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Paragraphe IV



Les tracés représentés sur les figures qui suivent ont été recueillis suivant le procédé déjà indiqué plus haut dans les expériences où la « force, le courant, le pouvoir ou l'influence » s'échappait des mains de Home et agissait à travers l'eau.


Fig. 8.


Fig. 9.
Il faut lire le livre de M. Crookes pour se faire une idée du luxe de précautions dont il s'est entouré dans ses expériences. Le pauvre Home était soumis à des épreuves bien offensantes : on lui tenait les pieds et les mains, il n'avait le droit de faire aucun mouvement sans que plusieurs paires d'yeux méfiants ne fussent braquées sur lui.

Fig. 10.
Les expériences ci-dessus furent répétées avec une autre personne douée d'un « pouvoir » semblable à celui de M. Home, mais moins fort.

Fig. 11.
De plus, avec cette autre personne, que M. Crookes ne nomme pas parce que, dit-il, elle ne fait pas profession de médium, il fit des expériences de même nature, mais avec des instruments plus délicats dont les figures 12 et 13 donneront une idée suffisante, surtout aux personnes habituées aux recherches graphiques à l'aide d'appareils enregistreurs.

Fig. 12.

Fig. 13.
Des tracés ont été obtenus à l'aide de cet instrument dans lequel une membrane de parchemin tendue sur le cadre A devait servir, sans contact des mains, à faire mouvoir l'extrémité B du levier qui reposait sur elle.

Les effets bruyants obtenus par l'intermédiaire de la personne en question furent très remarquables : il semblait aux expérimentateurs qu'il tombait de la grêle sur la membrane de parchemin. Les tracés obtenus — M. Crookes tenant ses mains sur celles du médium qui restèrent complètement immobiles — sont reproduits dans la figure 14.


Fig. 14.
Les tracés obtenus avec M. Home à l'aide du même appareil sont plus accidentés et marquent une force plus considérable, bien qu'elle ait agi à une distance plus grande que dans le cas précédent. Les figures 15 et 16 ont été produites avec le fluide de Home.

Partant de ces expériences, M. Crookes conclut que l'existence d'une force associée à l'organisme humain doit être mise hors de doute.

Fig. 15.
Cette force, « par laquelle un surcroît de poids peut être ajouté à des corps solides sans contact effectif », se rencontre chez un très petit nombre d'individus. Chez la même personne elle est très variable d'un instant à l'autre.


Fig. 16.

Après avoir observé « l'état pénible de prostration nerveuse et corporelle dans laquelle quelques-unes de ces expériences ont laissé M. Home, après l'avoir vu dans un état de défaillance presque complète, étendu sur le plancher, pâle et sans voix », M. Crookes pense que cette influence procède du système nerveux et que cette force psychique est « accompagnée d'un épuisement correspondant de la force vitale 119».

Répétons que toutes ces expériences ont été faites dans la maison et dans le laboratoire de leur auteur, au moyen d'instruments à lui, et avec l'assistance de préparateurs qui sont des maîtres pour la plupart.

William Crookes avait fait connaître ses recherches, lorsque le professeur Boutlerow, professeur de chimie à l'université de Saint-Pétersbourg, lui écrivit qu'il venait de faire des expériences semblables avec Home, dont la force à ce moment était des plus considérables.

Un appareil avait été disposé de telle façon que la pression des mains de Home à l'endroit où elles étaient appliquées eût diminué la tension si ce dernier avait fait le moindre effort. Le dynamomètre servant à l'expérience marquait une tension normale de 100 livres. Lorsque Home eut appliqué ses mains, la tension du dynamomètre fut portée à 150 livres.

L'auteur rappelle aussi dans son livre que le Dr Robert Hare, professeur émérite de chimie, avait obtenu des résultats identiques, ainsi que M. Thury, professeur à l'académie de Genève en 1855. Ce dernier savant repoussait l'intervention des « esprits », ne voulait voir dans ces phénomènes que l'effet d'une force nerveuse spéciale, analogue à l'éther des savants, qui transmet la lumière, et donnait à cette force le nom de force ecténique (de êxxévia, extension).

L'existence de cette force est donc incontestable. On ferait encore admettre cela facilement, mais voici que le Comité de recherches de la Société dialectique de Londres, tout en établissant sa réalité, après expériences, « constate que cette force est souvent dirigée par quelque intelligence ».

Dans son ouvrage sur la suggestion, le professeur Bernheim, de Nancy, n'admet pas l'action d'une force émanant du corps humain dans les manifestations magnétiques ou hypnotiques. Il nie l'existence de cette force ; cependant M. le Dr Baréty, après Mesmer, en a constaté nettement les effets au moyen d'expériences très ingénieuses120. Le Dr Baréty a même démontré que cette force, qu'il appelle neurique rayonnante, produit ses effets à travers différentes substances, même à travers un mur, mais qu'elle ne traverse pas l'eau, dans laquelle elle s’accumule. Cette force différerait donc de la force psychique, qui, elle, se transmet à travers l'eau, comme on l'a vu dans les expériences précitées.

