Résumé du Père Emmanuel








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« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons » (1 Jn 1, 3) : annoncer l'Evangile de la vie

80. Nous sentons le besoin de proclamer l’Evangile et d'en rendre témoignage dans la nouveauté surprenante qui le distingue: parce qu'il s'identifie avec Jésus, porteur de toute nouveauté et vainqueur du péché et de la mort. L’Evangile dépasse l’attente de l'homme et révèle à quelles hauteurs sublimes a été élevée, par la grâce, la dignité de la personne. Selon saint Grégoire de Nysse, « L'homme, de mortel, devient immortel et, pour tout dire, d'homme, il devient Dieu ». La gratitude et la joie pour l'incommensurable dignité de l'homme nous poussent à faire parvenir l'Evangile de la vie au cœur de tout homme et de l'introduire dans les replis les plus intimes de la société tout entière.

81. Le cœur de cet Evangile consiste dans l'annonce de Dieu qui nous appelle à une communion profonde avec lui et nous ouvre à l’espérance de la vie éternelle ; c'est l'affirmation du lien inséparable qui existe entre la personne, sa vie et sa corporéité ; c'est la présentation de la vie humaine comme vie de relation, fruit et signe de son amour ; c’est la proclamation du rapport extraordinaire de Jésus avec chaque homme. Cet Evangile se résume ainsi : la vie humaine, don sacré et inviolable, doit être protégée avec beaucoup d’attention ; elle trouve son sens dans l'amour reçu et donné: à ce niveau, la sexualité et la procréation humaines parviennent à leur authenticité ; dans cet amour, la souffrance et la mort ont aussi un sens et peuvent devenir

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des événements de salut ; le respect de la vie exige que la science et la technique soient ordonnées à l'homme et à son développement intégral ; la société doit défendre et promouvoir la dignité de toute personne humaine, à tous les moments et en tous les états de sa vie.

82. Aux éducateurs, aux enseignants, aux catéchistes et aux théologiens incombe le devoir de mettre en relief les raisons anthropologiques qui fondent et soutiennent le respect de la vie humaine. De cette manière, tout en faisant resplendir la nouveauté originale de l'Evangile de la vie, nous pourrons aider nos frères à découvrir comment le message chrétien éclaire pleinement l'homme et la signification de son être et de son existence ; nous pourrons dialoguer avec les non-croyants, nous engageant ensemble à faire éclore une nouvelle culture de la vie. A tous ceux qui participent à la mission de l’Eglise comme « maîtresse » de la vérité, aux Evêques les premiers, il est demandé d’être les messagers de l'Evangile de la vie ; ils ont le devoir de veiller sur la transmission de l'enseignement repris dans cette Encyclique et de prendre les mesures les plus opportunes pour que les fidèles soient préservés de toute opinion qui lui serait contraire. Ils doivent être particulièrement attentifs à ce que, dans les facultés de théologie, dans les séminaires et dans les institutions catholiques, soit diffusée et expliquée la connaissance de la saine doctrine. De même, les théologiens, les pasteurs et tous ceux qui ont une mission d'enseignement, de catéchèse et de formation des consciences ne devront jamais trahir la vérité en exposant des idées contraires à l'Evangile de la vie. Dans son annonce, nous ne devons pas craindre l'hostilité, refusant tout compromis qui nous conformerait à la mentalité de ce monde.

« Je te rends grâce pour tant de prodiges » (Ps 139 138, 14) : célébrer l'Evangile de la vie

83. La célébration de l'Evangile de la vie est appelée à devenir le lieu de la transmission de la beauté et de la grandeur de la vie. A cette fin, il est urgent d'entretenir en nous et chez les autres, un regard contemplatif. Ce regard né de la foi en Dieu qui a créé tout homme comme un prodige voit la vie avec ses dimensions de gratuité, de beauté, d'appel à la liberté et à la responsabilité. Celui qui accueille la réalité comme un don, découvre en effet en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante. Par ce regard, il est poussé à aider celui qui est malade, souffrant, marginalisé ou au seuil de la mort ; mais il
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recherche un sens dans ces situations et il est alors disposé à percevoir dans le visage de toute personne une invitation à la rencontre, au dialogue, à la solidarité. Nous devons avoir ce regard pour être en mesure de vénérer et d'honorer tout homme.

