Chapitre 1 La poudre de Perlin pin pin ? …








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CHAPITRE 4
« Transformer le mirage en réalité.» 

Le livre des 36 stratagèmes (chinois)
Zaon 438 Pim.

Dès les premières conversations avec Représentant, Nounou comprit que les Terriens n’arrivaient pas encore au degré de mûrissement voulu et souhaité par ceux de la Fédération. Cela remettait en question la limite que la Fédération se fixait comme conditions d’admission pour leurs futurs nouveaux membres. De plus, la question de l’utilité de cette modification éventuelle se posait pour les Fédérés. Ce que les Terriens pouvaient apporter aux autres leur paraissait bien trop dangereux. Ils semblaient les seuls à savoir utiliser le système des Mandalas pour guérir en reconstruisant des personnes malades ou blessées à partir de leur état dissocié. Mais cette science là, ne venait aucunement de leurs propres progrès techniques, puisqu’ils la devaient aux Cephs et, dans ce cas, il devenait impossible de parler de leur aboutissement. Ce que les Terriens découvrirent réellement et de leur propre chef, depuis Ducerf, pouvait se résumer à un système de transport instantané mais dont l’usage demeurait interdit ou très limité sur leur planète. Vu par les Fédérés, Betty venait de trouver comment utiliser les portes des autres, certes, mais ces autres comprenaient des gens intelligents qui se montrèrent capables de les placer là où elles se trouvaient désormais. Ils en déduiraient que ces humabs postulants, en savaient les principes de conception et également que certains d’entre eux utilisaient sans effort le paradigme à six dimensions pour les maîtriser. L’expérience que Kog venait de réaliser pouvait se classer, du point de vue de Floric, comme le simple et primaire résultat d’un essai isolé et hasardeux. Donc, ils en déduiraient très vite que les Terriens ne semblaient pas assez matures !

Une autre question venait s’ajouter à cette première constatation : En copiant la personnalité des passagers de leurs Mandalas les Terriens possédaient un savoir faire qui les rendaient proches de la conquête de l’immortalité. En effet, Sapiens paraissait capable d’ajouter au clone d’un individu, la copie de la personnalité de celui ci qu’il conservait dans ses mémoires et donc, pouvait parfaitement recréer la même personne autant de fois qu’on le lui demanderait. Fallait il que les habitants de la Fédération le sachent ? Et, corollaire, comment s’arranger pour qu’ils ne l’apprennent pas si toutes les toiles d’araignée n’en devenaient plus qu’une seule en reliant leurs différents réseaux ?

Pour que la Terre puisse rejoindre les soixante dix neufs autres mondes fédérés, il faudrait que les Terriens assimilent intellectuellement les notions mathématiques qui sous tendent les systèmes de Mandalas, ce qui impliquait qu’ils acceptent d’en passer par un meilleur paradigme que celui qu’ils concevaient habituellement pour expliquer l’Univers. Or, il ne s’en fallait que de très peu, car les Cephs, eux, allèrent jusqu’au bout de leur réflexion sur ce sujet et ce qu’ils en tirèrent se trouvait quelque part dans les milliards de données que contenait BaFeSi ! Pour les extraire et les renvoyer en clair vers Nounou, il faudrait émettre une demande précise et surtout parfaitement formulée. Les Cephs, méfiants, voulaient éviter de divulguer cette science si pointue sans précautions et, dans leur esprit, la réservait aux autres Cephs éventuels que leur vaisseau pourrait rencontrer. Le tri entre Cephs et non Cephs s’opérait au niveau des facultés caractéristiques de télépathie qui séparaient les uns des autres, dans la plupart des cas. En clair, l’accès à ces données, à toute cette science, exigeait une intelligence capable de transmission de pensée. Ni plus, ni moins !