Lorsque M. W. Crookes fit connaître ses recherches, elles furent fort mal accueillies ; naturellement, la Société royale, dont notre expérimentateur fait partie, ne voulut pas d'une nouveauté aussi compromettante, et le professeur Balfour Steward poussa la facétie jusqu'à supposer que M. Crookes et les personnes qui l'avaient assisté avaient été fascinés par la grande puissance électro-biologique ( ? ) de M. Home. « Possible ! répondit M. Crookes, que nous ayons été fascinés, mais nos instruments enregistreurs ont-ils été fascinés aussi ? »

Le savant anglais constata le fait important que voici : lorsque la « force » était faible, la lumière exerçait une action contraire sur quelques-uns des phénomènes. Mais avec Home, dont la force était considérable, on pouvait opérer en pleine lumière. Ceci lui a permis d'essayer l'action de différentes lumières sur cette force : lumière du soleil — lumière diffuse — clair de lune — gaz — lampe — bougie — lumière électrique — lumière jaune homogène, — etc., etc.

Les rayons les moins favorables aux manifestations « semblent être ceux de l'extrémité du spectre ».

Jusqu'ici, dans les expériences de M. Crookes, rien, en apparence, pour un observateur superficiel, n'est par trop extraordinaire ; mais le savant « habitué aux recherches merveilleusement exactes » se dit que si, sans action d'une force connue, une plume se meut spontanément, il n'y a pas de raison pour qu'un homme ne s'élève également, et dans les mêmes conditions, au-dessus du sol. C'est pourquoi M. Crookes parle des phénomènes suivants d'une façon toute naturelle, le principe étant une fois admis aussi se contente-t-il d'indiquer sommairement différents phénomènes qu'il a observés et qu'il réserve peut-être pour un travail de plus longue haleine. Il classe ainsi ces phénomènes :

Ire classe. — Mouvements de corps pesants avec contact, mais sans effort mécanique.

IIe classe. — Phénomènes de percussion et autres sons de même nature.

IIIe classe. — Altération du poids des corps.

IVe classe. — Mouvements d'objets pesants placés à une certaine distance du médium.

Ve classe. — Tables et chaises enlevées de terre sans l'attouchement de personne.

VIe classe. — Enlèvement de corps humains. (Il a vu à trois reprises Home s'élever complètement au-dessus du plancher.)

VIIe classe. — Mouvements de certains petits objets sans le contact de personne.

VIIIe classe. — Apparitions lumineuses.

IXe classe. — Apparitions de mains lumineuses par elles-mêmes ou visibles à la lumière ordinaire.

Xe classe. — Ecriture directe.

XIe classe. — Formes et figures de fantômes.

XIIe classe. — Cas particuliers semblant indiquer l'action d'une intelligence extérieure.

XIIIe classe. — Manifestations diverses d'un caractère composé.

Il faudrait pouvoir citer en entier le livre de M. Crookes ; aussi nous engageons tous ceux qui ne croient pas ces questions indignes de l'attention des hommes sérieux, à lire l'ouvrage dont nous venons d'analyser brièvement quelques chapitres121 : ils y trouveront le tact scientifique d'un expérimentateur consommé et l'accent d'une haute sincérité qui impose.

De plus, tout en relatant les séances les plus peuplées de fantômes, M. Crookes ne nous dit pas qu'il croit aux esprits : il paraît avoir mis cette question de côté.

Nous allons terminer l'examen de l'ouvrage du savant membre de la Société Royale, mais nous nous ferions un reproche de ne pas reproduire en entier les quelques pages qui le terminent. Ces pages contiennent le récit de faits tellement extraordinaires qu'on se prend la tête à deux mains pour se demander si l'on rêve.

On a besoin de se rappeler le nom et la qualité de celui qui a écrit ces récits pour ne pas jeter loin de soi le livre qui les renferme. Et quand on se dit qu'il n'y a plus à se fier à personne si M. Crookes n'a pas dit vrai, on se sent presque effrayé et on se demande malgré soi, dans son inquiétude : Où allons-nous ?

Paragraphe V



Voici les lettres écrites par M. Crookes à différents journaux philosophiques de Londres ; on verra que les séances de « matérialisation d'esprits » dont l'auteur s'est fait le narrateur ne diffèrent pas essentiellement de celles que nous avons citées à titre de spécimens de la littérature spirite :

« .... La séance se tenait dans la maison de M. Luxmore, et le « cabinet » était un arrière salon séparé par un rideau de la chambre de devant, dans laquelle se trouvait l'assistance.

La formalité ordinaire d'inspecter la chambre et d'examiner les fermetures ayant été effectuée, Mlle Cook pénétra dans le cabinet.

Au bout de peu de temps, la forme de Katie apparut à côté du rideau, mais elle se retira bientôt en disant que son médium n'était pas bien et ne pouvait pas être mis dans un sommeil suffisamment profond pour qu'il fût sans danger pour elle de s'en éloigner.

