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CHAPITRE VI - FAKIRISME



Chez les brahmes, la pratique de l'évocation des morts est, nous l'avons dit, la base fondamentale de la liturgie des temples et le fond de la doctrine religieuse. Pour eux, l'âme survit au corps et conserve son individualité jusqu'au jour plus ou moins lointain où, ayant atteint le degré voulu de perfection après de nombreux avatars (réincarnations), elle se confond avec les purs esprits dans le sein de la divinité, dans le nirvâna complet. Mais avant d'arriver à cette apogée, les âmes doivent servir des milliers de fois à animer des corps humains de différentes conditions avant d'être incarnée dans le corps des hommes, l'âme, l'esprit vital, a dû donner la vie à tout ce qui existe, depuis l'atome et la monade jusqu'à l'animal le plus voisin de l'homme. Les esprits inférieurs sont les mauvais esprits qui cherchent à nuire aux hommes en les empêchant d'avancer dans la série perfectible.

Les évocations des âmes des ancêtres ne peuvent être faites que par les brahmes des divers degrés ; mais nous ignorons encore les phénomènes déterminés dans les temples par les brahmes des degrés supérieurs. Tout ce que nous savons nous a été appris par les récits des voyageurs européens, récits qui concordent d'une manière remarquable et se contrôlent mutuellement. Nous savons, par exemple, qu'une seule fois tous les cinq ans, à l'occasion de la fête du feu, les brahmes des degrés supérieurs se montrent la nuit en public au milieu de l'étang sacré qui se trouve dans le voisinage de chaque pagode ou temple. Là, devant une foule considérable venue des contrées les plus reculées de l'Inde (car plusieurs pagodes sont le but de pèlerinages spéciaux), les brahmes mystérieux accomplissent des faits, miraculeux en apparence, au moyen de procédés inconnus. Certains récits parlent d'effets produits tellement extraordinaires que nous ne voulons pas nous en faire l'écho si ces faits étaient réels, ces hommes seraient des demi-dieux.

Mais nous pouvons parler des « jongleries » réellement merveilleuses des fakirs, qui sont les sujets inférieurs de la caste sacerdotale et les instruments dont se servent les brahmes pour entretenir les temples et frapper l'imagination du vulgaire.

Par le mot jonglerie on désigne dans le langage ordinaire, les tours de passe-passe, d'escamotage, exécutés par un homme prétendant exercer un pouvoir surnaturel. Si les soi-disant jongleries des fakirs sont des tours de passe-passe, il faut convenir que ces hommes sont infiniment supérieurs à nos plus habiles prestidigitateurs. Leurs « tours » défient les explications des savants eux-mêmes. En comparant les «jongleries» des fakirs dont ont été témoins tous ceux qui ont résidé pendant quelque temps dans l'Inde avec les « phénomènes » déterminés par l'intermédiaire des plus forts « médiums » européens ou américains, on arrive nécessairement à cette conclusion que les fakirs sont des médiums et que les médiums sont des jongleurs si les « jongleries » des fakirs sont vraiment des jongleries. Mais, inversement, si après les investigations répétées d'un certain nombre d'observateurs sérieux et compétents, on arrive à démontrer que les médiums obtiennent des phénomènes inexplicables « par l'illusion, la fourberie ou le hasard », nous serons, non moins nécessairement, amenés à cette autre conclusion que les fakirs sont des médiums, c'est-à-dire, pour nous servir de l'expression de M.

W. Crookes, des hommes doués du pouvoir d'émettre une force particulière nommée par ce savant force psychique, et dont il nous reste à connaître la véritable nature.

On raconte que jadis, lorsque le peuple « murmurait » sous le joug tyrannique et abrutissant des prêtres de Brahmâ, on voyait, dans ces moments critiques, les yoguys73 et les fakirs apparaître sur les places publiques des villes, entourés d'animaux féroces, de tigres, de panthères qui, subitement rendus plus doux que des agneaux, léchaient affectueusement les mains de celui qui leur commandait et devant lequel ils rampaient comme des chiens caressants et soumis.

Mais ces scènes datent de loin, et comme elles n'ont été racontées par aucun témoin oculaire moderne, admettons qu'elles font partie du domaine du roman, et tenons-les pour des contes. Il n'en est pas de même des faits produits couramment par tout fakir charmeur, au bâton74 à sept noeuds et dont nous allons parler brièvement d'après les récits de différents témoins oculaires, et sous toutes réserves, bien entendu.

Lorsqu'un Européen, nouvellement débarqué, est reçu, dans l'Inde, chez un de ses compatriotes, un des premiers soins de ce dernier est de faire donner à son hôte une séance de fakirisme.

