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Zone polaire.

La logique peut se voir comme une très belle organisation de l’esprit humain. Les sentiments personnels correspondent à bien autre chose. Le Président Flipper se trouva, un jour, séduit par la belle Olivia, docteur ès sciences physiques, spécialisée en aéronautique et resplendissante dans sa magnifique livrée de cosmonaute ! Elle s’en sentit intensément flattée. Ils nouèrent et entretinrent une liaison extraconjugale très satisfaisante pour tous deux, malgré les vingt ans qui les séparaient. Remarquez que dans extraconjugal demeure toujours une notion d’extra. Cette amourette, entre les deux américains, se déroula comme dans un film à épisodes et resta des plus discrètes. Le Président rendait régulièrement visite aux prestigieuses bases de lancement que le budget entretenait grassement, cela se montrait des plus profitable pour son image de marque. Il ordonna que l’on inscrive Olivia en tant qu’agent spécial de la C.I.A. Sa mission officielle consisterait à établir, chaque semaine, des rapports confidentiels qu’elle transmettrait, elle-même, au Président et qui concernaient l’état du moral des savants soviétiques qui tournaient avec elle. Ce subterfuge leur procurait environ deux heures par mois pour se prouver leur affection respective. Ce qui les satisfaisait pleinement tous les deux. Olivia, à trente-trois ans restait fidèle au célibat mais fréquentait un « copain » que tout le monde connaissait. Il s’agissait d’un joueur de Tennis professionnel qui appartenait au grand circuit. Olivia, de nationalité américaine, descendait directement de nobles, d’origine russe (blanc). Ses parents et grands-parents venaient d’une famille qui échappa par miracle à la révolution soviétique. Malgré cela, ils s’exprimaient en russe à la maison et Olivia se sentait tout à fait à l’aise dans cette langue. Elle comprenait et parlait aussi parfaitement le français après ses cours de perfectionnement suivis à Toulouse. Ces facilités pour les langues figurèrent au premier plan parmi les raisons qui amenèrent les autorités à la choisir pour aller vivre dans le MIR. Pour cette raison, également, les cosmonautes Russes la considéraient comme une des leurs. Ils estimaient ses compétences et manifestaient une vive amitié envers elle, qui comprenaient cinq sur cinq toutes leurs plaisanteries et les subtilités de l’âme slave.

Lorsque, moins de dix minutes après les premières bombes en Inde, l’alerte rouge déclencha la descente du Président, de sa famille et de quelques huiles dans leur abri bétonné du cinquième sous-sol, Flipper prit le temps de donner des ordres pour qu’on envoie une navette afin de sauver Olivia. La base de lancement, à l’instant précis où il donna cet ordre, ne croyait pas encore que les rumeurs commençant à circuler concernant une guerre atomique se trouvaient fondées. De toutes façons un ordre du Président ne se discute pas et le Major Denis String prit son départ moins de quinze minutes après. Une navette restant toujours prête pour palier à un cas d’urgence. Bien plus tard, arrivé au MIR, Denis, put, avec les autres, voir d’en haut l’extension des bombardements, des incendies et des explosions. Il savait que retourner sur le globe maintenant équivalait à une quasi-certitude de destruction. Pourtant il pensait en militaire et le Président lui ordonnait de ramener Olivia. Il lui en fit part en la prévenant que personne ne se trouverait là pour les assister de quelque manière que ce soit en ce qui concernerait leur amerrissage. Il lui exposa que l’atmosphère du globe, ainsi qu’ils pouvaient tous le constater, devenait le théâtre de vents violents, de tempêtes et d’orages intenses. Enfin il insista sur les propriétés des radiations venant des bombes dites « propres », mais qui rendaient la terre inhabitable pendant encore un an ! Olivia prit le temps de réfléchir et, finalement, conclut qu’elle souhaitait prendre le risque, car l’autre branche de l’alternative ne lui ouvrait pas de meilleure perspective au terme d’un an. Que décideraient alors les autres cosmonautes, restés à bord ? Elle les invita donc à profiter de la navette. Deux refusèrent la proposition et le troisième, Alexandre, accepta. Ils repartirent donc à trois, laissant les deux autres avec assez de provisions pour tenir encore un an et demi. Il fut convenu que si la navette, par miracle, arrivait sans trop de casse et que ses passagers trouvent le moyen de survivre, ils chercheraient à venir au secours de ceux qui tournaient. Ils se quittèrent en manifestant la plus grande émotion.