J'étais placé à quelques pieds du rideau derrière lequel Mlle Cook était assise, le touchant presque, et je pouvais fréquemment entendre ses plaintes et ses sanglots, comme si elle souffrait. Ce malaise continua par intervalles presque pendant toute la durée de la séance, et une fois comme la forme de Katie était devant moi dans la chambre, j'entendis distinctement le son d'un sanglot plaintif, identique à ceux que Mlle Cook avait fait entendre par intervalles tout le temps de la séance et qui venait de derrière le rideau où elle devait être assise.

J'avoue que la figure était frappante d'apparence de vie et de réalité, et autant que je pouvais voir à la lumière un peu indécise, ses traits ressemblaient à ceux de Mlle Cook, mais cependant la preuve positive donnée par un de mes sens, que le soupir venait de Mlle Cook, dans le cabinet, tandis que la figure était au dehors, cette preuve, dis-je, est trop forte pour être renversée par une simple supposition du contraire, même bien soutenue.

Vos lecteurs, Messieurs, me connaissent, et voudront bien croire, j'espère, que je n'adopterai pas précipitamment une opinion, ni que je ne leur demanderai pas d'être d'accord avec moi, d'après une preuve insuffisante. C'est peut-être trop espérer que de penser que le petit incident que j'ai mentionné aura pour eux le même poids que celui qu'il a eu pour moi. Mais je leur demanderai ceci : « que ceux qui inclinent à juger durement Mlle Cook suspendent leur jugement jusqu'à ce que j'apporte une preuve certaine, qui, je le crois, sera suffisante pour résoudre la question.

En ce moment, Mlle Cook se consacre exclusivement à une série de séances privées auxquelles n'assistent qu'un ou deux de mes amis et moi. Ces séances se prolongeront probablement pendant quelques mois, et j'ai la promesse que toute preuve que je désirerai me sera donnée. Ces séances n'ont pas eu lieu depuis quelques semaines, mais il y en a eu assez pour me convaincre pleinement de la sincérité et de l'honnêteté parfaites de Mlle Cook et pour me donner tout lieu de croire que les promesses que Katie m'a faites si librement seront tenues.

Maintenant, tout ce que je demande, c'est que vos lecteurs ne présument pas à la hâte que tout ce qui, à première vue, paraît douteux implique nécessairement déception, et qu'ils veuillent bien suspendre leur jugement jusqu'à ce que je leur parle de nouveau de ces phénomènes.

Je suis, etc.

William Crookes.

20, Mornington Road, London, 3 février 1874. »
« Dans une lettre que j'ai écrite à ce journal au commencement de février dernier, je parlais des phénomènes de formes d'esprits qui s'étaient manifestées par la médiumnité de Mlle Cook, et je disais : « Que ceux qui inclinent à juger durement Mlle Cook, suspendent leur jugement jusqu'à ce que j'apporte une preuve certaine qui, je le crois, sera suffisante pour résoudre la question.

En ce moment, Mlle Cook se consacre exclusivement à une série de séances privées auxquelles n'assistent qu'un ou deux de mes amis et moi... J'en ai vu assez pour me convaincre pleinement de la sincérité et de l'honnêteté parfaites de Mlle Cook et pour me donner tout lieu de croire que les promesses que Katie m'a faites si librement seront tenues.

Dans cette lettre, je décrivais un incident qui, selon moi, était propre à me convaincre que Katie et Mlle Cook étaient deux êtres matériels distincts. Lorsque Katie était hors du cabinet, debout devant moi, j'entendis un son plaintif venant de Mlle Cook qui était dans le cabinet. Je suis heureux de dire que j'ai enfin obtenu « la preuve absolue », dont je parlais dans la lettre ci-dessus mentionnée.

Pour le moment, je ne parlerai pas de la plupart des preuves que Katie m'a données dans les nombreuses occasions où Mlle Cook m'a favorisé de séances chez moi, et je n'en décrirai qu'une ou deux qui ont eu lieu récemment. Depuis quelque temps, j'expérimentais avec une lampe à phosphore, consistant en une bouteille de 6 à 8 onces, qui contenait un peu d'huile phosphorée et qui était solidement bouchée. J'avais des raisons pour espérer qu'à la lumière de, cette lampe quelques-uns des mystérieux phénomènes du cabinet pourraient se rendre visibles, et Katie espérait, elle aussi, obtenir le même résultat.

Le 12 mars, pendant une séance chez moi, et après que Katie eût marché au milieu de nous, qu'elle nous eût parlé pendant quelque temps, elle se retira derrière le rideau qui séparait mon laboratoire, où l'assistance était assise, de ma bibliothèque qui, temporairement, faisait l'office de cabinet. Au bout d'un moment, elle revint au rideau et m'appela à elle en disant : « Entrez dans la chambre et soulevez la tête de mon médium, elle a glissé à terre ». Katie était alors debout devant moi, vêtue de sa robe blanche habituelle et coiffée de son turban.