Cette fraction du vaste problème de la compabilité entre Terriens et Fédérés, se trouva résolue lorsque, le lendemain de leur retour, Kog et Betty rendirent compte de leurs voyages. Sapiens trouvait désormais, en Kog, un interlocuteur à qui communiquer ces précieuses informations sur le paradigme des Cephs, mais hélas, cela se produisait un tout petit peu trop tard ! Il s’en fallait de quelques mois, un seul aurait même pu suffire, mais Représentant avait, intérieurement, déjà pris sa décision. Or, celle ci consistait à recommander de couper les ponts avec la Terre et ce, pour encore quelques millénaires. Ah ! Si Kog, partant un mois plus tôt, avait pu rentrer à temps pour éviter cela !

Sapiens, consulté sur ce qu’il fallait entreprendre pour pallier à cet échec, en déduisit que si les Terriens voulaient absolument entrer, maintenant et sans plus attendre, dans la Fédération, il leur fallait envisager de modifier le passé. Il fallait donner une légère accélération aux événements pour que tout se passe comme cela venait déjà de se produire, sauf sur l’impérieuse nécessité que Kog (et donc Betty), reviennent de Floric un ou deux mois plus tôt. Pas aisé à obtenir, mais, d’après Sapiens cela restait peut être réalisable ! Nounou se posait le problème et Sapiens répondait, schizophrène, qu’il existait un moyen, mais que la réalisation d’une modification du passé impliquait à la fois beaucoup d’entregent et surtout là énormément de doigté vu la légèreté des touches à donner. Les données historiques de BaFeSi, contenaient la trace de trois interventions réussies par les Cephs sur leur propre passé au cours des millions d’années de leur histoire. Ce qui importait, pour le bien des hommes de la Terre, c’est que la méthode et ses moyens de mise en œuvre, se trouvaient décrits et explicités en détail, donc restaient à leur disposition. Mais ni Sapiens, ni sa partie terrienne Nounou, ne pouvaient prendre une telle décision ! Cela devait ressortir de la volonté des hommes. Sapiens, devant l’urgence de la situation, établit une analyse des circonstances et des possibilités, puis après l’avoir adressée à plusieurs des Sages, suggéra que ces derniers organisent un Symposium le plus vite possible !

Sapiens, pendant que les humains s’agitaient pour convoquer une réunion de cette importance, fouillait dans les mémoires Nounou pour gagner du temps. Il tentait déjà de sélectionner quelles personnes vivantes présentaient les caractéristiques souhaitées pour se trouver à même d’entreprendre un voyage vers le passé afin de ‘lisser’ l’histoire ? Il fallait des gens à forte personnalité, très stables, très solides psychologiquement mais surtout d’une intelligence assez vive et de plus, possédant un coefficient d’adaptation supérieur à la normale. Il en existait trop peu, presque pas, mais Sapiens, au final, en retint quatre. Le meilleur d’entre eux, le plus proche d’une sélection idéale, tranchait sur les autres et s’imposait de toute évidence. Il se nommait Zaon 438 Pim.

Ensuite, et toujours en harmonie avec sa partie BaFeSi, Sapiens calcula les points temporels d’arrivée les plus intéressants pour qu’un lisseur de temps puisse tenter d’avancer un peu les progrès de l’humanité, sans, pour autant créer de paradoxes temporels. Possédant, dans les archives puisées chez Nounou, toute l’histoire de l’humanité, elle trouva que le plus important point temporel où cela semblait jouable se situait vers la fin du vingtième siècle de l’ère chrétienne. La personnalité réceptrice ne pouvait être que Mathieu Ducerf, celui qui, le premier, imagina d’oublier l’ancien paradigme et voulait en proposer un nouveau aux autres Terriens. Mais il fallait encore organiser deux étapes autour de ce point là : L’une postérieure et l’autre antérieure. Celui qui se comporta comme le réel déclencheur de ce que l’on nomma à l’époque, la grande Quête, restait de toute évidence le fameux Manius, le conseiller intime du Président Quaring. Il deviendrait donc le premier réceptacle. Le nœud du problème, et le plus aisé à manipuler sans risques, à propos de cette Grande Quête, se trouvait inclus dans le délai qui exista entre la découverte de Boris et la date précise à laquelle il se décida enfin à envoyer aux autorités, ce qu’il avait trouvé dans la valise. Cela se passait en 435 A.A. il suffisait d’un ou deux mois de décalage, juste là, et pas ailleurs ...