84. Toute forme de vie procède de la Vie éternelle. C'est d'elle que reçoit la vie, suivant ses capacités, tout être vivant. Cette Vie divine vivifie et conserve la vie. Tout mouvement vital procède de cette Vie qui transcende toute vie. Les âmes lui doivent leur incorruptibilité ; c'est par elle également que vivent tous les animaux et toutes les plantes. Aux hommes, êtres faits d'esprit et de matière, la Vie donne la vie. Et s'il nous arrive de l'abandonner, alors la Vie nous convertit et nous rappelle à elle par la surabondance de son amour pour l'homme. Bien plus, elle nous promet de nous conduire, corps et âmes, à la vie parfaite, à l'immortalité ». Dans la prière quotidienne, nous louons et bénissons Dieu qui nous a tissés dans le sein maternel et qui nous a aimés, lorsque nous étions encore inachevés. Nous célébrons la gloire de Dieu en tout homme, signe du Seigneur, icône de Jésus Christ. Nous sommes appelés à accueillir et communiquer l'Evangile de la vie dans les célébrations de l'année liturgique. Les Sacrements en particulier sont signes efficaces de la présence et de l'action salvifique du Seigneur Jésus dans l'existence : ils rendent les fidèles participants de la vie divine. Les célébrations liturgiques pourront exprimer toute la vérité sur la naissance, la vie, la souffrance et la mort, en aidant à les vivre comme une participation au mystère pascal du Christ.

85. Dans les diverses traditions et dans les coutumes populaires, se manifestent la joie de la vie qui commence, le respect et la défense de toute existence humaine, l'attention à celui qui souffre ou qui est dans le besoin, la proximité à l'égard du vieillard ou du mourant, le partage de la douleur de ceux qui sont en deuil, l'espérance et le désir de l'immortalité. Dans cette perspective, le pape propose que soit célébrée tous les ans une Journée pour la Vie, avec la participation active des membres de l'Eglise. Son but fondamental est de susciter dans les consciences, dans les familles, dans l'Eglise et la société civile la reconnaissance du sens et de la valeur de la vie humaine.

86. Dans l'esprit du culte spirituel agréable à Dieu, la célébration de l'Evangile de la vie demande à être vécue dans l'amour d'autrui et dans le don de soi. Toute notre existence se fera ainsi accueil du don de la vie

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et louange de Dieu. Cela se passe déjà dans tant de gestes d'offrande, souvent humbles et cachés, accomplis par des hommes et des femmes, des enfants, des malades et des bien portants. C'est dans un tel contexte riche d'humanité et d'amour, que prennent naissance les gestes héroïques. Ceux-ci sont la célébration la plus solennelle de l'Evangile de la vie, parce qu'ils le proclament par le don total de soi ; ils sont la participation au mystère de la Croix, sur laquelle Jésus révèle tout le prix qu'a pour lui la vie de tout homme. Il y a aussi l'héroïsme au quotidien, fait de petits ou de grands gestes de partage qui enrichissent une authentique culture de la vie. Ainsi le don d'organes, accompli sous une forme éthiquement acceptable, donne à des malades très affaiblis de nouvelles perspectives de santé et même de vie. C’est le témoignage silencieux, mais combien fécond et éloquent de « toutes les mères courageuses qui se consacrent sans réserve à leur famille, qui souffrent en donnant le jour à leurs enfants et sont ensuite prêtes à supporter toutes les fatigues, à affronter tous les sacrifices, pour leur transmettre ce qu'elles possèdent de meilleur. Pourtant les modèles de civilisation souvent diffusés ne favorisent pas la maternité. Au nom du progrès, on présente comme désormais dépassées les valeurs de la fidélité, de la chasteté et du sacrifice vécues par tant d'épouses et de mères chrétiennes. Le pape les remercie pour leur amour invincible, pour leur confiance intrépide placée en Dieu et pour le sacrifice de leur vie. Dans le mystère pascal, le Christ leur rend le don qu’elles ont fait. Il a en effet le pouvoir de leur rendre la vie qu’elles lui ont apportée en offrande ».