Immédiatement, je me dirigeai vers la bibliothèque pour relever Mlle Cook, et Katie fit quelques pas de côté pour me laisser passer. En effet, Mlle Cook avait glissé en partie de dessus le canapé, et sa tête penchait dans une situation très pénible. Je la remis sur le canapé, et, en faisant cela, j'eus, malgré l'obscurité, la vive satisfaction de constater que Mlle Cook n'était pas revêtue du costume de Katie, mais qu'elle portait son vêtement ordinaire de velours noir et se trouvait dans une profonde léthargie. Il ne s'était pas écoulé plus de trois secondes entre le moment où je vis Katie en robe blanche devant moi et celui où je relevai Mlle Cook sur le canapé en la tirant de la position où elle se trouvait.

En retournant à mon poste d'observation, Katie apparut de nouveau et dit qu'elle pensait qu'elle pourrait se montrer à moi en même temps que son médium. Le gaz fut baissé, et elle me demanda ma lampe à phosphore. Après s'être montrée à sa lueur pendant quelques secondes, elle me la remit dans les mains en disant : « Maintenant, entrez, et venez voir mon médium ».

Je la suivis de près dans ma bibliothèque et, à la lueur de ma lampe, je vis Mlle Cook reposant sur le sofa exactement comme je l'y avais laissée. Je regardai autour de moi pour voir Katie, mais elle avait disparu. Je l'appelai, mais je ne reçus pas de réponse.

Je repris ma place, et Katie réapparut bientôt et me dit que tout le temps elle avait été debout auprès de Mlle Cook. Elle demanda alors si elle ne pourrait pas elle-même essayer une expérience, et prenant de mes mains la lampe à phosphore, elle passa derrière le rideau, me priant de ne pas regarder dans le cabinet pour le moment. Au bout de quelques minutes, elle me rendit la lampe en me disant qu'elle n'avait pas pu réussir, qu'elle avait épuisé tout le fluide du médium, mais qu'elle essaierait de nouveau une autre fois. Mon fils aîné, un garçon de quatorze ans, qui était assis en face de moi, dans une position telle qu'il pouvait voir derrière le rideau, me dit qu'il avait vu distinctement la lampe à phosphore paraissant flotter dans l'espace au-dessus de Mlle Cook et l'éclairant pendant qu'elle était étendue sans mouvement sur le sofa, mais qu'il n'avait pu voir personne tenir la lampe.

Je passe maintenant à la séance tenue hier soir à Hackney. Jamais Katie n'est apparue avec une aussi grande perfection ; pendant près de deux heures, elle s'est promenée dans la chambre en causant familièrement avec ceux qui étaient présents. Plusieurs fois elle prit mon bras en marchant, et l'impression ressentie par mon esprit que c'était une femme vivante qui se trouvait à mon côté et non pas un visiteur de l'autre monde, cette impression, dis-je, fut si forte, que la tentation de répéter une récente et curieuse expérience devint presque irrésistible.

Pensant donc que si je n'avais pas un esprit près de moi, il y avait tout au moins une dame, je lui demandai la permission de la prendre dans mes bras, afin de me permettre de vérifier les intéressantes observations qu'un expérimentateur hardi avait récemment fait connaître d'une manière tant soit peu prolixe. Cette permission me fut gracieusement donnée, et, en conséquence, j'en usai — convenablement — comme tout homme bien élevé l'eût fait dans ces circonstances. M. Volckman sera charmé de savoir que je puis corroborer son assertion que le «fantôme » (qui, du reste, ne fit aucune résistance) était un être aussi matériel que Mlle Cook elle-même. Mais la suite montrera combien un expérimentateur a tort, quelque soignées que ses observations puissent être, de se hasarder à formuler une importante conclusion quand les preuves ne sont pas en quantité suffisante. Katie dit alors que cette fois elle se croyait capable de se montrer en même temps que Mlle Cook. Je baissai le gaz, et ensuite, avec ma lampe à phosphore, je pénétrai dans la chambre qui servait de cabinet. Mais préalablement, j'avais prié un de mes amis, qui est habile sténographe, de noter toute observation que je pourrais faire pendant que je serais dans ce cabinet, car je connais l'importance qui s'attache aux premières impressions, et je ne voulais pas me confier à ma mémoire plus qu'il n'était nécessaire. Ces notes sont en ce moment devant moi.

J'entrai dans la chambre avec précaution ; il y faisait noir, et ce fût à tâtons que je cherchai Mlle Cook. Je la trouvai accroupie sur le plancher.

M'agenouillant, je laissai l'air entrer dans ma lampe, et à sa lueur, je vis cette jeune dame vêtue de velours noir, comme elle l'était au début de la séance et ayant toute l'apparence d'être complètement insensible. Elle ne bougea pas lorsque je pris sa main et tint la lampe tout à fait près de son visage ; mais elle continua à respirer paisiblement.