 ... L’ordinateur Sapiens, continuait à travailler en solitaire et sans impulsions humaines ! S’il avait utilisé un moteur pour fonctionner les hommes auraient entendu ce dernier ronronner comme un chat, s’il émettait un peu de chaleur en fonctionnant, celle ci tiédirait le vaisseau BaFeSi. Mais Sapiens n’émettait ni chaleur ni bruit ! Ainsi les terriens ignoraient à quel point il travaillait, raisonnait, calculait dans le seul but de les aider ...

Pour Sapiens, parvenu à cet état là de ses supputations, il ne restait plus qu’à peaufiner mais sans aller trop loin, surtout, sans risquer le paradoxe ! Car cela restait le point le plus délicat de l’affaire ! Il fallait tout organiser, juste pour obtenir un très léger mieux. Comme de trouver le plus lointain des points temporels d’action pour le futur ‘lisseur’ ! Quelle personne réceptacle, accélérerait très subtilement, en différé historique, la découverte de Ducerf. Sapiens, à force de chercher, finit par trouver : Il fallait que Niels Bohr conçoive l’idée maîtresse de sa vie, celle concernant l’atome, un tout petit peu plus tôt. Cela pouvait s’obtenir par le biais de l’influence que susciterait en lui un gamin. Un petit norvégien, par exemple le fils d’un ami, chez lequel il passa quelques jours de congé comme sa biographie le précisait. Ainsi, l’enfant, pour jouer, tracerait au sol une série de cercles concentriques. Puis il s’amuserait à sauter de l’un à l’autre en posant ses pieds uniquement hors des traits dessinés. Bohr ne le remarquerait pas particulièrement sur le coup mais cela l’amènerait à trouver un peu plus tôt sa théorie. Plus tard, Einstein lirait attentivement et étudierait les travaux de Bohr parmi tant d’autres et inventerait la relativité. Simultanément, les grosses têtes de l’école française tenteraient de concevoir des mathématiques qui trancheraient entre les théories corpusculaires et ondulatoires. Dans la grande bataille de savants qui en découlerait, Einstein parlerait, certes, du temps comme d’une dimension. Mais, il la publierait en se sentant un peu moins sûr de lui ! Cela lui viendrait un tantinet plus jeune que dans l’histoire non lissée. Il écrirait une phrase laissant une porte entrouverte au fait que le temps pouvait se voir en tant que dimension supplémentaire aux trois dimensions de l’espace, mais ne dirait pas que le temps ne possédait qu’une dimension et rien d’autre. Cela suffirait pour que Mat Ducerf y repense et le reste suivrait ...

 ... Sapiens en arrivait à ces conclusions, mais il devait admettre que toute la dernière tranche de travail et de soliloque auquel il venait de se livrer ne correspondait en rien à un travail de machine ! Il se rendit alors compte de ce que Nounou, qui participait à ses réflexions et analyses, possédait effectivement une intelligence propre et se montrait capable d’imaginer, de supputer, d’envisager des arborescences de raisonnements et même de délirer un peu ! Ceci ne ressemblait en rien à la façon de penser des Cralangs ou des Cephs. Mais, un homme, Terrien ou Fédéré pouvait raisonner ainsi !

Le résultat semblait pourtant très probant et Sapiens se sentait tout à fait prêt à répondre aux questions que ceux du Symposium ne manqueraient pas de lui poser. Prêt également à organiser le voyage vers le passé de Zaon 438 Pim et à fournir aux hommes les données indispensables pour le réaliser.