Comme Denis le prévoyait, dès qu’ils atteignirent une altitude plus basse, ils se trouvèrent en proie à des vents violents qui empêchaient le pilote d’amener son engin là où il le souhaitait. Au lieu d’amerrir dans le Pacifique ils se trouvèrent ballottés et secoués de plus en plus fort, au fur et à mesure que la surface s’approchait. Cela se termina dans un crash plutôt que par un atterrissage. La navette tomba depuis les derniers trente mètres, mais sous un angle de vingt-cinq degrés, angle venant d’une composante entre la vitesse et à sa direction originelle. Cela se produisit au nord du cercle arctique, à environ cent kilomètres de la ville norvégienne de Narvik, dans la direction nord quart nord est. La navette atteignait une température superficielle de quatre cent cinquante degrés au moment de l’impact et heurta violemment une épaisse couche de glace sur laquelle elle ricocha une vingtaine de fois, ce qui acheva de la démantibuler. Elle termina son parcours dans un bloc neigeux vertical et s’y enfonça en dégageant une énorme quantité de vapeur d’eau. Celle-ci se condensait à nouveau en neige peu après et, lorsque tout mouvement cessa, l’engin se trouvait enfoncé à l’intérieur d’une épaisse couche neigeuse l’entourant dans toutes les directions. La succession des chocs, très rude pour les passagers, entraîna que Denis y laissa sa vie et que le pauvre Alexandre se trouve bien près de le suivre, le crâne enfoncé et les membres inférieurs brisés. Quant à Olivia, nous pouvons affirmer qu’elle vivait. Alexandre et Denis, dès le début de leur tentative, exigèrent qu’elle se protége bien plus qu’eux-mêmes. Ils lui bricolèrent une sorte de cocoon supplémentaire en utilisant tout élément mou ou souple existant dans la navette (mousses, couvertures, linge etc.) Elle s’y trouvait comme un rat dans son nid au moment de leur impact final. Assommée, elle ne se réveilla que six heures plus tard pour constater la mort effective de ses deux compagnons. Elle se trouvait sur la Terre, dans une région polaire et à l’intérieur d’un engin dont il ne subsistait que la carcasse ! Elle savait que le froid allait gagner et qu’elle devait s’organiser pour conserver une espérance de survie.

Il lui fallait en premier lieu savoir si elle pouvait parvenir à s’extraire de l’appareil ? Puis savoir quelles conditions climatologiques régnaient dehors ? Elle devait surtout assurer, par tous les moyens, son alimentation et sa protection physiologique. Lors d’un amerrissage normal la porte qui permettait aux astronautes de sortir se trouvait en position verticale haute. Mais, ici, la situation se trouvait exactement inversée, l’engin se trouvant orienté en position tête-bêche. Que trouverait-elle en tirant la première porte vers elle ? Trouverait-elle la force lui permettant de pousser la seconde porte vers l’extérieur ? Elle s’attendait au pire ! Mais le premier sas fonctionna très bien il ne souffrit pas directement de la succession de chocs. Pour pousser la seconde porte, elle rencontra plus de difficultés car il lui fallut, pour y parvenir, refermer la première, prendre appui dessus avec son dos et pousser des deux pieds pour l’entre bailler. Elle croyait déplacer, en force, un matelas de neige, mais en fait, elle s’aperçut, vite, complètement trempée, qu’elle poussait de l’eau !

Neige ou glace fondirent au contact de la chaleur du vaisseau. Pour l’instant, rien ne se solidifiait encore, mais cela ne tarderait pas ! Sa combinaison de cosmonaute l’entravait assez fortement, dans ses mouvements, mais elle l’isolait totalement du milieu extérieur. Olivia parvint donc à se frayer un chemin dans la nappe d’eau tiède, dans laquelle baignait la navette, et qui lui montait jusqu’à mi-cuisse. Elle remarqua l’existence d’une lueur qui se trouvait à moins de deux mètres et se dirigea vers elle, tant bien que mal, en pataugeant de moins en moins. Elle réussit à atteindre, en quelques minutes, l’extérieur de cette grotte artificielle creusée par la chute. Dehors, se trouvait la vraie banquise, telle qu’elle se l’imaginait d’après ses lectures. Elle se trouvait, en fait, placée sur le flanc d’un pan de glace ou de neige durcie. Plus bas, à une dizaine de mètres, elle ne voyait que de la glace horizontale ! Plus haut qu’elle le dénivelé ne dépassait pas les cent mètres. La navette se ficha, en fin de course, dans cette sorte de mur et la chaleur qu’elle dégageait, lui fraya un chemin, celui de l’endroit où elle se trouvait plantée maintenant. Elle y resterait pour l’éternité.