Elevant la lampe, je regardai autour de moi et je vis Katie qui se tenait debout tout près de Mlle Cook et derrière elle. Elle était vêtue d'une draperie blanche et flottante comme nous l'avions déjà vue pendant la séance. Tenant une des mains de Mlle Cook dans la mienne, et m'agenouillant encore, j'élevai et j'abaissai la lampe, tant pour éclairer la figure entière de Katie, que pour pleinement me convaincre que je voyais bien réellement la vraie Katie que j'avais pressée dans mes bras quelques minutes auparavant, et non pas le fantôme d'un cerveau malade. Elle ne parla pas, mais elle remua la tète en signe de reconnaissance. Par trois fois différentes, j'examinai soigneusement Mlle Cook accroupie devant moi, pour m'assurer que la main que je tenais était bien celle d'une femme vivante et, à trois reprises différentes, je tournai ma lampe vers Katie pour l'examiner avec une attention soutenue, jusqu'à ce que je n'eusse plus le moindre doute qu'elle était bien là devant moi. A la fin, Mlle Cook fit un léger mouvement, et aussitôt Katie me fit signe de m'en aller. Je me retirai dans une autre partie du cabinet et cessai alors de voir Katie, mais je ne quittai pas la chambre jusqu'à ce que Mlle Cook se fût éveillée et que deux des assistants eussent pénétré avec de la lumière.

Avant de terminer cet article, je désire faire connaître quelques-unes des différences que j'ai observées entre Mlle Cook et Katie. La taille de Katie est variable ; chez moi je l'ai vue plus grande de six pouces que Mlle Cook. Hier soir, ayant les pieds nus et ne se tenant pas sur la pointe des pieds, elle avait quatre pouces et demi de plus que Mlle Cook. Hier soir, Katie avait le cou découvert, la peau était parfaitement douce au toucher et à la vue, tandis que Mlle Cook a au cou une cicatrice qui, dans des circonstances semblables, se voit distinctement et est rude au toucher. Les oreilles de Katie ne sont pas percées, tandis que Mlle Cook porte ordinairement des boucles d'oreilles. Le teint de Katie est très blanc, tandis que celui de Mlle Cook est très brun. Les doigts de Katie sont beaucoup plus longs que ceux de Mlle Cook et son visage est aussi plus grand. Dans les façons et manières de s'exprimer, il y a aussi bien des différences marquées.

La santé de Mlle Cook n'est pas assez bonne pour lui permettre de donner, avant quelques semaines, d'autres séances expérimentales comme celles-ci, et nous l'avons en conséquence fortement engagée à prendre un repos complet avant de recommencer la campagne d'expériences dont, à cause d'elle, j'ai donné un aperçu, et dans un temps prochain, j'espère que je pourrai en faire connaître les résultats.
DERNIÈRE APPARITION DE KATIE KING

SA PHOTOGRAPHIE A L'AIDE DE LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
Ayant pris une part active aux dernières séances de Mlle Cook, et ayant très bien réussi à prendre de nombreuses photographies de Katie King à l'aide de la lumière électrique, j'ai pensé que la publication de quelques détails serait intéressante pour les spiritualistes.

Durant la semaine qui a précédé le départ de Katie, elle a donné des séances chez moi, presque tous les soirs, afin de me permettre de la photographier à la lumière artificielle. Cinq appareils complets de photographie furent donc préparés à cet effet. Ils consistaient en cinq chambres noires, une de la grandeur de plaque entière, une de demi plaque, une de quart, et de deux chambres stéréoscopiques binoculaires, qui devaient toutes être dirigées sur Katie en même temps chaque fois qu'elle poserait pour obtenir son portrait. Cinq bains sensibilisateurs et fixateurs furent employés et nombre de glaces furent nettoyées à l'avance, prêtes à servir, afin qu'il n'y eût ni hésitation ni retard pendant les opérations photographiques que j'exécutai moi-même, assisté d'un aide.

Ma bibliothèque servit de cabinet noir : elle avait une porte à deux battants qui s'ouvrait sur le laboratoire, un de ces battants fut enlevé de ses gonds et un rideau fut suspendu à sa place pour permettre à Katie d'entrer et de sortir facilement. Ceux de nos amis qui étaient présents étaient assis dans le laboratoire en face du rideau, et les chambres noires étaient placées un peu derrière eux, prêtes à photographier Katie quand elle sortirait et à prendre également l'intérieur du cabinet, chaque fois que le rideau serait soulevé dans ce but. Chaque soir il y avait trois ou quatre expositions de glaces dans les cinq chambres noires, ce qui donnait au moins quinze épreuves par séance. Quelques-unes se gâtèrent au développement, d'autres en réglant la lumière. Malgré tout, j'ai quarante-quatre négatifs, quelques-uns médiocres, quelques-uns ni bons ni mauvais, et d'autres excellents.

Katie donna pour instruction à tous les assistants de rester assis et d'observer cette condition ; seul, je ne fus pas compris dans cette mesure, car, depuis quelque temps, elle m'avait donné la permission de faire ce que je voudrais, de la toucher, d'entrer dans le cabinet et d'en sortir, presque chaque fois qu'il me plairait. Je l'ai souvent suivie dans le cabinet et l'ai vue quelquefois, elle et son médium, en même temps ; mais le plus généralement, je ne trouvais que le médium en léthargie et reposant sur le parquet ; Katie et son costume blanc avaient instantanément disparu.