« A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu'un dise : "J'ai la foi", s'il n'a pas les œuvres ? » (Jc 2, 14) : servir l'Évangile de la vie

87. Le soutien et la promotion de la vie humaine doivent se faire par le service de la charité qui se traduit dans le témoignage personnel, le bénévolat, l'animation sociale et l'engagement politique. Cette exigence naît de la « foi opérant par la charité ». Le service de la charité à l'égard de la vie doit être profondément unifié : la vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses étapes et en toute situation. Il s'agit donc de « prendre soin de la vie de tous ou, plus profondément encore, d'aller jusqu'aux racines mêmes de la vie et de l'amour. Une histoire extraordinaire de la charité au cours des siècles a introduit dans la vie ecclésiale et civile de nombreuses institutions mises au service de la vie. Chaque communauté chrétienne doit continuer à l’écrire par une action pastorale et sociale multiple, avec un sens renouvelé de la responsabilité. A cette fin, on doit mettre en œuvre des formes

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raisonnables et efficaces d'accompagnement de la vie naissante, en étant spécialement proche des mères qui, même sans le soutien du père, ne craignent pas de mettre au monde leur enfant et de l'élever. On prendra le même soin de la vie dans la marginalité ou dans la souffrance.

88. Une action éducative patiente et courageuse doit inciter chacun à porter les fardeaux des autres; cela requiert une promotion soutenue des vocations au service, en particulier chez les jeunes ; cela implique la réalisation d'initiatives et de projets concrets, stables et inspirés par l'Evangile. En ce qui concerne les débuts de la vie, les centres pour les méthodes naturelles de régulation de la fertilité sont à promouvoir comme des appuis solides à la paternité et à la maternité responsables, par lesquelles toute personne est reconnue et respectée pour elle-même et tout choix est motivé et guidé à l'aune du don total de soi. Les conseillers conjugaux et familiaux, par leur action spécifique de conseil et de prévention, déployée à la lumière d'une anthropologie en harmonie avec la conception chrétienne de la personne, du couple et de la sexualité, constituent aussi des auxiliaires précieux pour redécouvrir le sens de l'amour et de la vie, et pour soutenir et accompagner chaque famille dans sa mission de «  sanctuaire de la vie ». Les centres d'aide à la vie et les maisons d'accueil de la vie se mettent aussi au service de la vie naissante. Par leur action, de nombreuses mères célibataires et de nombreux couples en difficulté obtiennent aide et soutien pour surmonter leurs difficultés et leurs craintes devant l'accueil d'une vie à naître ou à peine venue au monde. Face à des situations de gêne, de déviance, de maladie et de marginalité, d'autres structures comme les communautés de réhabilitation des toxicomanes, les communautés d'hébergement de mineurs ou de malades mentaux, les centres de soin et d'accueil des malades du SIDA, les associations de solidarité surtout pour les personnes handicapées donnent à chacun de nouvelles raisons d'espérer et des possibilités concrètes de vivre. Enfin les personnes âgées et les malades en phase terminale doivent bénéficier d'une assistance vraiment humaine et recevoir les réponses qui conviennent à leurs besoins, leurs angoisses et leur solitude. Dans ces cas, les familles dont le rôle est irremplaçable peuvent trouver un appui considérable dans les structures sociales d'assistance et, quand c’est nécessaire, dans le recours aux soins palliatifs, en faisant appel aux services sanitaires et sociaux qui exercent leur activité dans des centres de séjour ou de soins publics ou à domicile. On doit reconsidérer le rôle

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des hôpitaux, des cliniques et des maisons de soin qui ne sont pas seulement des institutions où l'on s'occupe des malades ou des mourants, mais avant tout des milieux où la douleur, la souffrance et la mort sont reconnues et interprétées dans leur sens humain et chrétien. Cette identité doit apparaître dans les instituts liés à l'Église.