La première réflexion qui lui vint l’amena à penser que le vaisseau pouvait devenir le meilleur des lieux possibles pour y constituer ce qui deviendrait sa base vie. En effet, le vaisseau dans l’état où il se trouvait et malgré les chocs et les déformations subies, malgré sa position inversée, lui procurerait un bien meilleur abri que la construction d’un igloo qu’il lui faudrait construire sans aucune expérience. Mais, pour cela, elle devait, au préalable, extraire les corps de ses compagnons et les entreposer ailleurs, plus loin, sous un tas de neige. Il devenait également indispensable que le chemin qu’elle venait d’emprunter, sous l’appareil soit débarrassé de son eau. Sinon, celle-ci allait geler et donc rendre le passage très difficile sinon impraticable ! Elle retourna à bord et brisa la vitrine qui lui donna l’accès à un pic ou piolet prévu en cas d’urgence. En principe cet outil devait briser un hublot de verre épais si un péril l’exigeait. Elle s’en servit pour tailler dans la glace qui se trouvait en partie basse du chemin qu’elle avait emprunté pour atteindre l’extérieur et elle eut la satisfaction de voir l’eau s’écouler en gelant le long de la paroi externe. Le passage se trouvait donc, maintenant libéré. Sans se reposer, elle entreprit de tirer les corps de ses compagnons et de les balancer en contrebas, tout en se promettant de s’en occuper de meilleure façon, mais plus tard, s’il existait pour elle « plus tard ». Epuisée par tous ces efforts, elle rentra dans son nouveau domicile, laissant le sas entre ouvert pour ne pas qu’il se coince sous l’effet du gel et tira un matelas dessus pour empêcher le froid de rentrer dans son abri. Elle mangea quelques fruits secs, but un peu de glace fondue et alla se coucher dans son nid. La journée du lendemain se montrerait cruciale car elle saurait quel degré d’irradiation régnait dans le secteur et devrait songer à la façon de se procurer de quoi survivre. Elle tomba comme une masse sous la fatigue et le cumul des émotions de la journée. La planète se trouvait au second jour suivant le début de la grande catastrophe. Les ondes magnétiques s’organisaient en courants et champs qui allaient provoquer de nombreuses perturbations et augmenter la température de l’atmosphère tandis que les radiations, mortelles pour un an, suivaient les vents et les averses qui les répandaient mécaniquement sous tous les azimuts ou presque !

La zone où la navette venait de s’échouer figurait en bonne place dans toutes les agences de voyage. Les touristes venaient y contempler, à la bonne saison, le spectacle toujours renouvelé que la fréquence et la beauté des aurores boréales y fournissaient. Neuf mois sur douze la nature donnait son spectacle. Autrement dit, cette zone, se trouvait l’une des deux seules de la planète, qui restent les sièges permanents de phénomènes électromagnétiques devenaient visibles durant trois saisons et invisible la quatrième. De ce lieu précis, comme de celui qui agissait de même vers le pôle sud, le champ magnétique terrestre opérait une sortie vers l’espace. Il se trouva que la résultante de tous les champs émis par les bombes atomiques reçues par l’Ecosse et la Norvège portent le même signe magnétique que le champ terrestre et ces deux champs se repoussèrent. Si la région de Narvik ne resta aucunement à l’abri des ondes thermiques, elle le subit des phénomènes magnétiques induits par les bombardements. Les averses de pluies chargées de particules radio actives n’atteignirent que peu cette partie du monde car elles tombèrent sous forme de neige plus de mille kilomètres au sud. Les bourrasques de vent glacé se montrèrent, certes, plus violentes et plus longues que les autres années mais elles n’amenaient pas de radioactivité notable dans un rayon de deux cents kilomètres autour du lieu d’impact. Néanmoins, hélas ! Elles existaient pourtant au niveau suffisant pour causer des dégâts ! Olivia en subit les effets pernicieux, ignorant qu’elle devenait irrémédiablement stérile. L’air qui, en moyenne, sur le reste du monde se trouva porté à cent soixante degrés Celsius, ne subit, dans cette région favorisée que des poussées de soixante à quatre-vingt degrés. A Narvik par une telle température, de quatre-vingt deux degrés et comme ailleurs, tout le monde périt. Cela se concrétisa plus ou moins rapidement selon les isolations utilisées mais, à la fin tous y passèrent.