Au Symposium, informé en détail des cogitations de Sapiens, les directeurs décidèrent de programmer ce lissage de l’histoire. Oui, on enverrait quelqu’un comme ce Zaon, pour tenter le coup, mais, pendant que ce changement s’effectuerait, on garderait Représentant en convalescence et totalement coupé de ses bases. Si cela ne suffisait pas, Sapiens le mettrait hors du temps ! Exactement comme BaFeSi le réalisait tous les deux siècles pour le Ceph voyageur. Ensuite, on le réveillerait de cette pseudo convalescence, mais sous la forme de la copie enregistrée de sa personnalité telle qu’elle existait le jour où faillit mourir. Seul son corps se trouverait amélioré. A BaFeSi de réussir ce tour de passe passe ! Pour Représentant les soins reçus, au lieu de lui sembler instantanés, auraient pris tout le temps nécessaire aux Terriens pour qu’ils puissent constater si Pim venait ou non, de réussir sa mission de lisseur de temps.
Les Directeurs donc prirent cette première disposition concernant Représentant à titre conservatoire. Elle n’entraînait que peu de risques et leur donnait du temps pour s’occuper activement du reste. Et quel reste !

Oui, le moment semblait venu d’expédier vers le passé un esprit solide qui, sans provoquer ni paradoxes ni perturbations temporelles, amènerait à accélérer d’un poil l’avancement normal et déjà constaté, des choses. La finalité de la mission visait à ce que la Terre se trouve mieux prête qu’à l’heure actuelle, à rencontrer d’autres humanoïdes. Le but semblait ténu, presque insignifiant, il fallait donner un léger coup de pouce à l’évolution pour que la technique des Mandalas figure effectivement dans la panoplie de la technologie humaine un ou deux mois avant la date normale. Juste ce petit laps de décalage qui entraînerait qu’au moment de leur rencontre, les Terriens manipulent les gens de la Fédération et non le contraire.

Sapiens, consulté, fournit sans délai le programme des régressions temporelles et donna les moyens pratiques pour réussir ces sauts. Cette technique, il avait du l’employer sur BaFeSi, du temps de Ducerf, donc assez récemment à sa propre échelle, quand il commit une lourde erreur à propos du chien. Il disposait de la réserve d’énergie voulue et de la technologie de base pour de courts sauts temporels en régression totale. Mais en lui, Nounou collabora avec quelques forts matheux afin de mettre au point la réalisation effective du système. Il leur fallait trouver une méthode qui tenterait d’envoyer, non un corps, mais une personnalité seule pour régresser trois ou quatre fois successives, de quelques siècles en arrière. D’autres conditions devaient se trouver réunies :

Le départ ne pouvant s’effectuer qu’à partir du vaisseau BaFeSi, il faudrait donc, au préalable, que des équipes de techniciens s’y rendent pour construire les appareillages nécessaires. Lorsque tout deviendrait opérationnel, et seulement à ce moment là, on y enverrait Pim.

Kog, maintenant télépathe, devrait trouver le moyen de lever le dernier secret des Cephs et, s’il n’y parvenait pas en direct, il pouvait se révéler utile qu’il emmène avec lui un des Cephs de la Terre.

Nounou, en collaboration permanente avec BaFeSi, en identifiait un qui semblait particulièrement réceptif, à moins que les Cephs eux mêmes ne l’aient délégué pour les représenter. Avec les individualités de ces espèces télépathes qui se trouvent en permanence reliées les unes aux autres comment le savoir ? Cela se produisit juste après que le Ceph Voyageur vienne de leur transmettre tout son savoir et toutes ses données. Ils avaient disposé de quelques siècles pour tout recueillir, pour tout assimiler et pour presque tout comprendre. Dans très peu de temps encore, ils disposeraient de la totalité de la science des anciens Cephs, laquelle deviendrait la leur.

