Résumé du Père Emmanuel








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« J'étais encore inachevé, tes yeux me voyaient » (Ps 139 138, 16) : le crime abominable de l'avortement

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58. L'avortement provoqué est un crime particulièrement grave et condamnable. Mais aujourd'hui, dans la conscience de nombreuses personnes, la perception de sa gravité s'est progressivement obscurcie. L'acceptation de l'avortement dans les mentalités et dans la loi est un signe éloquent d'une crise très dangereuse du sens moral, de plus en plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d'appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire. L’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. Sa gravité morale apparaît dans toute sa vérité si l'on reconnaît qu'il s'agit de l’homicide de l'être le plus innocent qui soit. Il est faible, sans défense, privé même du plus infime moyen de défense, celui de la force implorante des pleurs du nouveau-né. Il est entièrement confié à la protection et aux soins de celle qui le porte dans son sein. Et pourtant, parfois, c'est la mère, qui en demande la suppression. Il est vrai que le choix de l'avortement revêt très souvent pour la mère un caractère dramatique et douloureux, lorsque la décision de se défaire du fruit de la conception est prise pour sauvegarder des biens importants, comme la santé ou un niveau de vie décent pour la famille. Parfois, on craint pour l'enfant à naître des conditions de vie qui font penser qu'il serait mieux pour lui de ne pas naître. Cependant de telles raisons ne peuvent jamais justifier la suppression délibérée d'un être humain innocent.

59. Pour décider de la mort de l'enfant non encore né, le père de l'enfant peut être coupable, non seulement lorsqu'il pousse la femme à l'avortement, mais aussi lorsqu'il la laisse seule face aux problèmes posés par la grossesse : de cette manière, la famille est mortellement blessée et profanée dans sa nature de communauté d'amour et dans sa vocation à être « sanctuaire de la vie ». Les sollicitations proviennent parfois du cercle familial plus large et des amis. La femme est souvent soumise à des pressions tellement fortes qu'elle se sent psychologiquement contrainte à consentir à l'avortement : dans ce cas, la responsabilité morale pèse particulièrement sur ceux qui l'ont forcée à avorter, directement ou indirectement. De même les médecins et le personnel de santé sont responsables, quand ils mettent au service de la mort les compétences acquises pour promouvoir la vie. Mais la responsabilité incombe aussi aux législateurs, qui ont approuvé des lois

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en faveur de l'avortement et, dans la mesure où cela dépend d'eux,

aux administrateurs des structures de soins utilisées pour effectuer les avortements. Une responsabilité globale aussi grave pèse sur ceux qui ont favorisé la diffusion d'une mentalité de permissivité sexuelle et de mépris de la maternité. Enfin existe un réseau de complicités qui associe des institutions internationales, des fondations et des associations dont la fin est de lutter systématiquement pour la légalisation et pour la diffusion de l'avortement dans le monde. Dans ce sens, l'avortement dépasse la responsabilité des individus et il prend une dimension fortement sociale : c'est une blessure très grave portée à la société et à sa culture de la part de ceux qui devraient en être les défenseurs. « Cette énorme menace contre la vie, non seulement d'individus, mais de la civilisation tout entière » peut être définie comme une « structure de péché » contre la vie humaine non encore née.

60. Certains tentent de justifier l'avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu'à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, « dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors. A cette évidence de toujours la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : une personne individuelle avec ses notes caractéristiques bien déterminées. Même si la présence d'une âme spirituelle ne peut être constatée par aucun moyen expérimental, la science sur l'embryon humain aide à discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition d'une vie humaine : comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? Du point de vue de l'obligation morale, la seule probabilité de se trouver en face d'une personne suffirait à justifier l’interdiction de supprimer l'embryon humain. Pour ce motif, l'Eglise enseigne que l'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie.