Lorsque Olivia, munie de son compteur vérifia, le lendemain, la qualité de l’ambiance, elle pensa qu’au taux qui régnait elle ne perdrait pas la vie à cause des radiations. Voilà, un premier point qu’elle considéra comme acquis ! Dans la semaine qui suivit, elle nota un fort réchauffement de l’atmosphère qui, à l’extérieur passa de moins vingt huit degrés à moins cinq. Le mois suivant, elle se crut au printemps car il régnait la douce chaleur de vingt-cinq degrés. Elle constata que, la glace fondant, son engin et désormais foyer, ne se situait plus qu’à un mètre de l’extérieur. Encore six semaines plus tard et avant que la température ne commence à se stabiliser pour un court palier avant de redescendre, elle nota quarante-cinq degrés à l’extérieur ! La navette, se trouvant nu sur la pente, glacée mais fondante, venait de se détacher et de partir en glissant, dans un grand fracas, vers la plaine inférieure située dix mètres plus bas ! Cela créa quelques chocs et bosses de plus, mais il tint dans l’essentiel de sa structure. Le sas inférieur se trouvait maintenant placé latéralement car la navette pivota d’un quart de tour sous l’effet de la gravité. Olivia qui, jusque là, lutta longtemps contre le froid, devait à présent s’organiser contre le chaud. Entre temps, elle se procurait du poisson en brisant la glace là où elle devenait particulièrement mince et en y posant une ligne et son appât (un mélange de sardines en boîte et de flocons d’avoine). Elle ne revenait jamais bredouille et une expédition par semaine lui suffisait. Elle complétait son alimentation en puisant dans les réserves du bord. Au plus fort de la chaleur, tout, autour d’elle, se liquéfiait et partait en ruisseau vers des ailleurs inférieurs et incertains ... Mais la couche de glace avant les événements, mesurait, en moyenne, en ce lieu, trente sept mètres d’épaisseur. Si elle en perdit un bon tiers en un an, il n’en demeurait pas moins que le stock permettait de tempérer le vaisseau par le point de contact de sa génératrice inférieure. A cet endroit, par les propriétés intrinsèques de la glace fondante, tout s’équilibrait à zéro. Elle tint le coup et décida d’attendre avec patience que les radiations disparaissent. Elle savait, comme tout un chacun, qu’en principe cela durerait environ un an. Au terme de cette année la température des zones tempérées du monde reviendrait progressivement vers son ancien équilibre. Cela prendrait sans doute quelques mois ? Ensuite elle entreprendrait d’aller voir ce qui restait de vivant sur la Terre et surtout de porter secours à ceux qu’elle n’oubliait pas et qui continuaient à tourner dans le satellite.

Elle quitta son havre, munie de sa combinaison, d’un sac à dos avec quelques provisions et des skis rudimentaires qu’elle se bricola avec des planches arrachées à une étagère de la navette. A une date assez proche, Daniel dans sa mine basque décida, de son côté, d’effectuer un vol, en deltaplane, vers la ville de Santander. Malgré l’eau de fusion en surface, la glisse restait bonne, surtout au petit matin et elle put assez aisément franchir la distance qui la séparait de Narvik. A dix kilomètres de cette ville, elle dut abandonner ce moyen de transport car le sol nu apparaissait de plus en plus souvent sous la forme de taches boueuses, puis sèches pour finir par ne montrer que de la terre normale qui revoyait pour la première fois le soleil depuis la précédente glaciation. Elle continua donc à pied, et tant bien que mal, elle atteignit une route bitumée en assez mauvais état. En la suivant, elle accéda au centre de l’agglomération, petite ville montrant ses jolies maisons de bois, peintes en couleurs vives Ici, les habitations se étaient dotées d’un certain confort dans le sens où les isolations thermiques employées par les habitants se classaient parmi les meilleures du monde. A cela il fallait ajouter que le chauffage domestique utilisait les ressources naturelles de proximité, principalement le bois et aussi, avant le cataclysme, l’électricité. Chaque maisonnette se trouvait équipé d’au moins un poêle monumental qui occupait une place importante dans la salle de séjour et desservait les autres chambres de la demeure. Une cuisinière à bois et boulets fournissait aux habitants : eau chaude, briques réfractaires à mettre dans les lits et bien entendu servait à cuire les aliments.