Sur la demande du maître de la maison, un fakir, venu de la pagode voisine, se présente muni de son bâton de bambou.

Le voici qui se tient sur le seuil de la porte et, sans gêne, sans affectation d'aucune sorte, il dit au maître : « Tu m'as fait demander : me voilà, que désires-tu de moi ? » Examinons-le : C'est un homme de haute taille à part un petit morceau d'étoffe suspendu, pour le principe, à la partie inférieure de son abdomen, il est complètement nu.

Ce grand corps maigre et bronzé a l'aspect d'une momie ambulante.

Après les salamalecs communs, avec quelques variantes, à tous les Orientaux, il s'installe, et, sur la demande des hôtes de la maison, où il entre souvent pour la première fois, après avoir pris une pose inspirée et marmotté un certain nombre d'incantations magiques, il provoque alors plusieurs phénomènes plus ou moins surprenants.

Un de ses exercices familiers est intitulé la danse des feuilles : un certain nombre de feuilles de figuier, ou toutes autres feuilles, sont embrochées par le milieu sur autant de bâtons de bambou fixés en terre dans des pots à fleurs ou tout autrement. Si on en fait la demande, le charmeur ne prépare rien lui-même, il ne touche à aucun des « accessoires ». Lorsque tout est préparé, il s'assied, sur le sol de la pièce, ou à terre si on se trouve en plein air, les mains étendues et à une distance telle qu'on peut passer entre les feuilles et ses mains. Au bout d'un instant, les spectateurs sentent une sorte de brise fraîche leur caresser le visage, bien que les tentures environnantes restent immobiles, et bientôt les feuilles montent et descendent plus ou moins rapidement le long des bâtons qui les traversent. Cela, bien entendu, sans contact visible ni tangible entre l'opérateur et les objets servant à l'opération !

Ou bien, un vase, complètement rempli d'eau, se meut spontanément sur la table, se penche, oscille, s'élève à une hauteur assez sensible, sans qu'une goutte de liquide soit renversée.

Ou bien encore, des coups sont frappés, à la demande des assistants, ici ou là, et en nombre déterminé ; s'il y a des instruments de musique, ils rendent des sons, jouent des airs, en plein soleil, sous les yeux de ceux qui sont présents, à plusieurs mètres du fakir et sans que celui-ci se départisse un seul instant de son immobilité marmoréenne.

Le nouvel arrivé est-il un Provençal ou un Savoisien, on l'invite à penser à un vers de Mireille on à une phrase dans le patois de son pays ; est-ce un lettré, il pensera a un vers d’Homère ou de Virgile : le fakir étend du sable fin sur une table ou sur toute autre surface unie ; un petit bâtonnet de bois est placé sur le sable, égalise en couche mince, et l'homme nu se campe immobile, le corps en demi-cercle, les jambes repliées a l'orientale, et les mains étendues vers le sable. Après une attente plus ou moins prolongée, à la stupéfaction générale, le petit morceau de bois se dresse et marche, trotte, court tout seul sur le sable où chacun peut lire bientôt le vers de Mistral pensé par le Provençal ou la phrase en patois savoyard, à moins que le lettre naît demandé mentalement et obtenu un vers de l’Iliade ou des Bucoliques !

M L Jacolliot obtint par un procède analogue le nom d'un ami mort plusieurs années auparavant75.

Le fakir répète l'expérience devant vous en plein jour autant de fois que vous le demandez, et vous permet de constater tout ce que vous voudrez.

Est-il bien doué ? Avant de vous quitter, il va mettre le comble à votre étonnement : il se place dans un endroit bien en vue, dans la salle ou chacun l'observe, il fait face à l'assistance et gravement se croise les bras sur la poitrine ; son visage rayonne, ses yeux s'allument d’un feu sombre, puis, doucement, doucement, il quitte terre et s'élève plus ou moins haut, parfois a plusieurs pieds du sol et même jusqu’au plafond !

La séance terminée, le charmeur adresse, sur un ton calme, ses adieux emphatiques à la société, ne demande aucun salaire, reçoit l'aumône qu'on lui offre et part sans dire merci, comme c’est sa coutume.

Tel sont, en résumé, les récits des voyageurs français ou anglais qui ont visité l’Inde.