61. La Sainte Ecriture manifeste une telle considération pour l'être humain dans le sein maternel, que cela exige comme conséquence logique qu'à lui aussi s'étend le commandement de Dieu : « Tu ne tueras pas ». La vie humaine est sacrée et inviolable dès le

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moment initial qui précède la naissance et pendant toute l’existence. Depuis le sein maternel, l'homme appartient à Dieu qui l'a formé et façonné de ses mains. Des origines à nos jours, la Tradition chrétienne est claire et unanime pour qualifier l'avortement de désordre moral particulièrement grave. La première communauté chrétienne s'est opposée au monde gréco-romain, dans lequel l'avortement et l'infanticide étaient des pratiques courantes. Parmi les écrivains ecclésiastiques du monde grec, Athénagore rappelle que les chrétiens considèrent comme homicides les femmes qui recourent à des moyens abortifs. Parmi les latins, Tertullien affirme que le fait d'empêcher de naître est un homicide anticipé : « C'est un homme déjà ce qui doit devenir un homme ». Cette même doctrine a été constamment enseignée par les Pères de l'Eglise, les Pasteurs et les Docteurs. Même les discussions de caractère scientifique et philosophique à propos du moment précis de l'infusion de l'âme spirituelle ne mettent pas en cause la condamnation morale de l'avortement.

62. Le Magistère pontifical a repris cette doctrine commune avec une grande vigueur. La discipline canonique de l'Eglise, depuis les premiers siècles a frappé de sanctions pénales ceux qui se souillaient par la faute de l'avortement. La législation canonique rénovée déclare que celui «qui procure un avortement, si l'effet s'ensuit, encourt l'excommunication automatique ». L'excommunication frappe tous ceux qui commettent ce crime en connaissant la peine encourue, y compris aussi les complices sans lesquels sa réalisation n'aurait pas été possible : par la confirmation de cette sanction, ceux qui le commettent sont poussés à retrouver rapidement le chemin de la conversion. Devant une telle unanimité de la tradition doctrinale et disciplinaire de l'Eglise, Paul VI a pu déclarer que cet enseignement est immuable. C'est pourquoi, avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses Successeurs, en communion avec les Evêques qui ont plusieurs fois condamné l'avortement, je déclare que l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite ; elle est transmise par la Tradition de l'Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. Aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le cœur humain,

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discernable par la raison elle-même et proclamée par l'Eglise.

63. L'évaluation morale de l'avortement est aussi à appliquer aux formes récentes d'intervention sur les embryons humains qui, bien que poursuivant des buts en soi légitimes, en comportent inévitablement le meurtre. L'utilisation des embryons ou des fœtus humains comme objets d'expérimentation est un crime contre leur dignité d'êtres humains, qui ont droit à un respect égal à celui dû à l'enfant déjà né et à toute personne. La même condamnation morale concerne aussi le procédé qui exploite les embryons et les fœtus humains encore vivants, parfois « produits » précisément à cette fin par fécondation in vitro, soit comme « matériel biologique » à utiliser, soit comme donneurs d'organes ou de tissus à transplanter pour le traitement de certaines maladies. En réalité, tuer des créatures humaines innocentes constitue un acte absolument inacceptable. On doit accorder une attention particulière à l'évaluation morale des techniques de diagnostic prénatal, qui permettent de mettre en évidence de manière précoce d'éventuelles anomalies de l'enfant à naître. Ces techniques sont moralement licites lorsqu'elles ne comportent pas de risques disproportionnés pour l'enfant et pour la mère, et qu'elles rendent possible une thérapie précoce ou encore favorisent une acceptation sereine et consciente de l'enfant à naître. Cependant il arrive fréquemment que ces techniques soient mises au service d'une mentalité eugénique, qui accepte l'avortement sélectif pour empêcher la naissance d'enfants affectés de différents types d'anomalies. Une pareille mentalité est ignominieuse et toujours répréhensible, parce qu'elle prétend mesurer la valeur d'une vie humaine seulement selon des paramètres de « normalité » et de bien-être physique, ouvrant ainsi la voie à la légitimation de l'infanticide et de l'euthanasie. En réalité, cependant, le courage et la sérénité avec lesquels un grand nombre de nos frères, affectés de graves infirmités, mènent leur existence quand ils sont acceptés et aimés par nous, constituent un témoignage particulièrement puissant des valeurs authentiques qui caractérisent la vie et qui la rendent précieuse pour soi et pour les autres, même dans des conditions difficiles. L'Eglise est proche des époux qui acceptent d'accueillir les enfants gravement handicapés ; elle est aussi reconnaissante à toutes les familles qui, par l'adoption, accueillent les enfants qui ont été abandonnés par leurs parents, en raison d'infirmités ou de maladies.