Ces gens savaient que leurs communications avec le reste du monde pouvaient se trouver coupées et, par conséquent, conservaient en stock assez de provisions pour qu’une famille puisse tenir quelques mois si nécessaire. Hélas, tous périrent sous les effets conjugués de la chaleur prolongée et des radiations. Presque chacune des maisons que visita Olivia contenait son lot de cadavres en état plus ou moins avancé de décomposition. Mais, à force de patience elle finit par trouver ce qu’elle recherchait : une demeure inhabitée et vide quand la grande Catastrophe mondiale se produisit. Elle se trouva obligée de casser plusieurs portes avant de trouver la bonne Mais, elle accéda enfin au gîte qu’elle souhaitait trouver : Un lieu lui permettant de s’y installer le temps d’une bonne étape. Là, elle s’autorisa enfin à quitter sa combinaison, ce qui lui permit de se laver avec du savon et se vêtir autrement. Elle choisit dans la garde-robe, des effets mieux adaptés au nouveau climat qui régnait en ce lieu. La nuit la température descendait à moins dix mais de jour, elle montait à plus huit.

Grâce à son bon ami, le Président, et contre toute probabilité, elle survivait et se demandait ce que devinrent tous les personnages importants qui s’enfermèrent dans des blockhaus souterrains ?

Si ce problème restait, permanent, au fond de son subconscient, un autre devenait le plus impérieux ! Elle se demandait vers où elle devrait se diriger pour pouvoir le mieux apporter son assistance aux deux compagnons qui tournaient encore dans le ciel ? Elle essaya de définir quels paramètres idéaux devaient l’aider dans ce choix. En premier lieu il faudrait qu’elle puisse communiquer avec le satellite. Par ailleurs, la remise en état où, au pire, la fabrication d’un émetteur de radio exigeait qu’elle trouve une ancienne station possédant des appareils réparables et des pièces de rechange non affectées par les ondes magnétiques. Il lui fallait oublier tout ce qui fonctionnait avec des transistors et se rabattre sur ce qui concernait des appareils à lampes ! Cela revenait à rechercher un lieu où elle trouverait les ustensiles d’une technologie vieille de plus de d’un demi siècle. Seul un musée technologique lui procurerait les moyens voulus ! Où donc se trouvaient les plus proches ? Parmi ceux-ci, lesquels se trouvaient-ils situés dans des zones les plus éloignées possibles d’objectifs militaires ou politiques ? De toutes façons ils ne pouvaient que représenter qu’une rareté. Seuls, ils pourraient, et avec une immense chance, encore abriter encore de quoi répondre à cette première quête.

Pour cette recherche, des catalogues ou des documentations sur les musées du monde, fourniraient les sites possibles. Quelles bibliothèques ou archives pas trop lointaines trouverait-elle à une distance raisonnable ? La ville la plus proche, sur la carte, portait le nom de Trondjem, mais cette agglomération de faible importance ne répondrait pas à son besoin. Plus au sud la capitale, Oslo, conviendrait mais Olivia ne lisait pas le norvégien. Elle se fixa donc une autre capitale, Copenhague, plus ouverte à des cultures internationales, comme la destination à atteindre.

Pour s’y rendre le mieux consisterait à caboter, avec un voilier, tout le long des côtes en se contentant de couper les différents fjords pour éviter d’allonger, par trop, son parcours. Une fois sur place, elle chercherait où se trouvaient le musée de la radio et l’observatoire astronomique les plus convenables. Elle pourrait y vérifier si ses amis continuaient encore à attendre son secours ou s’ils y renoncèrent en plongeant dans une descente suicidaire ? Elle tenterait de communiquer avec eux. Puis, enfin elle devrait rejoindre une base équipée pour l’assistance au retour des satellites ! Dans cet ordre d’idées elle ne voyait que Baïkonour, Cap Canaveral ou à la rigueur Toulouse ? En fait, il lui fallait trouver un endroit d’où elle puisse envoyer une navette qui irait chercher ses amis dans l’espace. Ensuite, elle devrait la suivre pour les opérations du retour et de l’amerrissage. Gros programme en perspective pour les semaines à venir !
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