mais alors, dans ce cas, qui ? La note précisait que les gens de cette planète Terre, à sa demande, et vu son état désespéré, allaient tenter une thérapeutique pour le sauver. Représentant y ajouta une phrase à l’insu des Terriens, tout en rédigeant le texte sous leur dictée : « Je me demande encore si ces êtres atteignent le degré suffisant d’aboutissement pour que nous les admettions au sein de notre Fédération ? »

Cette phrase, lourde de conséquences, obligea Fégael à réagir et surtout à informer au mieux sa hiérarchie. De Washington, elle se sentait complètement impuissante. Alors elle décida de retourner à Samye, pour un très court séjour et, de là, d’envoyer à Présidente un résumé gravé sur ‘ titane’ pour rendre compte de ce qu’elle savait de la situation et des réflexions pré opératoires de Représentant. Elle pouvait, certes, rentrer directement pour s’acquitter de sa mission et retrouver ses préoccupations normales concernant le lancement ‘ mondain’ de Jiko. Mais cette solution laissait Représentant complètement à l’abandon et à la merci de manœuvres plus ou moins claires de la part des Terriens. Alors, elle opta pour la grossièreté d’un titane et revint ensuite, aussi vite que possible à Washington pour y suivre les événements.

Nounou/Sapiens en arrivait à conclure que le décalage temporel (non perturbateur de la trame de l’espace temps) semblait se mettre en place sans heurts.
Fin du chapitre 4.

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