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« C'est moi qui fais mourir et qui fais vivre » (Dt 32, 39) : le drame de l'euthanasie

64. En raison des progrès de la médecine et dans un contexte culturel souvent fermé à la transcendance, l'expérience de la mort présente certains aspects nouveaux. En effet, la tendance prévaut à n'apprécier la vie que dans la mesure où elle apporte du plaisir et du bien-être. Aussi la mort devient une « libération revendiquée » quand l'existence est considérée comme dépourvue de sens dès lors qu’elle est vouée à des souffrances de plus en plus aiguës. L'homme, en refusant ou en oubliant son rapport fondamental avec Dieu, pense être pour lui-même critère et norme, et il estime aussi avoir le droit de demander à la société de lui garantir la possibilité et les moyens de décider de sa vie dans une totale autonomie. La science et la pratique médicales sont maintenant en mesure non seulement d'alléger ou d'éliminer la douleur, mais encore de maintenir et de prolonger la vie jusque dans des cas d'extrême faiblesse, de réanimer artificiellement des personnes dont les fonctions biologiques élémentaires ont été atteintes par suite de traumatismes soudains et d'intervenir pour rendre disponibles des organes en vue de leur transplantation. Dans ce contexte, la tentation est forte de se rendre maître de la mort en la provoquant par anticipation et en mettant fin ainsi à sa propre vie ou à la vie d'autrui. C’est l'un des symptômes les plus alarmants de la « culture de mort » qui progresse surtout dans les sociétés du bien-être, caractérisées par une mentalité utilitariste qui fait apparaître très lourd et insupportable le nombre croissant des personnes âgées et diminuées. Celles-ci sont très souvent séparées de leur famille et de la société, qui s'organisent presque exclusivement en fonction de critères d'efficacité productive, selon lesquels une incapacité irréversible prive une vie de toute valeur.

65. L’euthanasie est une action ou une omission qui, de soi et dans l'intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute douleur. Il faut distinguer de l'euthanasie la décision de renoncer à ce qu'on appelle l'« acharnement thérapeutique », c'est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu'elles sont désormais disproportionnées par rapport aux résultats que l'on pourrait espérer ou encore parce qu'elles sont trop lourdes pour le malade et pour sa famille. Dans ces situations, lorsque la mort s'annonce imminente, on peut en conscience « renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade en

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pareil cas ». L'obligation morale de se soigner et de se faire soigner existe, mais doit être confrontée aux situations concrètes ; c'est-à-dire qu'il faut déterminer si les moyens thérapeutiques dont on dispose sont objectivement en proportion avec les perspectives d'amélioration. Le renoncement à des moyens disproportionnés traduit l'acceptation de la condition humaine devant la mort. Dans la médecine moderne, les « soins palliatifs » sont destinés à rendre la souffrance plus supportable dans la phase finale de la maladie et à rendre possible pour le patient un accompagnement humain approprié. Dans ce cadre se situe le problème de la licéité du recours aux divers types d'analgésiques et de sédatifs pour soulager la douleur du malade, lorsque leur usage comporte le risque d'abréger sa vie. Pie XII avait déjà déclaré qu'il est licite de supprimer la douleur au moyen de narcotiques, même avec pour effet d'amoindrir la conscience et d'abréger la vie, « s'il n'existe pas d'autres moyens et si cela n'empêche pas l'accomplissement d'autres devoirs religieux et moraux ». Dans ce cas, en effet, la mort n'est pas voulue ou recherchée, bien que pour des motifs raisonnables on en coure le risque : on veut simplement atténuer la douleur en recourant aux analgésiques dont la médecine permet de disposer. Toutefois à l'approche de la mort, les hommes doivent être en mesure de pouvoir satisfaire à leurs obligations morales et familiales, et ils doivent surtout pouvoir se préparer en pleine conscience à leur rencontre définitive avec Dieu. Ces distinctions étant faites, en conformité avec le Magistère de mes Prédécesseurs et en communion avec les Evêques de l'Eglise catholique, je confirme que l'euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et la Parole de Dieu écrite ; elle est transmise par la Tradition de l'Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. Une telle pratique comporte, suivant les circonstances, la malice propre au suicide ou à l'homicide.