89. Ces lieux de service de la vie et toutes les autres initiatives de soutien et de solidarité ont besoin d'être animés par des personnes disponibles et conscientes de l'importance de l'Evangile de la vie pour le bien des individus et de la société. Une responsabilité spécifique est confiée au personnel de santé : médecins, pharmaciens, infirmiers, aumôniers, religieux, administrateurs et bénévoles. Ils sont ainsi des serviteurs de la vie humaine. Dans le contexte culturel et social actuel, ils peuvent être parfois fortement tentés de se transformer en agents de manipulation de la vie ou même en artisans de mort. Face à cette tentation, leur responsabilité trouve son soutien le plus puissant justement dans la dimension éthique des professions de santé qui leur est intrinsèque, selon l'antique serment d'Hippocrate, toujours actuel, qui demande à tout médecin de s'engager à respecter absolument la vie humaine et son caractère sacré. Le respect absolu de toute vie humaine innocente exige aussi l'exercice de l'objection de conscience face à l'avortement et à l'euthanasie. « Faire mourir » ne peut jamais être considéré comme un soin médical, même si le patient l’a demandé : c'est au contraire la négation des professions de santé, qui se définissent comme un « oui » passionné et tenace à la vie. La recherche biomédicale doit toujours refuser des expérimentations qui oppriment les hommes tout en paraissant leur venir en aide.

90. Les bénévoles apportent une contribution précieuse au service de la vie quand ils allient compétence professionnelle et amour généreux et gratuit. L'Evangile de la vie les pousse à s‘élever à la hauteur de la charité du Christ, à reconquérir chaque jour la conscience de la dignité de tout homme, et à aller à la découverte des besoins des personnes en ouvrant de nouvelles voies là où le besoin se fait le plus urgent. C’est également par des types d'animation sociale et d'engagement politique que peut être défendue la valeur de la vie. Individus, familles, groupes, entités associatives ont une responsabilité dans l'animation sociale et dans l'élaboration de projets culturels, économiques, politiques et législatifs qui contribuent à édifier une société dans laquelle la dignité

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de chaque personne soit reconnue et protégée. Appelés à servir l'homme et le bien commun, les responsables de la vie publique ont le devoir de faire des choix courageux en faveur de la vie. Dans un régime démocratique, où les lois et les décisions sont déterminées sur la base d'un large consensus, on ne peut jamais abdiquer sa responsabilité, surtout quand on a reçu un mandat législatif ou impliquant des décisions. Ce mandat appelle à répondre devant Dieu, sa conscience et la société de choix éventuellement contraires au bien commun. En ce qui concerne les lois, le pape rappelle qu’une norme qui viole le droit naturel d'un innocent à la vie est injuste et ne peut avoir force de loi. Aussi, il rappelle avec vigueur aux hommes politiques de ne pas promulguer de lois qui, méconnaissant la dignité de la personne, minent à la racine la vie de la société civile. L'Eglise sait que, dans le contexte de démocraties, il est difficile de défendre efficacement la vie. Toutefois, elle encourage les élus à faire les choix qui conduisent à rétablir un ordre juste dans l'affirmation et la promotion de la valeur de la vie. Il faut combattre les causes qui favorisent les attentats contre la vie, en soutenant la famille et la maternité : la politique familiale doit être le pivot et le moteur des politiques sociales. C'est pourquoi il faut lancer des initiatives sociales et législatives capables de garantir des conditions de liberté authentique dans les choix concernant la paternité et la maternité ; il est nécessaire aussi de donner la possibilité aux personnes de concilier le temps du travail et le temps réservé à la famille afin de s'occuper de ses enfants et des personnes âgées.

91. Les pouvoirs publics ont la responsabilité de prendre des initiatives pour orienter la démographie de la population; mais ceux-ci doivent toujours respecter la responsabilité première et inaliénable des époux et des familles ; elles ne peuvent inclure le recours à des méthodes non respectueuses de la personne et de ses droits fondamentaux. Les gouvernements et les diverses institutions internationales doivent tendre avant tout à la création de conditions économiques, sociales, médicales, sanitaires et culturelles qui permettent aux époux de faire leurs choix dans le domaine de la procréation en toute liberté et avec une vraie responsabilité ; ils doivent ensuite s'efforcer d'augmenter les moyens et de distribuer avec une plus grande justice la richesse pour que tous puissent participer équitablement aux biens de la création. Il faut instaurer une véritable économie de communion et de participation aux biens. C'est la seule voie qui respecte la dignité des personnes et

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des familles. Le service de l'Evangile de la vie est un cadre favorable à une collaboration concrète avec les frères d'autres Eglises, dans la ligne de l'œcuménisme des œuvres. En outre, le service de l'Evangile de la vie se présente comme un espace providentiel pour la collaboration avec les croyants d'autres religions et avec les hommes de bonne volonté.
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