Lorsqu'on questionne les fakirs sur ces phénomènes, ils répondent qu'ils sont produits par les esprits. « Les esprits, disent-ils, qui sont les âmes de nos ancêtres76, se servent de nous comme d'un instrument ; nous leur prêtons notre fluide naturel pour le combiner avec le leur, et, par ce mélange, il se constitue un corps fluidique, à l'aide duquel ils agissent sur la matière ainsi que vous l'avez vu. »

Comme les médiums, les fakirs prétendent obtenir des phénomènes d’apports ; nous aurons l'occasion d'en parler plus loin.

De même que les médiums (nous l'avons vu plus haut), ils produisent l’écriture directe, la lévitation ou enlèvement de corps pesants et même de corps humains ; ils ont également la prétention de provoquer des apparitions de fantômes, de corps fluidiques, etc. En somme, leur langage traduit littéralement celui de nos spirites parisiens.

Les livres de M. Jacolliot contiennent des récits de séances de fakirisme identiques - à l'intensité et aux décors près - à ceux qu'on trouve dans les journaux spirites d'Europe et du Nouveau Monde. Les extraits que nous citerons permettront au lecteur de comparer.

Il est cependant un... - quel nom donner à cela ? - mettons une assertion... Donc, il est une assertion soutenue par les fakirs et que nous n'avons pas rencontrée dans les journaux et les livres spirites, c'est celle-ci : d'après ce que prétendent les fakirs, ils pourraient, à l'aide du magnétisme, de leurs mentrams77, etc., déterminer l'accélération de la végétation des plantes78 ; mais nous préférons, à ce sujet, laisser la parole à M. Jacolliot et citer textuellement le passage suivant de son ouvrage sur le Spiritisme dans le monde :
« Au nombre des prétentions les plus extraordinaires des fakirs, est celle d'influer d'une manière directe sur la végétation des plantes et de pouvoir accélérer de telle sorte leur croissance, qu'elles puissent en quelques heures atteindre un résultat qui demande ordinairement de longs mois, plusieurs années même de culture.

J'avais vu, nombre de fois déjà, les charmeurs de passage répéter ce phénomène ; mais comme je ne voyais là qu'une supercherie très réussie, j'avais négligé de noter exactement les circonstances dans lesquelles le fait s'était produit.

Quelque fantastique que fût la chose, je résolus, puisque j'étais en train, de faire reproduire par Covin-dasamy79, dont la force était réellement merveilleuse, tous les phénomènes que j'avais déjà vu accomplir par divers, d'expérimenter avec lui ce fait absurde mais curieux, et d'exercer une telle surveillance sur chacun de ses actes, qu'il ne pût en soustraire aucun a mon attention.

Il devait me donner encore deux heures d'expériences en pleine lumière — de trois à cinq — avant la grande séance de nuit. Je me décidai à les consacrer à cet examen.

Le fakir ne se doutait de rien, et je crus fortement le surprendre, lorsqu'à son arrivée je lui fis part de mes intentions. — Je suis à tes ordres, me dit-il avec sa simplicité ordinaire.

Je fus un peu déconcerté par cette assurance, cependant je repris aussitôt :

— Me laisseras-tu choisir la terre, le vase et la graine que tu vas faire pousser devant moi ?

— Le vase et la graine, oui !... mais la terre doit être prise dans un nid de carias.

Ces petites fourmis blanches qui construisent, pour s'y abriter, des monticules qui atteignent souvent une hauteur de huit à dix mètres, sont fort communes dans l'Inde et rien n'était plus facile que de se procurer un peu de cette terre qu'elles gâchent fort proprement pour édifier leurs asiles.

J'ordonnai à mon cansama80 d'aller en chercher un plein vase à fleurs d'une grandeur ordinaire et de m'apporter en même temps quelques graines de différentes espèces.

Le fakir le pria d'écraser entre deux pierres la terre qu'il ne pourrait arracher que par morceaux presque aussi durs que des débris de démolition.

La recommandation était bonne ; nous n'aurions pu en effet, nous livrer à cette opération au milieu des appartements.

Moins d'un quart d'heure après, mon domestique était de retour apportant les objets demandés ; je les lui pris des mains et le renvoyai, ne voulant pas le laisser communiquer avec Covindasamy.

Je remis à ce dernier le vase plein d'une terre blanchâtre, qui devait être entièrement saturée de cette liqueur laiteuse que les carias sécrètent sur chaque parcelle infime de terre dont ils se servent pour élever leurs monuments.

Il la délaya lentement avec un peu d'eau, en marmottant des mantras dont les paroles n'arrivaient pas jusqu'à moi.