66. La tradition de l'Eglise a toujours refusé le suicide, le considérant comme un choix gravement mauvais. Bien que certains conditionnements psychologiques, culturels et sociaux puissent porter à accomplir un geste qui contredit aussi radicalement l'inclination innée de chacun à la vie, atténuant ou supprimant la responsabilité personnelle, le suicide, du point de vue objectif, est un acte gravement immoral : il comporte en effet le refus de l'amour envers soi-même et le renoncement aux devoirs de justice et de charité envers le prochain , 29

envers les différentes communautés dont on fait partie et envers la société. En son principe le plus profond, il constitue un refus de la souveraineté absolue de Dieu sur la vie et sur la mort. Partager l'intention suicidaire d'une autre personne et l'aider à la réaliser, par ce qu'on appelle le « suicide assisté », signifie que l'on collabore et parfois cause une injustice qui est injustifiable, même si cela répond à une demande. Alors même que le motif n'est pas le refus égoïste de porter la charge de l'existence de celui qui souffre, l'euthanasie est une fausse et inquiétante « perversion » de la pitié : en effet la vraie « compassion» rend solidaire de la souffrance d'autrui, mais elle ne supprime pas celui dont on ne peut supporter la souffrance. Le geste de l'euthanasie est d'autant plus pervers qu'il est accompli par des membres de la famille qui devraient assister leur proche, ou par ceux qui, en raison de leur profession, comme les médecins, devraient toujours soigner le malade. Le choix de l'euthanasie devient plus grave encore lorsqu'il se définit comme un homicide que des tiers pratiquent sur une personne qui ne l'a aucunement demandé et qui n'y a jamais donné aucun consentement. On atteint ensuite le sommet de l'arbitraire et de l'injustice lorsque certaines personnes, médecins ou législateurs, s'arrogent le pouvoir de décider qui doit vivre et qui doit mourir. Mais Dieu qui a seul ce pouvoir en fait toujours usage selon un dessein de sagesse et d'amour. Quand l'homme usurpe ce pouvoir, dominé par une logique insensée et égoïste, l'usage qu'il en fait le conduit à l'injustice et à la mort. Dans la société, on perd le sens de la justice et l'on mine à sa racine la confiance mutuelle, fondement de tout rapport vrai entre les personnes.

67. La demande de l'homme confronté avec la souffrance et la mort, spécialement quand il est tenté de se renfermer dans le désespoir, est surtout une demande d'accompagnement, de solidarité et de soutien dans l'épreuve. « Le germe d'éternité qu'il porte en lui, irréductible à la seule matière, s'insurge contre la mort ». Ce germe d'espérance en l'immortalité est accompli par la foi chrétienne qui permet de participer à la victoire du Christ mort et ressuscité. La certitude de l'immortalité et l'espérance de la résurrection projettent une lumière nouvelle sur le mystère de la souffrance et de la mort ; elles mettent au cœur du croyant une force extraordinaire pour s'en remettre au dessein de Dieu. L'homme dans toutes les situations appartient au Seigneur. Uni à lui, il peut vivre sa mort comme un acte suprême d'obéissance au Père, à l’ « heure » choisie par lui. Il reconnaît que

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la souffrance, étant un mal et une épreuve, peut devenir une source de bien, si elle est vécue avec amour comme participation à la souffrance du Christ.
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