Durant ces six derniers mois, Mlle Cook a fait chez moi de nombreuses visites, et y est demeurée quelquefois une semaine entière. Elle n'apportait avec elle qu'un petit sac de nuit ne fermant pas à clef ; pendant le jour elle était constamment en compagnie de Mme Crookes, de moi-même, ou de quelque autre membre de ma famille, et ne dormant pas seule, il y a eu manque absolu d'occasions de rien préparer, même d'un caractère moins achevé, qui fût apte à jouer le rôle de Katie King. J'ai préparé et disposé moi-même ma bibliothèque ainsi que le cabinet noir, et d'habitude, après que Mlle Cook avait dîné et causé avec nous, elle se dirigeait droit au cabinet, et à sa demande je fermais à clef la seconde porte, gardant la clef sur moi pendant toute la séance : alors on baissait le gaz et on laissait Mlle Cook dans l'obscurité.

En entrant dans le cabinet, Mlle Cook s étendait sur le plancher, sa tête sur un coussin, et bientôt elle était en léthargie. Pendant les séances photographiques, Katie enveloppait la tête de son médium avec un châle, pour empêcher que la lumière ne tombât sur son visage.

Fréquemment, j'ai soulevé un côté du rideau lorsque Katie était debout tout auprès, et alors il n'était pas rare que les sept ou huit personnes qui étaient dans le laboratoire pussent voir en même temps Mlle Cook et Katie, sous le plein éclat de la lumière électrique. Nous ne pouvions pas, alors, voir le visage du médium à cause du châle, mais nous apercevions ses mains et ses pieds ; nous la voyions se remuer péniblement sous l'influence de cette lumière intense, et par moments nous entendions ses plaintes. J'ai une épreuve de Katie et de son médium photographiés ensemble ; mais Katie est placée devant la tête de Mlle Cook.

Pendant que je prenais une part active à ces séances, la confiance qu'avait en moi Katie s'accroissait graduellement, au point qu'elle ne voulait plus donner de séance à moins que je ne me chargeasse des dispositions à prendre, disant qu'elle voulait toujours m'avoir près d'elle et près du cabinet. Dès que cette confiance fut établie, et quand elle eut la satisfaction d'être sûre que je tiendrais les promesses que je pouvais lui faire, les phénomènes augmentèrent beaucoup en puissance, et des preuves me furent données qu'il m'eût été impossible d'obtenir si je m'étais approché du sujet d'une manière différente. Elle m'interrogeait souvent au sujet des personnes présentes aux séances et sur la manière dont elles seraient placées, car, dans les derniers temps, elle était devenue très nerveuse à la suite de certaines suggestions malavisées, qui conseillaient d'employer la force pour aider à des modes de recherches plus scientifiques.

Une des photographies les plus intéressantes est celle où je suis debout à côté de Katie ; elle a son pied nu sur un point particulier du plancher. J'habillai ensuite Mlle Cook comme Katie ; elle et moi nous nous plaçâmes dans la même position et nous fûmes photographiés par les mêmes objectifs placés absolument comme dans l'autre expérience et éclairés par la même lumière. Lorsque ces deux dessins sont placés l'un sur l'autre, les deux photographies de moi coïncident parfaitement quant à la taille, etc., mais Katie est plus grande d'une demi tête que Mlle Cook, et auprès d'elle elle semble une grosse femme. Dans beaucoup d'épreuves, la largeur de son visage et la grosseur de son corps différent essentiellement de son médium et les photographies font voir plusieurs autres points de dissemblance.

Mais la photographie est aussi impuissante à dépeindre la beauté parfaite du visage de Katie, que les mots le sont eux-mêmes à décrire le charme de ses manières. La photographie peut, il est vrai, donner un dessin de sa pose ; mais comment pourrait-elle reproduire la pureté brillante de son teint, ou l'expression sans cesse changeante de ses traits si mobiles, tantôt voilés de tristesse lorsqu'elle racontait quelque amer événement de sa vie passée, tantôt souriants avec toute l'innocence d'une jeune fille lorsqu'elle avait réuni mes enfants autour d'elle et qu'elle les amusait en leur racontant des épisodes de ses aventures dans l'Inde.

J'ai si bien vu Katie récemment, lorsqu’elle était éclairée par la lumière électrique, qu'il m'est possible d'ajouter quelques traits aux différences que, dans un précédent article, j'ai établies entre elle et son médium. J'ai la certitude la plus absolue que Mlle Cook et Katie sont deux individualités distinctes, du moins en ce qui concerne leurs corps. Plusieurs petites marques qui se trouvent sur le visage de Mlle Cook font défaut sur celui de Katie. La chevelure de Mlle Cook est d'un brun si foncé qu'elle paraît presque noire ; une boucle de celle de Katie, qui est là sous mes yeux et qu'elle m'avait permis de couper au milieu de ses tresses luxuriantes après l'avoir suivie de mes propres doigts jusque sur le haut de sa tête et m'être assuré qu'elle y avait bien poussé, est d'un riche châtain doré.