Lorsque le fakir jugea qu'elle était convenablement préparée, il me pria de lui donner la graine que j'avais choisie, ainsi que quelques coudées d'une étoffe blanche quelconque. Je pris au hasard une graine de papayer, parmi celles que mon cansama m'avait apportées, et avant de la lui remettre je lui demandai s'il m'autorisait à la marquer. Sur sa réponse affirmative, j'entaillai légèrement la pellicule de la graine assez semblable à un pépin de courge, moins la couleur qui était d'un brun très foncé, et la lui donnai avec quelques mètres de mousseline à moustiquaire.

— Je vais bientôt dormir du sommeil des esprits, me dit Covin-dasamy ; jure-moi de ne toucher ni à ma personne, ni au vase. Je le lui promis.

Il planta alors la graine dans la terre, qu'il avait amenée à l'état de boue liquide, puis enfonçant son bâton à sept noeuds — signe d'initiation qui ne le quittait jamais — dans un des coins du vase, il s'en servit comme d'un support, sur lequel il étendit la pièce de mousseline que je venais de lui donner. Après avoir ainsi caché l'objet sur lequel il allait opérer, il s'accroupit, étendit les deux mains horizontalement au-dessus de l'appareil, et tomba peu à peu dans un état complet de catalepsie.

J'avais promis de ne point le toucher, et j'ignorais tout d'abord si cette situation était réelle ou simulée, mais lorsqu'au bout d'une demi-heure je vis qu'il n'avait pas fait un mouvement, je fus forcé de me rendre à l'évidence, aucun homme éveillé, quelle que soit sa force, étant capable de tenir pendant dix minutes seulement les deux bras étendus horizontalement devant lui.

Une heure s'écoula ainsi sans que le plus petit jeu de muscles vint déceler la vie... Presque entièrement nu, le corps luisant et bruni par la chaleur, l'oeil ouvert et fixe, le fakir ressemblait à une statue de bronze dans une pose d'évocation mystique.

Je m'étais d'abord placé en face de lui pour ne rien perdre de la scène, mais bientôt je ne pus supporter ses regards, qui, quoique à demi éteints, me paraissaient chargés d'effluves magnétiques... A un moment donné, il me sembla que tout commençait à tourner autour de moi, le fakir lui-même me paraissait entrer en danse... Pour échapper à cette hallucination des sens, produite sans aucun doute par la tension trop grande de mes regards sur un même objet, je me levai, et sans perdre de vue Govin-dasamy, toujours aussi immobile qu'un cadavre, je fus m'asseoir à l'extrémité de la terrasse, portant alternativement mon attention sur le cours du Gange et sur le fakir pour échapper ainsi à une influence trop directe et trop prolongée.

Il y avait deux heures que j'attendais ; le soleil commençait à baisser rapidement à l'horizon, lorsqu'un léger soupir me fit tressaillir ; le fakir était revenu à lui.

Il me fit signe d'approcher et, enlevant la mousseline qui voilait le vase, me montra, fraîche et verte, une jeune tige de papayer ayant à peu près vingt centimètres de hauteur. Devinant ma pensée, Govin-dasamy enfonça ses doigts dans la terre, qui, pendant l'opération, avait perdu presque toute son humidité et retirant délicatement la jeune plante, il me montra sur une des deux pellicules, qui adhéraient encore aux racines, l'entaille que j'avais faite deux heures auparavant.

Etait-ce la même graine et la même entaille ? Je n'ai qu'une chose à répondre. Je ne me suis aperçu d'aucune substitution ; le fakir n'était point sorti de la terrasse. Je ne l'avais pas perdu des yeux. Il ignorait en venant ce que j'allais lui demander. Il ne pouvait cacher une plante sous ses vêtements, puisqu'il était presque entièrement nu, et dans tous les cas, comment aurait-il pu prévoir d'avance que je choisirais une graine de papayer au milieu de trente espèces différentes que le cansama m'avait apportées.

Je ne puis, on le conçoit, rien affirmer de plus sur un pareil fait. Il est des cas où la raison ne se rend pas, même en présence de phénomènes que les sens n'ont pu prendre en flagrant délit de tromperie.

Après avoir joui quelques instants de mon étonnement, le fakir me dit avec un mouvement d'orgueil qu'il dissimulait peu : Si je continuais les évocations, dans huit jours le papayer aurait des fleurs et dans quinze des fruits ».
Bien entendu, nous n'engageons en rien notre responsabilité sur tout ce qui précède, nous reproduisons, mais nous ne garantissons que ce qui est exposé dans nos propres expériences.

Nous restons fidèles à notre principe « de ne croire que ce qui est démontré ».

Voyons maintenant ce que devient le merveilleux en Europe.
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