Sur Terre, les humains ne les désignaient pas encore en tant que Cephs, ils les nommaient les seiches ou les calamars. Les océans en contenaient des millions. Les Terriens les considéraient depuis toujours comme des animaux assez peu intéressants, capables de leur fournir une encre noire ou d’entrer dans la composition de certains plats goûteux. Maintenant ils devraient réviser leur point de vue car avant quelques années, les ‘Seiches’ sauraient tout ce que le monde ancien des Cephs connaissait et maîtrisait. En cas de difficultés, donc, Kog devait pouvoir communiquer avec la seiche et celle ci se montrer capable d’ouvrir les fichiers cachés du vaisseau. Alors Kog saurait comment trouver toutes les informations utiles concernant la compréhension du paradigme des Cephs. Données cachées et sans doute bloquées jusque là dans la ferrite du vaisseau. Les humains pourraient les transférer dans les banques de données de Nounou/Sapiens. Donc, elles deviendraient disponibles pour les Terriens que cela pouvait concerner et, en particulier, pour les spécialistes du relativisme et des espaces fibrés comme Betty et une poignée d’autres.

Pour l’instant nul ne pouvait spéculer sur les impacts que provoquerait une vision du monde sous l’angle de ce nouveau paradigme puisque tout restait encore caché ! Mais on pouvait supposer et prévoir, sans risques de se tromper, des répercussions énormes. Et cela, que la Terre décide ou non, d’adhérer à la Fédération.

Les Terriens ne disposaient que d’un court laps de temps, car tout devait pouvoir devenir effectif en moins de deux mois. Les terriens ne pouvaient envisager de prolonger la ‘convalescence’ de Représentant au delà de ce temps ! Il restait indispensable que lorsqu’on se déciderait à laisser ce dernier sortir de son état dissocié, on l’autorise du même coup à communiquer avec Sapiens sans aucune restriction. Le but ultime de l’opération consistait en somme à laisser croire à l’envoyé de la Fédération que les Terriens appartenaient effectivement à la classe des humanoïdes aboutis. En effet, leurs savants les plus pointus connaissaient les arcanes de l’Univers à six dimensions que les Cephs conçurent avant eux. Univers dont le paradigme ne pouvait différer de celui des soixante dix neuf planètes déjà fédérées.

Les Directeurs ne voyaient donc plus qu’un seul réel problème à résoudre : Comment s’y prendre pour convaincre Pim de se sacrifier en acceptant de remplir ces missions vers le passé tout en sachant parfaitement qu’il y laisserait sa vie ? On lui proposerait, certes, un clone et un enregistrement pour qu’il ne meure pas tout à fait, mais cela ne constituait qu’un prix de consolation !

On se trouvait très éloigné du cas des clones. En effet, dans le cas de Pim, il ne s’agissait pas de convaincre un être jeune dont le réel vécu soit suffisamment court pour qu’on puisse, alors lui expliquer qu’il se trouvait encore presque neuf ! Ni le persuader qu’il pouvait accepter volontiers un changement de corps, qui se terminerait par une fusion, supposée harmonieuse, de deux personnalités ! Non, Pim homme fait et bien réussi, stable psychologiquement et en forme physiquement, se trouvait au meilleur âge, venant d’accomplir un peu moins de la moitié de son parcours. Il atteignait soixante et un ans et aucune raison valable ne le pousserait à accepter. Le seul bon argument que l’on pouvait éventuellement avancer résidait dans les âges que Sapiens prévoyait pour ses réceptacles, mais il restait impossible de s’en servir à fond ! Lorsqu’il partirait, on devrait absolument le laisser dans l’ignorance des identités de ceux ci. Pim devait penser que le hasard seul jouait ! Il fallait qu’il pense, dur comme fer, que ce hasard se fondait sur la concomitance d’états d’évanouissements, d’anesthésies ou de comas se produisant simultanément et fortuitement aux dates de ses incarnations ! Si on commettait la lourde erreur de l’informer avant qu’il ne parte, il ne pourrait s’empêcher d’enquêter sur les personnages et, partant, d’obtenir des informations sur le cours complet de leurs existences. Cela créerait automatiquement des paradoxes temporels. Donc Pim ignorerait que sa première réincarnation se réaliserait dans Manius (alors âgé de dix huit ans) que la seconde concernerait Mat Ducerf (cinquante neuf ans) et que la dernière concernerait un gamin arrivant aux abords de sa puberté vers ses douze ans. Par contre, il saurait avant son départ qu’il finirait sa vie dans sa troisième identité d’emprunt.
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