Un soir, je comptai les pulsations de Katie : son pouls battait régulièrement 75, tandis que celui de Mlle Cook peu d'instants après atteignait 90, son chiffre habituel. En appuyant mon oreille sur la poitrine de Katie, je pouvais entendre un coeur battre à l'intérieur, et ses pulsations étaient encore plus régulières que celles du coeur de Mlle Cook, lorsque après la séance elle me permettait la même expérience. Eprouvés de la même manière, les poumons de Katie se montrèrent plus sains que ceux de son médium, car, au moment où je fis mon expérience, Mlle Cook suivait un traitement médical pour un gros rhume.

Vos lecteurs trouveront sans doute intéressant qu'à vos récits et à ceux de M. Ross Church, au sujet de la dernière apparition de Katie, viennent s'ajouter les miens, du moins ceux que je puis publier. Lorsque le moment de nous dire adieu fut arrivé pour Katie, je lui demandai la faveur d'être le dernier à la voir. En conséquence, quand elle eut appelé à elle chaque personne de la société et qu'elle leur eut dit quelques mots en particulier, elle donna des instructions générales pour notre direction future et la protection à donner à Mlle Cook. De ces instructions qui furent sténographiées, je cite la suivante : « M. Crookes a très bien agi constamment, et c'est avec la plus grande confiance que je laisse Florence entre ses mains, parfaitement sûre que je sais qu'il ne trompera pas la foi que j'ai en lui. Dans toutes les circonstances imprévues, il pourra faire mieux que moi-même, car il a plus de force ».

Ayant terminé ses instructions, Katie m'engagea à entrer dans le cabinet avec elle, et me permit d'y demeurer jusqu'à la fin.

Après avoir fermé le rideau, elle causa avec moi pendant quelque temps, puis elle traversa la chambre pour aller à Mlle Cook, qui gisait inanimée sur le plancher. Se penchant sur elle, Katie la toucha et lui dit : « Eveillez-vous, Florence, éveillez-vous ! Il faut que je vous quitte maintenant ! »

Mlle Cook s'éveilla tout en larmes, elle supplia Katie de rester quelque temps encore. « Ma chère, je ne le puis pas ; ma mission est accomplie. Que Dieu vous bénisse ! » répondit Katie, et elle continua à parler à Mlle Cook. Pendant quelques minutes, elles causèrent ensemble, jusqu'à ce qu'enfin les larmes de Mlle Cook l'empêchèrent de parler. Suivant les instructions de Katie, je m'élançai pour soutenir Mlle Cook qui allait tomber sur le plancher et qui sanglotait convulsivement. Je regardai autour de moi, mais Katie et sa robe blanche avaient disparu. Dès que Mlle Cook fut assez calmée, on apporta une lumière, et je la conduisis hors du cabinet.

Les séances presque journalières dont Mlle Cook m'a favorisé dernièrement ont beaucoup éprouvé ses forces, et je désire faire connaître le plus possible les obligations que je lui dois pour son empressement à m'assister dans mes expériences. Quelque épreuve que j'aie proposée, elle a accepté de s'y soumettre avec la plus grande bonne volonté ; sa parole est franche et va droit au but, et je n'ai jamais rien vu qui pût en rien ressembler à la plus légère apparence du désir de tromper. Vraiment, je ne crois pas qu'elle pût mener une fraude à bonne fin, si elle venait à l'essayer ; et si elle le tentait, elle serait très promptement découverte, car une telle manière de faire est tout à fait étrangère à sa nature. Et quant à imaginer qu'une innocente écolière de quinze ans ait été capable de concevoir et de mener pendant trois ans avec un plein succès une aussi gigantesque imposture que celle-ci, et que, pendant ce temps, elle se soit soumise à toutes les conditions qu'on a exigées d'elle ; qu'elle ait supporté les recherches les plus minutieuses ; qu'elle ait voulu être inspectée à n'importe quel moment, soit avant, soit après les séances ; qu'elle ait obtenu encore plus de succès dans ma propre maison que chez ses parents, sachant qu'elle y venait expressément pour se soumettre à de rigoureux essais scientifiques, quant à imaginer, dis-je, que la Katie King des trois dernières années est le résultat d'une imposture, cela fait plus de violence à la raison et au bon sens que de croire qu'elle est ce qu'elle affirme elle-même.

Il ne serait pas convenable à moi de clore cet article sans remercier également M. et Mme Cook pour les grandes facilités qu'ils m'ont données de poursuivre mes observations et mes expériences.

Mes remerciements et ceux de tous les spiritualistes sont dus aussi à M. Charles Blackburn pour sa générosité, qui a permis à Mlle Cook de consacrer tout son temps au développement de ces manifestations, et, en dernier lieu, à leur examen scientifique.

Les photogravures qui suivent ont été faites sans aucune retouche manuelle d'après les photographies de Katie King obtenues par M. Crookes — au moins celles représentées dans les ligures 17 et 18. La figure 19 représente, suivant l'honorable M. William Crookes, de qui nous tenons personnellement ce renseignement, le Dr Gully tenant « Katie King » par la main.

