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Paragraphe II



Du reste, M. Crookes devait déjà savoir un peu à quoi s'en tenir sur le compte de la « force psychique ». En effet, un an ou deux avant qu'il ne commençât ses travaux sur cette matière, une compagnie savante de Londres, la. Société dialectique, fondée en 1867, sous la présidence de sire J. Lubbock, s'était à son endroit prononcée d'une façon positive. Lorsque cette société, composée de notabilités scientifiques, décida, dans sa séance du 6 janvier 1869, qu'elle s'occuperait des « prétendus phénomènes spiritualistes », c'était, ainsi que le constate le procès-verbal de la séance, avec l'idée qu'elle allait anéantir à jamais cette superstition qui commençait à devenir encombrante, car tout le monde en parlait. La Société dialectique nomma donc un comité formé de trente-trois membres actifs, qui se divisèrent en six sous comités.

Parmi les membres de ce comité figurait un savant dont le nom est bien connu parmi les naturalistes : Alfred Russel Wallace, qui nous a donné, dans un intéressant ouvrage115, les renseignements les plus curieux concernant l'histoire du comité dont il faisait partie.

A part quatre membres qui, dès le début, crurent à la réalité des phénomènes sans accepter la théorie spiritualiste, et quatre autres qui admirent à la fois les phénomènes et ladite théorie, le comité était composé de savants complètement sceptiques. Néanmoins, lorsque le moment fut venu de présenter un rapport à la Société dialectique, on condensa en un seul faisceau les résultats des expériences tentées par les six sous-comités — la plupart avec les seules « forces » des membres, — et toutes les dépositions concernant ces recherches faites par six groupes de savants, travaillant à part, furent concordantes.

Le rapport du comité des trente-trois se composait de deux parties distinctes : dans la première partie étaient relatés les faits constatés par les six sous-comités ; la deuxième contenait les témoignages, oraux ou écrits, apportés aux membres de cette enquête d'un nouveau genre par des témoins honorables et dignes de foi. Dans la première partie, le rapport concluait affirmativement sur l'existence :

1° De bruits, de vibrations, de nature très variée, produits en dehors de toute action musculaire ou mécanique ;

2° De mouvements de corps pesants sans action musculaire ou mécanique et fréquemment sans contact ou connexion avec personne ;

3° De bruits qui, au moyen d'un code de signaux, répondent aux questions d'une manière intelligente ;

4° De ce fait que si les communications sont en grande partie d'un caractère banal, elles donnent parfois des renseignements qui ne sont connus que d'une personne présente ;

5° De ce fait encore qu'il existe certaines personnes favorables par leur présence à la production du phénomène, tandis que d'autres personnes lui sont contraires, mais que cette différence ne tient nullement à l'opinion professée par ces personnes à propos du phénomène.

Les témoignages oraux ou écrits furent apportés à la Société par différentes personnalités telles que le professeur Auguste de Morgan, président de la Société mathématique de Londres et secrétaire de la Société Royale astronomique ; M. C.-F. Varley, ingénieur en chef des compagnies de télégraphie internationale et transatlantique et ami de l'illustre Tyndal. Cette seconde partie du rapport était encore plus variée que la première, et le rapporteur concluait que les témoignages mentionnés affirmaient l'existence de faits tels que : corps pesants et, dans certains cas, des hommes s'élevant spontanément en l'air ; apparitions de mains et de formes n'appartenant à aucun être humain, mais semblant animées et pouvant être saisies par les assistants ; exécution de morceaux de musique sur des instruments sans que personne y touchât : apparition presque instantanée de dessins ou peintures se formant spontanément, etc., etc.

M. Russel Wallace fait remarquer que ses observations le conduisent à établir que le degré de conviction qui est entré dans l'esprit des expérimentateurs est à peu près égal à la somme de temps et de soins apportés à l'investigation. C'est ainsi que cela se passe pour tous les phénomènes naturels, tandis que l'examen d'une imposture ou d'une illusion, dit M. Wallace, conduit à un résultat invariablement opposé.

Les membres de la Société dialectique, qui n'avaient pas fait partie du comité, n'osèrent pas prendre la responsabilité du rapport et laissèrent les membres dudit comité le publier à leurs risques et périls. M. Crookes connaissait les expériences de la Société dialectique, aussi les premiers résultats qu'il obtint ne durent pas le surprendre.

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