Cette photographie a été faite par M. Harrison. Quant aux deux dernières (fig. 20 et 21), M. Crookes dit, à leur sujet, que l'une est trop peu distincte (fig. 20), et que l'autre, bien qu'elle porte le visage ressemblant de Katie, n'est pas restée dans son souvenir. Mais, dans la lettre dont il a bien voulu nous honorer, l'affirmation de M. William Crookes en ce qui a trait aux deux premières photographies (fig. 17 et 18) est absolue : c'est bien lui qui les a obtenues, et la personne qu'elles représentent est bien Katie King, c'est-à-dire un personnage qui se formait de toutes pièces devant ses yeux et disparaissait avec autant de facilité !


Fig. 17.
Photographie de Katie King (à la lumière électrique). Reproduction par la photogravure sans aucune retouche manuelle.

Cette photographie a été obtenue dans le laboratoire de M. William Crookes, membre de la société royale de Londres ; elle représente une personne qui s’est formée de toutes pièce devant le savant expérimentateur. Suivant l’expression des spirites, Katie King serait un esprit matérialisé momentanément.
Dans le fond de la figure 17, on remarque trois rangées de flacons, dont l'une très apparente ; cette épreuve a été prise chez M. Crookes et ces flacons sont ceux de son laboratoire de photographie.

Fig. 18. Photographie de Katie King obtenue par M. William Crookes.

Fig. 19. Photographie de Katie King obtenue par M. Harrison. La figure de droite représente M. le Dr Gully, de Londres.
La photographie, reproduite au moyen de la photogravure sur la figure 19, se vend en Angleterre et en Amérique dans les librairies spéciales. L'exemplaire que nous avons sous les yeux porte au verso la mention suivante, que nous traduisons littéralement :
PHOTOGRAPHIE DE L'ESPRIT MATÉRIALISÉ « KATIE KING »

Lire l'observation fidèle qui suit :
Cette photographie, qui est une copie agrandie de l'original pris à Londres au moyen de la lumière au magnésium, représente la forme de l'esprit matérialisé, Katie King, alias : Annie Morgan, qui, pendant trois ans, fin de mai 1874, vint en présence de plusieurs assistants, par l'intermédiaire de la médiumnité de miss Florence Cook. Le gentleman qui tient sa main est le Dr J.-M. Gully, bien connu des Américains qui ont visité l'établissement hydrothérapique de Great-Malvern. En mars 1874, M. G.-F. Varley, F.-R. S122... », ingénieur en chef de la Cie du câble transatlantique, et le professeur Crookes, F.-R. S..., illustre chimiste, ont prouvé par une épreuve électrique que miss Cook était dans l'intérieur du cabinet (de M. Crookes) tout le temps que l'esprit Katie était au dehors (dans une autre salle), se promenant au milieu des assistants et s'entretenant avec eux. Le 12 mars 1874, le professeur Crookes, au moyen d'une lampe à phosphore, vit Katie se tenant dans son cabinet tout près de miss Cook et il se convainquit de la réalité objective distincte des deux personnes.

Fig. 20. Photographie de Katie King voilée.



Fig. 21.

M. William Crookes, à qui nous avons soumis ces photogravures, nous a fait savoir que, bien que la figure de droite ressemblât à Katie King, il ne se souvenait pas de l'avoir prise.
Le 7 mai 1874, Benjamin Coleman Esq. (à qui nous sommes redevables de cette photographie) était présent à une séance au sujet de laquelle il écrit : « M. Crookes souleva le rideau et lui et moi et quatre autres assistants qui étaient auprès de moi vîmes ensemble et en même temps la forme de Katie vêtue de sa robe blanche et à côté la forme du médium couché, dont la robe était bleue et qui avait un châle rouge sur la tête ». Messieurs, Florence Marryat Ross-Church, qui était présente à trois séances, les 9, 13 et 21 mai 1874, atteste qu'elle a vu le médium et Katie ensemble et qu'elle a senti son corps nu sous son vêtement, ainsi que son coeur battre rapidement et qu'elle peut certifier que « si c'est une force psychique, la force psychique est vraiment une femme ». Elle ajoute : « Je ne dois pas oublier de dire que quand Katie coupa, devant nos yeux, douze ou quinze morceaux d'étoffe différents, sur le devant de sa tunique blanche pour laisser en souvenir à ses amis, l'examen le plus minutieux ne pouvait faire voir de trous (à la place où les morceaux avaient été coupés). C'était la même chose avec son voile, et je lui ai vu faire la même chose plusieurs fois ». La disparition de l'esprit matérialisé après son entrée dans le cabinet était le plus souvent instantanée.
Ces photographies se vendent au vu et au su des personnes dont le nom, des plus honorables, figure dans la description qui précède. Comment se fait-il qu'aucune d'elles n'ait protesté contre cet abus de leur nom, si abus il y avait ?
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